Le lundi 3 décembre une audience du 4ème procès de l’organisation « Lutte Révolutionnaire » s’est tenue au tribunal de la prison de Korydallos. Elle était consacrée aux affaires de « vol » imputés à l’organisation, et des employés de banques comparaissant en tant que témoins. L’accusation a combiné environ 9 affaires d’expropriation de banques (datant de 2008-2015). Les membres des « Luttes révolutionnaires », Pola Roupa et Nikos Maziotis, ont auparavant assumé la responsabilité politique des expropriations de banques effectuées pour financer et poursuivre les actions de l’organisation.

Dans ce procès, ceux qui sont accusés d’implication ou qui font l’objet d’une enquête pour expropriation sont accusés d’avoir enfreint l’article 187P.K pour appartenance à une organisation criminelle et 187A pour avoir financé une organisation criminelle. Les accusés et jugés en première instance sont les suivants: N. Maziotis (LR), Maria Theofilou, G. Petrakakos, Themistocles et Fotis Assimakapolulos, Marios Seisidis, Kostas Sakkas, Panagiotis Argyros, Grigoris Tsiron et Spyros Christodoulou.

Nikos Maziotis

Nikos Maziotis

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Deux personnes ont été arrêtées ce soir lors de la manifestation à Cadix contre l’entrée des fascistes de Vox au Parlement régional, après les élections de dimanche. Les deux détenus ont été accusés de troubles publics et d’attaque contre des agents de l’autorité, lors des incidents survenus lors de la manifestation convoquée par des groupes antifascistes et à laquelle ont assisté environ 2.500 personnes. Au cours de la manifestation, plusieurs conteneurs d’ordures ont été renversés et incendiés. Certains journalistes ont été pris à parti, on essuyé des jets de projectiles et de peinture.

La mobilisation de Cadix a été l’une des plus nombreuses parmi celles qui se sont déroulées aujourd’hui dans d’autres villes d’Andalousie, à l’appel des groupes antifascistes. Hier, les manifestations ont eu lieu à Séville, Malaga et Grenade et se sont tenues aujourd’hui à Cordoue, Cadix, Jaén et Almería, ainsi que dans d’autres villes andalouses.

Incidents à Cadix

Incidents à Cadix

Lundi 3 décembre, deux domiciles ont été perquisitionné à partir de 9h30 dans le village de Mandres-en-Barrois (à 3 km de Bure) dans le cadre de l’enquête pour « association de malfaiteurs ». Chez une des personnes, 3 téléphones ont été saisi et le contenu d’un ordinateur a été copié. Chez l’autre, plusieurs téléphones, une tablette et un ordinateur ont été saisi par les gendarmes. Durant la matinée, des gendarmes ont coursés à travers le village des personnes qui étaient venues en soutien aux personnes perquisitionnées. Il n’y a pas eu d’interpellation et vers 12h30, les gendarmes étaient partis.

Mardi 4 décembre, une nouvelle perquisition au domicile d’une militante de très longue date contre la poubelle atomique. Après trois heures, trois policiers en civil (sans doute de la « cellule Bure ») l’ont dépouillée de tout le matériel informatique, des téléphones, de calepins de note…

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Les mots d’ordre des syndicats lycéens concernent les réformes du bac et du lycée, la plateforme d’accès aux études supérieures Parcoursup et la création du service national universel (SNU), qu’ils contestent. Jusqu’à présent, les appels à mobiliser n’avaient rencontré que peu d’échos, mais le mouvement a pris de l’ampleur lundi, porté par la mobilisation des « gilets jaunes ». Environ 200 lycées ont été à nouveau bloqués mardi.

Dans le Val-d’Oise, 97 personnes ont été placées en garde à vue mardi après des heurts à proximité de quinze lycées. À Enghien-les-Bains, un lycée a été victime d’une « tentative d’incendie » lors d’une manifestation qui a rassemblé quelque 200 jeunes, certains cagoulés. Trois policiers ont été blessés. Des incidents ont une nouvelle fois éclaté à Aubervilliers. Une centaine d’élèves étaient aussi rassemblés à Saint-Ouen, où une voiture a été incendiée.

