Huit militaires (six soldats et deux sous-officiers) ont été blessés lundi dans une embuscade tendue par la NPA contre un détachement du 39e bataillon d’infanterie. L’embuscade a eu lieu dans le hameau de Lutangan, localité de Kapatagan, province de Davao del Sur. Les guérilleros ont fait sauter un IED au passage du détachement puis ont ouvert le feu à l’arme automatique. La fusillade a duré plus d’une heure, et les militaires prétendent avoir touché deux guérilleros.

Dans la province voisine de Davao del Norte, un soldat a été blessé lorsqu’une détachement du 25e bataillon d’infanterie a rencontré une groupe d’une quarantaine de guérilleros dans le village de Casoon. Un caporal a été blessé à l’épaule. Les guérilleros ont pu décrocher mais ils ont dû laisser dû deux armes et du matériel sur le terrain. Plus tôt dans la matinée, un autre accrochage a opposé une groupe d’une trentaine de guérilleros à un détachement du 60e bataillon d’infanterie dans le village d’Ampawid en Laak. Par ailleurs, deux maoïstes recherchés ont été arrêtés. George Geluz et Silvestre Layones seraient des dirigeants du Comité du Parti communiste pour la région du Bicol.

Dix policiers accusés d’avoir torturé au moins 29 détenus dans un centre de détention secret de la police nationale philippine (PNP) à Biñan (Laguna) ont été suspendus. ils ne seront pas autrement inquiétés et cette impunité est une constante, c’est ainsi que les tortionnaires des travailleurs de la santé de Morong (soupçonner d’aider les services sanitaires de la NPA) n’ont pas été inquiétés et que leurs supérieurs ont même été promus à des postes plus élevés. Pourtant, une « roue de la torture », conçue sur le modèle de la « roure de la fortune » a été trouvé dans le centre de détention de la police à Biñan. Au 31 décembre 2013, 86 cas de torture ont été recensé sous l’administration actuelle. Même des handicapés mentaux ne sont pas épargnés: le 2 février 2013 un résident de Barangay Halapitan surpris à proximité de corps de soldats tués pas la guérilla a été torturé.

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Un dirigeant de la NPA a été appréhendé mardi par une unité mixte de la 302e brigade de l’armée et de la police à Sitio Cunalom, Himamaylan City, dans le Negros Occidental. Biboy Espinas, alias Miro et Richard, qui était activement recherché, était porteur d’une arme de poing et de documents. Espinas serait un des principaux responsables de la NPA pour le Negros.

Au moins vingt ouvriers du textile ont été blessés hier matin dans un affrontement avec les forces de l’ordre sur l’autoroute Dacca-Aricha, à Savar dans la banlieue de Dacca. Près de 400 ouvriers avaient occupé l’autoroute vers 9h, bloquant la circulation durant plus d’une demi-heure à l’heure de pointe matinale. Les heurts se sont déclenchés quand les ouvriers ont refusé de quitter la route à la demande des forces de l’ordre. Celles-ci ont alors chargé la foule avec leurs matraques. Le 25 janvier dernier, les ouvriers avaient mené une action semblable pour dénoncer la fermeture de leur usine quelques jours plus tôt et exiger le paiement de leurs arriérés de salaire. Les autorités avaient alors payé certains ouvriers, promettant de régler les soldes ce mercredi à 9h. C’est quand ils ont constaté que le propriétaire ne viendrait pas au moment convenu que les ouvriers ont bloqué l’autoroute. Ils ont également brisé des vitres et détruit du mobilier dans l’usine.

A Quezon City, dans la banlieue de Manille, les autorités ont récemment mis en place un projet urbanistique qui prévoit le tracé d’une route au travers de Sitio Ran Roque, un bidonville où vivent près de 250 familles. Lundi, les équipes de démolitions sont entrées en action, soutenues par les forces de l’ordre qui ont procédé aux expulsions. Ces dernières ont tiré des gaz lacrymogène sur les habitants et les militants présents pour empêcher les évictions. Ceux-ci ont répliqué en jetant des bouteilles, des briques,… Les affrontements ont duré plus de 7 heures et ont fait une trentaine de blessés. Neuf personnes ont été placées en détention pour avoir lancé des objets sur les policiers.

Heurts à Sitio Ran Roque

Heurts à Sitio Ran Roque

L’armée gouvernementale a déclaré vendredi qu’elle procéderait à un vaste déploiement de forces pour combattre la guérilla maoïste dans la région de Caraga dans les prochaines semaines. La région de Caraga recouvre les provinces d’Agusan del Norte, d’Agusan del Sur, de Surigao del Norte, de Surigao del Sur et de Dinagat Islands. Des troupes supplémentaires seront également envoyées dans les provinces de Bukidnon , Misamis Oriental et Camiguin.

C’est ainsi que le 1er bataillon des forces spéciales qui est arrivé au siège de la 4e Division d’infanterie à Cagayan de Oro la semaine dernière, sera déployé pour Bukidnon. Dans deux semaines, le 4e bataillon de Scout Ranger arrivera dans la zone, et deux semaines plus tard encore, deux autres bataillons de l’armée et une brigade. La Force aérienne philippine a également transféré des renforts de Cagayan de Oro à Caraga.

Quelques 200 ouvriers du textile ont tenté de se réunir ce dimanche dans le parc de la Démocratie à Phnom Penh, toujours pour réclamer une augmentation du salaire minimum dans le secteur. Par ailleurs, ils entendaient également exiger la libération de 23 personnes arrêtées lors des derniers mouvements de contestation au début du mois. Les forces anti-émeute, qui avaient été averties du rassemblement, avaient dressé un cordon de sécurité pour l’empêcher. De violents affrontements ont éclaté quand les ouvriers ont essayé de passer de force à travers le barrage policier. Les policiers ont réagi à coups de matraque, essuyant ensuite des jets de pierres et de bouteilles d’eau. Au moins dix personnes ont été blessées dans chaque camp.

Cordon policier à Phnom Penh

Cordon policier à Phnom Penh

Sept soldats ont été blessés par l’explosion d’un IED près de la ville de Makilala, dans le nord de Cotabato aujourd’hui. Il s’agissait d’un détachement du 57e bataillon d’infanterie de l’armée philippine en route pour une opération
Il a dit que les soldats ont été légèrement blessés et ont été transportés à l’hôpital de Makilala. Le détachement faisant partie d’un dispositif qui devait répondre à une menace d’attaque de la NPA contre un détachement militaire à Villaflore et une usine d’emballage de fruits de la société Dole.

Le gouvernement local de la province de Fujian a récemment vendu des terres côtières, des zones humides et des eaux côtières cultivées par les villageois de Aosha. Ces derniers ont reçu une indemnisation de 4000 yuan (500€), ce qui est perçu comme largement insuffisant dans la mesure où cela ne couvre pas la moitié de leur manque à gagner annuel. Une pétition a été déposée devant le gouvernement local, entraînant une vaste opération policière dans le village. Samedi, plus de 200 policiers ont fait irruption dans le village, armés de matraques électriques. Ils ont interpellés des dizaines de personnes avant que les villageois, non-armés, réagissent en leur lançant des pierres. Cette réaction a entraîné de violents affrontements. Plus de vingt personnes ont été grièvement blessées, plusieurs d’entre elles sont entre la vie et la mort. Les autorités n’ont pas commenté l’action policière et ont depuis instauré un black-out autour du projet et du mouvement de contestation. Selon les villageois, sept personnes sont toujours actuellement détenues.

Déploiement policier à Fujian

Déploiement policier à Fujian