Figen Yuksedag, co-présidente du parti de gauche pro-kurde HDP, comparaît aujourd’hui à la deuxième audience de son procès à Ankara. La députée de Van, déchue de son mandat parlementaire est condamnée – parmi une centaine de procès engagés à son encontre -, pour « propagande terroriste » du fait de ne pas avoir taxé le PKK d’organisation terroriste. La dirigeante politique risque la peine maximale.

A cette occasion plusieurs rassemblement ont lieu en Europe et notamment cette après-midi à Paris et hier à Bruxelles.

Rassemblement à Paris pour Figen Yuksekdag, co-présidente du HDP

Rassemblement à Bruxelles pour Figen

Rassemblement à Paris pour Figen Yuksekdag, co-présidente du HDP
Rassemblement à Bruxelles pour Figen

Dans les bureaux de la SNCF de l’est de la France, une note interne concernant la « sureté » est apparue. Elle demande aux agents SNCF de signaler (entre autres) les « comportements qui laissent à supposer un comportement militant porté à l’extrême (personne appartenant au mouvement zadiste venant de Notre Dame des Landes mais également des Alpes) », spécialement dans les trains à destination de la Belgique, de l’Allemagne et de la Suisse. Le document a été révélé par le syndicat Sud Rail qui dénonce que les demandes de flicage sont de plus en plus nombreuses, notamment contre les migrants.

Le document peut être consulté ici.

Les agents SNCF priés de signaler les

Les agents SNCF priés de signaler les

Samedi 1er juillet à Paris, des centaines de personnes ont manifesté contre l’instauration d’un état d’urgence permanent et en faveur de la défense des droits et libertés démocratiques. Les manifestants protestaient notamment contre le projet d’incorporation de certaines des dispositions de l’état d’urgence dans le droit commun.
Parmi les manifestants, l’exigence de la libération de Georges Abdallah était notamment affirmée.

Manifestation contre l’instauration de l’Etat d’urgence permanent

Manifestation contre l’instauration de l’Etat d’urgence permanent

80 travailleurs travailleurs syndiqués travaillant pour la multinationale française DIAM ont été licenciés par SMS (texto) suite à une campagne syndicale. Voici le contenu de ce SMS « Nous croyons savoir que vous avez participé à la grève illégale dans l’établissement pendant 7-9 jours. Vous avez arrêté le travail. Vous avez tenté de persuader d’autres travailleurs d’arrêter le travail. Vous avez violé leur liberté de travailler. Du fait de vos agissements illégaux, votre contrat de travail est résilié au 15 juin 2017. » Les travailleurs s’étaient mis en grève après le renvoi de 5 collègues affiliés au syndicat Birleşik Metal-İş. Une dizaine d’autres syndiqués ont alors été licenciés, entraînant un mouvement plus important. Cette usine produit des présentoirs cartonnés pour l’Oréal et Dior.

Le SMS reçu par les travailleurs en lutte de DIAM

Le SMS reçu par les travailleurs en lutte de DIAM

La sixième prolongation de l’état d’urgence sera la première loi votée sous la présidence Macron (il sera prolongé avant le 15 juillet, date de son échéance actuelle). L’interdiction de manifester (en fait « l’interdiction de séjour » d’une personne qui « cherche à entraver l’action des pouvoirs publics ») y fera son retour après avoir été censurée par le conseil constitutionnel le 9 juin dernier. Sur les 618 usages de cette interdiction depuis le début de l’état d’urgence, 438 visaient des manifestants contre la Loi Travail, et un certain nombre d’autres visaient les manifestants contre la COP21. Des suspects de hooliganisme auraient également été visés lors de l’Euro 2016.

La censure du conseil constitutionnel reprochait à cette interdiction d’être « trop imprécise », des modifications y ont donc été apportées: il faut à présent qu’il existe « de sérieuses raisons de penser que le comportement constitue une menace pour la sécurité », l’arrêté devra être limité dans le temps et l’espace en « tenant compte de la vie professionnelle et familiale » et ne pourra pas inclure le domicile.

Prolongation de l’état d’urgence

Prolongation de l'état d'urgence

A l’initiative de la GUPS Paris (Union Générale des Etudiants Palestiniens), un meeting de soutien aux prisonniers palestiniens est organisé le 4 juillet prochain dès 20H à Paris au Centre Culturel Algérien (171, Rue de la Croix Nivert, Paris 15e). Cette initiative est à la fois en hommage au récent combat des prisonniers grévistes de la faim (voir notre précédent article) mais aussi en solidarité avec les prisonniers et pour leurs revendications.

Meeting de solidarité et d’hommage aux prisonniers politiques palestiniens

Meeting de solidarité et d’hommage aux prisonniers politiques palestiniens

Un agent territorial CGT du Havre en Seine-Maritime a comparu hier mercredi devant le tribunal correctionnel. La police lui reproche sa participation aux actions menées le 13 juin devant l’Hôtel de Ville du Havre qui avaient entraîné des dégradations de la voie publique. Les manifestants avaient notamment brûlé des pneus, ce qui avait nécessité l’intervention des pompiers et l’évacuation de 300 personnes présentes dans l’Hôtel de Ville. Placé en garde à vue hier après avoir été interpellé par la police sur son lieu de travail, cet employé au service des espaces verts de la ville a été présenté en comparution immédiate devant le tribunal. Après délibération, le tribunal a renvoyé l’affaire à l’audience du 18 juillet à 13h30.

Le feu de pneus devant la mairie du Havre, le 13 juin

A l’occasion du 19 juin, journée internationale de soutien aux prisonniers révolutionnaires, des combattant-e-s internationalistes du Bataillon International de Libération réaffirment leur soutien à la libération de Georges Abdallah depuis le Rojava. Sur le toit sont présents les drapeaux du BÖG et KÖG (section féministe du BÖG), composantes du Bataillon International. Au sol, à gauche un drapeau DKP et à droite un drapeau du HBDH (« Mouvement Révolutionnaire d’Unité Populaire », regroupant en Turquie notamment le PKK, le MLKP, les BÖG et le TKP/ML TIKKO).

Le Bataillon International de Libération solidaire avec Georges Abdallah

Le Bataillon International de Libération solidaire avec Georges Abdallah

200 personnes ont manifesté ce samedi 17 juin à Paris pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste et antisioniste libanais emprisonné en France depuis 1984. Une vingtaine de personnes sont venues de Bruxelles via notre co-voiturage. Des délégations du Secours Rouge de Milan (Collettivo Contro la Repressione per un Soccorso Rosso Internazionale), de la Plateforme Voix des Prisonniers (Tutsakların Sesi Platformu) et du Secours Rouge Arabe (Al Inkad Al Ahmar Al arabi) étaient présentes. La manifestation a relié la Place Colonel Fabien à République. La police s’est brièvement excitée à l’arrivée lorsque des manifestants ont d’accroché un drapeau palestinien sur la statue de la république.

MàJ: D’autres rassemblements ont eu lieu: à Marseille, Tunis, Milan Nîmes et Beziers ainsi qu’à Bruxelles où une petite dizaine de manifestants se sont rassemblés devant l’ambassade de France.

MàJ2: Lire la déclaration de Georges Abdallah.

Grosse délégation de Bruxelles à la manifestation pour Georges Abdallah


La tête de la manifestation

La tête de la manifestation