Des affrontements entre la police française et les travailleurs de “Total” qui protestent contre leur licenciement, ont eu lieu mercredi à Paris. Total veut supprimer 700 emplois dont 500 dans la sous-traitance. Les employés de la raffinerie de Grandpuits et les travailleurs de la sous-traitance se sont rassemblés devant le siège de Total à Paris, dans le cadre de protestations qui durent depuis 5 semaines. Ils ont accroché des pancartes contestant leurs conditions de travail et la suppression de leurs emplois, sur les murs du bâtiment de l’entreprise. Des affrontements ont éclaté entre la police et les manifestants qui voulaient entrer dans le bâtiment de l’entreprise.

Les salariés de l’entreprise de sous-traitance Siemo autour du brasero avec les raffineurs de Total en grève avant l’assemblée générale vendredi 22 janvier

Les Gilets jaunes ont défilé à Nancy hier samedi 6 février contre la loi sécurité globale et la “dictature sanitaire”. Ils ont défilé avec des banderoles, “les taxes explosent”, ou “Macron le roi des riches”.  Déclaré en préfecture, le cortège s’est élancé de la place de la République en direction du centre-ville vers 13 heures. Vers 15 heures, des gaz lacrymogènes ont été tirés pour disperser les manifestants. Quelques projectiles ont été lancés en direction des policiers. A Lille également, des incidents ont opposés les Gilets jaunes, dont le cortège est parti à 14 heures de la place de la République, aux policiers. D’autres manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes de France. C’était la troisième manifestation des gilets jaunes depuis le début de l’année, (après les 16 et 30 janvier).

Le 31 octobre 2019, l’Union Départementale CGT 93 organisait un rassemblement de protestation devant la préfecture de Bobigny lors de la venue d’Edouard Philippe, alors premier ministre. À cette occasion, le secrétaire générale de l’UD CGT 93 a été brutalement interpellé puis placé en garde à vue pour des prétendues violences sur des policiers. Lundi 8 février, il est convoqué au tribunal correctionnel de Bobigny où un rassemblement de solidarité est organisé dès 11H30.

Depuis le mardi 2 février, Yvan Colonna est en grève de la faim et de la soif à la prison d’Arles. Définitivement condamné en 2011 pour l’assassinat du préfet Claude Erignac, le détenu a entamé cette action après avoir été placé au mitard à la suite de son refus de changer de cellule (qu’il occupait depuis plusieurs années). Un second détenu corse incarcéré également à Arles, Sébastien Mattei, a lui aussi entamé une grève de la faim et de la soif pour les mêmes raisons qu’Yvan Colonna.

Édit : Yvan Colonna a stoppé sa grève de la faim le jeudi 5 février.

A Partis, comme dans d’autres villes de France, des opposants à la proposition de loi Sécurité globale se sont mobilisés ce samedi 30 janvier. Un cortège, incluant des Gilets jaunes, a défilé de la place de la Nation à la place de la République, où ils ont rejoint les participants à une mobilisation statique, qui comprenait des représentants du monde de la culture. Vers 17h, une heure avant le couvre-feu imposé dans le cadre des mesures sanitaires anti-Covid, des heurts ont éclaté entre manifestants et les forces de l’ordre, alors que les organisateurs avaient annoncé la dispersion de la manifestation. Les forces de l’ordre ont fait usage de canons à eau et essuyé des jets de pierres.

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Jeudi 28 janvier, la police a interpellé et placé en garde à vue un participant à la manifestation contre la loi globale du samedi 19 décembre à Brest. Les autorités lui reprochent un jet de cocktail Molotov sur la police. Le lendemain, la police a perquisitionné son domicile et y a trouvé des éléments incriminants (vêtements et bombonne de gaz lacrymogène de la police). Le militant a été reconnu par les images de vidéosurveillance. Présenté au parquet ce vendredi, il a été placé sous contrôle judiciaire en attendant de comparaître devant le tribunal correctionnel le 19 mars prochain.

L’entreprise “Marseille Manutention – Terminal Routier Sud” a annoncé cette semaine avoir acheminé 26 camions de police à destination de la Tunisie. L’entreprise déclare que ce sont au total 60 camions qui sont prévus. La Tunisie connaît depuis quelques jours de nombreux affrontements dans plusieurs villes du pays à l’occasion des 10 ans de la révolution (voir notre article).

 

Photo d’illustration

Le 8 décembre dernier, neuf personnes ont été arrêtées dans plusieurs lieux en France : à Toulouse, en Dordogne, dans le Val-de-Marne ou encore à Rennes (voir notre article). Sur les 9 personnes interpellées, 2 ont été libérées sans suite et 2 sont sous contrôle judiciaire. Les 5 autres personnes sont éparpillées dans différentes prisons en France. Des comités de soutien se sont créés à Toulouse, Amiens, Rouen, Morlaix, Rennes, Paris, Tarnac, etc. Une cagnotte de solidarité est en ligne.

Plusieurs policiers suivent une formation pour créer une nouvelle unité de police chargée de gérer les manifestations à Toulouse. Ils auront pour rôle d’intensifier la collaboration avec les organisateurs qui déposent les mobilisations afin de contrôler tout débordement. Actuellement, 600 policiers français suivent cette formation et seront identifiables avec un brassard bleu ciel.