Samedi 19 décembre, les Gilets Jaunes organisaient une manifestation sauvage à Namur. Cette manifestation avait pour thème : « Travaille, consomme et ferme ta gueule ». Elle rappelait notamment que les mesures sanitaires étaient instrumentalisée par l’état et la police pour réprimer la contestation sociale. La police est intervenue en nombre avec 9 véhicules pour nasser la petite centaine de manifestant·es. Les unités spéciales des GIS (Groupe d’Interventions Spéciales, anciennement les deltas) étaient également présentes. Plus d’infos ici.

Répression d'une manifestation de Gilets Jaunes à Namur

Répression d’une manifestation de Gilets Jaunes à Namur

Ce samedi 19 décembre, les rues de Saint-Gilles ont été traversées par plusieurs performances animées par une cinquantaine de personnes. Cette action était organisée pour dénoncer les violences policières. Alors que toutes les mesures sanitaires ont été respectées, la police a infligé trois contrôles sur des habitant·es du quartier, 8 amendes de 250 euros aux membres du collectif de théâtre action ainsi que la fouille d’un véhicule privé. Plus d’infos ici.

Répression d'une action contre les violences policière à Saint-Gilles

Répression d’une action contre les violences policière à Saint-Gilles

Le lundi 6 novembre 2018, la Cour européenne des droits de l’homme a dénoncé le procès qui a conduits en prison Arnaldo Otegi, Rafa Díez, Sonia Jacinto, Miren Zabaleta et Arkaitz Rodriguez (voir notre article). Lundi 14 décembre 2020, la séance plénière de la deuxième chambre de la Cour suprême espagnole a décidé à l’unanimité qu’Arnaldo Otegi, Rafa Díez, Sonia Jacinto, Miren Zabaleta et Arkaitz Rodríguez devront à nouveau être jugés pour « l’affaire Bateragune » devant l’Audiencia nationale. C’est la première fois qu’un procès annulé par Strasbourg est reconduit. Plus d’infos ici.

Miren Zabaleta, Arnaldo Otegi, Rafa Díez, Sonia Jacinto et Arkaitz Rodriguez.

Miren Zabaleta, Arnaldo Otegi, Rafa Díez, Sonia Jacinto et Arkaitz Rodriguez.

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Une Gilet jaune a été arrêtée, samedi 12 décembre à Paris, lors d’une manifestation contre la loi « sécurité globale ». Les policiers l’accusent de commander le black bloc avec son parapluie arc-en-ciel. La militante a été présentée mardi 15 décembre à un juge d’instruction parisien après quarante-huit heures de garde à vue. Elle a été mise en examen pour « participation à un groupement formé en vue de préparer des violences ou des destructions ou dégradations et détention non autorisé d’armes de catégorie A ». Cette militante, surnommée Moun, brandit son parapluie arc-en-ciel depuis un an, en hommage aux manifestant·es de Hong Kong.

Une autre militante Gilet Jaune, Mélanie Goye, a, elle, passé 70 heures en garde-à-vue pour avoir brièvement tenu le parapluie arc-en-ciel Moun alors que cette dernière remettait son sac à dos durant une manifestation. Les policiers l’ont empêchée de voir son avocat, de dormir et d’accéder librement aux toilettes. Ils également menti sur le procès verbal de la première audition, affirmant qu’elle était accompagnée d’un avocat. Des rassemblements en solidarité avec Moun était prévus aujourd’hui dans plusieurs ville de France. L’appel a été bien suivi.

Une marée de parapluie arc en ciel en soutien à Moun

Une marée de parapluie arc en ciel en soutien à Moun

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Une occupation politique vient de commencer à l’ancienne clinique Antoine Depage située au 101 Avenue Jaspar à Saint-Gilles. Le but est de faire du bâtiment un lieu pour les sans-papiers et les sans-logis ainsi que revendiquer un logement et des papiers pour tou·te·s. Voici un fil info en direct des événements :

18h05 : La police est partie. Les occupant·es ont reçu l’autorisation de rester jusqu’à lundi.

17h55 : La police est toujours présente mais en nombre plus réduit (2 policiers en uniforme, 6 en civil avec brassards). Une trentaine de personnes est rassemblée en soutien à l’Hospitalière sur le trottoir en face.

17h20 : Les policiers promettent de ne pas intervenir s’il y a pas de tapage nocturne (pas de feux d’artifice, pas de musique), si les règles sanitaires sont respectées et si les occupant·es essayent d’entrer en contact avec leurs voisins pour éviter les plaintes.

17h : Les policiers sont une trentaine devant le bâtiment. Des négociations sont en cours.

