Selon des enquêtes, les services de renseignement israéliens auraient infiltré pendant plusieurs mois le réseau de vidéosurveillance routière de Téhéran afin de cartographier les déplacements des plus hauts responsables du régime iranien, dont le guide suprême Ali Khamenei. Cette surveillance aurait permis de connaître en détail ses itinéraires, heures d’arrivée, composition des cortèges et fréquences des réunions, ouvrant la voie à l’opération qui a tué le dirigeant. L’infiltration ne se serait pas faite par satellites, mais directement via les caméras de circulation de la ville, avec interception et transfert des vidéos vers des serveurs contrôlés depuis Israël. Les informations révèlent notamment qu’une caméra près de la rue Pasteur, proche du complexe du guide suprême, aurait été cruciale pour observer les allées et venues des gardes, chauffeurs et visiteurs, fournissant des données précises aux services israéliens.

Des documents obtenus via la loi israélienne sur la liberté de l’information révèlent que plus de 50 000 soldats servant dans l’armée israélienne possèdent une autre nationalité, soit près de 8 % des effectifs (actifs et réservistes). Parmi eux figurent 6 127 Français, plaçant la France au deuxième rang après les États-Unis (plus de 12 000), devant la Russie, l’Ukraine, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Des ressortissants belges sont également concernés, plus de 400 selon les derniers décomptes, et pourraient faire l’objet de procédures judiciaires en Belgique. Selon des experts en droit international, la double nationalité n’offre aucune immunité en cas d’accusations de crimes de guerre. Plusieurs actions judiciaires seraient en cours en France, en Belgique ou encore en Afrique du Sud.

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Une enquête d’Al Jazeera révèle que l’armée israélienne aurait utilisé à Gaza des munitions thermiques et thermobariques, fournies notamment par les États-Unis, capables d’atteindre plus de 3 500 °C et de ne laisser aucune trace humaine. Selon la Défense civile de Gaza, 2 842 Palestiniens sont ainsi considérés comme « évaporés » depuis octobre 2023, leurs corps n’ayant laissé que des projections de sang ou de minuscules fragments. Des experts expliquent que la combinaison de chaleur extrême, de pression et d’oxydation vaporise instantanément les tissus humains. L’enquête identifie plusieurs bombes états-uniennes utilisées lors de frappes sur des zones civiles, y compris des écoles et des camps de déplacés.

Ces dix dernières années, un marché mondial de logiciels espions « clés en main » (comme Pegasus ou Predator) s’est développé, facilitant la surveillance massive par les États, sans nécessiter de compétences techniques avancées. Militants, journalistes et acteurs de la solidarité figurent parmi les cibles de plus en plus nombreuses. Ce phénomène s’explique notamment par le rôle central d’entreprises israéliennes dans l’essor de cette industrie, qui influence les pratiques de surveillance en France. Technopolice Bruxelles et La Quadrature du Net proposent une conférence suivie d’un échange le 28 janvier dès 19H à la Flèche d’Or à Paris (102 Bis Rue de Bagnolet, 75020, Paris). Celle-ci aura pour ambition d’analyser ces menaces, comprendre leurs origines et renforcer les moyens de défense face à la surveillance numérique et à la répression.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a annoncé un investissement de 110 milliards de dollars sur dix ans afin de bâtir une industrie d’armement israélienne indépendante visant à réduire la forte dépendance de l’État sioniste aux livraisons étrangères, notamment états-uniennes et européennes. Cette décision fait suite aux vulnérabilités logistiques révélées durant l’opération génocidaire à Gaza, Israël restant aujourd’hui dépendant à environ 90 % des armements fournis par les États-Unis. Ainsi, le budget de la défense atteindra 16 % des dépenses publiques en 2026.

Attirant l’attention sur une affaire « sans précédent et extrêmement grave », le Conseil français du culte musulman (CFCM) a demandé une enquête « approfondie et transparente » sur un sondage auprès des musulmans français qui aurait été mené pour le compte du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). L’organisation a réagi après que le consultant français pro-israélien Didier Meir Long a affirmé dans une vidéo (voir photo) avoir enquêté et travaillé depuis début 2023 « sur une stratégie pour le CRIF et diverses organisations juives en France » concernant les musulmans en France. Aux côtés de Dov Maimon, chercheur principal au sein du think tank israélien Jewish People Policy Institute (JPPI), qui conseille le gouvernement israélien sur sa stratégie à l’égard de l’islam et de la sécurité des communautés juives en Europe, Long a déclaré avoir recueilli des informations auprès de diverses personnalités françaises des services de sécurité et de renseignement. Il a ajouté que les informations recueillies avaient ensuite été transmises sous forme de rapport aux services de renseignement israéliens.

