Âgé de 33 ans et militant du mouvement Palestine Action, Sean Middlebrough est actuellement en fuite après avoir bénéficié d’une libération conditionnelle de quatre jours le 23 octobre à l’occasion du mariage de son frère. Il était en détention provisoire en lien avec une action menée en août 2024 contre le site du principal fabricant d’armes israélien Elbit Systems à Filton, près de Bristol (voir notre article). Cela a notamment entraîné la destruction de drones largement utilisés par l’armée israélienne lors de son agression génocidaire à Gaza. Dans une déclaration publique, il a affirmé :

« Je ne suis pas en fuite. J’agis simplement avec bon sens, refusant d’être détenu comme un prisonnier de guerre d’Israël dans une prison britannique. […] Vingt-trois de mes coaccusés, héroïques et honorables, restent enfermés après notre enlèvement par la police antiterroriste. »

Alors que la grève de la faim entre dans sa deuxième semaine, un sixième prisonnier, Kamran Ahmed, se joint au mouvement. Détenu en détention provisoire depuis novembre 2024, Kamran fait partie des Filton 24 (voir notre article). Il se joint à ses camarades dans une grève de la faim illimitée, tandis que le gouvernement n’a toujours pas répondu aux revendications collectives des prisonniers.

Avant de se joindre à la grève de la faim, Kamran Ahmed a déclaré : « Le 10 novembre, je prévois d’entamer ma grève de la faim, incha’Allah, conformément aux revendications formulées, mais aussi en solidarité avec ceux qui vivent des conditions de détention provisoire plus difficiles que les miennes. J’espère que le gouvernement reviendra sur sa décision d’engager ce procès inéquitable et nous permettra d’expliquer nos raisons au jury, car je crois sincèrement qu’aucune personne raisonnable ne nous condamnera. »

Ali Dilmen, prisonnier révolutionnaire actuellement en grève de la faim illimitée et détenu dans la prison de haute sécurité de type F n°2 de Kandıra, a vu sa cellule prise d’assaut par les gardiens. Ces derniers ont saisi le sel, le sucre ainsi que l’oiseau que Dilmen nourrissait. L’association de solidarité avec les familles de prisonniers TAYAD a dénoncé cette attaque sur les réseaux sociaux, déclarant : « Retirez vos mains sales de nos enfants ! » Actuellement, plusieurs révolutionnaires emprisonnés en Turquie sont en grève de la faim pour dénoncer les prisons de type « puits », célèbres pour leurs conditions de détention particulièrement inhumaines (voir notre article).

Samedi 8 novembre, à la prison de Sanremo, le prisonnier anarchiste Luca Dolce a annoncé entamer une grève de la faim. Celle-ci est organisée en soutien à la grève de la faim collective et tournante organisée par différents prisonniers pro-palestiniens au Royaume-Uni (voir notre article). Actuellement, 6 personnes y participent dans plusieurs prisons britanniques et exigent que le Royaume-Uni rompe ses liens avec Elbit Systems, mette fin à l’interdiction de Palestine Action, garantisse la libération sous caution immédiate des 33 prisonniers britanniques pour leur engagement pro-palestinien et la fin de la censure en détention. Parallèlement, des actions se multplient dans le monde afin de les soutenir, comme à Toulouse (voir photo).

Pour lui écrire : Luca Dolce · c/o Centro di detenzione di Sanremo · Via Armea, 144 · 18038 Sanremo (IM)

Le 20 octobre dernier, dans la prison de haute sécurité de type F d’Adana, les partisans du TKP/ML et partisans Ünal Yiğit et Engin Bulut (à gauche sur la photo), qui partageaient la même cellule, ont été séparés sur ordre du ministère de la Justice. En apprenant qu’il ne serait pas replacé avec Bulut, Ünal Yiğit a protesté et a été violemment agressé par des gardiens d’une unité spéciale anti-émeute. Cette attaque s’ajoute aux nombreux cas de torture et d’isolement déjà dénoncés dans les prisons de type F, T et E d’Adana. Après l’agression, Yiğit, marqué de traces de coups, s’est vu refuser l’accès à l’infirmerie, l’administration tentant ainsi de dissimuler les faits. En réaction, d’autres prisonniers du TKP/ML, du DHKP-C et d’autres courants ont dénoncé la répression en scandant « La dignité humaine vaincra la torture ». Les différents détenus et les avocats d’Ünal Yiğit ont annoncé qu’ils porteraient plainte et suivraient l’affaire de près.

