Des milliers de militants et militantes d’Extinction Rebellion (XR) se sont réunis lundi et mardi dans le centre de Londres pour donner le coup d’envoi de deux semaines de larges manifestations afin d’appeler les gouvernements à agir d’urgence contre le changement climatique. Armés de drapeaux ou de pancartes avec des slogans comme « la planète avant le profit », ils ont convergé vers Trafalgar Square, dans le centre de la capitale, où une fanfare et des discours étaient prévus. Les manifestants ont bloqué les rues menant à la place, provoquant l’intervention massive de la police londonienne. La police a déclaré ce mardi que 40 personnes avaient été arrêtées. Cela s’ajoute aux 52 personnes arrêtées lundi et 10 dimanche, ce qui porte le total à 102.

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Le nombre de personnes emprisonnées pour des motifs politiques en République fédérale d’Allemagne ne cesse d’augmenter. Les organes répressifs de l’État ont récemment augmenté leur recours aux arrestations et aux peines de prison. Findus, de Stuttgart, qui avait été condamné à deux ans et demi de prison pour son activisme contre les mouvements de droite, a vu sa peine de prison commencer le 19 juillet 2021.  Le 15 septembre, le militant de Nuremberg, Jan, devra aller en prison. Avec le rejet de l’appel, le verdict du « Jamnitzer Platz » de février 2021 est devenu juridiquement contraignant : bien que Jan n’ait même pas été présent le jour en question, le tribunal régional de Nuremberg l’avait condamné à 14 mois de prison pour avoir participé à des manifestations spontanées contre la gentrification et la répression. On lui reproche d’avoir crié sur la police.

Par ailleurs, les deux antifascistes Dy et Lina ainsi que la militante pour le climat Ella sont en prison depuis novembre 2020, soit depuis neuf mois. Alors que Dy, de Stuttgart, est accusé d’avoir participé à une confrontation physique avec des membres du faux syndicat fasciste « Zentrum Automobil » et est inculpé dans l’actuel « procès Wasen », Lina, de Leipzig, et de nombreux-ses autres militant-e-s font l’objet d’une enquête au titre de l’article 129 (« organisation criminelle »). Ce paragraphe est fréquemment utilisé pour criminaliser des structures antifascistes. Le procès contre Lina doit commencer le 8 septembre.

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La loi relative aux mesures de police administrative lors d’une situation d’urgence épidémique, connue sous le nom générique de « loi pandémie » a été publiée vendredi par le Moniteur belge, plus d’un mois après son adoption, le 15 juillet, par la Chambre. Cette loi donne au gouvernement fédéral la possibilité de déclarer une situation d’urgence épidémique pour une durée de maximum trois mois, par un arrêté royal. Chaque arrêté royal déclarant ou prolongeant cette situation prendra effet immédiatement, mais devra être confirmé par la Chambre dans un délai de quinze jours. À défaut de confirmation, l’arrêté devient caduc.

Dès la situation d’urgence déclarée, le gouvernement pourra adopter plusieurs mesures de police administrative concerneront l’accès au territoire belge, la limitation d’accès ou la fermeture d’une ou plusieurs catégories d’établissements ainsi que des lieux de réunion, la limitation ou l’interdiction des rassemblements, la limitation ou l’interdiction des déplacements, la fixation de conditions d’organisation du travail et la détermination de mesures de protection sanitaire. Le gouvernement pourra aussi définir des modalités pour des réquisitions. Lorsque les circonstances locales l’exigent, les gouverneurs et bourgmestres pourront prendre des mesures renforcées.

Les infractions constatées aux mesures édictées pourront être sanctionnées d’une amende d’un à 500 euros, d’une peine de travail de 20 à 300 heures, d’une peine de probation autonome de six mois à deux ans, d’une peine de surveillance électronique d’un mois à trois mois ou d’une peine d’emprisonnement de maximum trois mois. Ces condamnations seront retirées du casier judiciaire trois ans après la décision

Police Fédérale

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La police enquête sur événement commémorant la mort d’un gréviste de la faim républicain. Deux hommes ont tiré une salve d’honneur à Derry pour marquer le 40e anniversaire de la mort d’un volontaire de l’INLA, Michael Devine. Cet hommage a été rendu devant une peinture murale de Devine, en présence de plusieurs autres participants. Michael Devine, qui venait du quartier Creggan de Derry, est décédé à la prison de Maze le 20 août 1981 à l’âge de 27 à 60 jours après avoir rejoint la grève de la faim (voir notre article). Voir la vidéo

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Sous couvert des restrictions liées à la pandémie Covid, le gouvernement libéral-conservateur (FDP/CDU) du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (NRW) propose une loi régionale imposant de nouvelles restrictions sur le droit de rassemblement. La loi remplacerait les réglementations de la loi fédérale sur les assemblées qui s’appliquaient jusqu’à présent. Les enregistrements de surveillance (par exemple par drone ou hélicoptère) seraient autorisés sans conditions préalables. Sous certaines conditions également les enregistrements audio et vidéo clandestins seraient également possibles. En outre, les personnes qui demandent l’autorisation des rassemblement auprès de la police devront fournir de nombreuses informations, et pourront être amenées à fournir à la police les données personnelles des organisateur-trices.

