Un détachement du 71e bataillon d’infanterie de l’armée gouvernementale s’est heurté à une colonne d’un cinquantaine de combattants de la NPA hier dimanche, en fin de matinée, à Sitio Camarin (Pantukan, province de Compostella Valley). Un soldat a été tué. Les militaires affirment avoir tué deux guérilleros et blessés six autres, mais cette affirmation reste à vérifier puisqu’ils affirment que les maoïstes sont partis en emportant morts et blessés. Il y a deux semaines, dans la même région de Pantukan, quatre soldats et un milicien avaient été tués en affrontant la guérilla (voir notre article).

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

Hier vendredi, le général à la retraite Jovito Palparan et huit autres personnes ont été inculpés pour l’enlèvement et la détention illégale en février 2006 de deux frères, Reynaldo et Raymond Manalo, soupçonnés d’être membres de la NPA. Les frères Mabnalo avaient été enlevés à Bulacan, torturés et détenus plusieurs mois dans une prison secrète. Ils s’en étaient évadés en 2007. Le général Palparan, surnommé « le boucher » était un des responsables de la contre-guérilla. Il a été arrêté l’année dernière pour l’enlèvement de deux étudiantes, Karen et Sherlyn Empeño Cadapan, également soupçonnées de maoïsme, et qui sont toujours portés disparues (voir notre article). Les autres accusés sont un sous-officier de l’armée et sept membre de la CAFGU.

Le général Palparan (casquette beige) entouré de policiers

Le général Palparan (casquette beige) entouré de policiers

Quatre soldats et un milicien anti-guérilla ont été blessés lors d’un affrontement avec la NPA dans l’arrière-pays de la province de Compostela Valley. La fusillade, qui a duré 30 minutes, a eu lieu autour de 10h15 vendredi à Sitio Onor dans le village de Tagugpo, quand un détachement de la compagnie de reconnaissance de la 101e Division d’infanterie est tombé dans une embuscade. Le lendemain, hier samedi, un IED a explosé à proximité du poste de police de Mabini, dans la même province de Compostela Valley.

Combattantes de la NPA

Combattantes de la NPA

En dépit des manifestations de plusieurs dizaines de milliers de personnes et la mobilisation depuis des mois d’étudiants, de juristes, de femmes, d’élus et d’universitaires, les députés ont voté ce jeudi le texte sur la sécurité du pays, autorisant le déploiement de soldats japonais à l’extérieur des frontières. Le gouvernement a fait passer en hâte deux textes pour faciliter l’envoi de forces d’autodéfense à l’étranger et venir en aide à ses alliés au nom du principe de «l’autodéfense collective».

Une majorité de Japonais est très attachée au respect de l’article 9, pierre angulaire de la Constitution imposée par les Etats-Unis en 1946, qui stipule que le «peuple japonais renonce à jamais à la guerre […] ou à l’emploi de la force comme instrument pour résoudre les conflits internationaux» et consacre l’abandon de «forces terrestres, navales et aériennes». Ces Japonais, qui fustigent une «législation de guerre», redoutent que leur pays soit entraîné dans un conflit malgré lui. Quelque 60.000 personnes avaient participé à une manifestation devant le parlement mercredi soir et des échauffourées avaient éclaté.

Manifestation à Tokyo contre la «législation de guerre»

Manifestation à Tokyo contre la «législation de guerre»

Plus de dix mille sympathisants communistes venant de différentes régions de l’île de Mindanao ont rejoint ce vendredi le cortège funèbre de Leonardo Pitao, le « Kumander Parago » de la NPA. Pitao, était le plus ancien et le plus recherché commandant de la NPA de Mindanao. Sa tête avait été mise à prix 5,6 millions de pesos. Il a été tué dans un raid de l’armée à Barangay Panalum, avec son asssistante médicale Vanessa Limpag (voir notre article).