A Cachan, une voiture a été incendiée et la police a fait usage de gaz lacrymogène sur les lycéens. En Essonne, sept jeunes ont été interpellés après des blocages devant des lycées. A Ris-Orangis, des jeunes ont mis le feu à des barrages de palettes et caillassé les forces de l’ordre. A Bondoufle, deux gendarmes ont été légèrement blessés dans des affrontements.

Un blocage lycéen (archive)

Un blocage lycéen (archive)

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Une task-force d’une vingtaine de policiers a été mise en afin d’identifier les Gilets Jaunes qui ont participé aux émeutes de vendredi. Cette task force analysera les images des vidéos capturées lors des événements et utilise les réseaux sociaux pour récolter des témoignages. Cette task-force pourrait également servir à établir un profil type des Gilets Jaunes qui pour la plupart ne sont pas connus de la police et qui ne correspondent à aucun profil déjà existant.

Des gilets jaunes nassés à Bruxelles le 30 novembre 2018

Des gilets jaunes nassés à Bruxelles le 30 novembre 2018

Le mouvement qui conteste la politique fiscale du gouvernement français ne faiblit pas. Sirènes en marche, près de 400 ambulanciers ont bloqué la place de la Concorde, lundi, pour protester contre la réforme du financement du transport médical, sans renier par ailleurs une proximité avec le mouvement des gilets jaunes.

Un peu partout en France, des gilets jaunes poursuivaient leurs actions ce lundi et bloquaient certaines routes de province et des dépôts de carburants. À la Réunion, des affrontements avaient lieu entre forces de l’ordre et gilets jaunes. Depuis deux semaines, le seul port marchand de l’île est bloqué. Enfin, une centaine de lycées étaient partiellement ou totalement bloqués, à la fois contre les réformes dans l’Éducation et parfois en soutien aux gilets jaunes. A Marseille, une octogénaire a été touchée samedi par une grenade lacrymogène alors qu’elle fermait ses fenêtres. Elle est morte des suites de ses blessures lundi.

Après les affrontements de samedi, 139 personnes ont été présentées à la justice et 111 sont maintenues en détention. Parmi elles, certaines seront entendues par un juge, au tribunal de Paris, lundi et mardi. Un « Acte 4 » baptisé « Paris insurrection » sur les réseaux sociaux est déjà prévu le 8 décembre. La CGT appelle par ailleurs à « une grande journée d’actions » le 14 décembre, pour une augmentation « immédiate » des salaires, des pensions, et de la protection sociale.

Une voiture a été incendiée à Aubervilliers par des lycéens qui s'opposent à la réforme de l'éducation du gouvernement.

Une voiture a été incendiée à Aubervilliers par des lycéens qui s’opposent à la réforme de l’éducation du gouvernement.

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Samedi 1 décembre, des manifestations des gilets jaunes se sont organisées dans plusieurs villes de France. Au total, plus de 136 000 personnes ont participé aux manifestations sur tout le territoire.

À Paris, des émeutes se sont déroulées dans différents endroits de la villes où des banques ont été saccagées, des magasins pillés et des véhicules incendiés. 249 feux ont été recensés ce jour-là. La journée s’est terminée par 620 gardes à vues, 133 personnes blessées, dont 23 membres des forces de l’ordre.

À Saint-Étienne, un supermarché Casino et un magasin de sport ont été pillés et une agence du Crédit agricole a été détruite.

À Puy-en-Velay, des manifestants ont investi la cour de la préfecture et y ont jeté des pneus. Les CRS ont évacué la cour mais dans la soirée des manifestants ont lancé des cocktails Molotov contre la préfecture qui a en partie brûle. Au final, 70 personnes ont été blessées, dont 18 policiers et 4 manifestants grièvement.

À Dijon, sept personnes ont été interpellées et neuf véhicules ont été incendiées dans la nuit de samedi à dimanche.

En Moselle, un commandant de police a été roué de coups par dix personnes après qu’ils lui aient enlevé son casque.

Dans le département du Gard, 16 barrages ont été recensés. Dans une ville de la région, les pneus de voitures de gendarmerie ont été crevés dans la nuit de samedi à dimanche.

A Narbonne, un site administratif de VINCI Autoroutes a été détruit et ainsi que des locaux du peloton de gendarmerie, situés au péage de Narbonne.

