Ce samedi 26 octobre aura lieu la manifestation lilloise pour revendiquer la libération de Georges Abdallah.
Le rassemblement de départ est fixé place Charles de Gaulle à 14H30.

Le Secours rouge organise un co-voiturage à partir de Bruxelles.
Rendez-vous devant l’hôtel de ville de Saint-Gilles, place Van Meenen, samedi à 12H pour un départ à 12H30.

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Rassemblement à Lille

 

 

 

Hier samedi à Lannemezan, plus de 500 personnes ont manifesté devant les portes de la prison où est enfermé Georges Abdallah. Un record de mobilisation ! Le Collectif Palestine Vaincra, le Secours Rouge International (sections belge, italienne et suisse), les Revolutionäre Jugend Zürich et de nombreuses organisations françaises étaient présents. Vendredi, une soirée de soutien organisée par le Collectif Palestine Vaincra avait réuni 120 personnes à Toulouse. Georges Abdallah, communiste libanais et combattant pour la Palestine, entamera sa 36e année de prison dans quelques jours.

Manifestation pour la libération de Georges Abdallah à Lannemezan

Tamara Sol, une anarchiste chilienne, avait été condamnée en 2014 à 7 ans et 61 jours d’emprisonnement pour avoir tiré sur le vigile d’une banque. Elle a passé presque 6 ans derrière les barreaux dans différentes prisons du pays. Elle avait cherché à plusieurs reprises à obtenir une libération conditionnelle, ce qui lui avait été systématiquement refusé (voir notre article). Elle vient enfin de l’obtenir et a été libérée hier mercredi dans l’après-midi.

Tamara Sol

Mardi 15 octobre au soir, Jock Palfreeman a été libéré du centre de détention pour immigrants de Busmantsi à Sofia où il a passé près d’un mois après sa libération conditionnelle (voir notre article). Cette libération intervient suite à une récente décision judiciaire ordonnant expressément sa libération du centre. Jock Palfreeman  n’est cependant toujours pas libre de quitter la Bulgarie: les autorités ont confisqué son nouveau passeport australien et il doit se présenter à la police une fois par semaine jusqu’à la levée de l’interdiction de quitter le pays. Accusé du meurtre d’un néo-nazi, Jock Palfreeman a toujours affirmé qu’il avait agi en légitime défense ce que confirme une vidéo de l’affrontement prise par une caméra de sécurité et récemment publiée par son avocat, Kalin Angelov.

Jock Palfreeman à sa libération

Jock Palfreeman à sa libération

Lundi 14 octobre, le gouvernement équatorien a accepté, au cour de négociations avec le mouvement indigène, de retirer le décret supprimant les subventions aux carburants (faisant monter leur prix de 123%) qui avait déclenché une insurrection dans le pays (voir notre article). Peu après cette annonce, des milliers de personnes ont déferlé dans les rues de Quito pour célébrer cette victoire. Depuis le début du mouvement, le 3 octobre, on compterait sept mort·e·s, 1.340 blessé·e·s et 1.152 arrestations, selon le bureau du Défenseur du peuple, organisme public de défense des droits.

Insurrection à Quito, 12 octobre 2019

Insurrection à Quito, 12 octobre 2019

 

Entre 9 ans et 13 ans de prison pour sédition, malversation de fonds publics et désobéissance. Le verdict du procès des dirigeants indépendantistes catalans est tombé aujourd’hui à Madrid. Deux ans après la tenue du référendum d’autodétermination du 1er octobre 2017 et de la déclaration d’indépendance unilatérale qui a suivi, la Cour suprême a rendu ses conclusions. A l’unanimité, les sept magistrats ont rejeté le très contesté chef d’accusation de « rébellion », défendu par le parquet général de l’Etat, passible de vingt-cinq ans de prison. Ils lui ont préféré celui de sédition. Alors que la rébellion est définie pénalement comme « un soulèvement violent contre l’ordre constitutionnel », la sédition est « un soulèvement public et tumultueux pour empêcher par la force ou en dehors des voies légales l’application des lois ». Les peines n’en restent pas moins lourdes: le vice-président du gouvernement catalan, Oriol Junbqueras, de la Gauche républicaine catalane (ERC), écope de treize ans de prison et d’inéligibilité. « Il n’y a pas d’autre option que de construire un nouvel Etat pour fuir celui-ci qui pourchasse des démocrates », a réagi M. Junqueras dans une lettre écrite aux militants depuis sa cellule.

