« Vous voilà prévenu·e·s »

Le 4 juillet, une série d’articles, basés sur un rapport de l’OCAM divulgué à la presse, évoquaient la « radicalisation » du mouvement climat et une présence croissante des forces et thématiques de « l’extrême-gauche » dans le mouvement écologiste, se traduisant notament dans l’augmentations des sabotages pratiqués dans le cadre de Code Rouge. Ce rapport de l’OCAM et l’OCAM lui-même illustrent non seulement un changement dans la stratégie contre-révolutionnaire du pouvoir en Belgique, mais un changement général dans les modalités de l’exercice du pouvoir. Cette analyse traite de cette évolution pour mieux y réagir.

Dans une société de classe, une technique, une structure, ou une expertise ne sont jamais neutres. Le seul fait que des moyens ont été dégagés pour leur fondation et leur fonctionnement, indique qu’elles répondent à un besoin – soit pour la perpétuation des rapports sociaux, soit pour leur contestation. Ces techniques, structures et expertises peuvent être traversées de contradictions, comme la société elle-même, mais il est généralement aisé de voir qui elles servent.

La bourgeoisie a toujours eu la prétention à l’universalité :

  • L’enracinement et le développement de son système sont devenus « le Progrès »,
  • Les formes politiques de son pouvoir sont affichées comme le pouvoir de tous et de toutes (de tous les compatriotes dans le fascisme, de tous les citoyen·ne·s dans la démocratie, etc.),
  • Son appareil scientifique et ses productions (des cours de sociologie aux centrales nucléaires) sont présentées comme « la Science ».

Et cela à tel point qu’elle arrive à dégoûter de plus en plus de personnes de ces notions, invoquées pour justifier des décisions politiques hostiles aux intérêts populaires.

La gouvernance technocratique, la mise en avant des « expert·e·s », que nous avons vu à l’œuvre dans la crise du COVID, en offre un bel exemple. Parce que l’orientation avait été définie à l’aide d’épidémologistes, elle était présentée sinon comme la seule possible, du moins comme la seule raisonnable. Les choix éminaments politiques (qui pouvait ou devait faire quoi) devenaient de simples choix techniques. Aucun domaine n’échappe à cette logique de « l’expert·e », qu’il·elle soit fonctionnaire ou « consultant·e », et certainement pas les structures de la répression. Au vrai, c’est sans doute dans ces structures que ces mécanismes sont le plus à nu.

Depuis 2006, l’Organe de Coordination pour l’Analyse de la Menace (OCAM) constitue l’un des instruments centraux du dispositif belge de lutte contre le « terrorisme » et contre ce que les autorités qualifient d’« extrémisme ». Organe fédéral placé sous la double tutelle du ministère de l’Intérieur et du ministère de la Justice, l’OCAM opère à la croisée de trois fonctions fondamentales : la collecte et l’analyse du renseignement, la production d’évaluations stratégiques, et la coordination interinstitutionnelle. Il succède au Groupe Interforces Antiterroriste (GIA), actif depuis 1984, auquel il emprunte les fondations structurelles (et son personnel originel dont son premier directeur, André Vandoren) tout en étendant considérablement ses prérogatives et ses capacités d’action.

La mission de l’OCAM est définie en termes opérationnels comme suit : évaluer la menace terroriste et extrémiste sur le territoire belge, mais aussi à l’encontre des citoyens et intérêts belges à l’étranger, et coordonner l’approche adoptée en réponse. En ce sens, l’OCAM fonctionne à la fois comme un centre de traitement du renseignement et comme un nœud stratégique dans la circulation verticale de l’information sécuritaire, entre les niveaux local, fédéral et international. Officiellement, ses productions doivent se conformer aux principes de neutralité et d’objectivité. En réalité, il agit comme filtre analytique des données fournies par les services de police, de renseignement (la Sûreté de l’État, le SGRS) et par divers « partenaires » étrangers.

L’activité de l’OCAM se déploie sur deux axes complémentaires. D’une part, il élabore des évaluations dites ponctuelles, centrées sur un·e individu, un groupement ou un événement perçu comme potentiellement menaçant : rassemblements idéologiques, prêches, voyages en zones de conflit, etc. D’autre part, il produit des analyses stratégiques, pensées sur le moyen ou le long terme, qui visent à anticiper l’évolution des tendances et phénomènes sociopolitiques susceptibles d’alimenter des logiques de radicalisation. Cette approche cumulative permet à l’État belge de définir des priorités de surveillance et d’intervention, et d’adapter ses dispositifs répressifs et préventifs.

Mais l’OCAM ne se contente pas d’analyser : il coordonne. C’est en cela qu’il occupe une position cardinale dans la mise en œuvre du « Plan R » ou aujourd’hui Stratégie T.E.R (Terrorisme, extremisme Radicalisme), la stratégie nationale de lutte contre le radicalisme, l’extrémisme violent et le terrorisme. Ce plan articule les services de police, les organes judiciaires, les bourgmestres, les cellules locales de sécurité intégrale (CLSI) et les structures sociales, dans une logique de prévention dite « intégrale et intégrée ». L’OCAM assure la centralisation des informations sensibles, alimente les fiches individuelles des personnes suivies et impulse la dynamique coordonnée d’action entre les niveaux local et fédéral.

