Une manifestation en soutien au peuple kurde a eu lieu samedi 24 janvier à Nantes, rassemblant entre 300 et 400 personnes. Des participants auraient tiré des feux d’artifice sur les quais. Quatre manifestants ont été interpellés à la suite de ces actions. En réaction, le préfet a décidé d’interdire le rassemblement pro-kurde prévu le 25 janvier à Saint-Nazaire, invoquant des risques sérieux pour l’ordre public.

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Le vendredi 23 janvier 2026, au quatorzième jour de sa grève de la faim, le prisonnier politique Umer Khalid a entamé une grève de la soif après avoir été placé en cellule d’isolement sans téléphone à la prison HMP Wormwood Scrubs. Lié à l’organisation Palestine Action désormais interdite (voir notre article), il est en détention provisoire depuis six mois pour une intrusion sur la base aérienne de Brize Norton. Il est désormais soumis à une surveillance continue 24h/24 et n’est plus autorisé à s’associer aux autres prisonniers, bien qu’il ait finalement obtenu une cellule équipée d’un téléphone après avoir défendu ses droits. Par cette action, il dénonce le silence et l’inaction du gouvernement face à ses revendications et celles de ses co-accusés (voir notre article), affirmant dans une déclaration : « Le gouvernement savait que cela allait arriver. Depuis deux semaines, nous sommes témoins de leur soif de sang à travers leur silence. […] Je ne suis pas suicidaire. Je ne suis pas un extrémiste. Je porte un amour intense pour mes co-accusés, pour les prisonniers politiques partout dans le monde, et pour toute l’humanité ».

Alors que les actions de soutien se multiplient au Royaume-Uni, un rassemblement d’urgence est organisé en soutien à Umer Khaled ce dimanche 25 janvier dès 18H devant le Consulat Britannique à Bruxelles (Avenue d’Auderghem 10, 1040 Brussels).

En réponse à l’appel de ses camarades et de ses proches (voir notre article), des affiches ont été vues dans les rues de Bruxelles pour exiger la libération immédiate de María José Baños, prisonnière politique des GRAPO, incarcérée par l’État espagnol depuis 36 ans, sa peine actuelle ayant débuté en 2002. Atteinte du VIH et de plusieurs autres maladies, María est victime de négligence médicale et de torture psychologique de la part de l’État espagnol, qui lui a lancé un ultimatum : elle ne sera libérée que lorsqu’elle renoncera à ses convictions politiques révolutionnaires. Ce faisant, l’État espagnol révèle sa politique meurtrière à l’encontre des militants antifascistes et révolutionnaires, politique qu’il tente de dissimuler en se présentant comme un État européen relativement progressiste. Comme l’explique son camarade Pablo Hasél depuis la prison de Lledoners : « Si la solidarité avec tous les prisonniers politiques et autres victimes de représailles est essentielle, elle l’est d’autant plus avec ceux qui risquent d’être exterminés en prison. »

La préfecture des Bouches-du-Rhône a interdit une nouvelle manifestation de la communauté kurde prévue samedi 24 janvier à Marseille, après une mobilisation émaillée par des affrontements entre certains manifestants et forces de l’ordre le 22 janvier dernier (voir notre article). Les autorités justifient l’interdiction par la répétition d’incidents similaires à Marseille et à Marignane, et annoncent un dispositif de maintien de l’ordre pour faire respecter la mesure, dans un contexte de mobilisation croissante en faveur du peuple kurde qui fait face à une offensive du gouvernement de transition syrien contre le Rojava (voir notre article).

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Le procès de sept militants antifascistes, accusés de « vol aggravé » suite au vol d’une casquette appartenant à un membre d’un groupe d’extrême droite, a été ajourné par le tribunal régional de Graz (voir notre article). La défense souligne l’absence de preuves matérielles, notant que les vidéos de surveillance ne montrent aucun acte de violence et que la victime elle-même n’a pu confirmer avoir été touchée par les prévenus. Le tribunal a ordonné un délai d’environ trois mois pour réaliser de nouvelles expertises, notamment une analyse des vidéos par intelligence artificielle et un rapport médico-légal pour clarifier l’origine des blessures de la victime. Cette attente prolonge l’incertitude pour les accusés, dont trois ressortissants allemands qui font également l’objet de procédures d’expulsion.

