Des Gilets jaunes ont été arrêtés par la police dimanche 21 juillet, jour de fête national, dans le Parc royal. Aucun d’entre eux n’avait de gilet jaune et aucun geste n’avait été posé. Les arrestations ont été faites par la police fédérale en présence de policiers des renseignements généraux. Les gilets jaunes ont été maintenus dans le Vauxhall du parc jusqu’à la fin du défilé.

Le kiosque du Vauxhall

Le kiosque du Vauxhall

Pour le septième week-end, des manifestants ont défilé en masse dimanche dans les rues de Hong Kong. Des policiers anti-émeutes ont tiré des balles en caoutchouc et du gaz lacrymogène contre des contestataires qui jetaient des œufs et inscrivaient des graffitis sur la façade du Bureau de liaison du gouvernement chinois. La riposte de Pékin et des forces qui lui sont liées se manifeste par des pressions accrues sur les dirigeants de Hong Kong et par des contre-manifestations mobilisant les ruraux des régions frontalières, bien moins nombreuses que celles de la contestation.

Mais ce dimanche a vu une escalade : des groupes de dizaines d’hommes en t-shirts blancs, masqués et armés de bâtons ou de tiges métalliques, ont agressé à Yuen Long, dans le nord de Hong Kong, des manifestants anti-gouvernementaux qui rentraient chez eux. 45 personnes ont été blessées, une est dans un état critique et cinq autres sont dans un état grave. La police a mis plus d’une heure pour arriver sur les lieux, malgré les appels à l’aide répétés. Et elle n’a procédé à aucune arrestation, alors que les agresseurs sont restés dans le quartiers jusqu’aux petites heures du matin, avant de quitter les lieux à bord de véhicules arborant des plaques d’immatriculation chinoises. Tout désigne dans ces agressions l’intervention tarifée des triades, bandes criminelles présentes à la fois à Hong Kong et sur le continent.

Une des agressions de dimanche

Une des agressions de dimanche

Des centaines de gilets jaunes ont défilé, samedi 20 juillet Montpellier. Sous une grande banderole « Ça va péter », les manifestants criaient « Où est Steve ? », ce jeune probablement tombé dans la Loire à Nantes le 21 juin suite à une charge policière et toujours porté disparu. Dans plusieurs endroits du centre-ville, la question « Où est Steve? » a été écrite sur les murs ou les marches d’escaliers. Une interpellation a eu lieu, après des jets de projectiles, d’abord dans le quartier de la préfecture, puis à Antigone où le cortège s’était déplacé. Les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Trois policiers ont été signalés blessés et il y a eu de feux de poubelles, des conteneurs renversés, des vitrines de magasins et vitres d’abri de tramway brisées.

Charge policière samedi à Montpellier

Charge policière samedi à Montpellier

Une série d’affrontements ont eu lieu vendredi soir à Santiago, dans l’axe Alameda-Providencia, après une manifestation sur la Plaza Baquedano consécutive à la mort d’un membre de la communauté mapuche à Tirúa. Les carabiniers ont voulu disperser la manifestation mais se sont heurté à une forte résistance et se sont fait caillasser. Les canons à eau ont dû intervenir. Des manifestants masqués ont arrêtés un autobus, fait descendre tout le monde avant de lancer à l’intérieur un cocktail Molotov. Mais les carabiniers ont dégagés l’autobus et arrêté le début d’incendie. Des barricades ont été érigées et de nombreuses vitrines ont été brisées.

vitrine brisée vendredi soir à Santiago

vitrine brisée vendredi soir à Santiago

97 palestiniens, dont 2 journalistes et 2 urgentistes, ont été blessés par l’armée israélienne, dans l’est de la Bande de Gaza, lors d’un rassemblement de la marche du Retour. Parmi eux, 49 ont été blessés à balles réelles, tirées par les forces israéliennes. C’était la 66e journée de mobilisation ce vendredi et à cette occasion, de nombreux drapeaux israéliens ont été brûlés par les manifestants.