Par son rôle, l’OCAM incarne un mode de gouvernement fondé non sur la seule répression, mais sur l’anticipation systématique, la prévention ciblée et la gestion algorithmique du risque. Il opère comme un dispositif central de production d’un savoir d’État sur l’ennemi intérieur – non pas en fonction de faits établis, mais à partir de signaux faibles, de proximités idéologiques, d’intentions présumées. Derrière le vernis d’une expertise technique prétendument neutre, il exerce une fonction de tri et de hiérarchisation : qui doit être surveillé, suivi, neutralisé, et qui peut rester dans l’ombre. En cela, l’OCAM fonctionne comme un organe de rationalisation du contrôle social, où l’identification de la menace relève moins d’un acte juridique que d’un processus de désignation politique implicite, opéré par une technostructure opaque.

Cette mécanique de surveillance préventive, intégrée aux logiques de pacification post-11 septembre, permet à l’État d’exercer un pouvoir de désignation sans apparaître comme une instance de coercition arbitraire. L’OCAM n’émet pas de jugements ; il administre des risques. Il ne condamne pas ; il catégorise. Il ne poursuit pas ; il fiche. Sa légitimité repose sur l’invisibilité de ses critères, la technicisation de sa parole, et la fiction d’un consensus sécuritaire. Ainsi, il contribue à structurer un espace politique où l’exception devient norme, et où l’ennemi est toujours et déjà là, dissimulé dans les flux à surveiller, à modéliser, à prévenir.

Mais bien entendu, ses analyses sont suivies de mesures. Et il y a une totale absence de distance, dans le monde politique, entre la réalité et les analyse « prédictives » de l’OCAM – et donc entre ces analyses et les « mesures à prendre » – à tel point qu’on en arrive à des perceptions cul par dessus tête . Ainsi le député Van Tigchelt (Open Vld) qui déclarait le 16 juillet 2025, à propos de personnes suspectées par l’OCAM d’être liée au réseau internet mondial accélérationniste 764 : « Le fait que désormais deux membres figurent sur la liste de l’OCAM signifie qu’ils sont effectivement dangereux ». L’étape suivante étant naturellement la mis hors d’état de nuire des personnes et des groupes « effectivement dangereux ».

Le projet de loi sur la dissolution des organisations dites « extrémistes » en est le plus récent exemple. En l’état actuel du projet, une dissolution pourrait être prononcée directement par le ministre, sans passer par un juge. Seul l’avis d’une organisme de sécurité, prétendument neutre, tel que l’OCAM serait nécessaire.

Mais l’OCAM n’est pas un simple bureau d’analyse. Il est une pièce maîtresse dans l’appareil sécuritaire contemporain : une interface entre surveillance, stratégie et action, à la fois observatoire et organe de synthèse, centre nerveux du dispositif préventif et répressif de l’État belge face aux formes contemporaines de conflictualité politique et idéologique.

La gauche a découvert cette approche lorsqu’en mars 2025, deux militantes de nationalité française (dont l’une vit en Belgique depuis plus de vingt ans et y a sa famille) ont reçu un courrier les informant du projet de l’Office des Étrangers de leur retirer leur droit de séjour en Belgique et de leur interdire l’entrée sur le territoire, en invoquant la « sécurité nationale ». Cette mesure résultait du fait qu’elles avaient été placées en septembre 2024 sur la liste « Terrorisme, Extrémisme, processus de Radicalisation » de l’OCAM, en tant que « prédicatrice de haine » de niveau 2. À l’origine de ce classement : leur sympathie active envers la cause kurde. C’était un exemple de sanction lourde sans décision judiciaire, d’une répression visant non pas un délit mais une « dangerosité » supposée.

La gauche a été plus sensible (parce que plus massivement mise en cause et menacée) à la fuite, le 4 juillet 2025, du rapport de l’OCAM sur la « radicalisation » de Code Rouge, qui a donné une justification à une potentiellement future interdiction. Mais ce que la gauche commence à expérimenter en 2025, la communauté musulmane de Belgique l’avait déjà subi de plein fouet lors de l’activation du Plan R. C’est par centaines, et peut-être par milliers, que des personnes ont été effectivement punies d’une dangerosité hypothétique. C’est notamment le cas de l’imam Mohamed Toujgani, expulsé de Belgique par la Sûreté de l’État en 2021, sur la base d’accusations de radicalisme et d’ingérence au profit du Maroc. En juin 2025, il a toutefois pu rentrer sur le territoire belge, après que la justice ait accepté sa demande de naturalisation. Cette décision est intervenue à la suite d’un avis du Comité R, organe chargé du contrôle des services de renseignement, qui avait critiqué le rapport ayant motivé l’expulsion, soulignant son « manque de nuances » ainsi que l’utilisation d’« informations anciennes sans mise en garde explicite ».