La loi permettrait également à la police d’établir des points de contrôle sans conditions préalables, limitant l’accès aux rassemblements. Le simple fait de soupçonner des personnes de vouloir perturber un rassemblement peut suffire pour que la police les fouille, prenne leur identité et leur interdise de participer à la manifestation ou à la contre-manifestation. La loi compliquerait également l’organisation de contre-manifestations antifascistes. Les vêtements uniformes peuvent être criminalisés par l’interdiction du “militantisme”. La campagne “NRW Versammlungsgesetz stoppen!” (https://www.nrw-versammlungsgesetz-stoppen.de), rassemblant entre autres de nombreux collectifs antifascistes, féministes et écologistes, organise actuellement l’opposition à ce projet de loi.

La lutte que mènent depuis des semaines les salariés de l’usine d’éoliennes LM Windpower s’est transformée en affrontements mercredi matin après la rupture unilatérale des négociations par la direction. Le restaurant Cat & Rest, à Ponferrada, lieu choisi pour les rencontres entre syndicats et dirigeants d’entreprise, a été la cible des grévistes lorsque la direction de l’entreprise a décidé de mettre fin aux négociations. Les grévistes ont alors tout bloqué, allumé des feux et cassé des vitres. Il a fallu attendre l’arrivée de la police anti-émeute, après 2 heures du matin, pour que la direction de l’entreprise puisse quitter le restaurant, escortée par la police. La direction a prévu 393 licenciements. La grève est à sa sa troisième journée consécutive, et les grévistes bloquent l’accès à l’usine, située dans la ville de Santo Tomás de las Ollas.

Le 9 août 2020, la commission électorale biélorusse proclamait la réélection d’Alexandre Loukachenko pour un sixième mandat consécutif à la présidence du pays, avec plus de 80% des voix. Un résultat immédiatement contesté par l’ensemble de l’opposition. C’est le début d’une année de manifestations et de répression avec une violence démesurée à l’égard des manifestants. Face à cette violence, l’opposition organise des manifestation pacifique.Mais même lorsque ce sont les retraités ou les handicapés qui organisent une manifestation, les forces de l’ordre interviennent violemment.

Le bilan de la répression est lourd : environ 35.000 arrestations, des milliers de personnes parties en exil, une dizaine de morts avérées et des milliers de cas de torture dans les centres de détention. Il en résulte que, depuis décembre 2020, il n’y a plus de manifestation de masse à Minsk. Le mécontentement prend d’autres formes, plus discrètes, avec des petites manifestations dans les quartiers par exemple, où les gens cachent leurs visages. Les arrestations frappent aussi les médias indépendants, les syndicalistes, et jusqu’au-delà des frontières comme on l’a vu pour l’affaire de l’avion Ryanair détourné ou plus récemment avec la découverte du corps d’un jeune opposant à Kiev, où il s’était réfugié.

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Le 23 avril dernier, Dimitris Chatzivasileiadis, jugé par contumace, avait été condamné à 16 ans de prison pour un braquage et une participation à l’Organisation d’Autodéfense Révolutionnaire (voir notre article). Deux autres anarchistes avaient écopés dans le même procès de 19 et 10 ans. Dimitris Chatzivasileiadis s’est fait arrêter à Thessalonique ce lundi 9 août.

Armes de l’Organisation d’Autodéfense Révolutionnaire

 

 

 

Un tribunal de la Haute Cour nationale a notifié hier une résolution par laquelle elle demande « l’extinction » d’Izquierda Castellana (Gauche Castillane), c’est-à-dire sa disparition en tant qu’organisation politique légale. L’État espagnol argue que les statuts de l’IzCa ne sont pas conformes aux changements introduits par la réforme législative du 30 mars, sur le contrôle de l’activité économico-financière des partis. Izquierda Castellana, qui n’a n’a jamais reçu ni demandé de subvention, souligne que la majorité des partis politiques enfreignent ostensiblement ces règlements sans qu’il soit même envisagé une mesure contre eux. Izquierda Castellana dénonce l’intention politique de faire disparaître une organisation dont l’activité essentielle est « la dénonciation de toutes les activités corrompues, antisociales, antidémocratiques et antipatriotiques de l’actuel Régime de la IIe restauration des Bourbon; et dont l’achèvement passe inévitablement par l’instauration d’un système démocratique, républicain et de droits sociaux ».

Les autorité espagnoles avaient déjà tenté de faire interdire Izquierda Castellana en 2008. En décembre dernier, un procès a eu lieu contre deux de ses militants suite aux affrontements survenus lors de la manifestation républicaine à Madrid d’octobre 2014.

Les militants d’Izquierda Castellana à un rassemblement de la gauche indépendantiste catalane

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