Suite à sa mise en examen dans une enquête dans le cadre de la mobilisation contre l’A69, la militante anarchiste Louna est en détention provisoire à Tarbes depuis 3 mois et demi. Elle est accusée de la destruction d’une pelleteuse par substance explosive avec participation à une association de malfaiteur. Ce lundi 3 février, elle passera devant un juge des libertés et de la détention (JLD) au tribunal de Toulouse pour décider de la prolongation ou non de sa détention provisoire pour une nouvelle durée de 4 mois. À cette occasion, son comité de soutien organise un rassemblement de soutien à 9H30 devant le tribunal judiciaire de Toulouse.

Samedi 1er février, plus de 500 personnes ont manifesté dans les rues de Toulouse pour dénoncer la menace de dissolution contre le Collectif Palestine Vaincra (voir notre article). Lors d’une manifestation déterminée, de nombreux slogans dénonçaient la criminalisation de la solidarité avec le peuple palestinien ou affirmaient leur soutien à la libération de Georges Abdallah et de tous les prisonniers politiques palestiniens. Cette initiative était appelée par 60 organisations locales, dont le Secours Rouge Toulouse.

Samedi 15 février à 18H30 au Hangar de la Cépière (8 rue de Bagnolet, 31100 Toulouse), le Secours Rouge Toulouse, Survie Midi-Pyrénées, Révolution Permanente et Solidarité Kanaky co-organisent une soirée de soutien aux prisonnier·es politiques de Kanaky. Au programme : discussion sur la répression coloniale en Kanaky, exposition, atelier d’écriture aux prisonnier•es politiques. Tous les bénéfices de la soirée seront reversés aux familles de prisonnier·es et nous récolterons aussi des enveloppes et timbres à transmettre aux prisonnier•es.

Près de 60 organisations politiques, syndicales et associatives de Toulouse — dont le Secours Rouge Toulouse — appellent à manifester pour dénoncer la dissolution du Collectif Palestine Vaincra (voir notre article) et faire front face à la criminalisation de la solidarité avec le peuple palestinien. Soyons nombreuses et nombreux ce samedi 1er février dès 11H au départ du métro Jean Jaurès à Toulouse pour dire haut et fort que soutenir la Palestine n’est pas un crime !

Le 1er mai 2024, des militants d’Extinction Rebellion avaient aspergé la façade de l’immeuble de la Direction générale de l’aviation civile, avec des extincteurs et des balles de peinture (lavables à l’eau). Six d’entre eux étaient convoqués ce jeudi 23 janvier, accusés de dégradation de matériel. Ce geste avait pour but de dénoncer les taxis volants à Paris, une aberration écologique. Arrêtés, ils ont été en proie à des méthodes d’enquêtes illégales pour ce type de délit, des perquisitions injustifiées et des gardes à vue répétées, ainsi qu’une intrusion dans leur vie privée.

Le procureur avait donné carte blanche à la gendarmerie, elle avait ainsi une totale liberté et aucune limite pour retrouver les auteurs des actes. Reconnaissance faciale, réquisitions auprès d’organismes comme la CAF ( Caisse d’Allocations Familiales ), les syndics de copropriétés ou encore les caisses de sécurité sociale, les opérateurs de téléphonie ont été contactés pour obtenir une géolocalisation en temps réel des personnes.

Une militante dénonce ces mesures :« Ils ont vérifié auprès des copropriétés pour avoir les codes d’entrée de nos immeubles, ont appelé la CAF pour avoir nos adresses, EDF… Tous ces organismes qui ont été appelés ont été mis au courant qu’il y avait une enquête sur nous ». Les militants risquent 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. 

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Des représentants de la CGT se sont réunis en nombre ce vendredi 24 janvier 2025 devant la gendarmerie de Bayeux (Calvados). Pour cause, deux des leurs, Yves Fernandez et Cédric Surire y sont convoqués suite à la manifestation du 15 mars 2023, à l’époque du mouvement contre la réforme des retraites. Les gendarmes ont abordé la question des tags qui ont été réalisés devant la permanence de Bertrand Bouyx, député (Horizons) du Calvados – considérées comme « dommages légers ». Ces types d’infractions sont passibles d’une amende de 3 750€ et de travaux d’intérêt général.  Il y avait eu des manifestations historiques sur Bayeux en 2023, on n’avait pas vu autant de monde dans les rues de la ville depuis mai 1968.