Initialement conçu dans l’ombre du Groupe Interforces Antiterroriste (GIA), le Plan R voit le jour en 2005, dans un moment charnière marqué par l’exportation en Europe des doctrines sécuritaires états-uniennes post-11 septembre. Il prend la suite du Plan M (pour « Mosquées ») de 2002, élaboré dans l’urgence des premiers ajustements institutionnels à la « guerre contre le terrorisme ». Ce dernier ancre explicitement la matrice de la menace dans une lecture ethno-confessionnelle, où la figure du musulman devient objet de surveillance (donc pratiquement de suspicion) généralisée. Le Plan R hérite de cette orientation et l’approfondit, nourrissant le basculement des métropoles impérialistes dans un paradigme sécuritaire islamophobe, au sein duquel le·la musulman·e est progressivement désigné·e comme l’ennemi intérieur par excellence. En retour, c’est cette vague d’islamophobie qui a mis les procédures répressives au-delà de toute critique. : après tout il ne s’agissait « que » de musulman·e·s…

Cette première mouture, loin de se limiter à la prévention du terrorisme, participe à la constitution d’un appareil de surveillance culturelle et politique, chargé de cartographier les déviances religieuses supposées incompatibles avec l’ordre libéral. L’ensemble du dispositif traduit, dans le champ administratif, les priorités d’un État engagé dans une logique de préemption sécuritaire face à ce qu’il construit comme une menace diffuse, mobile, sans contours nets. En 2006, la gestion du Plan R est transférée à l’OCAM, organe central de la nouvelle architecture antiterroriste, chargé d’en assurer la centralisation, l’actualisation permanente et la coordination opérationnelle. Cette reprise en main par un acteur technocratique marque l’institutionnalisation durable d’un modèle d’exception normalisée, fondé sur l’anticipation et la racialisation du soupçon.

La trajectoire du Plan R est profondément marquée par les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles. Ceux-ci opèrent comme un choc structurant : ils accélèrent la refonte du dispositif et semblent justifier le basculement doctrinal. Devenu un axe stratégique de la Stratégie T.E.R. (2021–2025), le Plan R étend désormais son champ d’intervention à l’ensemble des formes d’« extrémisme », définies de manière extensive : toute conception – politique, idéologique, religieuse ou philosophique – perçue comme incompatible avec les normes du régime démocratique libéral, qu’elle relève du racisme, du nationalisme, de l’anarchisme ou du fondamentalisme religieux. De même, la notion de terrorisme est entendue comme l’usage de la violence motivée idéologiquement, incluant également le processus de radicalisation comme vecteur à surveiller en amont. Cette notion extensible, qui n’a pas de définition claire dans le droit, permet en outre à l’État de justifier sa répression politique.

Ce glissement sémantique n’est pas neutre : il permet à l’État de désigner comme cibles des individus ou des groupes avant même toute infraction, sur la seule base de leur positionnement idéologique ou de leur trajectoire supposée. La clé d’entrée de cette approche est la notion de radicalisation, définie comme un éloignement progressif du consensus social, une intolérance croissante, et une acceptation latente de la violence. C’est donc un processus, plus qu’un acte, qui devient objet de contrôle. Le Plan R se transforme ainsi en une ingénierie préventive intégrée, combinant une logique de surveillance sécuritaire et un volet socio-préventif : empêcher l’émergence de la menace en la détectant dès son stade infra-pénal.

Ce paradigme s’inscrit dans les doctrines globalisées du preventing violent extremism (PVE)1 et du countering violent extremism (CVE)2. Celles-ci reposent sur un principe central : la gestion des risques. Cette gestion prend la forme d’un cycle normatif – détection, évaluation, réduction – où chaque individu est assigné à un profil de risque. Ce profil est établi en croisant différents « domaines de vulnérabilité », lesquels permettent de déterminer non seulement les zones problématiques mais aussi les potentialités de réintégration. Sur cette base, les mesures à prendre sont calibrées, hiérarchisées et déployées en fonction d’un seuil de dangerosité présumé.

Pour atteindre ses objectifs de contrôle préventif, la Stratégie T.E.R. repose sur une double architecture : une centralisation technocratique à l’échelle nationale, et une territorialisation fine de la surveillance au niveau local. Ce schéma binaire vise une efficacité maximale dans la détection, la catégorisation et la neutralisation des individus considérés comme « à risque ».

Au sommet, une Task Force Nationale (TFN), pilotée par l’OCAM et connectée au Conseil national de sécurité, fonctionne comme organe de planification stratégique. Elle supervise un ensemble de groupes de travail thématiques (extrême droite, gauche, salafisme, radicalisation en prison, etc.) qui assurent le tri analytique des menaces et nourrissent une doctrine sécuritaire constamment mise à jour.

