Du 10 au 17 décembre 2025, la Chine et Singapour ont mené l’exercice militaire conjoint Cooperation 2025, axé sur les opérations antiterroristes urbaines, au cours duquel les forces des deux pays ont déployé des drones et des robots loups dans des entraînements coordonnés. Cet entraînement illustre l’intégration accrue des technologies sans pilote dans les combats urbains et témoigne de l’investissement continu dans l’innovation militaire de la part de Pékin et Singapour.

Depuis 2000, la Chine a formé des policiers dans 138 pays, représentant plus des deux tiers des forces de sécurité mondiales. Cette stratégie vise à diffuser son modèle de sécurité, alliant efficacité technique et influence politique, tout en renforçant sa position sur la scène internationale. Les formations couvrent des domaines variés, du maintien de l’ordre à la gestion de crises, et sont souvent personnalisées en fonction des contextes locaux.

La Ligue des Sociaux-Démocrates, l’un des derniers partis d’opposition encore actifs à Hong Kong après cinq années de répression politique menée par Pékin, a annoncé vendredi sa prochaine dissolution. Le parti avait été fondé en 2006 et était, à une époque, considéré comme la faction radicale du mouvement prodémocratie à Hong Kong. Il était connu pour ses campagnes de rue turbulentes, souvent menées par l’activiste Leung Kwok-hung, surnommé « Cheveux Longs », aujourd’hui emprisonné (photo). Le mouvement a toujours milité pour plus de démocratie à Hong Kong et défendu des causes concernant les citoyens de base, critiquant les inégalités sociales et économiques dans une ville ayant parmi les plus importants écarts de richesse au monde. Le parti a annoncé sa dissolution et l’explique : « Lorsque le système ne peut pas représenter fidèlement les demandes du peuple et devient un outil pour la classe dirigeante, nous devons nous appuyer sur un mouvement de masse hors du système pour mettre la pression sur ceux qui sont au pouvoir». À son apogée, le parti détenait trois sièges au Conseil législatif de Hong Kong.

Depuis 2020 et la proclamation de la loi sur la sécurité nationale, tout acte, même minime, de dissidence, est contrôlé de près par les autorités de Pékin.. Dans un jeu taïwanais, les joueurs pouvaient renverser le pouvoir de Pékin. Le jeu vidéo Reversed Front ( Front renversé ) met en scène tout ce qui déplait au pouvoir central, le joueur peut choisir son camp et toutes les régions ou presque qui contestent l’hégémonie de Pékin sont représentées. Taïwan, le Tibet, les Kazakhs, Ouïghours, Hong Kong ou encore la Mongolie permettent de mener une armée qui doit renverser le pouvoir du parti communiste chinois. Il est toutefois aussi possible de choisir l’Armée populaire de libération pour vaincre tous les ennemis. La police hongkongaise considère que toute personne qui télécharge ou achète le jeu, dans l’application, est en possession de matériel séditieux et/ou finance des activités subversives et s’expose à des poursuites judiciaires. Le jeu a disparu mercredi du magasin App Store à Hong Kong, où il était encore disponible la veille et ne figurait plus sur Google Play dès mardi.

Le fisc chinois vient de cibler huit médias indépendants ainsi qu’une vingtaine de journalistes (et leurs proches) mais aussi l’Association des journalistes de Hong Kong – le principal syndicat du secteur. Les autorités assurent qu’il s’agit de contrôles fiscaux aléatoires, mais personne n’est dupe. L’un des journalistes visés se voit, par exemple, sommé de payer l’impôt sur les bénéfices d’une société qu’il n’a jamais dirigée. L’un des médias ciblés fait, lui, l’objet d’un audit sur les bénéfices réalisés l’année précédant sa propre création. Rien ne tient, mais qu’importe, les autorités tentent par là de faire pression sur les quelques médias encore indépendants.

Les médias sont sommés de s’aligner sur le discours officiel. La loi sur la sécurité nationale, élaborée par Pékin en 2020, s’est traduite par une censure accrue : fermetures de médias, licenciement de près d’un millier de journalistes, arrestations de certains d’entre eux pour soi-disant « sédition », retrait de subventions aux sites d’informations trop critiques… Ne manquait plus que le harcèlement fiscal pour mater les récalcitrants. Le harcèlement fiscal et une muselière discrète et efficace. Entre les frais d’avocat et le coût du redressement fiscal lui-même – certains médias, trop fragilisés financièrement, se voient contraints de fermer. Ce type de harcèlement se développe à Hong Kong, mais aussi en Hongrie, en Inde ou au Sénégal.

Selina Cheng, présidente de l’Association des journalistes de Hong Kong

Chine a dans son viseur plusieurs personnes en Belgique, elles sont considérées comme des dissidents, confirme la Sûreté de l’État belge. Au cours des dix derniers mois, 105 personnes sont victimes de cette traque menée par la Chine dans le monde entier. Chinois, ouïghoures, tibétaines, de Mongolie-Intérieure ou hongkongaises ont en commun d’avoir émigré à l’étranger, de défendre les droits des minorités ethniques en Chine et de faire, selon le régime, partie des cinq menaces (“cinq poisons”, selon les termes de Pékin) qui pourraient mettre en danger le pouvoir du Parti communiste chinois. La moitié des 105 parsonnes a témoigné de la façon dont leurs proches en Chine avaient été intimidés et interrogés par la police ou les agents de la sécurité de l’État. Dans certains cas, les intimidations ont commencé quelques heures après que ceux-ci aient participé à des manifestations ou à des événements publics à l’étranger. La Chine tente d’installer un système de surveillance afin de faire croire à ses ressortissants qui vivent à l’étranger qu’à tous moments, le régime est au courant de tous leurs faits et gestes.

