Le conflit social chez ABinBev se durcit à Liège. Des huissiers se sont présentés au domicile de travailleurs en grève pour signifier les astreintes. En l’absence des travailleurs, ce sont parfois les familles qui ont été confrontées aux huissiers. Pour rappel, les travailleurs ont débrayé à la suite de la détection d’un foyer de Covid au sein d’un département logistique. 10 travailleurs sont infectés. Pour l’avocat de la FGTB « c’est inédit de s’en prendre directement à des travailleurs qui manifestent leur désapprobation et qui affirment leurs revendications dans le cadre d’un conflit social; c’est tout-à-fait nouveau, ça démontre le mépris de la direction par rapport aux revendications des travailleurs et c’est particulièrement inquiétant ». La procédure est pourtant légale : la mission de l’huissier est de signifier la décision du tribunal aux personnes citées. Mais la plupart du temps, l’huissier se rend sur le site de grève pour remettre l’assignation en mains propres. Ce n’était pas le cas ici. Il est question d’astreintes de 2.500 euros par fait constaté. Une tentative de conciliation mardi s’est soldée par un échec.

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Mehmet Yalcin est originaire de la ville de Varto, au Kurdistan nord. Il avait été incarcéré en 2005 en Turquie, puis libéré en attente de son procès instruit pour fait de « propagande en faveur d’une organisation terroriste ». Des procès qui se terminent immanquablement par de lourdes condamnations. C’est pourquoi Mehmet Yalcin, à ce moment-là, a choisi la voie de l’exil et arrive en France, à Bordeaux, en 2006 avec son épouse et ses trois enfants. Malgré ses demandes d’asile, il n’a eu de cesse de subir le harcèlement des autorités françaises et plus particulièrement de la préfecture de la Gironde. Alors qu’il devait être expulsé le 28 août dernier et se trouvait dans un centre de rétention, à Bordeaux, le tribunal administratif de cette ville ordonne sa libération, considérant que Mehmet ayant fait une nouvelle demande d’asile, son maintien en rétention était illégal. La préfecture devait alors lui délivrer une attestation de demande d’asile lui donnant le droit de rester sur le territoire jusqu’à ce que la Cour nationale des droits d’asile (CNDA) rende son avis. En lieu et place, il reçoit une assignation à résidence. Une décision préfectorale là encore cassée par le tribunal administratif.

Depuis le 13 août, Mehmet Yalcin se trouvait donc chez lui, attendant la fin de la procédure du CNDA. Jusqu’à ce que ce mardi 15 septembre, à 6 heures du matin, une vingtaine de policiers ne viennent l’appréhender. La raison officielle était un entretien administratif. En réalité, une fois au commissariat de l’aéroport de Mérignac et un interrogatoire sur sa situation administrative et son droit de séjour, il a été transféré, en voiture, jusqu’au centre de rétention du Mesnil-Amelot, près de l’aéroport de Roissy, en région parisienne. Aucune procédure n’a été respectée et personne n’avait plus la trace de Mehmet Yalcin: ni ses défenseurs, ni les organisations qui s’occupent des demandeurs d’asile et encore moins sa famille. Il a été expulsé par un vol vers Istanbul où la police d’Erdogan l’attendait.

Mehmet Yalcin

 

Le 26 septembre, lors de son prochain Conseil, la Zone de police Midi va voter son budget 2020, alors qu’elle devrait voter son budget 2021. Le Conseil de police est composé de 26 conseillers communaux (14 d’Anderlecht, 6 de St-Gilles et 6 de Forest).  Cet énorme retard s’explique par une mésentente au sein de la zone entre le politique et la direction, ainsi que par une désorganisation profonde. Régulièrement secouées par des scandales et notamment par les violences de sa brigade UNEUS, la zone traine un lourd héritage de gestion financière désastreuse (voir notre dossier).

Logo de la police zone midi

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Jeudi 17 septembre, une journée de grève et de mobilisation a lieu partout en France contre la précarité et les licenciements. À Toulouse, une manifestation intersyndicale est prévue dès 10H au départ de la place Arnaud Bernard. Par ailleurs, une rencontre de travailleurs syndiqués et non-syndiqués de l’aéronautique est organisée l’après-midi dès 14H à la Bourse du travail (place Saint-Sernin) pour préparer la riposte face aux annonces de restructurations et de licenciements dans le secteur.

