Après trois mois de délibérations d’un grand jury populaire, le procureur a annoncé hier lundi que le policier américain échappe à toute poursuite judiciaire après la mort d’un jeune Noir qu’il a abattu de six balles début août à Ferguson. Des centaines de personnes s’étaient massées dans les rues de Ferguson dans l’attente de la décision. Vers 02H00 GMT, des manifestants ont commencé à lancer des objets sur les forces de l’ordre, en hurlant « pas de justice, pas de paix! » Les policiers ont tiré des grenades fumigènes. Un véhicule de police a été incendié.

USA: Policier absout, Ferguson embrasé

Trois manifestants ont été arrêtés à Ferguson, au Missouri, la nuit dernière, alors que la population attend dans la fébrilité la décision d’un grand jury. Formé dans le cadre de l’enquête pénale sur les circonstances entourant la mort de Michael Brown, ce jeune Noir de 18 ans abattu en août dernier par un policier blanc, il doit déterminer si des accusations seront portées contre le policier.

De grands groupes de manifestants ont bloqué des routes à trois reprises au cours de la nuit. Les trois hommes arrêtés ont été inculpés d’attroupement illégal après que la police ait demandé la dispersion de la foule. L’annonce de la décision du grand jury est imminente et, pour parer à toute manifestation qui pourrait dégénérer, les autorités de l’État ne lésinent pas. e gouverneur du Missouri a lui décrété lundi l’état d’urgence et activé la Garde nationale, et le FBI a renforcé ses équipes sur place avec une centaine d’agents supplémentaires.

USA: État d’urgence et arrestations à Ferguson

Le Sénat des Etats-Unis a tué dans l’oeuf mardi le projet de réforme de l’appareil de surveillance américain faisant suite aux révélations d’Edward Snowden, malgré le soutien de Barack Obama, de la Silicon Valley et des défenseurs des libertés individuelles. Le projet, nommé USA Freedom Act, visait à renouveler et modifier le Patriot Act adopté en urgence après les attentats du 11 septembre, de façon à restreindre les capacités de surveillance de la NSA aux Etats-Unis et à en accroître la transparence.

Les partisans de la réforme ont recueilli 58 voix sur 100 lors d’un vote de procédure, alors que 60 étaient requises pour mettre le texte à l’ordre du jour de la chambre haute du Congrès et ouvrir le débat. La quasi-totalité des républicains ont voté contre, hostiles à une remise en cause trop radicale, selon eux, des pouvoirs de l’Agence nationale de sécurité (NSA). L’échec de mardi devrait repousser à 2015, sauf coup de théâtre, tout débat sur la réforme de la NSA, avec une date butoir au 1er juin 2015, quand une loi régulant l’agence doit être renouvelée par le Congrès ou expirer totalement.

USA: Le Sénat bloque une réforme de la NSA

Rasmea Odeh a été emprisonnée à Chicago ce 10 novembre pour ‘Fraude à l’Immigration’, elle est accusée d’avoir tenté de dissimuler sa précédente détention en Israël. Rasmea Odeh est une Palestinienne née en 1947, elle avait été arrêtée en 1969 et condamnée à la prison à vie en Israël pour avoir avoué sous la torture deux attentats à la bombe à Jérusalem. Elle fût relâchée en 1980 suite à un échange de prisonniers entre Israël et le FPLP. Elle a ensuite migré vers la Jordanie, puis vers les Etats-Unis en 1995 où elle a reçut la nationalité américaine. Selon les autorités américaines, Rasmea aurait nié avoir été condamnée dans le passé (ce qui constitue un refus de droit d’asile). Rasmea risque donc 10 ans de prisons, la déchéance de sa nationalité américaine et surtout l’expulsion vers un territoire administré par l’état israëlien où elle devrait purger sa peine. A Chicago, Rasmea est co-présidente du Réseau d’Action Arabo-Américain. Plusieurs manifestations ont eu lieu, aux Etats-Unis, notamment à New-York City, Salt Lake City et à Chicago.

USA : Une Palestinienne en prison pour avoir fait de la prison

Après la CIA, le FBI, la NSA, etc… C’est au tour de l’USMS de produire un scandale, qui semble aujourd’hui tout petit à coté des multiples affaires qui secouent les différentes agences américaines. L’USMS (United States Marshall Service, agence policière armée dépendant directement du Ministère Fédéral de la Justice) fait voler régulièrement de petits avions depuis 5 grands aéroports américains. Ces avions transportent un dispositif appelé Dirtbox (Qui est l’acronyme de Digital Recovery Technology, mais qui peut aussi bien dire ‘Boite à saletés’). Ces boites se font passer pour des antennes-relais GSM, ainsi des dizaines de milliers de téléphones portables se connectent systématiquement à chaque vol puisque les téléphones sont programmés pour se connecter automatiquement à la plus proche antenne-relais accessible. Ainsi, l’USMS peut accéder directement à de précieuses informations sans avoir à passer d’abord par les fournisseurs d’accès téléphoniques : c’est particulièrement la position de ces téléphones qui est atteinte. Après avoir siphonné le signal, la Dirtbox redirige le signal vers une autre antenne-relais, ainsi les téléphones attaqués sont toujours connectés au réseau téléphonique.