À l’échelle locale, le dispositif se déploie selon une logique de double emprise :

  • Les Task Forces Locales (TFL), centrées sur le traitement sécuritaire, réunissent les services de renseignement, police, justice et Office des Étrangers. Elles alimentent la Banque de Données Commune (BDC), véritable matrice de la surveillance algorithmique, où chaque individu est fiché, indexé et classé selon son degré de dangerosité supposée.
  • Les Cellules de Sécurité Intégrale Locales – Radicalisme (CSIL-R), présidées par les bourgmestres, assurent quant à elles le versant socio-préventif. Composées d’acteur·ice·s sociaux, éducatifs, policiers et administratifs, elles appliquent localement les consignes issues de l’appareil central, en tentant de désamorcer, canaliser, ou neutraliser les trajectoires déviantes. On remarquera en passant que le « monde associatif » devient un champ de bataille partagé entre associations suspectes d’être des « paravents », actrices ou complices de la menace, et des associations collaborant avec l’État.

L’ensemble fonctionne comme une chaîne de commandement fluide, où la coordination verticale et la circulation des profils sont assurées par l’Information Officer, point de jonction entre les deux branches. La BDC constitue la mémoire technocratique du dispositif : un instrument de profilage structuré par des catégories idéologiques et comportementales, consolidant un mode de gouvernement fondé sur la prédiction, la suspicion et la gestion des subjectivités indésirables. Plus qu’un outil de sécurité, c’est un opérateur de pacification sociale, où le risque devient justification permanente de l’ingérence étatique.

Dans cette architecture bifurquée, l’efficacité repose sur la circulation de l’information, la coordination interdisciplinaire, et la capacité à maintenir une veille constante sur les trajectoires individuelles perçues comme déviantes. Il ne s’agit plus simplement de réagir à des actes, mais de gouverner des comportements, d’administrer des signaux, de neutraliser des intentions. Le Plan R, devenu Stratégie T.E.R., incarne ainsi une mutation profonde de la logique répressive : le passage d’un État pénal à un État prédictif, où la sécurité s’exerce comme technique de gouvernement des possibles.

L’OCAM et la Stratégie T.E.R. incarnent ainsi, dans le domaine répressif, le caractère de plus en plus technocratique du pouvoir de la bourgeoisie impérialiste. Les « politiques » ne sont plus là que pour transposer en pratique les conclusions des « expert·e·s » (à commencer par les économistes) qui, au vrai, sont encore plus politiquement déterminés par l’idéologie bourgeoise que les showmen et showomen du cirque électoral. C’est tellement vrai que les hommes et femmes politiques ne sont même plus tenus responsables des désastres qu’ils décident : le terrible fiasco de la gestion du COVID, l’impréparation des services de santé en raison des économies faites dans le secteur, n’a pas donné lieu à une sanction, à une démission, à une excuse, à un regret.

Pour conclure, reprenons les mots du révolutionnaire ixellois Victor Serge, qui écrivait dans les années 1920 un traité sur tout ce que les révolutionnaires doivent savoir de la répression. Son analyse, basée sur l’ouverture des dossiers de la police tsariste après la révolution d’Octobre, reste d’une actualité frappante :

« La police devait tout voir, tout entendre, tout savoir, tout pouvoir… La puissance et la perfection de son mécanisme apparaissent d’autant plus redoutables qu’elle trouvait dans les bas-fonds de l’âme humaine des ressources inattendues. Et, pourtant, elle n’a rien su empêcher. Pendant un demi-siècle, elle a vainement défendu l’autocratie contre la révolution, plus forte d’année en année. […] Car la révolution était le fruit de causes économiques, psychologiques, morales, situées au-dessus d’eux et en dehors de leur atteinte. Ils étaient condamnés à lui résister inutilement et à succomber. Car c’est l’éternelle illusion des classes gouvernantes de croire que l’on peut enrayer les effets sans atteindre les causes. »

Aujourd’hui, l’OCAM tente de masquer sa mission contre-révolutionnaire derrière un vernis d’algorithmes et de neutralité scientifique, empruntée à quelques universitaires en quête de financement. Comme l’Okhrana en son temps, elle croit pouvoir contenir les forces historiques en mouvement par la surveillance technocratique et la prédiction algorithmique. Mais l’histoire nous enseigne que ces tentatives sont vouées à l’échec.

L’Empire romain persécuta vainement les chrétien·ne·s. Le catholicisme couvrit l’Europe de bûchers sans réussir à vaincre l’hérésie. De la même manière, l’OCAM, malgré ses prétentions à la scientificité et son apparente sophistication, ne parviendra pas à arrêter les mouvements qui émergent des contradictions profondes de notre société.

La leçon de Victor Serge reste valable : aucune machine répressive, aussi perfectionnée soit-elle, ne peut empêcher les forces historiques de s’exprimer. Nous vaincrons, et c’est dans cette certitude que réside notre force…


1 Preventing violent extremism – Prévention de l’extrémisme violent (PVE): ensemble d’actions visant à réduire les facteurs qui favorisent l’adhésion à l’extrémisme violent, avant qu’il ne se manifeste.

