Mardi 17 septembre, le centre des médias et de la communication du HPG (Forces de défense du peuple) a publié une vidéo de l’attaque par leurs forces d’une caserne de l’armée turque. Cette attaque s’est déroulée le 27 juillet près du village de Hedit, dans le district de Silopi (dans la province de Şırnak) dans la région d’Anatolie du sud-est. Au cours de celle-ci 3 soldats ont été tués et un autre blessé. Un véhicule blindé de type cobra a également été détruit.

La vidéo de l’opération ici.

Plus d’infos ici.

Attaque du HPG contre une caserne turque

Attaque du HPG contre une caserne turque

Le jeudi 15 août (date commémorant la première attaque du PKK en 1984), les forces du HPG ont mené une série d’actions contre l’armée turque dans les districts de Iouksekova et Cukurca à Hakkari. À Iouksekova, les guérilleros sont entrés dans quatre positions militaires turques, faisant sept victimes. À Cukurca, le HPG a mené une action de sabotage contre un véhicule militaire de l’armée turque. Le véhicule a été détruit tuant 2 soldats et en blessant 3. Dans le même district, le HPG a mené deux autres actions contre des positions de l’armée turque. Le nombres de victimes n’a pas été communiqué. Une autre attaque a été mené le vendredi 16 août à Cudi (Hakkari). Les guérilleros ont pris pour cible un convoi de camion militaire turc. Le nombre de morts et de blessés n’a pas été communiqué.

Combattants HPG (Archives)

Combattants HPG (Archives)

 

La « direction du Mouvement pour la liberté du Kurdistan » a annoncé qu’elle avait retiré toutes ses forces de guérilla de Turquie vers les zones de défense de Medya (Kurdistan irakien) afin de faire passer « le processus de paix et de société démocratique à la deuxième étape ». L’annonce a été faite par Sabri Ok, membre du conseil exécutif du KCK, en présence de guérilleros comme Vejîn Dersîm, membre du commandement de la province de YJA Star Serhat, et Devrim Palu, membre du conseil de commandement du HPG. Voilà huit mois que le mouvement kurde multiplie les gestes en direction du régime fasciste turc, suite à l’appel d’Ocalan (voir notre article), dans l’espoir d’amener les fascistes à créer avec eux « une vie libre, démocratique et fraternelle pour les siècles à venir ». Il y a déjà eu un cessez-le-feu (unilatéral) le 1er mars 2025, l’auto-dissolution du PKK à la demande d’Ocalan lors du 12e congrès du PKK qui s’est tenu du 5 au 7 mai 2025 avec l’annonce de la fin de sa stratégie de lutte armée (voir notre article), une cérémonie de destruction d’armes de la guérilla (voir notre article). Depuis huit mois, le régime fasciste turc encaisse les bénéfices de ces concessions sans en faire, sinon d’avoir levé l’isolement d’Ocalan (ce que l’on pourrait considérer moins comme une concession qu’une manière de favoriser cette avalanche de renonciations).

Dossier(s): Turquie-Kurdistan

Ne tenant aucun compte du cessez-le-feu déclaré unilatéralement par le PKK, et profitant au contraire de la liberté de mouvement que cela lui offre, l’armée turque intensifie ses attaques contre les bases de la guérilla kurde dans le Kurdistan irakien. Selon les HPG (les forces armées du PKK), ces deux dernières semaines, les forces armées turques ont intensifié leurs attaques dans la zone située entre le district d’Amadiya et le sous-district de Dêrelok, principalement dans le Zap occidental et à Metîna. Une vague d’attaques chimiques très intense a été lancée pour détruire complètement les forces HPG dans les bases situées dans le village de Sêgirê, près du district d’Amadiya, et dans Girê Amediyê, au-dessus du village de Sêgirê. La guérilla a riposté par opérations les 24 et 26 juin.

Voici le détail des dernières attaques menées par l’armée turque : Entre le 21 et le 26 juin, les tunnels dans la Girê Amediye, la zone de résistance de Şehîd Delîl, dans la région de Zap-Ouest, ont été bombardés à neuf reprises au gaz chimique et par des drones chargés d’explosifs. Le 27 juin, les tunnels de la zone de résistance de Girê Amediyê, dans la région de Zap-Ouest de Şehîd Delîl, ont été bombardés des explosifs puis avec des gaz. Entre le 21 et le 26 juin, les tunnels dans les zones de résistance de Bêşîlî et de Dergelê, dans la région de Metîna, ont été bombardés 11 fois par des drones chargés d’explosifs. Entre le 20 et le 26 juin, les tunnels dans la zone de résistance de Girê Amediye, dans la région de Şehîd Delîl, dans le Zap occidental, ont été attaqués 18 fois avec des marteaux-piqueurs, des excavatrices et des équipements de forage. Le 26 juin, les tunnels dans la zone de résistance de Dergelê, dans la région de Metîna, ont été attaqués 15 fois avec les mêmes équipements. Entre le 20 et le 27 juin, les zones de Bêşîlî, Serê Metîna, dans la région de Metîna ; les zones de Girê Sîser, Girê Reşîd, Dêreşê, Girgaşê, Deşta Kafya, Mijê, Girê Kun, Girê Zengil, Zêvkê, Heftebax, Spîndarê dans la région de Garê ; les zones de Girê Amediyê et Girê Bahar dans la région occidentale de Zap de Şehîd Delîl, et la zone de résistance de Berê Zînê dans la région de Xakurkê ont été lourdement bombardées avec des armes lourdes, de l’artillerie et des obusiers.

