Des milliers d’opposants écologistes ont bravé samedi 8 juin une interdiction préfectorale pour participer dans le Tarn à un rassemblement à haut risque contre l’autoroute A69, qui doit relier Castres et Toulouse. Samedi soir, manifestants et forces de l’ordre se sont affrontés frontalement : aux pierres et aux cocktails Molotov des premiers répondaient les grenades lacrymogènes ou assourdissantes des secondes. Les éléments les plus déterminés du cortège – quelques centaines de personnes – espéraient pouvoir se rendre sur l’un des nombreux chantiers de l’A69 qui émaillent déjà le paysage autour de Puylaurens, mais ont dû rebrousser chemin face à l’important dispositif policier, et se replient désormais en laissant derrière eux des bottes de paille enflammées. Un CRS et un gendarme ont été blessés, le premier atteint par un cocktail Molotov, le second par un tir de mortier de feu d’artifice, selon la préfecture. Un manifestant a également été blessé à un mollet.

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Jeudi 13 juin, le Secours Rouge Marseille organise une assemblée publique sur la question de la fascisation et de la répression.

Présentation de la soirée: Les vents de guerre et les processus de crise sont une constante dans la phase que nous vivons. L’économie domine et la politique suit en tant que terrain « technique ». Aujourd’hui, nous pouvons parler de fascisations qui affectent les principaux pays impérialistes. Un climat culturel et social qui pousse de plus en plus vers une « guerre entre les pauvres », opposant les religions, les ethnies, les travailleurs, etc. Une police qui devient de plus en plus une force militaire, et un système législatif de plus en plus répressif envers tout ce qui n’est pas conforme aux classes dominantes : contre les activistes politiques, les syndicalistes, les antifa, les anti-impérialiste, les écologistes, etc.
La guerre, avec sa logique: la militarisation, l’autoritarisme, la répression, n’est pas seulement liée aux missions militaires à l’étranger, mais devient une dynamique qui trouve son application quotidienne sur le front intérieur. Guerre contre son propre peuple, guerre contre les masses populaires.

Cet évènement sera également l’occasion d’une présentation officielle du Secours Rouge Marseille.

Jeudi 13 juin
20h30
Local Solidaires 13: 29 Boulevard Longchamp, 13001 Marseille

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Six mois après le premier jour du procès de Budapest contre trois antifas d’Allemagne et d’Italie, la peine pour Tobi a été fixée, en deuxième instance, à 22 mois de prison. En plus de Tobi, une autre camarade allemande est accusée de faire partie d’une association de malfaiteurs ayant pour but d’attaquer des nazis et Ilaria est accusée de participation à un crime et elle risque, dans le pire des cas, une période de détention à deux chiffres. Tobi, comme Ilaria, est en détention préventive depuis près de seize mois.

Lors d’une procédure préliminaire, le premier jour du procès, Tobi a accepté le chef d’inculpation, sachant qu’aucun procès équitable ne lui serait assuré. Ensuite, il y a eu un désaccord entre le tribunal, le procureur et son avocat défenseur à propos de la durée de la peine pour Tobi. Au tribunal, une peine de trois ans de prison a été prononcée, contre laquelle l’avocat de Tobi a fait appel. Le procureur, en revanche, a exigé une peine plus élevée. Le jugement d’aujourd’hui est donc, de facto, bien en deçà de ce qu’on pouvait craindre. Comme Tobi a déjà purgé plus des deux tiers de sa peine, lors d’une longue détention préventive, il y a une chance qu’il puisse demander une libération conditionnelle. La décision appartient à un autre tribunal hongrois.

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Des heurts ont eu lieu à Rome entre la police et un cortège des étudiants pro-palestinienne de l’université La Sapienza. Ce bloc faisait partie d’une manifestation plus large organisée par des syndicats et des organisations politiques de gauche. Certains étudiant·es se sont écartés de l’itinéraire autorisé et sont entrés en contact avec un cordon de police en tenue anti-émeute donnant à des affrontements. La police a fait usage de gaz lacrymogènes.

Affrontements entre des étudiants pro-palestiniens et la police à Rome

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Lundi passé a commencé, à Berlin, le procès contre deux personnes accusées d’entente en vue de commettre un délit. Elles ont été découvert.es, par un hélicoptère de la police fédérale, sur la voie ferrée, ce qui explique pourquoi les flics et le parquet pensent qu’elles avaient prévu de mettre le feu à des câbles de la Deutsche Bahn. Alors qu’en Allemagne les mouvements et les partis autoritaires se renforcent, les partis « modérés » se voient contraints de surenchérir les uns sur les autres, avec de nouveaux durcissements des lois sur les frontières et l’immigration, dans le but de ne pas perdre complètement leurs partisans au profit des fascistes. Les policiers fédéraux reçoivent de plus en plus de pouvoir sous la forme d’une réforme de la loi sur la police. La nuit avant l’ouverture du procès, en signe de solidarité contre l’isolement, une voiture de la police fédérale a été incendiée sur le site de l’Agence fédérale des réseaux, dans le quartier de Gohlis, à Leipzig (photo).

