Laureano Ortega, un prisonnier des GRAPO originaire de Portugalete (Pays basque), âgé de 50 ans et détenus depuis 18 ans consécutifs mais totalisant 21 années de prison, a subi aujourd’hui un infarctus de myocarde dans la prison de Puerto Santa María I (Cádiz). Il a été transporté d’urgence, dans un état grave mais stable, à l’hôpital de Cadix. La famille ne dispose d’aucune autre information.
Le fait de ce que Laureano soit détenu à 1.100 kilomètres de chez lui complique terriblement sa situation et celle de sa famille.

Laureano, un humain le 7 février 1960, a déjà été arrêté durant différentes occasions pendant les années 80. Passé à la clandestinité et il a été arrêté en décembre 1992, brutalement torturé et emprisonné, toujours dans un régime de dispersion et d’isolement.
La famille doit voyager deux jours pour une visite de 40 minutes derrière un e vitre, et doit subir des fouilles humiliantes.

Laureano Ortega Ortega

Laureano Ortega Ortega

Militant du PCE(r), Javi Garcia Victoria a été arrêté à Madrid le 26 novembre 2002, dans le cadre d’une opération policières dans laquelle 25 personnes, militants du PCE(r) ou du Secours Rouge International en Espagne ont été arrêtés. Javi a été condamné à 6 ans de prison.

Le 29 septembre 2005, il se confronte aux gardiens qui veulent le forcer à partager une cellule. À la fin de 2005 il est mis en liberté conditionnelle mais, le 13 août 2007, il est ré-arrêté en pleine rue, à Madrid. En février 2009, il est condamnée à six mois de prison supplémentaires pour la bagarre avec les gardiens de prison de 2005. Après avoir été détenu dans de nombreuses prisons espagnoles, Javi sera libérée mardi prochain, 14 septembre de 2010.

Francisco Javier García Victoria

Francisco Javier García Victoria

Dimanche 21 mars, Juan Carlos Matas Arroyo, un communiste madrilène de 44 ans, militant du Parti Communiste d’Espagne (reconstitué), a été libéré après avoir passé six années de prison pour ‘appartenance à bande armée’. Juan Carlos Matas Arroyo avait été arrêté le 26 novembre 2002 et avait purgé 4 années de prison. Il avait bénéficié d’une libération conditionnelle en 2006 mais avait été ré-arrêté pour appartenance au PCE(r) en août 2007.

Juan Carlos Matas Arroyo

Juan Carlos Matas Arroyo

Ce vendredi s’est achevé le cycle d’activités organisées par notre Secours Rouge autour de la question des prisonniers antifascistes en Espagne. Ces activités ont été précédées de la publication d’un nouveau numéro des Cahiers du Secours Rouge consacré à cette question. La projection du film ‘Mourir à Madrid’ a rassemblé trente-cinq personne et a été suivie d’un long débat. Une gerbe a été déposée au monument des volontaires belges des Brigades Internationales (première photo). Une conférence de la camarade du Secours Rouge d’Espagne (seconde photo) a clôturé ce cycle d’activité.

Jaquette du cahier 6

Sur le monument pour les brigadistes

Conférence sur les prisonniers politiques espagnols

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Sommaire

-1. Présentation du dossier
-2. Bilan chiffré de la répression
-3. Sur le collectif des prisonniers révolutionnaires et ses luttes
-4. Un aperçu de la politique des peines en Espagne
-5. Sur la répression contre le Secours Rouge en Espagne
-6. Histoire du PCE(r) et des GRAPO
-7. Sur Manuel Perez Martinez, le «camarade Arenas», secrétaire général du PCE(r)
-8. Adresse des prisonniers révolutionnaires en Espagne

Lire le contenu du Cahier 6 – format pdf

A l’occasion de la visite à Bruxelles de la déléguée du Secours Rouge d’Espagne, la camarade Betta, qui a passé 14 années dans les prisons espagnoles comme militante du PCE(r),

Le Secours Rouge vous invite:

Le jeudi 28 janvier à partir de 19h, à une soirée ‘mémoire’ consacrée à la guerre civile espagnole dans la salle de cinéma du Pianofabriek, avec projection à 19h30 du film ‘Mourir à Madrid’ de Frédéric Rossif (1963) retraçant l’histoire de la guerre d’Espagne. La projection sera suivie d’une discussion et du verre de l’amitié. Un stand de livres sur la guerre d’Espagne sera tenu par la librairie Aden.