À l’appel de la communauté kurde de Toulouse, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées pour exiger la libération d’Abdullah Ocalan et celle de tou·te·s les prisonniers politiques de Turquie. À cette occasion, le Secours Rouge Toulouse a rappelé sa solidarité avec le mouvement kurde et a affirmé son soutien à l’Ezilenlerin Sosyalist Partisi qui fait face à la répression de l’Etat fasciste turc (voir notre article).

Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé à Minsk pour protester contre le président Alexandre Loukachenko, dimanche 13 septembre. L’opposition fait descendre chaque week-end plus de 100.000 personnes dans les rues de la capitale, depuis la présidentielle du 9 août. Elle a une nouvelle fois fait face dimanche à un déploiement massif des forces de sécurité, équipées de blindés et de canons à eau, notamment devant la présidence, l’un des lieux du rassemblement.  Dès les premiers moments du défilé, intitulé « Marche des héros » en référence aux victimes de la répression, la police a annoncé avoir procédé à l’arrestation d’« environ 250 personnes ». Le week-end précédent, plus de 600 personnes avaient été arrêtées en marge d’un rassemblement à Minsk et dans d’autres villes. Plusieurs dizaines de femmes, participant à une marche féminine, ont par ailleurs été brutalement arrêtées samedi 12 septembre.

Répression ce dimanche à Minsk

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Samedi 12 septembre 2020, des manifestations Gilets Jaunes ont eu lieu dans plusieurs grandes villes de France. Plusieurs d’entre elles ont été interdites par les autorités notamment à Nantes et à Toulouse, mais elles ont quand même put avoir lieu. A Paris, la préfecture a annoncé un arrêté afin de limiter les zones de manifestation. Finalement, plusieurs milliers de manifestants ont défilé à travers la France. La police a procédé à plusieurs centaines d’arrestations à Paris et au moins une dizaine à Toulouse.

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Nous serons en direct écrit et photo, de la « Grande Manifestation de la Santé » organisée par la Santé en Lutte. Le post le plus récent sera affiché en bas de l’article. Notre légal-team est joignable au +32 456 20 06 42 (privilégiez les messages écrits, joignable via Signal, Whatsapp et Telegram), vous pouvez également informer ce numéro des développements dans la manif afin d’alimenter le fil-info.

Notre « petit guide légal des manifestant-es » peut être consulté en cliquant ici.

LIVE :

  • 13h20 : Des centaines de manifestant·e·s déjà rassemblé·e·s. On rapporte une grande présence policière partout dans le centre-ville, dont notamment :
    • Une auto-pompe garée Place du Congrès,
    • Une auto-pompe et plusieurs combis garés Place Royale,
    • 4 grandes camionnettes et une voiture de commandement à l’Église de la Chapelle,
    • Des motards ferment la Rue Cantesteen,
    • La Rue Royale est fermée (au niveau des bureaux du journal Le Soir).
  • 13h55 : Les manifestant-es sont particulièrement présent-es sur le Boulevard de l’Empereur. La police est présente massivement, notamment aux abords de la Place de la Chapelle, à l’entrée des Marolles où plusieurs émeutes ont eu lieu la semaine passée. On signale également que le drone de la police est déployé aux abords du Mont des Arts. Voir la carte.
  • 14h : Une ligne de policiers avec boucliers et matraques bloquent maintenant le Boulevard de l’Empereur aux manifestant-es qui veulent passer.
  • 14h22 : Alors que ça discute avec le Commissaire Vandersmissen à l’avant, de l’autre côté du cortège, Place de la Justice, les flics se mettent en costume anti-émeute (pour nasser ?)
  • 14h27 : La manifestation se met en marche et fait demi-tour vers la Place de l’Albertine.
  • 14h45 : La manifestation semble se dissoudre autour de la Place de l’Albertine.
  • 15h10 : Affrontements au niveau de la Place du Marché aux Herbes.
  • 15h15 : La police repousse les manifestant-es qui tentaient d’aller au centre-ville, vers la Place de l’Albertine.
  • 15h20 : Beaucoup de lignes de police autour de la Gare Centrale
    • Rue Loxum (Albertine)
    • Boulevard de l’Impératrice (Gare Centrale) avec une autopompe.
    • Rue Haute et Place de la Chapelle avec une autopompe.
    • D’autres policiers sont déployés autour de la Bourse.
    • La situation chauffe.
  • 15h24 : Les flics sont repoussés Rue Cantesteen, au-dessus de la Gare Centrale. L’hélico est juste au-dessus.
  • 15h34 : La Place de l’Albertine est nassée, l’autopompe est en position et beaucoup de policiers en équipement arrivent en renfort. Plusieurs centaines de manifestant-es toujours présent-es.
  • 15h41 : Ce sont les escaliers du Mont des Arts qui sont nassés, avec beaucoup de flics en équipement dans le parc même.
  • 16h : La police se retire de la Place de l’Albertine, laissant se rencontrer les manifestants des nasses d’un côté et de l’autre du Boulevard de l’Empereur.
  • 16h10 : La police demande au mégaphone d’évacuer la route, précisant « manifestation interdite ».
  • 16h16 : La circulation est rouverte, les derniers policiers évacuent. Toujours 9 combis et une autopompe sur la Place Royale. On nous confirme l’arrestation d’une vingtaine de personnes devant les Musées Royaux.
  • 16h30 : Le direct est terminé.