16h30 : Le squat, appelé « l’Hospitalière » lance sa page Facebook dans lequel est publié un communiqué. Le lien ici.

16h25 : Les policiers sont présents devant le bâtiment.

16h15 : Les occupant·es demandent du soutien devant le bâtiment

16h12 : La police arrive

16h00 : Les occupant·es prennent possession du bâtiment.

Ouverture d'une occupation à Saint-Gilles

Ouverture d’une occupation à Saint-Gilles

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Ce jeudi 17 décembre, un militant d’une trentaine d’année a été placé en garde à vue. Interpellé dans un squat de la région parisienne, il est soupçonné d’avoir commis des violences sur un policier lors d’une manifestation à Paris le 28 novembre contre la loi sécurité globale. Cette interpellation s’est faite après un travail de recherche sur des vidéos amateures diffusées sur les réseaux sociaux et de la préfecture de police de Paris.

 

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En Grèce, chaque 6 décembre les militants commémorent l’assassinat d’Alexandros Grigoropoulous, jeune de 15 ans tué par la police, à cette date, en 2008. Cette année, la mobilisation était interdite par les autorités qui ont procédé à l’arrestation de plus de 400 personnes dans la journée (voir notre article). Un militant anarchiste français était dans le lot mais il n’a pas été relâché comme tous les autres à l’issue de sa garde à vue. Il s’est vu notifier un avis d’expulsion en tant que « danger à l’ordre public » ainsi qu’une interdiction de territoire de 7 ans. D’abord transféré dans les cellules des services de l’immigration à Petrou Ralli, il a depuis été envoyés dans le centre de rétention d’Amygdaleza dans la banlieue d’Athènes. Le tribunal administratif à entérinée l’avis d’expulsion et le compagnon est aujourd’hui dans l’attente de son recours en justice. Un rassemblement de solidarité a eu lieu. Voir un message d’Errol

Errol

Samedi 12, la police autonome basque était intervenue sur la Plaza de la Trinidad, à Donostia (Saint-Sébastien), pour imposer les règles de confinement.  Suite aux protestations des riverains, des renforts sont intervenus brutalement, faisant plusieurs blessés et procédant à une arrestation. Une manifestation de protestation a eu lieu hier lundi, débouchant sur des affrontements avec la police qui s’était déployée à l’avance dans la vieille ville. La manifestation était organisée par la Donostiako Alde Zaharreko Gazte Asanbladak, l’Assemblée des Jeunes de la Vieille Ville de Saint-Sébastien. Les manifestants ont lancé des pétards, des pierres et des boulons sur les policiers.

Une troisième manifestation contre le couvre-feu et les mesures autoritaires se tenait à Liège cet après-midi.  La précédente, qui avait eu lieu fin novembre, avait été sévèrement réprimée avec plus de 400 PV et arrestations (vois notre article). Deux autopompes, un hélico, de très nombreux combis et policiers étaient présents aujourd’hui dans le centre-ville de Liège. Des policiers en civil patrouillaient avec des caméras au poignet. Sur l’esplanade Saint-Léonard et aux alentours, dès 14h, la police a effectué de nombreux contrôles, plusieurs fouilles ont également lieu. Leur objectif était clairement de dissuader les personnes de rejoindre l’esplanade et d’empêcher celles qui ont réussi à arriver sur place de se rejoindre pour former un rassemblement.
Une cortège, ouvert par une énorme banderole sur laquelle on pouvait lire « Moins de flics, plus de soin ! », a réussi à se former pour rejoindre la rue hors château, puis les quais de la batte et ensuite la place du 20 août. Six personnes, dont des journalistes, un médic et une personne mineure, ont été arrêtées puis relâchées. Le reste du cortège a réussi à se disperser en évitant les policiers.

D’autre part, une 4ème manifestation hebdomadaire visant à faire entendre les revendications des détenu.e.s et leurs proches s’est tenue devant la prison de Lantin, près de Liège. La police a intercepté les participants dès leur arrivée, en leur demandant de quitter les lieux, sous menace de prendre leurs cartes d’identité et de mettre 250 euros d’amende à chaque personne présente. Les manifestants ont tenté de négocier (rester en bulle de 4, peu de temps, avec distance et port du masque) en vain. Et lorsqu’ils décident de quitter les lieux, les policiers les interpellent à nouveau. Les policier.e.s (en ce 13/12) arrêtent la personne qui leur explique que nous refusons d’être identifiés alors même que nous sommes sur le point de quitter les lieux. Pendant que cette personne se faisait emmener au commissariat, tous les autres ont été contraints de donner leur identité sous peine de se faire arrêter également.

A Lantin

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