2 Countering violent extremism – Lutte contre l’extrémisme violent (CVE) : ensemble de mesures destinées à freiner, réduire ou inverser l’engagement d’individus ou de groupes déjà impliqués ou à risque dans l’extrémisme violent.

La guerre de douze jours entre Israël et l’Iran, déclenchée par l’agression israélienne et interrompue par le bombardement états-uniens de trois sites nucléaires iraniens, a placé le monde en état d’urgence pendant deux semaines. Ces évèvements ont suscités une vague de questions tant pour les militants anti-impérialistes que pour les gouvernements.

Dans ce cadre, le Secours rouge et Classe contre classe vous invite à une soirée d’information et de discussion, animée par deux camarades d’Iran, qui sera divisée en deux parties.

Une première partie géopolitiques pour mieux comprendre la situation, en traitant de questions telles que :

– Quels sont objectifs des États-Unis et d’Israël, par leurs attaques de missiles et la destruction de centres économiques et militaires ? Le renverseement du régime islamique iranien en fait-il partie ?

– Cet épisode guerrier de la compétition hégémonique entre l’Iran et Israël au Moyen-Orient va-t-il se développer en une phase de confrontations militaires ?

– Comment analyser le lien spécifique entre le génocie israélien à Gaza par Israël, la situation en Syrie et le début de la guerre avec l’Iran ?

Une seconde partie politique pour mieux définir ce que doit être une position internationaliste ici, en Europe, en traitant de questions telles que :

– Les forces de libération ne peuvent avancer qu’en exploitant les contracitions entre leurs ennemis, et donc parfois en passant des accords tactiques, mais quelle où est la frontière entre les impératifs tactiques et l’opportunisme, et entre l’opportunisme et l’abandon d’une position révolutionnaire ?

– Quand des forces de libération passent des accords tactiques avec des forces et des régimes réactionnaires et impérialistes (les Kurdes avec les USA, les Palestiniens avec l’Iran, certains anarchistes avec l’état ukrainien, etc.), comment la gauche révolutionnaire peut-elle, dans son propre terrain de lutte, concilier solidarité internationale et cohérence politique ?

Nous vous invitons donc à participer à la discussion et à l’échange de vues sur cette question de telle sorte que, si ces échanges ne débouchent pas sur une convergences des vues, qu’au moins ils en permettent une meilleure compréhension des situations et des positionnements.

Cette soirée se fait dans le cadre du Festival Acéphale de Bruxelles, elle se tiendra au Sacco-Vanzetti, 54 chaussée de Forest (métro Porte de Hal), le vendredi 25 juillet à 19H.
L’événement FB

La répression « douce » (soft repression)1 est moins visible que la répression policière et judiciaire « dure » mais peut-être tout aussi destructrice – et parfois davantage. Impulsée par le pouvoir, elle met en œuvre les forces répressives mais aussi et surtout des acteurs non-étatiques, à commencer par les médias. Elle agit par des mécanismes comme la stigmatisation, le dénigrement ou l’isolement social. En apparence, aucune violence n’est infligée, mais les bases même de la lutte sont minées.

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(suite…)

La 4e édition du Petit guide légal des manifestant.e.s vient de paraître. Il expose les informations de base, actualisées, relatives aux types de manifestations et d’arrestations, aux prises de photo ou d’empreinte, aux conditions des premiers interrogatoire etc. Les groupes qui désirent en disposer pour les distribuer à leurs membres et/ou aux participants à leurs activités peuvent se mettre en contact avec nous. Ont aussi été réimprimées des milliers de cartes « légal team » indiquant le numéro de la permanence et les liens vers diverses ressources anti-répression (dossier légal complet, liste des lieux de détention, etc.). Le Secours Rouge remercie la Fondation Marius Jacob pour sa contribution aux frais de ces rééditions.

S’organiser contre le capitalisme et le coronavirus

À l’attention des personnes et des forces militantes,

La crise du coronavirus est une crise capitaliste. D’abord parce que les économies dans les soins de santé ont préparé les conditions de la crise sanitaire, ensuite parce que la bourgeoisie doit maintenir certains secteurs économiques en activité pour générer les profits nécessaires à sa survie, enfin parce que là où les soins de santé sont privatisés, les considérations de rentabilité interfèrent, voire priment, sur les considérations de santé publique.

De nombreuses personnes sont ainsi forcées de travailler dans des conditions insupportables, autant de par la charge démultipliée que par les conditions sanitaires dangereuses. Les gouvernements successifs ont quant-à-eux liquidé le service de santé publique, démultiplié la charge des travail des soignant·e·s, offert des milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux entreprises, dépensé sans compter dans les guerres d’Irak, d’Afghanistan et d’ailleurs. Ce sont les mêmes qui ont dépensé €4 milliards pour l’achat des avions F35 et qui annonçaient juste avant l’épidémie que les hôpitaux publics devaient faire €50 millions d’économie supplémentaires.

