Des affrontements ont éclaté entre la police, les migrants et les militants lorsque les forces de l’ordre ont pris d’assaut vendredi matin dans le camp d’Eleonas, près d’Athènes. Les migrants et les militants avaient érigé des barricades autour des portes du camp avant l’arrivée de la police qui a forcé l’entrée avec des gaz lacrymogènes et des grenades flash. Eleonas accueille environ 670 migrants et doit être fermé pour faire place à la « modernisation » de la zone. Tous ses occupants devraient être déplacés vers le camp de Schisto, d’ici la fin de l’année. Eleonas est un camp historique pour les réfugiés et la solidarité avec les réfugiés. Au plus fort de la crise dite « des réfugiés » de 2015-16, plus d’un million de personnes – pour la plupart d’origine syrienne – ont atteint l’Europe, arrivant en grande partie d’abord en Grèce. Eleonas fut le premier camp à ouvrir en Grèce continentale, la majorité des camps étant établis sur les îles.

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Peter De Buysscher, 58 ans, est assistant social de formation. Il rejoint en 1991 la police judiciaire de Malines en tant qu’inspecteur. De 1999 à 2001, il est commissaire à la Brigade nationale de la Police Judiciaire. De 2001 à 2009, il décroche un master en criminologie à la VUB et accède à la  Direction de la coopération policière internationale, qui dépend directement du Commissariat général de la police fédérale. Le 2006-2007 il suit les cours de la School voor politieleiderschap à la Politieacademie Nederland/Clingendael Institute. Depuis 2009, il est membre du conseil d’administration d’EUROPOL. En 2017, il a effectué le cursus « Senior Leadership Course for Executive Police Leaders » à l’Institut du FBI/Université de Virginie.

Sa candidature au poste de vice-président d’Interpol vient d’être approuvée par les Pays-Bas. Les Pays-Bas et la Belgique proposent conjointement un vice-président afin d’avoir plus de chances face au reste de l’Europe. Les Pays-Bas avaient initialement proposé la candidature de la commissaire de police Jannine Van den Berg, qui a dirigé l’unité nationale de la police néerlandaise jusqu’en juin 2021, avant de partir en raison d’un audit critique mené par l’Inspection de la justice et de la sécurité. Sa candidature a finalement été retirée après de nombreuses critiques au sein de la police et de la sphère politique.

 

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Dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques, lancée en 2008, la Gendarmerie nationale a dû fermer 500 de ses brigades, l’idée étant alors de créer des « communautés de brigades » [COB] afin de mutualiser les moyens. Cela a eut plusieurs effets négatifs : le temps d’intervention s’est allongé, la capacité des gendarmes à recueillir ce que l’on appelle, en matière de renseignement, des « signaux faibles » s’en est trouvée amoindrie, etc. Depuis, la Gendarmerie a mis un terme à la fermeture des ses brigades, tout en cherchant à créer de nouveau du lien avec les élus locaux et les populations avec des modèles alternatifs, comme des postes de gendarmerie dans des endroits où il n’y a pas de brigade. L’idée était d’affecter deux gendarmes dans le local d’une mairie ou d’un bureau de poste et de leur confier un « budget » ainsi que la responsabilité de réservistes qui habitent dans le coin.

Cependant, et conformément aux directives du président Macron, il est question d’aller plus loin et de recréer 200 nouvelles brigades. Ce qui, conjugué à la numérisation, va faire « changer de paradigme » la gendarmerie nationale, selon le général Rodiguez, qui était auditionné par les députés de la Commission de la Défense, le 27 juillet dernier. Ces 200 nouvelles brigades seront dotées de moyens de déplacement adaptés à leurs territoires : chevaux, motos, mais aussi trottinettes électriques là où c’est pertinent. Des brigades itinérantes seront également chargées de partir plusieurs jours dans des territoires qui ne sont jamais investis ordinairement, en dormant en chambres d’hôtes ou chez l’habitant. En attendant la construction des bâtiments des 200 brigades, elles seront créées de manière très souple, dès 2023, installées provisoirement dans des locaux fournis par les mairies.

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Le 3 mars 2017, le ministère de l’Intérieur a publié une décision qui interdit les drapeaux du PYD, du YPG/YPJ et les photographies d’Abdullah Ocalan et de plusieurs symboles du mouvement kurde. Après l’envoi de ce décret aux 16 Landen allemands, la politique de criminalisation des Kurdes en Allemagne a immédiatement augmenté, notamment en Bavière. Cependant, plusieurs tribunaux locaux en Allemagne ont statué qu’aborder des drapeaux des YPG/YPJ et du PYD n’est pas un délit.

L’activiste kurde Ciwan Çewlik, qui fait du travail politique et culturel en Allemagne depuis plusieurs années, était monté sur une scène pour soutenir la résistance des YPG/YPJ et la révolution du Rojava le 20 juillet 2019. Le ministère turc de la Justice a ouvert une enquête à son sujet et, à la demande de la Turquie, la Cour suprême de Hanovre avait ouvert une procédure contre l’artiste. Ciwan Çelîk a comparu avant-hier jeudi devant la Cour suprême de la ville. La représentation de la cour a décidé que l’affaire ne comportait aucun acte criminel.

Un stand de soutien avec le prisonnier anarchiste Thanos Hatziangelou, accusé avec deux autres personnes d’avoir participé aux actions de l’Organisation d’action anarchiste (voir notre article), se tiendra dans le cadre de la Journée antispéciste qui se tiendra à La Clé ce dimanche 7 août.
A La clé, 118 rue Fransman, à Laeken, à partir de 12H.