T. Hoxha est la cinquième détenue à rejoindre la grève de la faim illimitée qui a débuté le 2 novembre dans les prisons britanniques (voir notre article). Il y a quelques mois, elle avait déjà participé à une grève de la faim pour dénoncer la détérioration de ses conditions de détention (voir notre article). Aujourd’hui, elle rejoint quatre autres prisonniers dans d’autres prisons pour exiger que le Royaume-Uni rompe ses liens avec Elbit Systems, mette fin à l’interdiction de Palestine Action, garantisse la libération sous caution immédiate des 33 prisonniers britanniques pour leur engagement pro-palestinien et la fin de la censure en détention.

L’Association irlandaise de défense des prisonniers républicains (IRPWA) a récemment dénoncé des agressions commises contre des prisonniers républicains à la prison de Maghaberry, ainsi que la résistance qui en a découlé, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’établissement. Parmi les victimes, les détenus républicains Shea Reynolds et Gavin Coyle ont été violemment traînés hors de leur cellule et soumis à une fouille à nu le 23 octobre dernier. Par la suite, ils ont été placés en isolement. En réponse à ces mauvais traitements, plusieurs prisonniers républicains ont décidé de se mobiliser en refusant les ordres pour protester contre les abus continus et les conditions de détention à Maghaberry. En réaction à cette mobilisation, les autorités pénitentiaires ont déployé plus de 100 gardiens en tenue antiémeute.

Le nombre de détenus dans les prisons israéliennes est de 9 250 selon un décompte de plusieurs organisations palestiniennes en novembre 2025. La majorité d’entre eux sont des personnes placées en détention administrative ou toujours en état d’arrestation. Il est important de noter que ce chiffre n’inclut pas les personnes détenues dans les camps militaires relevant de l’armée israélienne. Le nombre de femmes détenues s’élève à 49, dont une originaire de Gaza. Le nombre de mineurs détenus a atteint 350, incarcérés dans les prisons d’Ofer et de Megiddo.

Récemment, l’état de santé de Zeinab Jalalian s’est considérablement dégradé. Son état de santé se détériorerait en raison du manque de nourriture, de médicaments et de soins médicaux adéquats en prison. Le 25 février, elle a été condamnée à mort pour « activités contre la sécurité nationale » et « combat contre Dieu (moharebe) ». Cependant, une cour d’appel a commué sa peine en emprisonnement à vie.

Sanjay Deepak Rao, âgé de 60 ans et détenu politique au bloc Manasa de la prison centrale de Cherlapally, a protesté contre son isolement cellulaire quotidien de 22 heures sur 24, sans possibilité de sortie. Il est incarcéré comme prisonnier maoïste depuis le 16 septembre 2023. Il a entamé une grève de la faim le 28 octobre, exigeant que non seulement lui, mais aussi les prisonniers des blocs Manasa et Manjeera à Cherlapally, soient autorisés à exercer leur droit légal de circuler librement dans leur bloc de l’aube au crépuscule. Au neuvième jour de sa grève de la faim, les autorités pénitentiaires ont indiqué que la cellule serait ouverte de 6H à 18H et que des livres lui seraient fournis. Il a donc décidé de suspendre sa grève de la faim. Le lendemain matin, le 6 novembre 2025, la requête déposée en son nom a été examinée par la Haute Cour du Telangana. Suite aux assurances données par les responsables de la prison et à la réponse de la Haute Cour le lendemain, Sanjay a déposé un recours légal pour obtenir satisfaction.