Le fonctionnement de Dirtbox

Le fonctionnement de Dirtbox

Edward Snowden, ex-informaticien employé par la NSA, avait révélé en 2013 que les Etats-Unis avaient mis en place une service de surveillance du net qui étend ses ramifications partout sur le web, mais aussi sur les téléphones portables. Les documents transmis par l’informaticien montraient qu’une ingénierie informatique secrète a bien été mise en place par les États-Unis pour avoir la capacité de surveiller tous les échanges des internautes de la planète. Edward Snowden, toujours coincé en Russie, est intervenu hier jeudi, par vidéoconférence, devant une salle comble à Bruxelles, au Festival des Libertés.

1er extrait de l’intervention d’Edward Snowden

2e extrait de l’intervention d’Edward Snowden

2e extrait de l’intervention d’Edward Snowden

Bruxelles: Snowden fait salle comble au Festival des Libertés

Le 5 octobre, Mumia Abu-Jamal adressé via un message enregistré l’ouverture au Goddard College, au Vermont. La réaction du monde politique à cette intervention a été rapide: Le projet de Loi « Relief Act Revictimisation » privant les prisonniers de Pennsylvanie de leur droit d’expression (notamment à propos de leur condamnation) a été adopté, en procédure d’urgence, par les deux chambres de l’Etat : A la Chambre des Représentants par un vote unanime des 197 députés, républicains et démocrates ; au Sénat par 37 voix pour et 11 contre. Le gouverneur, Tom Corbett, devrait promulguer cette Loi dans les prochains jours.

Pourtant, même les commentateurs de la presse américaine qui considèrent Mumia ont critiqué cette loi qui a pour seul objectif est de bâillonner Mumia Abu-Jamal au détriment des droits de tous les autres prisonniers. Les organisations soutenant Mumia ont prévu une journée de mobilisation le 22 octobre.

Ecouter la réaction de Mumia Abu-Jamal à propos de cette nouvelle loi

Les révélations de Snowden, WikiLeaks et d’autres taupes ont remis la sécurité informatique à la mode, le cryptage est devenu un véritable argument commercial. Les dernières versions des systèmes d’exploitation de Google (Android 5.0 Lollipop), et d’Apple (iOS 8) suivent cette tendance en proposant le chiffrement par défaut de leurs smartphones et tablettes. L’option était déjà disponible sur Android depuis quelques années, elle sera désormais appliquée automatiquement sur tous les nouveaux appareils vendus. Le patron du FBI, James Comey, a pesté contre cette décision, arguant le besoin des polices d’accéder aux données des smartphones.
Rappelons tout de même que, même s’il est peu probable que Google et Apple accèdent publiquement à cette demande, cela ne diminue pas les risques d’accès par les autorités puisqu’ils bénéficient de nombreuses autres ressources : la NSA emploie des agents infiltrés dans les firmes technologiques, dispose d’équipes qui recherchent des failles inconnues dans les logiciels, passe des accords secrets avec certaines firmes et lorsqu’elles refusent, les attaque juridiquement et impose des clauses de confidentialité drastiques sur l’issue du procès. Les constructeurs peuvent aussi poser leurs propres backdoors (comme Samsung), la sécurité informatique sous cette forme est si fragile qu’elle n’est finalement qu’un argument commercial.

Des milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Saint Louis (Missouri), samedi 11 octobre. Ils protestaient contre le racisme et la violence policière. Les manifestants, environ 5 000 personnes, avaient écrit sur des banderoles « Justice pour tous » et « Les vies des Noirs comptent aussi ».

Les manifestations sous le mot d’ordre de « Week-end de la résistance » et « Octobre à Ferguson » ont débuté vendredi et doivent durer quatre jours. La foule, composée de personnes de plusieurs générations, a défilé samedi sur une distance de près de 19 kilomètres, entre Ferguson et Saint Louis. Quelque 200 manifestants se sont dirigés vers le quartier général de la police à Ferguson gardé par une cinquantaine de membres des forces de l’ordre. Certains ont jeté des pierres sur la police.

USA: Manifestation et incidents à Fergusson

En réaction aux actes de piratage qui ont secoué récemment le monde du web, Google et Apple ont adopté de nouvelles mesures très drastiques en termes de sécurité en vue de donner plus d’assurance aux utilisateurs de leurs services quant à la protection de leur confidentialité. Elles ont décidé de généraliser la cryptologie sur leurs appareils et services. Les galaxies à Larry Page et Tim Cook ont pris la résolution de ne plus décrypter les données d’un utilisateur, même sur demande de la police.

Cette mesure n’est pas du goût du FBI. La police fédérale américaine l’a fait savoir par la voix de son directeur, James Comey. Lors d’une conférence de presse animée ce jeudi 25 septembre, le patron du FBI a indiqué que cela l’ennuyait de voir Google et Apple prendre des mesures qui permettaient aux utilisateurs de se « placer hors d’atteinte de la loi ». Cependant James Comey a annoncé que ses services avaient engagé des discussions avec les deux géants américains.