Une militante anarchiste de Lille a été condamnée lundi 8 mars pour des outrages sur un policier lors d’une manifestation ce week-end. Elle avait été interpellée ce samedi 6 mars à Lille, lors de la manifestation contre les violences policières qui a donné lieu à des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre (voir notre article). Il lui était reproché d’avoir insulté un officier de police de “facho” et de “collabo”. Cet agent, chargé de filmer la manifestation, a alors fait parvenir la vidéo au parquet, des images que le président a diffusée en début d’audience. Elle a écopé de deux mois de prison avec sursis, mais doit se présenter devant le juge de l’application des peines, pour un possible aménagement. Cette peine est susceptible d’appel.

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Dimanche 14 mars, un rassemblement se tiendra à Paris pour Dimitris Koufontinas, Pablo Hasel, Georges Abdallah et tous les prisonniers politiques révolutionnaires. Ce rassemblement, organisé par le Cri Rouge, aura lieu à 15H au 143 boulevard de Menilmontant (métro Ménilmontant, ligne 2). Plus d’infos ici.

Rassemblement pour Dimitris Koufontinas, Pablo Hasel, Georges Abdallah et tous les prisonniers

Rassemblement pour Dimitris Koufontinas, Pablo Hasel, Georges Abdallah et tous les prisonniers

Des heurts entre manifestants et forces de l’ordre ont éclaté ce samedi après-midi à Lille, en marge d’une manifestation contre les violences policières. La manifestation, qui mobilisait plusieurs centaines de personnes, a commencé à 12H30 place de la République. Le père de Cédric Chouviat, assassiné par la police le 3 janvier 2020, a fait un discours.  Les premiers affrontements ont eu lieu dans la rue Solférino, avec en tête de cortège des gilets jaunes. Des charges ont eu lieu des deux côtés, avec également des jets de projectiles et de gaz lacrymogènes. Des dizaines de manifestants masqués, situées en tête du cortège, ont jeté des projectiles en direction des policiers qui ont dû appeler des renforts. Trois personnes ont été interpellés et placés en garde à vue.

Vendredi 5 mars, une marche féministe de nuit en mixité choisie était organisée à Toulouse. Cette manifestation, interdite par la préfecture, a été réprimée par la police qui a nassé, frappé, gazé la marche. Des interpellations ont aussi eu lieu (voir ici et ici).

EDIT : 43 personnes ont été interpellées et conduites au commissariat.

Louise, ancienne présidente d’Act-Up Sud-Ouest avait fait appel en décembre dernier suite à sa condamnation en première instance pour “injures publiques” pour une action de dénonciation contre La Manif pour Tous (voir notre article). Quatre ans après l’action qui avait valu ce procès, et près de 3 ans après la mise en examen de Louise, cette dernière a été acquittée ce mercredi 3 mars.

Des affrontements ont opposé des habitants de la commune de Koungou, dans le nord de Mayotte, et la gendarmerie française vendredi, alors que la mairie prépare la destruction d’un bidonville. Les violences ont débuté à la suite d’une vague d’interpellations par les gendarmes dans le quartier informel dit de la Jamaïque. La mairie de Koungou prépare l’évacuation d’une parcelle à la demande de son propriétaire, une société de négoces, où sont installées illégalement 200 cases en tôle, construites sur de fortes pentes, qui n’ont ni eau courante ni électricité et dont la majorité des habitants seraient des personnes en situation irrégulière. Des jeunes ont résisté en érigeant des barrages en incendiant des poubelles et des objets encombrants dans les rues. Certaines maisons des lotissements proches de la mairie ont été pillées. Les gendarmes ont tiré des dizaines de grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants.

Dans le cadre des journées internationales contre les violences policières, pour l’élimination des discriminations raciales et suite à l’appel national lancé par des familles de victimes et des blessé·e·s, le Comité Vérité et Justice 31 appelle à une marche le 20 mars 2021 à 13h12 au métro Capitole, à Toulouse.

Depuis trois mois, plusieurs personnes à Marseille et dans dʼautres villes de France se sont faites approcher par les Renseignement Généraux en lien avec la question du Rojava et du Kurdistan. À chaque fois, ces personnes ont été contactées de manière individuelle et isolée. Cette fois-ci, ce qui est visé par les policiers est le soutien actif à la lutte au Rojava, mais régulièrement des histoires similaires arrivent à des militant·es impliqué·es dans dʼautres luttes. À travers un exemple particulier, Paris-luttes.info a publié un article visant à analyser et à comprendre la stratégie des RG. L’article complet ici.

Le 31 octobre 2019, l’Union Départementale CGT 93 organisait un rassemblement de protestation devant la préfecture de Bobigny lors de la venue d’Edouard Philippe, alors premier ministre. Une cinquantaine de CRS avait brutalement chargé les 15 personnes participant au rassemblement. À cette occasion, le secrétaire générale de l’UD CGT 93 a été brutalement interpellé puis placé en garde à vue pour des prétendues violences sur des policiers (voir notre article). Le militant syndical est passé le 8 février devant le Tribunal de Grande Instance de Bobigny alors qu’un rassemblement se tenait pour le soutenir. Heureusement une vidéo a pu démonter l’accusation policière, et la juge en a pris acte.

Rassemblement en soutien à Hervé Ossant, secrétaire général de la CGT 93, devant le Tribunal Bobigny 8 février 2021

Rassemblement en soutien à Hervé Ossant, secrétaire général de la CGT 93, devant le Tribunal Bobigny 8 février 2021

Ce mardi 23 février, les CRS ont évacué la ZAD du Triangle de Gonesse (Val-d’Oise). Occupée depuis le 7 février, la ZAD dénonce la création d’une future gare de métro du Grand Paris et défend un projet agricole alternatif. 25 personnes ont été interpellées pour “occupation illicite d’un terrain” et ”attroupement”.

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