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Le tribunal correctionnel de Fort-de-France a condamné ce vendredi 24 janvier Rodrigue Petitot, leader du mouvement contre la vie chère ( RPPRAC ), à un an de prison avec sursis pour des « menaces et actes d’intimidation » envers le préfet de la Martinique ainsi qu’à 500 euros d’amende. La justice estime que les faits ne s’apparentaient pas à une action militante. Il était reproché à Rodrigue Petitot de s’être introduit sans autorisation avec trois autres militants dans la résidence préfectorale le 11 novembre et de s’en être pris verbalement au représentant de l’État, Jean-Christophe Bouvier (voir article ici ). Trois autres militants présents lors des « actes d’intimidations » seront jugés le 31 mars. Les deux jours d’audience marathon, mardi et mercredi, ont été suivis par de nombreux manifestants qui s’étaient massés devant les grilles du tribunal, en soutien à Rodrigue Petitot surnommé le « R ».

ÉDIT: Libération ce vendredi 24 janvier de Rogrigue Petitot, le leader du mouvement contre la vie chère, il écope finalement d’un an avec sursis, d’un aménagement de peine avec le port d’un bracelet électronique et 1 000 euros d’amende. Il reste déterminé dans son combat. « On va faire en sorte que tous ceux qui ont fait des annonces, que ce soit suivi d’actions, que la grande distribution se mette à genoux. Elle va plier. Elle va respecter le peuple martiniquais ».

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En 2018, des membres de Handi-Social organisent des blocages à la gare Matabiau, à Toulouse (où il est impossible pour les personnes handicapées d’avoir accès seules aux trains) et à l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Ils envahissent les voies et les pistes, perturbant la circulation des trains et des avions. Ces actions donnent lieu à un procès. Lors de ce dernier, auquel les condamnés ne peuvent entièrement assister, faute d’accessibilité, 16 militant·es sont condamné·es en première instance à des peines de prison de deux à six mois avec sursis.

Après réévaluation par la cour d’appel, ces peines sont transformées en amendes pouvant aller jusqu’à 2000 € doublées de sursis. Handi-Social saisit alors la Cour de cassation, dénonçant une atteinte à la liberté d’expression à travers ces condamnations. Le verdict est tombé ce jeudi 8 janvier : la demande est rejetée.

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Ils étaient jugés pour ne pas s’être présentés à une commission d’enquête parlementaire relative aux affrontements survenus à Sainte-Soline en 2023. Des affrontements avaient éclaté le 25 mars lors d’une manifestation près de cette réserve d’eau en construction, quadrillée par 3 000 gendarmes. Ces affrontements avaient fait de nombreux blessés, dont deux manifestants restés plusieurs jours dans le coma (voir notre article). Identifiés comme principaux porte-parole du mouvement, les deux prévenus avaient été convoqués devant cette commission. Dans un courrier, ils avaient signifié leur refus de s’y présenter, souhaitant répondre uniquement par écrit.

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Lors de l’audience du jeudi 15 janvier devant la Cour d’appel française de Paris, Gino et ses avocats ont obtenu un succès important, l’extradition n’est pas à l’ordre du jour, du moins pour le moment. Le tribunal français a constaté qu’en Hongrie il y a des manquements systématiques au droit à un procès. Le tribunal a demandé aux autorités hongroises des informations complémentaires sur les conditions de détention. La justice française exige des garanties pour qu’un éventuel procès porte sur des faits et non sur l’orientation politique de l’inculpé. Les autorités hongroises ont quinze jours pour transmettre les informations demandées. Une nouvelle audience est prévue pour le 12 février, à 14 heures, Gino reste jusqu’à cette date en détention provisoire.

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