Du 24 novembre au 12 décembre prochain, l’Anarchist Black Cross (ABC) de Bristol organise un mois de solidarité pour Taylor. Homme transgenre issu de la classe ouvrière, il a passé 14 ans en prison puis s’est suicidé en juillet 2022 après des années de négligence et de désespoir. Taylor était un camarade apprécié de l’ABC, membre du Comité d’Organisation des Travailleurs Incarcérés (IWOC) et membre d’un réseau international de résistance aux brutalités du système carcéral. L’enquête sur la mort de Taylor débutera le 24 novembre 2025. À cette occasion, un appel à l’action et la solidarité a été lancé afin de soutenir la lutte des prisonniers (voir ici).

À la suite des révoltes d’août 2025 contre les inégalités sociales et la corruption (voir notre article), 44 anarchistes sont emprisonné·es dans la caserne de la police paramilitaire de Java occidental, à Bandung. Il n’y a d’accès aux visites pour personne d’autre que leurs familles et même cela est réduit au minimum. Une campagne de soutien appelle à leur écrire pour rompre leur isolement (voir ici).

Mercredi 22 octobre, le tribunal militaire du deuxième district de Tchita examinera une nouvelle affaire pénale contre l’anarchiste Alexandre Snezhkov. Il est inculpé pour « appel public à des activités terroristes, justification publique ou propagande du terrorisme », une infraction passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 500 000 roubles ou d’une peine d’emprisonnement de deux à cinq ans. Ses soutiens rappellent que la nouvelle affaire pénale a été ouverte en janvier 2025, alors qu’Alexandre était détenu au centre de détention de Tchita pour une première inculpation (voir notre article). Un détenu coopérant avec l’administration a été placé dans sa cellule avec lui. Le détenu a commencé à poser des questions sur l’affaire, et la conversation a été enregistrée. Sur la base de cet enregistrement provocateur, le FSB a ouvert une nouvelle enquête pour « apologie du terrorisme ».

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Le juge des libertés et de la détention de Florence a ordonné la levée des assignations à résidence (avec l’interdiction de communiquer et de recevoir des visites) imposée par le juge d’instruction aux anarchistes Luigi et Veronica, arrêtés le 11 septembre dernier (voir notre article). Ils sont accusés « d’acte de terrorisme avec engins meurtriers ou explosifs » et d’autres infractions liées à celle-ci.

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L’anarcho-syndicaliste d’Oufa, Kirill Bobrov, a été condamné à 16 ans de prison pour avoir participé à l’incendie criminel du bureau du parti Russie Unie et à la création d’une « communauté extrémiste » en 2012. À l’été 2025, l’association Lumières de la Liberté a commencé à correspondre avec Kirill et a appris qu’il recevait très peu d’aide de sa famille et avait besoin de livres et de vêtements chauds. Une aide de base lui a été fournie, mais les ressources de Lumières de la Liberté étant limitées, une collecte de fonds a été lancée. L’association a besoin de 60 000 roubles pour fournir des colis à Kirill au cours des prochains mois (voir ici).

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Alexeï Grigoriev a récemment reçu la visite d’un avocat. Durant l’entretien, il lui a expliqué ne plus recevoir de lettres papier, alors qu’il savait que ses proches lui en envoyaient. Cependant, il continue de recevoir des lettres par courriel et demande aux gens de lui écrire par ce moyen (voir ici). Le 7 février 2025, le tribunal militaire a condamné Alexeï Grigoriev à 20 ans de prison, dont 5 ans en prison et les 15 ans restants dans une colonie pénitentiaire à sécurité maximale. Après le déclenchement de la guerre en Ukraine, Alexeï s’opposa ouvertement à l’agression russe. Le 22 mai 2023, il a été arrêté par des agents du FSB. Selon les enquêteurs, il aurait eu l’intention d’incendier le bâtiment du FSB et le bureau d’enregistrement et d’enrôlement militaire.

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Vendredi 17 novembre 2023, la militante anarchiste Pola Roupa a bénéficié d’une libération conditionnelle au motif qu’elle est la mère d’un enfant mineur. Elle a été arrêtée en 2017 après avoir vécu en clandestinité depuis 2014. Elle a été impliquée dans de nombreuses attaques et actions armées revendiquées par l’organisation Lutte Révolutionnaire, dont elle est la cofondatrice (voir notre dossier). Dans un communiqué récemment publié, elle dénonce le régime d’exception qui lui est imposé (lire intégralement ici).

La libération conditionnelle impose les restrictions bien connues : présence au poste de police et interdiction de quitter le territoire jusqu’à la fin de la peine. Il s’agit d’une procédure normale. Cependant, ce que l’État réserve aux détenus condamnés en vertu de l’article 187A, la célèbre loi « antiterroriste », c’est la soumission de chacun au contrôle et aux restrictions d’une autorité également instaurée en Grèce suite à une directive européenne.

Il s’agit de l’Autorité de lutte contre le blanchiment d’argent, Section B (ci-après dénommée « Autorité »), dirigée par des procureurs. Conformément à l’article 50 de la loi n° 4557/2018, toute personne condamnée pour résistance armée, c’est-à-dire pour « terrorisme » selon la terminologie et la législation nationales, n’a aucun droit sur les biens en sa possession, qu’il s’agisse de comptes bancaires, de biens immobiliers ou autres, car tout est gelé par l’Autorité. […]

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Depuis le mois de mai, des anarchistes, refusant le contrôle du droit à la libre circulation, neutralisent des caméras de surveillance de marque Flock, cameras dotées d’une technologie de lecture des plaques d’immatriculation de toute dernière génération, basée sur l’intelligence artificielle. Louées aux associations locales de propriétaires immobiliers et aux services de police, elles peuvent pister en temps réel les véhicules immatriculés. Munis de clés
Torx n°27, les militants anti-répression démontent le poteau où est fixé la caméra et brisent ensuite le panneau solaire mettant hors usage cette dernière.

Le 23 septembre, Eat, un anarchiste, a été enlevé et est détenu au siège de la police régionale de Java occidental, à Bandung. Les forces de l’ordre ont saisi son ordinateur portable et son téléphone. La police le gardent au secret, tout comme de nombreux autres anarchistes. Les chefs d’inculpations officiels ne sont pas connus. Les autorités l’accusent d’être « le chef » en Indonésie, du courant anarchiste « Étoile du chaos », et d’avoir participé aux manifestations en août dernier (voir notre article). Eat est accusé d’avoir collecter des fonds, de travailler à la solidarité avec les prisonnier·es et d’être en contact avec des anarchistes à l’international.