 

Le festival « di alta felicità » – du grand bonheur, un jeu de mots avec « alta velocità », grande vitesse – organisé par les opposants à la ligne est devenu un rendez-vous incontournable de l’été dans la vallée qui doit accueillir le Lyon-Turin. On y propose des débats, des concerts au milieu des tentes de camping. Plus de 2 000 manifestants se sont mises en marche, samedi 30 juillet, entre Venaus et le chantier de l’autoport de San Didero, à la sortie de Susa. Slogan « nous sommes la nature qui se rebelle », inscrit sur la banderole de tête, le cortège s’est séparé en deux à son arrivée. L’un poursuivant sa route, l’autre  s’est attaqué aux fils de fer barbelé clôturant l’enceinte du chantier avant de s’affronter aux forces de l’ordre. 12 policiers auraient été blessé après avoir été touché par des projectiles. Sur un second front, les activistes ont également profité de la proximité de l’autoroute descendant du tunnel du Fréjus vers Turin pour y déposer des troncs d’arbres afin de bloquer le trafic routier.

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En 2016, Bruxelles Prévention & Sécurité (depuis peu rebaptisé « safe.brussels »), l’organisme d’intérêt public bruxellois en charge d’intégrer les compétences régionales sécuritaires héritées de la 6e réforme de l’Etat, avait acheté 5 drones auprès de la firme française Novadem (voir ici). Depuis, la Région n’a depuis lors de cesse d’étoffer sa flotte et possède aujourd’hui 9 aéronefs qu’elle cogère avec la Direction Coordination et Appui de la police fédérale de Bruxelles, qui se charge, elle de les mettre au service des zones de police.

Du 1er janvier au 28 juillet 2022, la police bruxelloise a déjà mené 159 missions à l’aide de ces drones, pour une moyenne qui approche les 5 sorties hebdomadaires. A l’issue de leur première année complète d’utilisation, en 2019, les drones bruxellois avaient effectué 198 missions au profit de la police. En suivant l’évolution de ces chiffres pour les années suivantes, on constate que c’est surtout le covid qui a stimulé très fort leur utilisation. En 2020, en effet, le nombre de sorties effectuées atteignait un pic de 369 missions avec beaucoup de vols préventifs afin de rappeler les consignes en vigueurs. En 2021, année marquée par un nombre important de manifestations jugées sensibles, la tendance repartait légèrement à la baisse avec 314 missions exécutées par la « cellule drones » bruxelloise – une tendance qui, au rythme actuel, devrait se confirmer pour 2022. La Région bruxelloise s’apprête à commander deux nouveaux drones pour remplacer ceux dont la limite d’heures de vol a été dépassée.

Après qu’une cour d’appel a rejeté sa demande de libération sous conditions, des centaines de personnes ont manifesté hier à Athènes en solidarité avec le gréviste de la faim Yannis Michailidis. La police a utilisé des grenades assourdissantes, des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour disperser la manifestation, et a procédé à 13 arrestations. Giannis Michailidis avait entre-temps été transféré de la prison à l’hôpital dans un état grave. Giannis a annoncé la suspension de sa grève de la faim à son 68e jour (voir ici). Malgré un intense campagne de solidarité en Grèce et au niveau international (dernièrement encore, le consulat de Grèce à Malmoe a été attaqué).

collage à Bruxelles

Une heure, c’est le délai dont disposent désormais les plateformes web pour supprimer les contenus considérés comme « terroristes » en ligne. Cette obligation est la mesure phare d’un texte de loi adopté par les sénateurs, mardi 26 juillet. Ce vote a été confirmé dès le lendemain par les députés. Cette mesure n’était pas passée avec la Loi Avia que le gouvernement Macron avait tenté d’imposer en 2020. À l’époque, le Conseil Constitutionnel avait censuré une grande partie de la loi, notamment les textes régulant les contenus sur internet. C’est donc une nouvelle tentative qui vient de réussir. Il s’agit de la 15e loi antiterroriste depuis 2015. Et bien d’avantage si l’on compte toutes les lois sécuritaires, relatives à la surveillances ou aux contestations.

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Le 19 juillet, huit syndicalistes, dont quatre du syndicat SI Cobas et quatre de l’USB (Unione Sindacale di Base) ont été joints à leur domicile pour une notification d’assignation à résidence. A la tête de l’opération le parquet de Piacenza, qui a produit 350 pages d’ordonnances à l’encontre de plusieurs dirigeants syndicaux locaux et nationaux de deux syndicats. C’est un nouveau mode opératoire judiciaire contre les luttes ouvrières dans la logistique, qui cible à nouveau le coordinateur national du SI Cobas, Aldo Milani. Les chefs d’accusation sont nombreux et graves : résistance à un agent public, blocage d’un service public, violence privée, association de malfaiteurs, et autres.

En réponse, les deux syndicatss ont proclamé une journée complète de grève générale entre mercredi 19 juillet et le lendemain. Des secteurs entiers du personnel logistique étaient déjà en grève et mobilisés ce jour, convergeant notamment devant la préfecture de Piacenza pour exiger la libération immédiate des syndicalistes arrêtés. Plusieurs rassemblements de protestation sont organisés ces jours-ci dans plusieurs villes italiennes, et une manifestation nationale est prévue ce samedi à Piacenza.

 

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