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Le campus d’AgroParisTech à Palaiseau a été le théâtre d’une intervention policière ce samedi matin, suite à l’occupation des bâtiments C1 et C2 par le collectif auto-géré « Agro En Lutte ». Mobilisant une cinquantaine d’étudiants, ce mouvement dénonce les « fuites en avant productivistes » et exige une refonte radicale du cursus, ainsi qu’une révision de la gouvernance de l’école pour limiter l’influence de l’agro-industrie. Les revendications s’étendent à des enjeux internationaux, notamment l’opposition au traité UE-Mercosur et la promotion d’une agroécologie ambitieuse. Après une montée des tensions durant la nuit, l’intervention des CRS à 8h00 a conduit à l’évacuation des locaux. Les manifestants fustigent une dérive répressive de la direction et affirment que leur détermination reste intacte jusqu’à l’obtention de garanties concrètes.

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À la suite d’une manifestation le 28 mars 2024 contre la venue de la députée d’extrême droite Hanane Mansouri à l’Université Grenoble Alpes (UGA), un militant antifasciste est convoqué devant la justice le 28 janvier à 13h au Tribunal Judiciaire de Grenoble. Ses soutiens dénoncent une interpellation violente par la BAC ayant entraîné 10 jours d’ITT, ainsi qu’une plainte déposée par le syndicat étudiant de droite UNI pour l’usage d’un « spray à paillettes ». Une large coalition d’organisations syndicales et politiques appelle à un rassemblement de soutien place Firmin-Gautier le même jour à la même heure pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une criminalisation de l’action militante et une montée de l’extrême droite sur les campus.

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Ces dix dernières années, un marché mondial de logiciels espions « clés en main » (comme Pegasus ou Predator) s’est développé, facilitant la surveillance massive par les États, sans nécessiter de compétences techniques avancées. Militants, journalistes et acteurs de la solidarité figurent parmi les cibles de plus en plus nombreuses. Ce phénomène s’explique notamment par le rôle central d’entreprises israéliennes dans l’essor de cette industrie, qui influence les pratiques de surveillance en France. Technopolice Bruxelles et La Quadrature du Net proposent une conférence suivie d’un échange le 28 janvier dès 19H à la Flèche d’Or à Paris (102 Bis Rue de Bagnolet, 75020, Paris). Celle-ci aura pour ambition d’analyser ces menaces, comprendre leurs origines et renforcer les moyens de défense face à la surveillance numérique et à la répression.

Les salariés du McDonald’s des Minimes, mobilisés massivement lors de la grève du 1er janvier 2026, voient leurs revendications ignorées par la direction, qui refuse d’augmenter les salaires de 80 centimes brut par heure, de verser certaines primes, d’indemniser la pénibilité et de fournir les équipements de travail. Suite à des entretiens individuels, la direction a même mis à pied l’une des grévistes. Un rassemblement est appelé ce vendredi 23 janvier à 16h au McDo des Minimes (83 Boulevard Silvio Trentin, Toulouse, Métro Barrière de Paris) pour soutenir les grévistes et dénoncer ces sanctions.

À Paris, une vidéo diffusée sur Instagram montre trois policiers frappant un homme kurde à coups de matraque, le plaquant contre un véhicule et l’insultant de « kebab sur pattes » (voir ici) en marge de mobilisations spontanées en soutien au Rojava. Le parquet de Paris annonce avoir saisi l’IGPN, la police des polices. Il s’agit de la deuxième enquête confiée à l’IGPN en une semaine, après la mort d’El Hacen Diarra dans un commissariat du XXe arrondissement dans la nuit du 14 au 15 janvier.

Par ailleurs, à Marseille, une manifestation kurde de 2 500 personnes a été le théâtre d’affrontements avec la police ce jeudi 22 janvier. Des jets de feux d’artifice et de pierres ont répondu aux grenades lacrymogènes, tandis que des incendies de containers et des dégradations de mobilier urbain, caméras et véhicules de police ont également eu lieu. Dix policiers ont été légèrement blessés et au moins deux manifestants ont été interpellés. La manifestation visait à dénoncer les attaques contre le Rojava et la complicité des Etats occidentaux, dont la France. Le préfet et le maire socialiste ont condamné ces violences. Plus tôt dans la semaine, des mobilisations en faveur du peuple kurde avaient été réprimées dans plusieurs villes françaises, en particulier à Strasbourg et Paris (voir notre article).

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