Une marche contestataire a été dispersée, mercredi après midi, après l’inhumation de l’activiste du mouvement contestataire du Rif Imad Al-Attabi. Le défunt a été annoncé mort mardi 8 août à l’hôpital militaire de Rabat où il avait été admis depuis 20 juillet dans un état de coma. Il avait été blessé lors de la dernière grande manifestation organisée à l’occasion de la commémoration du 96e anniversaire de la bataille d’Anoual, remportée par les Rifains sur l’armée coloniale espagnole. La manifestation avait été interdite et réprimée par les forces de l’ordre. En guise de solidarité avec Imad Al-Attabi et sa famille, Nasser Zefzafi et ses compagnons détenus du Hirak, en deuil de trois jours, ont décidé de meneer une grève de la faim de 48 heures.

Face à face entre manifestants rifains en deuil et policiers

Face à face entre manifestants rifains en deuil et policiers

Les forces israéliennes ont blessé au moins deux Palestiniens vendredi lors de la manifestation hebdomadaire tenue dans le village de Kafr Qaddum, dans le district occupé du Qalqiliya. Les forces israéliennes sont intervenues en tirant des balles en acier revêtues de caoutchouc, des stun-grenades et des gaz lacrymogènes. Les résidents de Kafr Qaddum ont commencé à organiser des manifestations hebdomadaires en 2011 contre les confiscations de terres, ainsi que la fermeture de la route sud du village par les forces israéliennes (voir l’article sur la répression de la précédente manifestation de Kafr Qaddum).

Affrontements à Kafr Qaddum

Affrontements à Kafr Qaddum

Ismael Abdi, président du syndicat des enseignants en Iran, condamné à 6 ans de prison, avait été libéré sous caution le 25 juin 2017 après une grève de la faim de 38 jours. Dans la matinée du 27 juillet, il a été enlevé par les services de renseignement devant son domicile et conduit à la prison d’Evin à Téhéran. Ismael Abdi, qui avait gardé des séquelles de sa grève de la faim, n’a pu emporter ses médicaments lors de son arrestation. Cette nouvelle arrestation suit celles de 15 travailleurs, membres du Syndicat Libre des travailleurs de la canne à sucre d’Haft Tapeh arrêtés le 25 juillet 2017 lors de manifestations des travailleurs pour le paiement de leur salaire.

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Le PDK, qui au pouvoir au Kurdistan irakien, a arrêté un autre groupe de volontaires internationalistes des YPG. Jusqu’ici, nous avons seulement le nom d’un combattant canadien dont le nom de guerre est Gabar Tolhildan. Ils auraient été arrêtés jeudi dernier mais aucune autre information n’a pu être obtenue jusqu’à présent. Le PDK, expression du clan féodal Barzani au pouvoir au Kurdistan irakien, étroitement lié à la Turquie d’Erdogan, arrête régulièrement des combattants internationalistes qui passent par le Kurdistan irakien pour rejoindre le Rojava ou rentrer chez eux.

Gabar (à droite)

Gabar (à droite)

Le roi a accordé sa grâce à 58 personnes arrêtées lors de manifestations dans le Rif. Ce mouvement de contestation populaire Hirak qui est parti en octobre dernier de la mort de Mouhcine Fikri, un vendeur de poisson qui a péri broyé dans une benne à ordures où il tentait de récupérer sa marchandise confisquée et jetée par la police. Son décès a soulevé une vague de manifestations contre l’injustice, la corruption et le sous-développement dans la région de la ville d’Al Hoceima, principale ville du Rif, dans le nord du pays, où il travaillait. De nombreux protestataires sont exclus de la grâce, ainsi le chef de file de la contestation, Nasser Zefzafi, arrêté fin mai. Silya Ziani, 23 ans, est la seule dirigeante du mouvement à avoir retrouvé la liberté. « Je suis heureuse d’être libérée mais j’attends la libération de tous mes camarades du Hirak », a-t-elle déclaré à la presse samedi soir après sa libération.