Cinq ministres conseillers catalans ont été condamnés à des peines allant entre dix et douze ans de prison et d’inéligibilité. L’ancienne présidente du Parlement catalan, Carme Forcadell, écope d’une peine de onze ans et demi. Quant aux présidents des deux puissantes associations indépendantistes ANC et Omnium Cultural, Jordi Cuixart et Jordi Sanchez, leur peine s’élève à neuf ans de prison. Trois autres ministres-conseillers catalans, ayant joué un rôle secondaire dans les faits reprochés, sont condamnés à de simples amendes. Puisque neuf des condamnés ont déjà passé près de deux ans en prison préventive, certains devraient pouvoir bénéficier de permis de sortie dès les prochains mois, grâce au système espagnol d’aménagement de peines, qui permet des remises en liberté surveillée une fois purgé un quart de la durée de la peine.

Dès l’annonce de la sentence, des milliers de personnes sont descendues dans la rue avant de rejoindre, à l’appel d’une plateforme baptisée « Tsunami démocratique », l’aéroport pour le bloquer. La police anti-émeutes a chargé à plusieurs reprises des centaines de militants tentant de pénétrer dans le terminal et jetant pierres et poubelles. Selon les services d’urgence, au moins 53 personnes blessées ont reçu une assistance médicale à l’aéroport. 108 vols ont été annulés. Un peu partout en Catalogne, dont le gouvernement régional est toujours contrôlé par les indépendantistes, des militants ont coupé des routes et des voies de chemin de fer.

Affrontements à l'aéroport de Barcelone

Le mouvement insurrectionnel continue en Équateur (voir notre article). Après une semaine de mobilisation, on comptait en date du jeudi 10 octobre : 5 morts, entre 554 et 2000 blessé·e·s (selon les sources) ainsi que 929 arrestations. Le gouvernement affirme, quant à lui, qu’il a eu 133 blessés parmi les policiers. Par ailleurs le même jour, les militant·e·s ont capturé et retenu 10 policiers qui ont été présentés sur une estrade lors d’un rassemblement des manifestants dans le nord de la capitale. Ils ont finalement été libérés dans la nuit. Enfin, la Conaie, principale organisation du mouvement a mis fin aux contacts noués avec la gouvernement, sous la médiation de l’ONU et de l’Église catholique, et appelé à « radicaliser » les actions de protestation.

manifestation et état d'exception en Equateur

manifestation et état d’exception en Equateur

Lundi 7 octobre, la cour suprême de cassation de Bulgarie a suspendu l’audience qui doit décider de la révocation ou non de la libération conditionnelle de Jock Palfreeman. Les trois juges ont maximum deux mois pour rendre leur jugement. Il y a deux semaines, la libération conditionnelle en appel a été accordée à Palfreeman. Le procureur général a cependant adressé au tribunal une requête extraordinaire et illégale demandant l’annulation de sa libération (voir notre article). Jock Palfreeman, qui est de nationalité australienne, reste donc détenu dans un centre de détention pour immigré·e·s près de Sofia, dans l’attente du jugement. Il est possible de soutenir Jock en participant à un crowdfunding.

Free Jock

Mardi 8 octobre, le tribunal a décidé la libération de Daniel Ruiz. Il était en détention provisoire depuis septembre 2018 pour avoir participé à des manifestations contre la réforme des retraites de Macri en 2017 et s’était vu refuser tous les appels par les tribunaux et ce sans même qu’une date ne soit fixée pour le procès. Une campagne internationale a été menée en faveur de sa libération et avec notamment une journée de mobilisation le 12 septembre (voir notre article). Depuis, Daniel Ruiz a obtenu une date pour son procès qui aura lieu le 18 octobre et hier, il a été libéré. Il reste cependant poursuivi pour sa participation à la manifestation du 17 décembre 2017 et la campagne de soutien continue. Cette campagne peut notamment être soutenue financièrement sur le compte BE83 6528 5492 2215.

Plus d’infos ici.

Daniel Ruiz

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Si ce site est celui des sections francophones du SRI, des groupes participent et soutiennent les campagnes du SRI à travers toute l’Europe. Vous pouvez retrouver la liste de ces groupes sur la page Participants du site du SRI.

En contactant la section la plus proche de chez vous, vous pourrez recevoir du matériel, participer aux événements de votre région, rencontrer des militant·e·s, etc.

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Graphiste, webdesigner, webdeveloper, vidéaste, caméraman, infirmier·e, informaticien·ne, comédien·ne, possédant un permis de conduire et/ou d’un véhicule, musicien·ne, organisateur/organisatrice de concerts, et bien d’autres : ces capacités peuvent aider le Secours Rouge. Si votre talent n’est pas dans la liste il peut certainement nous donner un coup de pouce également !

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