Et c’est, une fois encore, les classes populaires qui payent la note. Car si le virus peut contaminer tout le monde, nous ne sommes pas égaux/égales face à lui. Entre l’accès aux soins de santé, l’accès au remboursement, l’accès à une existence administrative, la précarité de ceux/celles qui sont emprisonné·e·s, sans-papiers, sans-domicile.

La bourgeoisie nous prouve, une fois encore, sont incapacité systémique a gérer les crises que son système génère. Cette crise, comme les autres crises du système capitaliste, lui offre des perspectives de renforcement tout en l’affaiblissant temporairement. Cette crise est également un défi pour nous car nous devront apprendre à faire de la politique en période de confinement et saisir les opportunités historiques de cette situation.

Il n’est pour autant pas question de nier le danger sanitaire que cette pandémie représente pour nous et pour les plus fragiles d’entre nous. Nous devons réfléchir à ce confinement en nos propres termes, nous approprier les moyens de l’autonomie sanitaire, dans nos milieux d’abord, plus largement ensuite. Nous éviter aussi bien l’erreur de « faire dans l’humanitaire » que de déserter le terrain des problèmes matériels. Nous devons encourager toutes les initiatives qui vont dans le sens de l’auto-organisation populaire, fondées sur les valeurs d’entraide et de solidarité. De la même manière, nous ne devons pas laisser les autorités récupérer les manifestations, d’abord spontanées, de soutien symboliques aux travailleurs soignants. Il faut les soutenir et leur donner un sens irrécupérable pour la bourgeoisie.

Nous devons réfléchir à de nouveaux moyens d’action et d’organisation et ne pas se laisser immobiliser par les termes de la bourgeoisie. Il n’est pas question de faire une « pause » dans le cadre d’une soit-disant guerre contre un ennemi commun.

Elle aimerait nous faire croire qu’il existe une « guerre » de l’Humanité contre le coronavirus. En réalité, elle a déjà profité de notre désarmement pour intensifier sa guerre contre les exploité·es. Suspension du droit de grève au Portugal, attaque contre les congés payés et le temps de travail en France, chasse aux SDF et aux migrant·es, rallongement des horaires d’ouvertures des magasins, en Belgique, les exemples se comptent par dizaines.

Nous avons un immense défi à relever sur les moyens d’organisation, notamment dans l’usage des outils par internet. A cet égard, nous recommandons l’usage d’outils chiffrés et/ou auto-hébergés (par exemple, préférer l’usage de Signal, Riot.im, Jitsi, Nextcloud plutôt que de Facebook, Skype, Discord ou Zoom). Il nous faudra également entamer une réflexion plus large sur la forme que pourraient avoir de futures crises, ou le futur de celle-ci, qui nous empêcheraient de communiquer par internet, pour mieux nous y préparer.

Plus qu’à des solutions techniques, ce sont des solutions structurelles qu’il nous faut trouver, non seulement face à la pandémie mais également face à répression et aux moyens qu’elle se permet de déployer dans ce cadre, comme l’utilisation massive des données de géo-localisation des téléphones.

Enfin, il nous faut garder l’esprit ouvert, combattre les sectarismes qui nous divisent pour pouvoir, ensemble, comprendre et combattre les crises actuelles et futur du capital. Ce « confinement » là n’a pas attendu le coronavirus pour nous immobiliser. Si nous n’arrivons pas à affronter cette responsabilité, les crises capitalistes continueront à renforcer la bourgeoisie tout en nous affaiblissant. Saisissons les opportunités, retournons la situation à notre avantage. N’ayons aucune confiance envers la capacité de la classe dominante à gérer cette crise. Et face à cette incapacité, elle n’hésitera pas à normaliser certains aspects du confinement plutôt que d’interrompre la circulation marchande plus longtemps.

Nous devons reprendre le travail dans la rue, ajuster nos modes de fonctionnement et adopter les méthodes d’intervention praticables. Reprendre le travail politique dans la rue aujourd’hui, dans les conditions sanitaires requises, c’est aussi se préparer aux exigences de demain et à un éventuel renforcement du confinement (couvre-feu, permis de circulation sur la voie publique, etc.)

Nous vous donnons rendez-vous sur les fronts de lutte, Courage et force à tou·te·s !

Le soulèvement du peuple libanais contre la corruption et les politiques économiques qui visent à faire payer au peuple la crise du système s’inscrit dans un vaste mouvement de luttes qui traverse les continents. Parmi les moyens utilisés par les élites pour diviser les peuples : le confessionnalisme et le communautarisme. Cette pratique du « diviser pour régner » est profondément ancrée au Liban : instituée par les Français, elle a été reprise par toutes les forces dominantes : semi-féodales, compradores et bourgeoises.

Et c’est une des grandes qualités du soulèvement de ces dernières semaines d’unir les ouvriers, intellectuels, travailleurs agricoles, étudiants, et membres de la petite-bourgeoisie indépendamment de leurs confessions et communautés respectives. La violence de la réaction des partis communautaristes, qui lancent leurs miliciens contre les manifestants avec la complicité des forces de sécurité, montre l’importance de l’enjeu. Important aussi est la présence, dans le mouvement, de la revendication de la libération de Georges Abdallah. Georges Abdallah est une figure internationale qui incarne la résistance anti-impérialiste et anti-sioniste. Il incarne aussi cet héritage révolutionnaire qui, tournant le dos au communautarisme, a mis en avant l’internationalisme révolutionnaire comme élément central de la libération entre les peuples.