Alors que, suite aux déclarations d’Ocalan, le PKK s’est auto-dissout, a arrêté la lutte armée, et espère obtenir des fascistes de l’AKP et du CHP l’ouverture d’un espace légal à son programme de « modernité démocratique », l’état turc intensifie la répression, ainsi que ses attaques contre les zones tenues par la guérilla au Kurdistan irakien.

Entre le 29 mai et le 4 juin, des centaines de bombardements terrestres (par obusiers) ou aériens (par avions ou drones) ont frappé les positions des HPG (les forces armées du PKK auto-dissout). Les forces turques ont aussi attaqué les tunnels des HPG au moyens de bulldozers blindés, de foreuses et d’explosifs. A la demande d’Ocalan, les HPG observent un cessez-le-feu, mais elles se défendent en cas d’attaques directes. Elles ont durant la même période, touché un véhicule équipé d’un système radar, frappé trois campements militaires, et abattu un drone (voir le détail).

Les Forces de Défense du Peuple (HPG), la branche militaire du PKK, viennent d’annoncer la mort de l’internationaliste Tîjda Zagros (Kelly Freygang). Originaire de Hambourg en Allemagne, elle a été tuée le 29 avril 2025 lors d’une attaque de drone de l’armée turque au Kurdistan du Sud (nord de l’Irak). Elle avait rejoint la lutte kurde en 2017 et a participé à la formation de nombreux combattants. Guerrillera expérimentée, elle était active au sein de l’Unité des Femmes Libres (YJA-Star).

Les Forces de Défense du Peuple (HPG) et les YJA Star (Unités de Femmes Libres), les guérillas du PKK, ont annoncé avoir abattu deux drones turcs dans la région de Girê Cûdî mercredi soir. Un drone se déplaçant de Çemankê vers Çirav a également été abattu dans la région de Gare lundi. La guérilla a également harcelé les chantiers de construction de routes militaires (détruisant un véhicule militaire et un engin de chantier. Trois soldats turcs ont été tué dans une embuscade à l’IED.

Combattantes des YJA Star

Depuis le 15 juin, l’armée turque a étendu ses opérations d’occupation dans les régions de guérilla du nord de l’Irak dans la province de Duhok. Depuis, des centaines de véhicules militaires, troupes et autres équipements lourds ont franchi la frontière avec le nord de l’Irak et ont été stationnés dans les zones de guérilla. Plus récemment, l’armée turque a aussi mis en place des points de contrôle et a procédé à des vérifications de passeports illégalement dans plusieurs villages de la région. En plus de cela le 25 juillet, “Parastin”, l’agence de renseignement du PDK et le service national de renseignement turc (MIT) ont établi un nouveau point de contrôle entre le centre de Duhok et la vallée de Qentara.

Face à cette intensification de l’offensive, le YJA Star (unités de femmes dans la guérilla) et le HPG (la guérilla du PKK) ont mené plusieurs attaques contre des soldats de l’armée turque au Kurdistan du Sud et bloqué l’avancée des forces d’occupation dans les zones stratégiques de la guérilla. L’installation d’un système de surveillance par caméra dans la zone de résistance de Girê Cûdî a été empêchée et le HPG a également rapporté deux actions de guérilla dans la région de Metîna. En parallèle de la résistance continue de la guerilla, les protestations de la population locale contre l’occupation par les forces turques se sont multipliées. À Behdinan, par exemple, les habitants ont bloqué une route pour protester contre l’offensive turque en cours et la collaboration du PDK. Certaines de ces manifestations ont été violemment dispersées par les forces peshmerga du PDK.

Depuis le 15 juin, l'armée turque a étendu ses opérations d’occupation dans les régions de guérilla du nord de l'Irak

Depuis le 15 juin, l’armée turque a étendu ses opérations d’occupation dans les régions de guérilla du nord de l’Irak

La guérilla kurde des HPG (Forces de défense du peuple) affirme avoir infligé à l’armée turque les pertes suivantes : 861 militaires tués et 128 blessés en 2021; 2 942 militaires tués (dont 26 officiers supérieur) et 408 blessés en 2022 ; 919 militaires tués (dont sept hauts gradés) et 128 blessés en 2023, et plus d’une centaine de militaire tués  au cours du premier trimestre 2024. La dissimulation de ses propres pertes est devenue une méthode de guerre pour l’État turc qui publie des rapports révélant un nombre élevé de soldats « tués pendant l’entraînement », « frappés par la foudre », « perdus sur le chemin de la mosquée », « tombés dans un abîme » et, surtout, « suicidés ». Ces déclarations sont démenties par la guérilla qui rend public les documents d’identité des militaires turcs tués au combat.

Le nombre des suicides avoués reflète cependant, en partie, une réalité. Les militaires turcs sont brimés, mal nourris, méprisés, contraint à des travaux extrêmes ou à servir de domestique pour leurs commandants. En opération, ils sont poussés à se lancer à l’assaut des zones de guérilla où ils peuvent être à chaque instant la victime d’une embuscade. Cela brise non seulement la volonté des soldats de se battre sur le terrain, mais les survivants qui reviennent du front communiquent à l’arrière leur démoralisation.

Le quartier général des HPG (la guérilla du PKK) annonce, dans un communiqué, que 15 drones turcs auraient été abattus par la guérilla depuis le 13 février 2023. Le plus récent aurait été abattu dans la région de Zap/Ciyaresh le 1er mars 2024. Ces succès auraient été obtenus grâce à l’emploi d’un système de missiles, sans fournir de détails à ce sujet. Tous les appareils abattus étaient de type TB2 BAYRAKTAR : Cinq étaient des ANKA, deux des AKINCI et deux des AKSUNGUR. Des vidéos montrant quatre de ces drones se faire abattre ont été rendues publique. Ces drones constituent un élément capital de la stratégie de l’armée turque dans sa guerre contre le mouvement de libération du Kurdistan.