Anciens syndicalistes de la CGT HPE (Hôtels de prestige et économiques) qui sont aujourd’hui membres de la CNT Solidarité Ouvrière, Tiziri Kandy et Claude Levy ont été relaxés par la Cour d’Appel de Versailles ce vendredi 26 septembre. Sur fond de désaccords politiques et stratégiques internes à la CGT, ils étaient accusés d’escroquerie visant le fonctionnement de la défense syndicale de la CGT-HPE. Ces dernières années, ce syndicat avait animé de nombreuses grèves victorieuses de femmes de chambre de région parisienne.

En avril 2025, la direction de Pelico, entreprise de logiciels industriels, a tenté de licencier un Représentant de Section Syndicale (RSS) pour avoir dénoncé la collaboration de
l’entreprise avec un vendeur d’armes états-unien complice d’Israël (voir notre article). En juin dernier, l’inspection du travail a refusé le licenciement, mais la direction a décidé de faire appel en septembre. Afin de dénoncer cet acharnement syndical, ses soutiens appellent à se rassembler ce mardi 30 septembre de 8h30 à 12h, devant la DREETS (10 rue Mazagran, Nancy).

Depuis samedi 27 septembre dans la soirée, quatre membres de Résistance à l’Agression Publicitaire ont été placé·es en garde à vue à Lyon. Avant leur interpellation, iels ont remplacé une vingtaine de publicités situées aux abords des stations de tram du centre-ville lyonnais par des messages anti-pubs, mais aussi en soutien à la Palestine. Afin de les soutenir, un rassemblement est organisé ce lundi 29 septembre à 18h30 au commissariat de Lyon 8ème (40 rue Marius Berliet, 69008 Lyon).

En 2022 et 2023, l’Administration Pénitentiaire (AP) a censuré les numéros 55 et 56 du journal anticarcéral L’Envolée qui est envoyé gratuitement à de nombreux prisonniers. La raison évoquée est que ces publications comporteraient des passages diffamatoires et injurieux pour l’institution et ses agents. Le comité éditorial de la revue conteste cette décision et dénonce un détournement de procédure. L’AP s’appuie sur un article du Code pénitentiaire qui lui permet d’« interdire l’accès des personnes détenues aux publications contenant des propos ou signes injurieux ou diffamatoires à l’encontre des agents et collaborateurs du service public pénitentiaire » alors qu’une censure de la presse doit être prononcée par une autorité judiciaire. Jeudi 25 septembre, la cour administrative d’appel de Paris examinait un recours déposé par l’Envolée contre ces interdictions, la décision a été mise en délibéré au 9 octobre prochain.

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Au 90e jour de la grève de la faim illimitée de la révolutionnaire turque Zehra Kurtay, une nouvelle manifestation a eu lieu samedi 27 septembre dans les rues de Paris. Une centaine de personnes y ont participé afin de soutenir le combat de la militante qui est sous la menace d’une expulsion (voir notre article). À la fin de l’initiative, Zehra Kurtay et ses supporters ont réaffirmé que sa grève de la faim continuera jusqu’au retrait de son OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) et la restitution de son droit d’asile.

Dans ce livre à mi-chemin entre littérature jeunesse et réflexion philosophique, le prisonnier politique, combattant de la gauche palestinienne et écrivain Walid Daqqa livre un conte sur la prison, la résistance et la libération de la Palestine. C’est un écho à sa propre vie car il a passé plus de 38 ans dans les prisons israéliennes où il a poursuivi son combat sans relâche, défiant le système concentrationnaire jusqu’à avoir un enfant alors que c’est interdit. Ce livre raconte la quête d’un jeune enfant qui malgré l’interdiction des visites en prison, lutte pour pouvoir voir son père. Cette présentation sera l’occasion de discuter de la centralité de la cause des prisonnier·es dans la lutte palestinienne. Et aussi de la littérature carcérale comme l’un des moyens de résistance de tout un peuple face au colonialisme de peuplement et au génocide en cours. Mercredi 8 octobre à 19H au Chat Noir, le Secours Rouge Toulouse propose sa deuxième soirée mensuelle Faisons Front sur le thème « Prison, résistance et libération de la Palestine » avec les Éditions Terrasses et le Comité de soutien à la Palestine 31.

Le 22 et 23 septembre à Paris, plusieurs audiences de comparution immédiate se tenaient pour des personnes interpellées dans le cadre de la mobilisation du 18 septembre dernier. Après 48H en garde à vue, elles ont été déférées au tribunal. Pour la plupart d’entre elles, leur procès a été reporté à mi-décembre. Pour deux autres qui avaient passé plusieurs jours en détention provisoire, les manifestants sont jugés le jour même. L’un d’entre eux est condamné à quatre mois d’emprisonnement ferme avec mandat de dépôt pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences », « violences exercées envers un fonctionnaire de police » ou encore « dissimulation du visage ». C’est une peine particulièrement lourde au regard des chefs d’inculpation et de la faiblesse du dossier qui souligne la nature politique de ces procès.

Quatre jours après une violente attaque fasciste à Brest, le sous-préfet a pris des mesures en prévision de la manifestation antifasciste de jeudi 25 septembre. Un arrêté d’interdiction de tout rassemblement dans un large périmètre incluant la rue de Siam et le port de commerce a été pris de jeudi 17H à vendredi 8H. Mais les organisateurs ont choisi une solution de repli, sur l’esplanade des Français-Libres.

Samedi 23 septembre, au tribunal judiciaire de Paris, une militante du collectif écologiste Dernière Rénovation (DR) a été condamnée à six mois de prison ferme, tandis qu’une seconde militante a été condamnée à huit mois de détention avec sursis. Elles sont accusées de dégradations, mais aussi de violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, pour avoir aspergé de peinture orange Matignon, la résidence du premier ministre, le 8 novembre 2023. Cela avait lieu dans le cadre d’une campagne de DR pour des mesures urgentes en faveur de la rénovation énergétique.

Le Centre de la Communauté Démocratique Kurde de Draguignan a été perquisitionné par la police ce mardi 23 septembre. Six personnes ont également été interpellées, il s’agit de : Osman Sönmez (coprésident du Centre de la société démocratique kurde), Şahin Al Ördek, Erdal Çelik, Şenol Karadağ, Rıdvan Al Gemi et une personne non identifiée.  Dans un communiqué, le Centre démocratique kurde a dénoncé une opération policière « incompréhensible et inacceptable », appelant à mettre fin à la criminalisation du peuple kurde et de ses institutions.