Quarante-cinq autobus et 15 camions à benne remplis de personnes ont transporté les manifestants. Des véhicules en provenance de Bukidnon, de Davao Oriental, de Compostela Valley, de la région de Caraga, et des régions du nord-est de Mindanao ont été bloqués par des soldats à l’entrée de la ville de Davao. Des hommes non identifiés ont lancé une grenade sur un détachement de l’armée à Datu Salibo (Maguindanao) vendredi avant midi, blessant quatre personnes, dont un capitaine de l’armée et un chef de village.

Le cercueil de Leonardo Pitao, le

Le cercueil de Leonardo Pitao, le

Le cortège de funérailles de Leonardo Pitao, le

Le cortège de funérailles de Leonardo Pitao, le

Un projet de loi sur la cybersécurité est à l’agenda annuel de l’administration du président Xi Jinping. L’un des premiers volets est que les autorités chinoises aient la possibilité de couper l’accès à Internet dans le cas d’urgences visant la sécurité nationale. Dans les faits, le gouvernement ne s’est jamais privé de procéder de la sorte à plusieurs reprises lors d’émeutes ou de troubles. Mais ce faisant, il inscrit cette pratique dans la loi du pays. Le projet demande également aux agences gouvernementales de mettre en place des mesures de gestion des alertes et de systèmes de réponses d’urgence.

Mais dans la mise en place de ces instruments de régulation la Chine voudrait aller très loin puisqu’elle demande que des standards industriels soient définis par les vendeurs de technologie. Les fournisseurs étrangers devraient être contraints de se plier à ces règles, ce qui, en clair, signifie ouvrir l’accès au code et donc permettre l’installation de backdoors. Il conviendrait également que les fournisseurs de services Internet collectent les données des utilisateurs et les stockent sur le territoire national. Les données stockées hors de Chine devraient faire l’objet d’une approbation des autorités.

Une patrouille du 66e Bataillon d’infanterie de l’armée gouvernementale s’est heurtée mardi après-midi à une colonne d’environ 20 combattants de la NPA dans le village de Campo Uno (province de Compostela Valley). La fusillade a duré une heure. Deux soldats ont été blessés et immédiatement transportés à l’hôpital du district de Montevista. Les militaires affirment avoir blessé des guérilleros mais quoi qu’il en soit, les guérilleros ont disparus dans la jungle avant l’arrivée des renforts.

Trois guérilleros de la NPA ont été tués lors d’un affrontement avec une unité du 85e Bataillon d’infanterie de l’armée gouvernementale dans la province de Quezon, mercredi soir. Les militaires effectuaient une patrouille de contre-guérilla lorsqu’ils ont surpris les guérilleros dans le village de Barangay Liwayway, vers 19h15. Les militaires ont récupérés quatre fusils d’assaut M16 et un lance-grenades.

Une fresque a été réalisée hier à Davao City en hommage au commandant de la NPA Leoncio Pitao, alias

Une fresque a été réalisée hier à Davao City en hommage au commandant de la NPA Leoncio Pitao, alias

Une équipe conjointe de l’armée et de la police philippine a arrêté deux membres présumés de la NPA lundi dans la ville de General Santos City. Regina Patulombon et Edgar Patulombon étaient notamment recherchés pour avoir capturé des militaires en juin 2013. Un revolver de calibre .38 et deux grenades à fragmentation ont été trouvés sur eux lors de leur arrestation..

Une manifestation de protestation contre l’accaparement des terres et le capitalisme a tourné à l’émeute avant-hier, mardi, dans le centre de Madang, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. La police avait refusé la tenue de cette manifestation. Les habitants du quartier se sont mêlés aux manifestants et des commerces tenus par des Chinois ont été pillés. Un certain nombre de personnes ont été grièvement blessées, et un étudiant a été tué par la police. La ville de Madang est situé sur un littoral réputé pour sa beauté, menacé notamment par le projet de Pacific Marine Industrial Zone, un grand complexe de conditionnement de thon.

png-madang-riot.jpg