 

 

Depuis plusieurs jours, le mouvement de la jeunesse kurde manifeste pour la liberté d’Abdullah Öcalan en réalisant une marche de plusieurs jours de Hanovre à Hambourg. Des Kurdes et des internationalistes de plusieurs pays européens y participent. Jeudi 10 septembre, des militant·es ont été arrêtés dans le train sur le chemin entre leur logement à Lunebourg (où ils avaient passé la nuit précédente) et le point de départ de l’étape d’aujourd’hui à Winsen-Luhe à la gare de Bardowick. Notons qu’auparavant, avait tenté de faire pour modifier l’itinéraire de la manifestation alors qu’il avait été préalablement approuvé. De plus les portraits d’Abdullah Öcalan restent interdites. Plus d’infos ici.

La police arrête des militant·es kurdes qui manifestaient pour la libération d'Öcalan

La police arrête des militant·es kurdes qui manifestaient pour la libération d’Öcalan

Ce matin, une action de solidarité avec les soignant·es a été menée à Bruxelles. Trois placards, appelant à participer à la manifestation de « La Santé en Lutte » dimanche 13 septembre, ont été collé place Bethléem, avenue Fonsny et sur l’hôpital Saint-Pierre. Notons que la manifestation du personnel soignant a été maintenue malgré la tentative d’interdiction des autorités (voir notre article).
Des affichettes ont aussi été collées, qui portaient le texte suivant :

« Tous et toutes à la manifestation de la Santé en Lutte ce 13 septembre à 13h, Gare Centrale !
Le confinement a mis en évidence que, dans ce système, les emplois les plus nécessaires sont aussi les moins payés, ceux dont les horaires sont les plus pénibles. Ceci dans la distribution, dans la logistique ou dans les hôpitaux.
Depuis longtemps, les gouvernements traitent les dépenses sociales comme des dépenses inutiles. Ainsi, bien avant le Covid-19, le personnel soignant devait travailler dans des conditions de plus en plus pénibles. Faute d’effectifs et de moyens, ces conditions sont devenues terribles pendant la pandémie.
Le personnel soignant va manifester ce 13 septembre. Et comme ses revendications sont modestes ! Elles se résument à pouvoir exercer un métier difficile, avec un salaire correct, dans des conditions correctes.
Ses demandes sont si évidentes qu’il semble incroyable qu’il lui faille descendre dans la rue pour les faire entendre. Et pourtant, en pleine pandémie, il reste confronté au mépris des directions, des administrations et du gouvernement (ce même gouvernement qui vantait hypocritement son « héroïsme »).
Soutenons le personnel soignant !
Par gratitude pour leur travail lors de la pandémie, pour leurs efforts à sauver des vies et soulager des peines ;
Par solidarité de classe avec des travailleurs et travailleuses sur le dos desquels les bourgeois n’ont cessé de faire des « économies » (ou pour mieux dire : des profits) ;
par hostilité envers ce système, cet état et ce gouvernement, ennemis des intérêts populaires. »

Plus d’infos ici.