Pendant 2 ans (entre 2021 et 2023), des pirates informatiques ont volé des données à la Sûreté de l’État. Un e-mail sur dix entrant ou sortant du service civil de renseignement a été détourné par un groupe de pirates chinois, vraisemblablement le « UNC4841 » qui mène des activités d’espionnage en faveur de Pékin. Ils auraient exploité la faille d’un logiciel de sécurité de la firme américaine Barracuda. Les données classifiées – exclusivement échangées sur le serveur interne de la Sûreté de l’État (VSSE) – ne sont pas concernées. Les données volées pourraient contenir des données personnelles de près de la moitié du personnel de la Sûreté, comme des documents d’identité transmis au service des ressources humaines. L’enquête interne n’a pas permis de savoir quels e-mails ont été piratés et donc, quelles identités sont potentiellement compromises.

L’intelligence artificielle développée en Chine soulève des interrogations sur la neutralité et l’objectivité des intelligences artificielles. DeepSeek opère une censure systématique de la situation des Ouïghours, un groupe ethnique turcophone musulman, qui vit principalement dans la région autonome du Turkestan oriental (Xinjiang), dans l’ouest de la Chine. Cette minorité est violemment réprimée par le gouvernement chinois, cette répression  inclut des emprisonnements massifs dans des camps de rééducation, des sévices physiques et psychologiques, ainsi que des tentatives de destruction culturelle et religieuse. Ces actes sont  passées sous silence ou minimisées dans les médias contrôlés par Pékin.

DeepSeek, alimentée par d’énormes bases de données et des algorithmes sophistiqués capables d’analyser, de filtrer et de manipuler l’information, est accusée de participer activement à cette censure, cette IA semble systématiquement filtrer et bloquer les informations sur la situation des Ouïghours. Les utilisateurs ont pu remarquer que lorsque l’IA est interrogée sur le sujet, elle s’autocensure. Il y a plusieurs mois, c’est l’application TikTok qui avait été épinglée pour la censure du génocide culturel de cette minorité. Ces IA sont donc capables de détecter des termes, images ou vidéos jugés sensibles par le Parti communiste chinois, et de les bloquer, de les altérer avant la diffusion au public.

Un fabricant chinois de drones a annoncé une mise à jour permettant à ses produits de survoler des espaces jusqu’alors désignés comme « zones d’exclusion aérienne » aux Etats-Unis. DJI, l’un des principaux fabricants mondiaux de drones civils et de technologies de caméras créatives, a modifié, le lundi 13 janvier, son système de géorepérage (GEO). Ces changements affectent les applications de vol DJI Fly et DJI Pilot. L’an dernier, DJI avait appliqué des modifications similaires dans l’Union européenne. Selon un compte open source basé aux États-Unis sur X, @sentdefender, les zones restreintes incluaient des bases militaires, des aéroports, des centrales électriques et d’autres « sites sensibles ». Avec cette mise à jour, les utilisateurs recevront une « alerte » si leur drone vole dans ce que DJI appelle des « zones d’avertissement améliorées », mais ne seront plus empêchés d’y entrer ou d’y voler, contrairement au système précédent.

TikTok a rendu inaccessible son application en ligne samedi, mettant à exécution sa menace faute de garanties du gouvernement Biden. « Une loi interdisant TikTok a été mise en application aux États-Unis », dit un message en cas de tentative de connexion, « Cela signifie que vous ne pouvez plus utiliser TikTok pour l’instant. Nous avons la chance que le président Trump ait indiqué qu’il allait travailler avec nous à une solution pour rétablir TikTok une fois entré en fonction », poursuit le texte. « Restez branchés! »

Vendredi, la Maison-Blanche a estimé que « l’application de la loi devait revenir au prochain gouvernement, qui prendra ses fonctions lundi ».Le ministère américain de la Justice a fait savoir que le texte voté par le Congrès en avril 2024, contraint la maison mère chinoise ByteDance à vendre TikTok sous peine d’interdiction.

La loi impose théoriquement aux prestataires de bloquer téléchargements et mises à jour dans la nuit de samedi à dimanche à partir de minuit (06H00 Heure Belge). Le texte rend les boutiques d’application passibles d’une amende pouvant aller jusqu’à 5.000 dollars par utilisateur, soit 850 milliards de dollars en se basant sur le nombre d’utilisateurs. La loi prévoit la possibilité de suspendre l’entrée en vigueur pour 90 jours.

ÉDIT: Le réseau social TikTok a été rétabli ce dimanche aux Etats-Unis, quelques heures seulement après sa suspension. Dans un message posté sur X, le groupe a remercié le président élu Donald Trump pour avoir assuré aux fournisseurs d’accès à internet et aux boutiques d’applications qu’ils échapperaient aux lourdes pénalités prévues par la loi.