Silya Ziani

Silya Ziani

Depuis des semaines, la police et l’armée mènent une campagne nationale pour raser les logements, commerces et terrains occupés illégalement sur l’île al-Waraq, située sur le Nil en banlieue du Caire, en particulier ceux situés sur des propriétés de l’État. Mais ces opérations de répression ne se passent pas sans heurts. Ce dimanche 16 juillet, la résistance des habitants a été encore plus forte que les jours précédents. La police a fait usage de gaz lacrymogènes et vraisemblablement d’armes à feu, vu le nombre de blessés et les conditions du décès d’un des habitants en lutte. Il y aurait eu officiellement au moins 19 blessés et un mort côté manifestants. La police affirme avoir eu 37 blessés dans ses rangs. Une dizaine de personnes auraient été arrêtées et seraient poursuivies pour violences à agents des forces de l’ordre. Les opérations d’expulsion-démolition ont été interrompues…

Affrontements sur l’île al-Waraq

Affrontements sur l’île al-Waraq

Des affrontements ont éclaté hier jeudi entre la police israélienne et des Palestiniens sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est annexée, alors que des milliers de fidèles pénétraient sur ce site pour la première fois depuis deux semaines. Le Croissant rouge palestinien fait état de 46 blessées. Les autorités politiques et religieuses palestiniennes avaient appelé au boycott du site en raison de nouvelles mesures de sécurité mises en place. Les Palestiniens avaient vu dans l’installation de ce dispositif de sécurité une tentative d’Israël d’affermir son contrôle sur ce site. Israël en contrôle les entrées mais il est géré par la Jordanie. Les protestations à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée avait cinq morts et des dizaines de blessés. Les dispositifs avaient été retirés hier et l’appel au boycott levé.

Evacutation d'un manifestant blessé

Evacutation d’un manifestant blessé

Plus de deux douzaines de Palestiniens ont été blessés lors de nouveaux affrontements dimanche soir à Jérusalem, alors que les Palestiniens continuaient de protester contre de nouvelles mesures de sécurité à l’esplanade des mosquées à Jérusalem. En Cisjordanie, un Palestinien a été légèrement blessé par un tir de soldats israélien alors qu’il tentait de fuir un contrôle et deux adolescents palestiniens ont été légèrement blessés par des tirs de soldats israéliens près de la ville de Qalqilya, en Cisjordanie. Il y a eu également des affrontements au point de contrôle Qalandiya, situé entre Jérusalem et Ramallah. Le Croissant-Rouge palestinien a déclaré qu’il traitait 10 personnes blessées dont trois par des impacts de balle acier-caoutchouc.

La poursuite des affrontements survient après que trois Palestiniens aient été tués lors des affrontements avec les forces israéliennes vendredi lors d’émeutes suite à l’installation de détecteurs de métaux (voir notre article). Deux autres sont mort samedi, dont l’un par l’explosion prématurée de sa bombe à essence.

Les affrontements du 22/7 à Jérusalem

Les affrontements du 22/7 à Jérusalem

Le sort d’un prisonnier politique kurde arrêté il y a plus de deux semaines reste inconnu, alors que les forces de sécurité du régime ont harcelé sa famille. Malgré les recherches de la famille de Ramin Hossein Panahi et leur recours aux agences de sécurité, personne n’a de nouvelles de ce prisonnier politique. La mère de Ramin Hossein Panah a déclaré : « Nous sommes allé au bureau des renseignements à Sanandaj, mais ils nous ont dit que Ramin était entre les mains des gardiens de la révolution (Pasdaran). Après avoir été au bureau des Pasdaran, ils ont déclaré que Ramin était aux mains du ministère des Renseignements. Nous ne savons pas quoi faire. »

Le prisonnier politique Ramin Hossein Panahi a été arrêté le 23 juin 2017 après que les gardiens de la révolution lui ont tiré dessus et qu’il a été transféré, blessé, dans un lieu inconnu. À la suite de cet incident, les agents des renseignements et de sécurité ont augmenté leur pression et arrêté quatre frères, dont Afshin Hossein, Zobeir Hossein et Ahmad Hossein. Jusqu’à présent, personne n’a d’information claire quant à leur sort.

 Ramin Hossein Panahi

Ramin Hossein Panahi

Al-Hoceïma et les localités voisines ont été hier le théâtre d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre qui ont tenté d’étouffer brutalement dans l’oeuf une grande marche prévue de longue date (voir notre article) de se tenir.

En début d’après-midi, la police avait commencé à quadriller les principales places de la ville, y interdisant tout accès, alors que la quasi-totalité des commerces étaient fermés. Au moins une dizaine d’arrestations préventives ont été opérées. Peu avant 17h00, les manifestants ont commencé à se regrouper dans plusieurs points de la ville, mais les forces de l’ordre, déployées en nombre, intervenaient systématiquement pour les charger et les disperser. Des dizaines de manifestants ont été blessé, l’un d’eux étant dans le coma. 72 policiers auraient été blessés suite à des jets de pierres jeudi soir à Al-Hoceïma dont deux seulement restent hospitalisés. Deux véhicules des forces publiques ont été endommagés et incendiés par des manifestants à Ajdir, près d’Al-Hoceïma.

La répression hier à Al-Hoceïma

La répression hier à Al-Hoceïma