Le vendredi 29 janvier à 11h, au cimetière de Saint-Gilles, au dépôt d’une gerbe de fleur au monument des antifascistes belges morts en Espagne dans les rangs des Brigades Internationales. Rendez-vous pour le départ de Saint-Gilles brasserie Verschueren (parvis St-Gilles) à 10h. Rendez-vous sur place, à Uccle, au café Le Silence, face à l’entrée du cimetière, 70 rue du Silence (tram 51 direction ‘silence’, avant-dernier arrêt ‘crematorium’).

Le vendredi 29 janvier à 19h30, à une soirée d’information sur la situation actuelle des prisonniers politiques communistes et antifascistes détenus par l’Etat espagnol, et notamment sur la situation du secrétaire général du Parti Communiste d’Espagne (reconstitué): Manuel Perez Martinez alias ‘camarade Arenas’. Cette activité aura lieu dans la salle de réunion du Pianofabriek, et sera suivie d’une discussion sur les possibilités de faire converger en Belgique les solidarités avec les différents groupes de prisonniers antifascistes détenus par l’Etat espagnol (gauche nationaliste basque, anarchistes, etc.). Une brochure sur la situation des prisonniers communistes et antifascistes en Espagne sera publiée à cette occasion.

Toutes ces activités sont ‘entrée libre’. Le Pianofabriek se situe au 35 rue du Fort, métro Parvis de Saint-Gilles.

Drapeau espagnol

Drapeau espagnol

C’est avec retard que nous annonçons qu’Amadeu Casellas a arrêté fin octobre la grève de la faim qu’il menait depuis 100 jours. Il a pris cette décision suite à deux crises au cours desquelles il est pratiquement tombé dans le coma et après que le Juge ait signé l’autorisation de l’intuber et de l’alimenter de force. Il a subi différents examens pour vérifier le fonctionnement de son foie, de ses reins et d’autres organes vitaux. Il est dans un état de grande faiblesse et risque de garder des séquelles irréversibles. Il a fait une demande de grâce au Ministre de la Justice. De nouvelles actions de solidarité avec Amadeu Casellas avaient eu lieu ces derniers jours à Ségovie, Barcelone, Guadalajara et Saint-Jacques de Compostelle.

Rassemblement de solidarité avec Casellas

Rassemblement de solidarité avec Casellas

Vers 6h du matin, mardi 13 octobre, la ligne de train Coruña-Santiago-Vigo a été sabotée en deux endroits simultanément avec des barricades enflammées près de Santiago, retardant les trains en provenance de Coruña et de Vigo. Trois banques ont été incendiées la nuit du 13 octobre, à Valence. Mercredi 14 octobre, six engins incendiaires ont été placés sur le site de l’entreprise JCB, situé sur le polygone de Tambre. Toutes ces actions ont été réalisées en solidarité avec la grève de la faim du prisonnier anarchiste Amadeu Casellas.

Action de solidarité avec Casellas

Action de solidarité avec Casellas

L’action, qui remonte au lundi 5 octobre, s’est déroulée dans le Carmel, un quartier ouvrier de Barcelone composé de rues étroites, de nombreux escaliers et dont le tracé des rues est sans ordre apparent. Des bennes à ordure ont été incendiées et un coup de téléphone a prévenu la police anti-émeute (les ‘Mossos’) de l’incident. Une patrouille arrive sur place en moins de 5 minutes. Lorsque les policiers descendent de leur véhicule et s’approchent des bennes, ils sont criblés de pierres depuis la rue située au-dessus, à environ 2 mètres de haut. Les deux flics fuient comme des dératés dans les rues pour chercher un abri. Les vitres de leur voiture de patrouille sont bien sûr détruites entièrement. L’embuscade a été revendiquée comme action de solidarité avec l’anarchiste emprisonné Amadeu Casellas.

Amadeu Casellas, un prisonnier anarchiste, est en grève de la faim suite à son transfert dans le régime le plus dur (Fies1): isolement, censure du courrier, parloirs restreints etc… Le mouvement de solidarité est important: le 21 septembre, à San Boi del Llobregat (une ville proche de Barcelone), des banderoles en solidarité ont été accrochées dans cette ville proche de Barcelone; le 23 septembre une barricade enflammée sur les voies a paralysé un train à destination de Madrid à hauteur de Ourense; le 25 septembre, un câble d’acier a été lancé par-dessus la caténaire de la ligne Galice-Barcelone à hauteur de Ponferrada. L’action a été réalisée quelques minutes avant le passage du train, si bien que cela a provoqué un grand retard, avant que les techniciens ne changent les câbles de la zone touchée par le court-circuit; le 30 septembre, un engin incendiaire a été placé dans le Palais de Justice de Ourense. La photo ci-dessous est celle d’une ancienne mobilisation: Amadeu est détenu depuis 22 ans pour des braquages (sans effusion de sang) destinés à financer les luttes.