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Environ 600 manifestants pro-palestiniens se sont rassemblés samedi soir vers 18h00 pour une nouvelle action, cette fois-ci menée devant l’ambassade d’Allemagne à Bruxelles. Les manifestants dénonçaient la complicité de l’Allemagne avec le génocide à Gaza et la répression, par les forces de l’ordre allemandes, des actions pro-palestiniennes, comme à l’université Humboldt de Berlin ou lors des manifestations dans les quartiers berlinois de Neukölln et Kreuzberg (voir notre article). À leur arrivée, les forces de l’ordre ont fouillé les manifestants, et ceux qui portaient de quoi se masquer le visage, de quoi se protéger des grenades lacrymogènes, ou même de simples marqueurs, ont été embarqués. La police avait bouclé les rues aux abords de l’ambassade et se tenait prête à intervenir mais il n’y a pas eu d’incidents.

Les députés espagnols ont définitivement adopté jeudi une loi d’amnistie en faveur des indépendantistes catalans, au terme d’une ultime session très tendue d’environ deux heures et dans une ambiance électrique marquée par des insultes. La loi d’amnistie a été approuvée par 177 voix contre 172. Le nombre exact des bénéficiaires n’est pas connu ou, tout du moins, il y a des divergences entre ce que déclarent le gouvernement et les Catalans. Pour l’exécutif, l’amnistie concernera près de 400 personnes, alors que pour les indépendantistes, le chiffre est supérieur a 1.400 personnes.

Parmi les bénéficiaires de l’amnistie, l’ancien président du gouvernement autonome de Catalogne, Carles Puigdemont, l’ancien vice-président du gouvernement autonome Oriol Junqueras (ERC- Gauche républicaine de Catalogne, l’autre grand parti indépendantiste) encore le leader de l’ERC au Parlement, Josep Maria Jové.  Il en va de même pour les maires, les conseillers municipaux ou les fonctionnaires liés à l’organisation du référendum, ainsi que pour les anciens directeurs de la télévision et de la radio publiques catalanes. Figurent également les membres du Tsunami Démocratique qui ont déclenché la vague de protestation en 2019 à la suite de la condamantion pour sédition des dirigeants indépendantistes. Ceci en théorie, car dans la pratique, tout ne sera pas aussi simple. Les tribunaux devront appliquer la loi au cas par cas, ce qui donnera lieu à une multitude de situations disparates.  Les indépendantistes poursuivis pour « détournement de fonds » et « terrorisme », deux matières réglementées par le droit européen, pourraient être exclu de l’amnistie par les tribunaux: les procureurs ont d’ailleurs déjà déclaré qu’ils ne considéraient pas les délits de détournement de fonds comme « amnistiables ». En outre, une fois la loi promulguée, il n’est pas exclu qu’au moins trois organes judiciaires – la Cour suprême, l’Audience nationale et les juges catalans fassent appel à la Cour de justice de l’Union européenne, ce qui pourrait paralyser son application jusqu’à ce qu’elle se prononce.

 

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La police a à nouveau attaqué une manifestation pro-palestinienne à  Berlin-Kreuzberg et Neukölln. De violents affrontements ont nouveau éclaté entre la police et les manifestants sur la Sonnenallee mercredi soir. Un canon à eau a été utilisé comme moyen de dissuasion. Les policiers ont été massivement bombardés de bouteilles et d’œufs, encerclés et insultés. Ici, les manifestants auraient crié « Tout Berlin déteste la police » et tiré des pièces pyrotechniques. Plusieurs personnes ont été arrêtées, dont une femme âgée. Un policier a été touché au casque avec un mât de drapeau. L’auteur présumé a été arrêté peu de temps après. Il y a également eu plusieurs incendies dans un coffret électrique et dans des poubelles. 19 poursuites pénales ont été engagées au total pour agressions physiques et résistance à l’encontre des agents des forces de l’ordre, notamment atteintes graves à l’ordre public, coups et blessures graves, dommages matériels, injures et utilisation de symboles d’organisations anticonstitutionnelles et terroristes. .

Plus d’une centaine d’agents des polices locale et fédérale de Bruxelles ont participé mercredi à un vaste entraînement de réaction en cas d’émeutes et de manifestations. Au cours de l’exercice, qui s’est déroulé en Flandre Orientale, ils ont manœuvré des canons à eau, des drones et ont fait usage de gaz lacrymogènes. Ces entraînements visaient à améliorer la collaboration entre les différents services de police dans les situations réelles. Dans la capitale, où de nombreuses manifestations sont organisées, il est fréquent que les six zones de police locale collaborent sur le terrain avec la police fédérale. Le mois précédent, c’était au tour de l’armée de s’entrainer au rapatriement de personnel diplomatique depuis un pays étranger dans le cadre d’un exercice à Tournai. La simulation incluait des scènes d’émeute et de guérilla urbaine.

Le premier drone de la police fédérale (archive)

Le premier drone de la police fédérale (archive)

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Thanos Hatziangelou, membre de l’Organisation Action anarchiste (voir nos articles),  est sorti de prison le 25 mai, après avoir longuement attendu la réponse du tribunal sur sa libération conditionnelle. Les conditions restrictives qui lui ont été imposées sont l’interdiction de quitter Thessalonique, l’obligation de résider dans la maison qu’il avait déclarée, à Thessalonique, et deux pointages par mois à un poste de police.