Les négociations pour un accord gouvernemental ont abordé hier la question de la lutte contre le « radicalisme ». Il a d’abord été décidé de retirer la nationalité aux auteurs de faits qui disposent de la double nationalité, puis de leur interdire le territoire « sans exception ». La référence pour juger si l’engagement à l’étranger tomberait ou non sous le coup de cette future loi serait les listes d’organisations terroristes de l’Union Européenne (sur lesquelles figurent, rappelons-le, le FPLP ou le PKK). Reste aussi à définir si tout type d’engagement tomberait sous le coup de la loi où si l’engagement armé serait particulièrement ciblé.

Les partenaires du prochain gouvernement de centre-droit entendent également renforcer le Conseil national de sécurité, mettre en place des « cyber-patrouilles », et développer un programme pédagogique anti-radicalisme expliquant le « vrai sens » des religions…

Le Sel de la terre, un film américain de 1954 réalisé indépendamment des studios par des victimes de la répression maccartyste, (le scénariste et le réalisateur ayant même fait de la prison pour refus de collaborer). Ce film magnifique a fait l’objet l’année passée d’un de nos articles dans le rubrique « Culture anti-répression ». A voir absolument:

– Ce mercredi soir à 20H30 au Caracole-Neur, 260 Chaussée de Louvain, à Namur.

– Vendredi à 19H au Rémouleur, 106 Rue Victor Hugo, Bagnolet (Métro Robespierre ou Galliéni)

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Le Sel de la terre

Le Sel de la terre

Lundi 3 septembre, Said Shaber Ahmad, 19 ans, membre du collectif afghan se fait arrêter à l’Office des Etrangers alors qu’il introduisait une demande d’asile. Il est originaire d’un village proche de Jalalabad, une région sous le contrôle des talibans.

Le Commissariat Général aux Réfugiés et aux Apatrides, qui semble avoir répondu partiellement aux revendications du mouvement des afghans, reconnaît désormais le statut de réfugié à des personnes issues de Jalalabad. Mais l’Office des Étrangers a bloqué ce dossier. Said Shaber Ahmad est enfermé et sera renvoyé dans une des régions les plus dangereuses du monde.

Pour réclamer sa libération, le collectif des afghans et son comité de soutien appelle à la manifestation devant l’Office des étrangers (59, Chaussée d’Anver) ce mercredi 17 septembre à 12h30.

FinFisher est un programme d’espionnage allemand développé par le groupe international Gamma. Ce logiciel est capable d’intercepter des données d’e-mails, de Skype et de diverses autres sources, de géo-localiser un appareil, d’utiliser le micro et la webcam, de fouiller sur le disque dur de l’ordinateur, etc… Le logiciel transmet depuis un appareil infecté (mobile ou desktop) vers l’espion via un réseau Tor. La plupart du temps, FinFisher n’est pas détecté par l’antivirus (Panda et ESET échappent à la règle). La Belgique figure au nombre des clients de FinFisher, les licenses (réprésentant €1.1million) sont toutes expirées, mais il y a fort à parier que les services de renseignement belges ont depuis renouvelé leur abonnement. Wikileaks a à présent diffusé le virus sur son site, ceci devrait obliger les antivirus à actualiser leurs listes puisque d’autres hackers pourront l’utiliser.

Belgique : Les services belges ont utilisés FinFisher

La Belgique continuera de louer des cellules de la prison néerlandaise de Tilburg en 2015. En raison de la surpopulation carcérale, la Belgique loue depuis 2009 des places dans la prison de Tilburg. Quelque 650 détenus belges y purgent une peine pour un coût estimé à 42 millions d’euros par an. Une baisse de la surpopulation a permis de rapatrier cette année une centaine de prisonniers, économisant au passage trois millions d’euros, mais il n’est pas question de suspendre la collaboration avec les Pays-Bas avant fin 2015. Le contrat arrive à échéance fin 2016.

