Des organisations étudiantes et ouvrières chiliennes ont manifesté hier dans les rues de Santiago pour commémorer l’anniversaire de la nationalisation en cuivre et pour exiger une « renationalisation » de la richesse principale du pays. La manifestation a donné lieu à des affrontements avec la police quand des manifestants ont tenté d’arriver au siège de la Corporation du Cuivre (Codelco). La police a employé des jets de l’eau et de gaz pour empêcher la progression des manifestants, qui ont répliqué avec pierres et d’autres projectiles.

À la marche, qui n’était pas autorisée, participaient notamment la Confédération des Étudiants du Chili (Confech), et la Confédération de Travailleurs en Cuivre (CTC). Il y a 41 ans le Parlement a approuvé, par l’unanimité de députés et de sénateurs, un projet du gouvernement du président Salvador Allende pour nationaliser le cuivre. Allende a qualifié de la « deuxième indépendance » la nationalisation en cuivre, mais durant la dictature d’Augusto Pinochet les grandes entreprises multinationales ont pu revenir grâce à une réforme qui a permis la concession des gisements.

Vendredi 6 juillet, les Mapuches ont occupés la ferme El Natre pour exiger le départ des latifundistes et la restitution des terres usurpées à la Communauté Wenteche. Ils ont été expulsés par les forces spéciales GOPE qui sont intervenues avec des véhicules blindés et des hélicoptères pour trouver les responsables de l’action. Un membre de la Coordinadora Arauco Malleco, Ernesto Chachallao, recherché depuis 2009 pour son implication présumée dans l’incendie d’une ferme en 2006, a été arrêté ainsi que deux autres comuneros.

Chili: Arrestations de trois Mapuches

Deux attaques à l’explosif contre des commissariats de police ont eu lien en moins de huit heures à Santiago. Personne n’a été blessé ni arrêté. La première attaque visait, au moyen d’une bombe incendiaire, un poste de commandement mobile. Dans la seconde attaque, une bombe artisanale a visé le parking du commissariat de la gare centrale;

Chili: Attaques contre la police

La manifestation de 100.000 étudiants chiliens (soutenus par les travailleurs de l’éducation et tout un mouvement social) a été réprimée hier jeudi par les carabiniers qui ont foncé avec des gaz lacrymogènes et des autopompes. il s’en est suivi de très nombreux et très violents affrontements dont on ignore encore le bilan.

2000 étudiants de secondaire ont manifesté mercredi dans le centre de Santiago pour revendiquer un meilleur système d’enseignement public, gratuit et de qualité. À la proximité de la Station Mapocho, les manifestants se sont heurtés à la police qui est intervenue avec autopompes. Du mobilier urbain a été détruit, des policiers caillassés. Plusieurs manifestants ont été arrêtés, ainsi que des passants et des journalistes.

Chili: Affrontements suite à une manifestation lycéenne

De violents affrontements ont éclaté dimanche dans le centre de Santiago entre la police et quelque 3.000 manifestants opposés à une cérémonie en hommage à Pinochet, faisant 16 blessés – 14 policiers et deux journalistes – tandis que 25 personnes ont été arrêtées. Ces affrontements, parmi les plus violents de ces derniers mois, se sont concentrés près du théâtre Caupolicán, à quelques centaines de mètres du palais présidentiel où 2000 partisans de Pinochet assistaient à la soirée d’hommage. Les manifestants antifascistes cagoulés se sont opposés aux forces de l’ordre, armés de pierres et de bâtons. La police a eu recours à des gaz lacrymogènes et à des lances à eau. Les heurts ont duré plus de trois heures .

Depuis six mois se déroule à Santiago le procès de cinq personnes accusées d’avoir mené ou participé à une série d’attaques à la bombe contre l’Etat, les forces de répression et … en 2006 et 2007. De le plus long procès antiterroriste de l’histoire du Chili, le tribunal a rendu son verdict ce premier juin. Devant une salle remplie de journalistes et de sympathisants, il a prononcé l’acquittement, faute de preuves, des cinq accusés ainsi que la requalification de certains actes en dégradations et incendies. A l’annonce du verdict, le public dans la salle a scandé des slogans contre le ministre de l’intérieur, la loi antiterroriste et le procureur qui a mené l’enquête ainsi que des insultes à l’encontre de la presse, du groupe de procureurs et des parties civiles qui ont tous dû quitter la salle par une porte dérobée. Les sympathisants se sont ensuite rassemblés devant le tribunal pour déployer une banderole et distribuer des tracts tout en se félicitant de cette victoire.

Procès ‘Caso Bombas’

Procès 'Caso Bombas'

Vendredi 4 mai à 19.00 h, le Comité de solidarité avec le peuple Mapuche organise à la Maison Amérique Latine, 27 rue de Collège à 1050 Bruxelles, une conférence sur la Mémoire, la dépossession et la criminalisation des luttes sociales dans le territoire Mapuche. Lconférencier est Eduardo Mella, chercheur au Centro de Defensa SUR. Il a publié deux livres sur le thème: ‘Los mapuche ante la justicia: La Criminalización de la Protesta Indígena en Chile’ et ‘Las Razones del Illkun/Enojo: Memoria, Despojo y Criminalización en el Territorio Mapuche’.

Bruxelles: Conférence sur la criminalisation de la résistance Mapuche

Les défilés du 1er mai au Chili se sont terminés par des incidents graves à Santiago et mineurs dans d’autres villes du pays, avec des affrontements entre des manifestants masqués et la police. A Santiago, des milliers de manifestants ont parcouru la célèbre avenue de l’Alameda à l’appel de la CUT, la principale centrale syndicale du pays, pour réclamer de meilleurs salaires et conditions de travail. A la fin du défilé, des manifestants masqués ont lancé des pierres sur la police dont un agent a été blessé au visage. Ils ont érigé des barricades de fortune et attaqué des commerces et des équipes de médias qui couvraient l’événement. La police les a dispersés en tirant des grenades lacrymogènes. Des incidents mineurs ont été rapportés dans d’autres villes du pays comme Valparaiso et Concepcion.

Chili: Affrontements à Santiago, incidents à Valparaiso et Conception

Une manifestation de quelques dizaines de centaine de personnes (de la mouvance du MOVADEF) exigeant la libération du « Président Gonzalo » et des autres prisonniers du PCP-SL a eu lieu sur la Plaza de Armas de Santiago du Chili. Le gouvernement péruvien a protesté auprès du gouvernement chilien qui a minimisé la portée de l’événement.

Chili/Pérou: Incident diplomatique suite à une manifestation pro-PCP