La figure de Georges Abdallah rappelle aussi l’importance de la lutte pour une Palestine libre, laïque et démocratique. Les capitulation d’Oslo, les perspectives d’un « État arabo-musulman » à côté d’un « État juif » ne peuvent satisfaire que ces élites qui collaborent avec l’impérialisme et qui font leur fortune sur le dos de leur peuple. Faut-il rappeler qu’Ahmad Sa’adat, secrétaire général du FPLP, la principale force s’opposant aux accord d’Oslo, a été emprisonné par l’Autorité Palestinienne avant de l’être par Israël ? Pour soutenir la lutte du peuple libanais et pour appeler à la libération de Georges Abdallah, pour soutenir la lutte du peuple palestinien et pour appeler à la libération d’Ahmad Sa’adat, le Secours Rouge International, le « Liban se soulève », le Secours Rouge Arabe, et Samidoun appellent à une Journée internationale d’action dimanche 19 janvier.

Volet bruxellois de cette journée d’action : un rassemblement aura lieu devant l’ambassade libanaise, Avenue Franklin Roosevelt 101, à 1050 Bruxelles, le 19/1 à 18h.

Salutations internationales aux prisonnier·e·s révolutionnaires à l’occasion de la Conférence de Travail du Secours Rouge International, novembre 2019.

Les délégué·e·s de Belgique, Suisse, Italie, Allemagne et Turquie/Kurdistan présent·e·s à la Conférence de Travail 2019 du Secours Rouge International vous adressent leurs salutations les plus chaleureuses.

La conférence s’est tenue dans un contexte général de progrès du fascisme sous toutes ses formes : du fascisme déchaîné au pouvoir en Turquie à l’action des gangs néo-nazis ou islamistes en passant par les politiques gouvernementales racistes et répressives des États de l’Union Européenne.

Cette tendance est issue de la crise générale du capitalisme, qui ne peut répondre aux aspirations des peuples que par la répression et la violence. Le SRI a toujours considéré que la dialectique lutte/répression/résistance était une partie importante, organique, du processus révolutionnaire. Il faut assumer cette dialectique comme partie intégrante de la tendance à la guerre de classes, un espace de maturation et de qualification de la lutte révolutionnaire.

Cette perspective prend un caractère concret avec le développement de nouveaux mouvements de masse, comme celui des Gilets Jaunes en France, des mouvements populaires au Chili, etc. Ces mouvements sont eux aussi issus de la crise générale du capitalisme, et ils expriment, par de nouvelles voies, l’aspiration des peuples à un changement de société. Ces mouvements sont confrontés à une répression très brutale, à laquelle ils offrent, ne serait-ce que par leur continuité, une résistance admirable. La défense des luttes dans la rue est l’une de nos préoccupations dans la période actuelle.

Les enjeux de la résistance du Rojava à l’agression fasciste turque concernent tout le mouvement révolutionnaire. Le destin politique de l’Europe est étroitement lié à celui du Moyen-Orient, et le Rojava est la principale ligne de front. On y voit s’opposer de la manière la plus nette et la plus radicale le projet de société nouvelle aux formes les plus barbares de répression et de réaction. Cet enjeu est assumé par les internationalistes (notamment ceux du Bataillon International de Libération) dont 48 ont payé de leur vie cet engagement. Notre campagne pour fournir les combattant·e·s du Rojava en matériel médical de première ligne est notre contribution modeste, mais effective. La délégation turque a souligné, à notre conférence, l’importance de l’internationalisme, dans toutes ses formes et à tous les niveaux d’action, dans cet affrontement d’une portée internationale.

Le succès du mois d’agitation pour Georges Abdallah est l’expression d’une autre facette de notre travail qui unit la défense des prisonnier·e·s révolutionnaires à la valorisation des causes qu’ils incarnent, dans le cas de Georges à la cause du peuple Palestinien. Cette mobilisation prend un sens tout particulier alors que les peuples arabes, notamment en Irak et au Liban, descendent dans la rue contre des régimes réactionnaires et corrompus.

Malgré les progrès du fascisme et de la réaction, impulsés par le système pour désamorcer les conflits que sa crise génère, les luttes de classes et populaires constituent une alternative puissante, à laquelle nous contribuons dans la mesure de nos moyens. Vous êtes une part de cette alternative, comme dans cette lutte contre la section spéciale d’isolement de la prison de l’Aquila, partie de la lutte contre la loi 41bis, qui a montré que la détermination et l’unité entre prisonnier·e·s révolutionnaires de différentes tendances, renforcée par la solidarité extérieure et intérieure, pouvait déboucher sur une victoire.