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Il y a 12 ans, Mahmoud Saïd Abu Foul avait perdu une jambe lors d’un bombardement israélien sur le camp de Jabalia. Avec plus de 200 soignants et déplacés réfugiés dans l’hôpital Kamal Adwan de Gaza, il avait été arrêté le 27 décembre 2024. Il a été libéré dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu. Durant les dix mois de détention dans la prison israélienne de Sde Teiman, comme des centaines d’autres prisonniers qu’il a croisés, il a subi de sévères tortures. En particulier, il a perdu la vue, après qu’un soldat israélien l’a frappé violemment à la tête avec une chaise métallique, un mois et demi après son arrestation. « J’ai senti un éclair blanc avant que tout ne devienne noir. Depuis, je n’ai plus revu la lumière », raconte-t-il. Il explique que ses paupières se sont ensuite collées entre elles, laissant couler du sang et des larmes, et dégageant une odeur nauséabonde. Laissé sans traitement adéquat, il a perdu la vue et souffre de douleurs constantes aux yeux et à la tête. Mahmoud est installé avec sa famille déplacée dans une tente à Az-Zawaida, après la destruction de leur maison à Beit Lahia.

Le nombre de prisonniers palestiniens morts en détention israélienne depuis le début du génocide à Gaza a atteint 80, dont au moins 47 originaires de Gaza, suite au décès de Kamel al-Ajrami, un Gazaoui de 69 ans père de six enfants, ce lundi. Le nombre de prisonniers politiques palestiniens décédés en prison depuis 1967 s’élève à 317. En outre, des dizaines de Palestiniens auraient été exécutés sur le terrain immédiatement après leur arrestation. Israël continue de retenir, à titre de mesure punitive contre les familles, les corps de 88 prisonniers, dont 77 depuis octobre 2023, tandis que des dizaines de détenus de Gaza sont toujours victimes de disparition forcée. Le mouvement des prisonniers n’avait jamais connu une période aussi sanglante de son histoire. Il s’agit du résultat des meurtres systématiques perpétrés par le système pénitentiaire contre les prisonniers palestiniens, alors que le ministre extrémiste de la Sécurité nationale israélienne, Ben-Gvir, continue d’appeler à l’adoption d’une loi autorisant l’exécution de prisonniers.

La Ville de Gand utilise des technologies de surveillance de trois entreprises israéliennes, malgré sa propre politique de boycott à l’encontre des fournisseurs impliqués dans l’occupation des territoires palestiniens Les technologies de Cellebrite, BriefCam et Radwin sont ainsi utilisées par la police gantoise, le service de l’environnement et le service mobilité. Bien que le boycott soit entré en vigueur le 28 mars 2024, le conseil communal a, le même jour, approuvé le renouvellement d’une licence avec Cellebrite. Les contrats avec BriefCam et Radwin ont également été reconduits en janvier 2025.

L’utilisation de Cellebrite s’effectue dans le cadre d’un contrat avec la zone de police d’Anvers et les contrats avec BriefCam et Radwin s’inscrivent dans un accord-cadre avec une entreprise belge. Gand aurait déjà dépensé plus de 1,18 million d’euros pour les trois entreprises depuis le début des contrats. Il a été révélé précédemment que la ville d’Anvers avait également acheté des technologies auprès de fournisseurs israéliens. Depuis 2021, plus de 2 millions d’euros ont été investis dans des équipements de surveillance similaires.

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La police israélienne a réprimé hier jeudi, sur la place des Prisonniers à Haïfa,  une manifestation contre la famine dans la bande de Gaza. La police israélienne a agressé les manifestants, en a arrêté 24 et a déployé des forces renforcées autour du lieu de la manifestation. Les participants à la manifestation, intitulée « Gaza meurt de faim », ont dénoncé la guerre d’extermination à Gaza et la politique de famine, le bilan des victimes de la famine s’élevant à 114 morts. Les manifestants, à Haïfa mais aussi dans plusieurs autres villes,  ont brandi des banderoles exigeant la fin de l’agression, l’entrée de l’aide humanitaire et la fin de la politique de meurtres et de massacres.