SDrapeaux israéliens brûlés à Gaza

SDrapeaux israéliens brûlés à Gaza

Du 24 au 26 août 2019, le G7 se réunira à Biarritz, au Pays Basque Nord. En prévision de la répression contre le opposants, l’organisation  » Réseau d’Action Juridique Collective » lance une collecte de soutien qui rémunèrera la vingtaine d’avocats qui vont assurer la défense des personnes interpellées lors du G7.

Macron a en effet annoncé la mise en place d’un dispositif de sécurité hors du commun. L’accès à certains quartiers seront interdits ou limités et 15 000 policiers et gendarmes seront déployés sur 100 kilomètres autour de Biarritz à partir du 15 août. Les accès à la région seront donc étroitement surveillés, des contrôles seront effectués sur tous les axes et dans toutes les gares, tandis que les contrôles à la frontière seront temporairement rétablis et des checkpoints militaires placés sur certains axes reliant l’Espagne à la France. Enfin, un certains nombre d’arrêtés seront pris pour interdire les manifestations au pourtour de Biarritz.

Plus d’infos et participation ici

Constitution d’une Défense Collective pour le G7 de Biarritz

Constitution d'une Défense Collective pour le G7 de Biarritz

Des milliers de personnes ont manifesté lundi à Porto Rico pour appeler à la démission du gouverneur du territoire occupé par les USA à la suite de la publication de ses commentaires misogynes et homophobes sur un groupe Telegram. Ce gouverneur était déjà impopulaire et accusé de corruption. À la tombée de la nuit, la police a dispersé les manifestants à l’aide de gaz lacrymogène alors que la capitale, San Juan, était le théâtre d’affrontements graves, faisant 14 blessés, trois détenus et d’importants dommages matériels. Un incendie a été signalé à La Fortaleza, la maison du gouverneur.

La manifestation de lundi à San Juan

La manifestation de lundi à San Juan

Samedi 13 juillet, une manifestation écologique se tenait à Montréal. Arrivé devant le bureau montréalais du premier ministre, les manifestant·e·s se sont immobilisé·e·s sur la rue. Les policiers ont alors sommé les manifestant·e·s de retourner sur les trottoirs avant d’arrêter 26 personnes restées sur la rue. Elles ont été arrêtée pour « entrave au travail des policiers », puis libérées sur promesse de comparaître à la cour.

Arrestation lors d’une manifestation pour le climat à Montréal

Arrestation lors d'une manifestation pour le climat à Montréal

A l’occasion du 14 juillet, plus d’une centaine de personnes se sont réunies devant la résidence de l’ambassadeur français pour exiger la libération immédiate de Georges Abdallah. L’armée et la police libanaises étaient nombreuses et agressives pour tenter d’empêcher la mobilisation. Mais pendant plus d’une heure, les militants ont scandé sans cessé des slogans pour la libération du communiste libanais, en soutien à la libération de la Palestine et contre l’impérialisme français. Un message audio de Georges Abdallah a été diffusé à la fin du rassemblement. Le communiste Anoir Yassine, ancien prisonnier de l’occupant sioniste pendant 17 ans et libéré suite à un échange de prisonnier, a fait une déclaration de soutien.

Manifestants ce dimanche à Beyrouth

Manifestants ce dimanche à Beyrouth

Des étudiants et des travailleurs de la Plate-forme pour la défense de l’éducation et de la santé ont occupé vendredi matin le grand boulevard des forces armées, près de l’Université pédagogique nationale Francisco Morazán (UPNFM), dans la capitale du Honduras, Tegucigalpa. Les forces de l’ordre sont intervenues pour dégager le boulevard et des affrontements violents ont éclatés. Les policiers se sont fait caillasser et ils ont tirés des bombes lacrymogènes pour disperser les manifestants. Les manifestations au Guatemala durent depuis plus d’un mois s’opposer à la loi sur la privatisation de la santé et de l’éducation (voir cet article et cet article).

Obstacles posés sur le boulevard des forces armées

Obstacles posés sur le boulevard des forces armées