C’est en soulignant votre importance pour le processus révolutionnaire et en saluant votre résistance dans les prisons que nous vous adressons, cher·e·s camarades, nos salutations les plus chaleureuses.

Contacter un groupe local membre ou allié du Secours Rouge International

Si ce site est celui des sections francophones du SRI, des groupes participent et soutiennent les campagnes du SRI à travers toute l’Europe. Vous pouvez retrouver la liste de ces groupes sur la page Participants du site du SRI.

En contactant la section la plus proche de chez vous, vous pourrez recevoir du matériel, participer aux événements de votre région, rencontrer des militant·e·s, etc.

Apporter votre talent

Graphiste, webdesigner, webdeveloper, vidéaste, caméraman, infirmier·e, informaticien·ne, comédien·ne, possédant un permis de conduire et/ou d’un véhicule, musicien·ne, organisateur/organisatrice de concerts, et bien d’autres : ces capacités peuvent aider le Secours Rouge. Si votre talent n’est pas dans la liste il peut certainement nous donner un coup de pouce également !

Fournir du matériel

Draps, enveloppes, timbres, matériel électronique, etc… De nombreux objets peuvent nous aider à remplir nos missions.

Fournir et relayer les informations

Notre site internet publie quotidiennement plusieurs dépêches au sujet de la répression des militant·e·s progressistes et révolutionnaires et de la résistance à cette répression. Si vous disposez d’une information ou si vous remarquez qu’une information ne figure pas sur notre site, n’hésitez pas à nous la transmettre. Inversement, relayez nos articles et nos publications dans vos réseaux personnels et politiques et relayez nos articles sur les réseaux sociaux.

Faire des dons ponctuels ou récurrents

Les activités du Secours Rouge dépendent largement du soutien et de la solidarité qui lui sont apportés chaque mois par des donateurs. Nous utilisons ces fonds notamment pour : soutenir les prisonnier·es politiques; imprimer des affiches, autocollants, publications; permettre à des militant·es qui n’en auraient pas les moyens de participer à des délégations internationales,… Un ordre permanent, même de 5€/mois, sur le compte du Secours Rouge, est également un immense soutien à nos luttes ainsi qu’aux prisonnier·es que nous soutenons.

Secours Rouge Bruxelles

Compte IBAN : À l’attention de « Solidarité » BE97 0689 3605 2249.

Secours Rouge Genève

Compte IBAN : CH10 0900 0000 1553 9901 0

Secours Rouge Toulouse

Compte IBAN : À l’attention de « Solidarité » avec communication « Toulouse »: BE97 0689 3605 2249.

 

01/12/2018

Plateforme

Plate-Forme du Secours Rouge (adoptée mai 2001, modifiée en juin 2008 et en décembre 2018)

1° Le Secours Rouge s’est constitué dans le cadre strict de la Plate-forme du Secours Rouge International (SRI). La présente plate-forme n’entend aucunement restreindre, élargir ou modifier d’une manière ou d’une autre le cadre de la plate-forme internationale. Elle entend simplement spécifier les conditions particulières de naissance et de travail du Secours Rouge en Belgique.

2° Le Secours Rouge se constitue comme section belge du SRI. Cependant, il ne prétend pas à être le seul comité susceptible de faire partie de la dynamique du SRI en Belgique. Ainsi, il s’emploiera à rassembler les forces militantes dans le cadre de la plate-forme du SRI, mais admettra sans difficulté l’éventualité de la constitution de comités membres du SRI, en Belgique, distinct de lui.

3° Le Secours Rouge entend développer la solidarité révolutionnaire et prolétarienne face à toutes les formes de répression des luttes de libération (anticapitalistes, antiracistes, anti-patriarcales, antifascistes, anti-impérialistes). Ses activités se mènent sur trois fronts:
– La lutte politique et matérielle contre la répression en Belgique tant en ce qui concerne les militants et prisonniers révolutionnaires qu’en ce qui concerne la répression pour faits de lutte des classes ou pour faits de solidarité internationale.
– L’augmentation des capacités de résistance à la répression des mouvements de lutte, notamment par la propagation de techniques de contre-surveillance.
– La participation aux campagnes du SRI en Belgique et ailleurs.

4° Les formes de soutien que le Secours Rouge entend apporter aux militant/es confrontés à la répression bourgeoise sont principalement :
– L’organisation de manifestations et de conférences.
– La diffusion d’informations sur leur situation.
– L’aide financière et matérielle.
– L’appel à la solidarité internationale via le SRI.
– Participer aux campagnes de solidarité organisées par d’autres forces.

5° Le Secours Rouge pourra s’engager dans des campagnes internationales autres que celles organisées par le SRI, dans la mesure où elles sont conformes aux principes exposés dans la plate-forme du SRI.

6° Le Secours Rouge est l’héritier organisationnel direct l’Association des Parents et Amis des Prisonniers Communistes (1985-2000) et héritier politique de la « Plate-forme du 19 juin 1999 » des prisonnier/es révolutionnaires, communistes, anarchistes, antifascistes, anti-impérialistes.