Le 30 décembre 2025, le tribunal de Béjaïa a rejeté la demande de libération provisoire de Lyes Touati, militant du Parti socialiste des travailleurs (PST), arrêté le 14 décembre 2025 et détenu depuis plus de deux semaines (voir notre article). Cette décision s’inscrit dans une répression plus large menée par le régime d’Abdelmadjid Tebboune : interdiction des manifestations, restrictions du droit de grève, arrestations de militants, mais aussi la suspension administrative du PST. Face à cette situation, les appels se multiplient pour exiger sa libération immédiate et l’abandon des poursuites.

Arrêté le 14 décembre 2025 et placé en détention préventive, le dirigeant du Parti socialiste des travailleurs (PST) et activiste Lyes Touati fait l’objet de poursuites après une publication Facebook critiquant ironiquement le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), une organisation sécessionniste et pro-sioniste interdite en Algérie. Accusé à tort d’y appartenir, il risque jusqu’à dix ans de prison, dans un contexte de répression accrue contre les militants depuis le Hirak de 2019. Déjà ciblé par un harcèlement judiciaire et policier et condamné par le passé à six mois de prison ferme sans incarcération effective (voir notre article), Lyes Touati est aujourd’hui au cœur d’une large campagne de solidarité internationale lancée fin décembre 2025, réclamant sa libération et l’abandon des poursuites.

La Cour constitutionnelle de Pologne a déclaré le Parti communiste de Pologne (KPP) illégal, estimant que ses objectifs et activités violent la Constitution en promouvant une idéologie incompatible avec le régime. En effet, la Constitution polonaise interdit toute organisation fondée sur des « idéologies totalitaires ». Cette décision fait suite à la saisine de la Cour par le président de l’Institut de la Mémoire nationale, Karol Nawrocki, pour statuer sur l’anticonstitutionnalité du KPP (voir notre article).

Dossier(s): Europe Tags: ,

En Pologne, le président Nawrocki a saisi la Cour constitutionnelle pour déclarer que les objectifs et activités du Parti communiste de Pologne seraient anticonstitutionnels, avec un procès fixé au 3 décembre. Cette démarche s’inscrit dans la continuité d’anciens efforts visant à interdire le parti (voir notre article), qui avaient été bloqués précédemment, et intervient dans un contexte de tensions suite aux positions communistes sur l’armement militaire, les conditions de travail et la répression sociale. Le mouvement communiste reste particulièrement actif auprès des jeunes, en dépit de la persistance de l’anti-communisme.

Dossier(s): Europe Tags: ,

Le 7 novembre dernier, dix membres du Parti communiste russe (internationalistes) ont été arrêtés par des policiers de la ville de Novossibirsk. Le jour des commémorations de la révolution bolchévique d’octobre 1917, la police les a ​​empêchés de déposer des fleurs sur un monument dédié aux communistes tombés au combat. Auparavant, les autorités, sous divers prétextes, leur avaient interdit d’organiser un rassemblement.

Dossier(s): Europe Tags: , ,

Dans un geste à portée symbolique, Donald Trump a instauré aux États-Unis une « Semaine de l’Anticommunisme », présentée comme un hommage aux victimes des « régimes totalitaires » et comme une mise en garde contre les idéologies de gauche. Signée le 7 novembre, mais couvrant la période du 2 au 8 novembre, cette proclamation présidentielle revêt avant tout une dimension politique. Donald Trump affirme que cette lutte idéologique demeure d’actualité : « De nouvelles voix répètent aujourd’hui de vieux mensonges, les enveloppant dans le langage de la « justice sociale » et du « socialisme démocratique » », a-t-il déclaré.

Depuis la signature du cessez-le-feu au Liban il y a près d’un an, Israël continue de mener des raids quotidiens dans le pays, sous le prétexte de vouloir détruire les infrastructures de la résistance libanaise. Plus récemment, l’occupation mène une campagne systématique, ciblant les ingénieurs qui inspectent et évaluent les dégâts, afin d’empêcher toute tentative de reconstruction dans les villages du Sud-Liban, d’où des centaines de milliers d’habitants restent déplacés de force. Au moins quatre ingénieurs ont déjà été tués par l’armée israélienne. Le 12 octobre 2025, l’ingénieur Tarek Mazraani, un militant du Parti Communiste Libanais et coordinateur d’un groupe de citoyens visant à défendre la cause des villageois déplacés du Sud-Liban, a été la cible de menaces émises par des drones israéliens déployés au-dessus des villages de Houla et Yohmor ainsi qu’au-dessus de la ville de Nabatiyeh.

Dossier(s): Monde arabe et Iran Tags: ,

Militant du Parti Socialiste des Travailleurs (organisation trotskyste suspendue par le gouvernement en janvier 2022), Lyes Touati a été condamné 6 mois de prison ferme et à une amende de 100 000 dinars (400€). En cause, un post Facebook en janvier dernier dans lequel il dénonçait la répression contre des lycéens.

Le jour même du procès, la police avait procédé à l’interpellation d’un autre militant du MDS (Mouvement démocratique et social) suivie de la perquisition de son domicile pour avoir qualifié le président Tebboune sur la chaine El Magharibia « d’incompétent qui ignore les pratiques démocratiques ». Il s’en est sorti avec un contrôle judiciaire.

En 2023, un militant de l’organisation commniste Antitesi a été condamné à un an de prison pour incitation au crime par le tribunal d’Udine. Il a été condamné pour des propos tenus le 23 novembre 2019 à Udine, lors d’une manifestation dans laquelle il a dénoncé les guerres impérialistes et l’opération Reneta contre des anarchistes (voir notre article). Cette condamnation a récemment été confirmée par la cour d’appel de Trieste. La peine de prison a été commuée en une amende de 14 600 euros, payable en trente versements, sous peine d’emprisonnement ou d’autres mesures restrictives de liberté. 

Dossier(s): Italie Tags: ,

Le communiste marocain Aziz Menebhi est décédé dans la soirée du 23 août à l’âge de 75 ans des suites d’une longue maladie. Co-fondateur du mouvement marxiste-léniniste Ila Al-Amam (En avant) et président de l’Union Nationale des Étudiants du Maroc lors de son 15ᵉ congrès en 1972, il était un pionnier des contestations étudiantes et de la construction du mouvement communiste marocain au début des années 1970. Il est arrêté et emprisonné à plusieurs reprises par le régime réactionnaire marocain où il sera torturé. Il est par ailleurs le frère de la martyre Saïda Menebhi, communiste et poétesse morte à l’âge de 25 ans des suites d’une grève de la faim dans les prisons d’Hassan II en 1977. Exilé politique en France, il demeurera jusqu’à son dernier souffle un militant implacable pour la libération des prisonniers politiques au Maroc, notamment en président l’association Solidarité avec le Peuple Marocain à Nantes, et un fervent défenseur de la cause palestinienne et de Georges Abdallah. Un dernier hommage lui sera rendu jeudi 28 août 2025, à 10 heures, en la salle de cérémonie du Château de la Classerie (116 rue de la Classerie à Rezé en France) suivie de l’inhumation au cimetière de la Classerie.