Une manifestation de soutien à Paulino Levipan Coyán, Daniel Levinao Montoya, Rodrigo Montoya Melinao et leur porte-parole Eric Montoya Montoya, quatre prisonniers politiques de la Communauté Wente Winkul Mapu du Lof Chekenco aura lieu vendredi 19, à 17h, face à l’ambassade du Chili (Rue des Aduatiques, 106 à 1040 Bruxelles). Ces prisonniers en seront vendredi 19 octobre au 55e jour de leur grève de la faim, dans la prison d’Angol. Ils ont été rejoint dans leur lutte par d’autres prisonniers Mapuches détenus dans la prison de Temuko.

Belgique: Manifestation vendredi en soutien aux prisonniers Mapuches

Le 11 septembre 1973, le coup d’ état mené par l’armée écrasait sous les bombes les aspirations populaires d’une société plus juste et solidaire. Une soirée de commémoration aura lieu ce samedi 8 septembre à partir de 19h à la Maison de l’Amérique Latine. Rafael Pichun, et José Llanquileo, dirigeants du peuple mapuche seront présents pour témoigner de la résistance des chiliens et mapuches au modèle néo-libéral.

Bruxelles/Chili: Commémoration du 11 septembre 1973

Vendredi 6 juillet, les Mapuches ont occupés la ferme El Natre pour exiger le départ des latifundistes et la restitution des terres usurpées à la Communauté Wenteche. Ils ont été expulsés par les forces spéciales GOPE qui sont intervenues avec des véhicules blindés et des hélicoptères pour trouver les responsables de l’action. Un membre de la Coordinadora Arauco Malleco, Ernesto Chachallao, recherché depuis 2009 pour son implication présumée dans l’incendie d’une ferme en 2006, a été arrêté ainsi que deux autres comuneros.

Chili: Arrestations de trois Mapuches

Pendant ces années la Communauté Mapuche de Temucuicui a souffert d’intenses et gigantesques opérations de la police militarisée du Chili, de perquisitions, du harcèlement et interrogatoires d’enfants dans les écoles, de la détention arbitraire d’étudiants secondaires, toutes ces actions faisant partie intégrante d’une stratégie de l’État Chilien afin de démoraliser la Communauté et leurs dirigeants.

C’est ce lundi 26 mars 2012 que va commencer de la préparation de la procédure orale contre sept membres de la Communauté de Temucuicui et trois membres de la Communauté de Malleco, dont deux mineurs d’âge. Dans cette affaire, les dix Mapuches sont accusés de crimes à caractère terroriste, de vol avec violence, d’incendie terroriste, de complot terroriste et d’association de malfaiteurs à caractère terroriste, en vertu d’une loi anti-terroriste promulguée sous Pinochet.

Le principal témoin à charge est un ‘témoin protégé’ (Raúl Arturo Castro Antipán) qui affirme avoir participé, le 10 octobre 2009, avec les accusées aux faits reprochés (incendie, vol…). Or, les Mapuches le dénoncent car il reçoit une rétribution financière de la part du procureur et il a déjà été témoin dans une vingtaine des procès contre leur communauté.

Luis Marileo

Jorge Mariman

Inculpés Mapuches

Luis Marileo
Jorge Mariman
Inculpés Mapuches

Ce samedi à l’aube, l’important contingent de carabiniers (police militarisée) en poste permanent dans les territoires mapuche de la zone d’ Ercilla, a pris d’assault une nouvelle fois la communauté Cacique José Guiñón dans le secteur de Pidima, avec un blindé lourd suivi d’au moins 6 camionnettes. En arrivant à la maison du peñi Luis Marileo, jeune accusé par la justice chilienne, les effectifs policiers ont procédé à quelques tirs en direction de la maison. L’électricité fut coupée quelques intants avant l’attaque, coupure provoquée par les “travaux” qu’était en train de réaliser le témoin protégé qui vit au milieu de la communauté, dans une maison qui sert de base à la police militarisée.

Chili: Attaque d’une communauté Mapuche

Jeudi, de violents affrontements ont opposé des manifestants mapuches et les forces de l’ordre au sud de Santiago, dans la région d’Auracania. Un vaste groupe d’autochtones était parvenu à bloquer totalement une autoroute afin d’exprimer son opposition au projet de construction d’un aéroport sur ses terres ancestrales. La police a tiré des gaz lacrymogènes et à utiliser des canons à eau pour disperser les manifestants qui ont répliqué par des jets de pierres. Vendredi, plusieurs Mapuches ont capturé deux camions transportant du matériel de construction sur cette même autoroute et y ont mis le feu.

Après 87 jours de grève de la faim, les quatre dirigeants mapuches viennent de cesser leur action. Ils avaient entamé celle-ci pour dénoncer la loi antiterroriste héritée de la dictature de Pinochet en vertu de laquelle ils avaient été condamnés à des peines allant de 20 à 25 ans d’emprisonnement sur base du témoignage d’un ‘témoin sans visage’. En début de semaine, la Cour Suprême du Chili avait prononcé une réduction de peine pour les quatre prisonniers suite au recours en nullité introduit par la défense, celui-ci n’ayant donc pas été examiné. La décision des quatre Mapuches de mettre un terme à leur grève de la faim intervient suite à la création d’une Commission pour la Défense du droit du peuple Mapuche et en raison d’une alimentation forcée des grévistes. La commission a d’ores et déjà annoncé que son objectif principal serait une réforme de la loi antiterroriste.

Depuis le début du mois de mai, les quatre Mapuches condamnés récemment dans ce que l’on connait comme le jugement de Cañete à des peines de 20 à 25 ans de prison, étaient en attente d’une décision de la Cour Suprême du Chili. Jugés en vertu de la loi antiterroriste issue de la dictature de Pinochet, ils ont introduit un recours en nullité, exigeant que la Cour reconnaisse les irrégularités du procès et les vices de procédure liés à l’utilisation de la loi antiterroriste (recours aux faux témoins, sans visage,…). Celle-ci s’est refusée à examiner cette demande dans les termes proposés par la défense et a prononcé une réduction de peine, équivalent à un nouveau jugement pour les quatre prisonniers mapuches (condamnation de 8 à 14 ans de prison). Face à cette nouvelle manoeuvre judiciaire, tous quatre poursuivent leur grève de la faim entamée il y a 83 jours.