À Toulouse, les émeutes ont fait 57 blessés dont 48 policiers. Seize personnes ont été interpellées, dont quatre après le pillage de deux magasins du centre-ville. 

À Albi, des bouteilles et engins inflammables ont été jetés dans les jardins de la préfecture du Tarn. Le préfet a été légèrement blessé à la main.

À Bordeaux, un policier et six manifestants ont été blessés lors des affrontements. L’un des manifestants a eu la main arrachée en ramassant un objet pyrotechnique, d’autres ont été blessés par des tirs de Flash-Ball. En début de soirée, des manifestants ont allumé un feu devant la cathédrale Saint-André, utilisant notamment les palissades de protection des travaux de rénovation de la cathédrale.

À Poitiers, un « gilet jaune » a été interpellé. Des feux ont été allumés, les policiers ont usé de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

À Arles, un automobiliste est mort dans un accident de la route suite à un bouchon provoqué par un barrage.

À Marseille, 21 personnes ont été interpellées et trois policiers ont été blessés. 

La préfecture de Haute-Loire, à Puy-en-Velay, incendiée par les Gilets Jaunes (archive)

La préfecture de Haute-Loire, à Puy-en-Velay, incendiée par les Gilets Jaunes (archive)

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Le réseau fasciste Nordisk ungdom (Jeunesse Nordique) avait appelé vendredi ses partisans pour qu’ils se rassemblent à Stockholm et se rendent à la statue du roi Charles XII dans le parc Kungsträdgården, au centre-ville. L’événement devait marquer le 300e anniversaire de la mort de Charles XII, célébrée généralement par les nationalistes et les néo-nazis en Suède. Plusieurs affrontements ont éclaté entre les fascistes et des contre-manifestants antifas. Deux personnes ont été arrêtées.

Incidents vendredi à Stockholm

Incidents vendredi à Stockholm

Le vendredi 30 novembre, des centaines de gilets jaunes étaient venus manifester à Bruxelles en partant de différents endroits de la ville. La manifestation a tournée à l’émeute (voir le fil info). Deux véhicules de police ont été incendiés, des pavés et des panneaux de signalisation ont été arrachés et du matériel de chantier a été utilisé pour monter des barricades. Au total, 82 personnes ont été arrêtées. La majorité, 76 manifestant.e.s, a été arrêtés administrativement. Il y a eu également six arrestations judiciaires pour des faits de possession d’arme prohibée, détention de drogue, incendie volontaire, dégradations et dégradations sur véhicule. Le vendredi soir vers 20h30, trois gilets jaunes se sont encore emparés de chevaux de frise et les ont installés rue Royale, place des Palais et place Royale, bloquant cinq trams et trois bus. Ils ont tous les trois été interpellés.

À Paris, ce samedi 1er décembre, les gilets jaunes reprenaient la rue.
À 16h, on dénombrait déjà 130 interpellations.

Arrestation lors d'une manifestation des gilets jaunes à Bruxelles (archive)

Arrestation lors d’une manifestation des gilets jaunes à Bruxelles (archive)

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En Allemagne, le ministre de l’Intérieur, Horst Seehofer, veut interdire l’organisation d’aide judiciaire de gauche « Rote Hilfe e.V. » considérant ses objectifs comme anticonstitutionnels. Le Rote Hilfe e.V. (RH) est une organisation basée sur la solidarité avec les militant.e.s de gauche persécuté.e.s pour des raisons politiques en leur apportant une assistance judiciaire.

Cette information ressort, entre autre, du rapport du ministère fédéral de l’intérieur de 2017 qui considère que par le biais de son travail (publications, organisation de conférences, de manifestations), le RH essaie de discréditer les services publics de sécurité et les autorités judiciaires allemands. « De plus, (le RH)… organise, entre autres choses, des événements d’information et de discussion sur des sujets tels que la » répression par l’État  » … demandant à ne pas coopérer avec les autorités et les administrations des services juridiques. » Toujours selon le rapport, les prisonnier.ère.s seraient incité.e.s à continuer à se battre.

Logo du Rote Hilfe e.V.

Logo du Rote Hilfe e.V.

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