Belgique/Pays-Bas: Encore des prisonniers belges à Tilburg

Un jugement du tribunal de première instance section néerlandophone a défait lundi l’ordonnance du 27 août qui condamnait les piquets de grève de l’entreprise de nettoyage des trains aux dépôts de Bruxelles et Schaerbeek BM&S à une astreinte de 500 euros par jour, et la Ville de Bruxelles et la commune de Schaerbeek à une astreinte de 10.000 euros par jour si elles ne faisaient pas imposer par la police la levée du piquet. Ce jugement est argumenté par le fait que les travailleurs non grévistes qui se sont présentés à la demande de BM&S ont été d’abord engagés via une société d’intérim, ce qui est illégal, sur base de la convention collective 108 du 16 juillet 2013 qui stipule qu’on ne peut pas mettre au travail des intérimaires en cas de grève.

Le personnel technique de la compagnie aérienne VLM Airlines a entamé ce jeudi son troisième jour de grève d’affilée. La direction a décidé hier jeudi matin d’interdire temporairement au personnel gréviste l’accès aux bureaux «pour des raisons de sécurité». Les syndicats regrettent cette décision mais se disent toujours disponibles pour discuter. Cette action ne devrait pas avoir de conséquences sur les vols de VLM. Le conflit social a débuté à la suite du licenciement d’un travailleur la semaine dernière. Les syndicats ont indiqué ne pas être convaincus par cette décision après une discussion avec la direction lundi et le personnel technique de la compagnie aérienne est alors parti en grève. Les grévistes disent craindre pour leur propre avenir et demandent des garanties. La direction ne veut pas réintégrer le travailleur licencié et demande au personnel gréviste de reprendre le travail avant d’entamer des discussions.

Les syndicats ont plaidé jeudi après-midi devant le tribunal de première instance de Bruxelles pour faire opposition à l’ordonnance unilatérale obtenue par la firme BM&S pour autoriser les travailleurs nouvellement sous contrat à entrer sur le site de l’atelier SNCB de Schaerbeek. Une décision est attendue vendredi ou lundi.

BM&S nie aux deux syndicalistes licenciés leur statut d’employés protégés étant donné qu’ils ne sont pas membres d’organes de concertation de l’entreprise et qu’ils n’ont pas été candidats lors d’élections sociales. Les deux personnes licenciées ont été élues lors des élections sociales organisées en 2012 par la firme précédente et repris dans le cadre du transfert d’entreprise. Et BM&S n’a pas encore organisé d’élection sociale…

Bruxelles: Audience dans l’affaire de la grève à BM&S

A l’appel de l’ONG Global Network for Rights and Development (GNRD) Bruxelles, un rassemblement a été organisé, vendredi midi, devant l’ambassade du Qatar, pour leurs deux collègues Krishna Upadhyaya et Ghimire Gundev, portés disparus depuis dimanche. Ces deux britanniques de GNRD ont disparu dimanche à Doha, capitale du Qatar, alors qu’ils enquêtaient sur les conditions de travail des migrants bâtisseurs des stades de football du Mondial 2022.

Krishna avait envoyé un sms disant qu’il avait l’impression d’être suivi par des personnes ressemblant à des policiers. Quand les responsables au siège ont appris cela, ils lui ont dit de quitter immédiatement le Qatar. Ils ont disparu juste après avoir fait leur check-out à leur hôtel. De nombreuses ambassades locales ont dénoncé les conditions de travail des migrants : L’ambassade du Népal en novembre 2013 a avancé que plus de 400 travailleurs sont morts durant les constructions liées au Mondial. Un mois plus tard, l’ambassade de l’Inde à Doha a également déclaré que 500 travailleurs indiens sont morts pour ces stades. Les conditions de travail sont extrêmement dures : leurs horaires, la sécurité, etc.

Bruxelles/Qatar: Manifestation après la disparition de deux militants