Une marche de Kurdes en trois étapes a lieu pour demander la libération d’Abdullah Ocalan entre Charleroi et Bruxelles. Drapeaux à la main et escortés par la police locale, des dizaines de manifestants marchaient ce samedi le long de la route entre Louvain-la-Neuve et Wavre. Ils termineront leur marche demain dimanche à Bruxelles, à Schuman, devant le parc du Cinquantenaire. Un meeting s’y tiendra pour l’occasion de 16h00 à 18h00. Abdullah Öcalan, dirigeant du PKK, est emprisonné en 1999 par les services secrets turcs sur l’île-prison d’Imrali au nord-ouest de la Turquie.

Les marcheurs sur la N25 ce samedi

Les marcheurs sur la N25 ce samedi

Le gouvernement français a annoncé jeudi la création d’une « police de sécurité du quotidien » avec la volonté de mettre l’accent sur les « quartiers difficiles ». Dévoilant les détails du projet, le ministre de l’Intérieur a indiqué que 10.000 postes de policiers et de gendarmes seront créés durant le quinquennat. D’ici à janvier 2019, trente quartiers voués à la « reconquête républicaine » recevront un renfort de 15 à 30 policiers à chaque fois. Trente autres quartiers seront concernés d’ici fin 2020. Le nombre de caméras-piétons serait multiplié par quatre pour atteindre 10.000 chez les forces de l’ordre d’ici à 2019 et 60.000 tablettes numériques et smartphones seraient déployés chez les gendarmes d’ici à 2020, ainsi que 50.000 chez les policiers, pour un accès rapide et direct aux fichiers de la délinquance.

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De nouveaux affrontements ont eu lieu sur le chantier du site du terminal du pipeline TAP à San Foca. Peu après 5H30, des manifestants, souvent masqués, ont barré l’accès aux portes 4 et 5 du chantier avec la des barrières composées de grilles et de pierres, puis allumé des feux. Ils ont barré la route aux véhicules de police, y compris un autocar du bataillon San Marco des carabiniers et des véhicules de la société de sécurité privée Alma Roma. Dans l’intervention de la police, une manifestante a été blessée. Elle a dû être transportée à l’hôpital Vito Fazzi par une ambulance. En réaction, les manifestants ont commencer à caillasser les tours d’éclairage du chantier et les véhicules présents, endommageant certains voitures de la police et de la société privée de sécurité dont deux agents ont été blessés. Ce n’est pas la première fois que ce chantier est le théâtre d’affrontements (voir notre article).

Incidents sur le chantier du TAP

Incidents sur le chantier du TAP

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Lors du rassemblement à Brest en soutien avec Afrin à l’appel des Amitiés Kurdes de Bretagne, un groupe d’islamistes porteurs du drapeau turc a violemment attaque le rassemblement. Plusieurs manifestants ont été blessés et emmenés à l’hopital. Les manifestants ont repoussé eux-mêmes les attaquants, et trois de ces derniers auraient finalement été arrêtés.

Les agresseurs pro-Erdogan

Les agresseurs pro-Erdogan

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Sept personnes sans-papiers ont été arrêtées hier soir, le 9 février, aux locaux de l’association « Globe Aroma », qui expose régulièrement les œuvres d’artistes sans-papiers et qui se veut un lieu d’échange entre les migrants et le domaine des arts. La police est rentrée au motif d’un contrôle de l’ASBL, mais avec la volonté claire de rafler des personnes sans-papiers. Parmi les sept personnes arrêtées, quatre ont été libérées et les trois autres ont été emmenées au Centre Fermé 127bis et sont donc menacées d’expulsion. Parmi les trois se trouve Mounir, un militant syndical à la CSC depuis plusieurs années, ainsi que Jihed Sheikh, l’artiste qui exposait hier soir avec son frère jumeau, également arrêté. Le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close aurait normalement dû être présent à l’exposition mais ne s’y est pas présenté, il a donné un ordre « d’inspection sociale » qui a servi de prétexte à la police pour entrer sur les lieux.

Une manifestation aura lieu demain 11 février à 15h devant le Centre Fermé 127bis.

Liberté pour Mounir !

Liberté pour Mounir !

Ce jeudi 8 février, les étudiants de Nantes sont descendus dans la rue pour dénoncer le Plan Etudiants du gouvernement. Le cortège a rapidement été bloqué par les forces de l’ordre par une ligne de CRS. Les policiers au sol étaient soutenus par deux de leurs collègues juchés sur un arrêt de tram. Ces deux hommes, vêtus de noir, étaient armés de fusils d’assaut.

CRS armés de fusils d'assaut

CRS armés de fusils d’assaut

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Une trentaine de personnes étaient présentes samedi 3 février pour soutenir Erdal Gokoglu, prisonnier révolutionnaire arrêté le 13 novembre en Belgique et extradé vers l’Allemagne le mois suivant. Pour rappel Erdal Gokoglu vivait en Belgique depuis 2002. Il avait reçu le statut de réfugié politique en 2007. Lorsqu’il était emprisonné en Turquie de 1995 à 2001 il avait été torturé et avait participé à une grève de la faim, ce qui lui a laissé de graves séquelles physiques.

La soirée a commencé avec une prise de contact avec trois prisonniers révolutionnaires turcs actuellement détenus en Grèce qui risquaient une extradition vers la Turquie. Ensuite une vidéo expliquant l’histoire de Erdal, a été projetée. Cette présentation a été suivie par un exposé expliquant la législation allemande en matière « d’anti-terrorisme » (lois 129A et B) et de son utilisation pour réprimer les militant-e-s révolutionnaires notamment étrangerèr.e.s. Enfin la soirée s’est terminée par un repas solidaire qui a permis de réunir des fonds pour soutenir les frais de justice de Erdal et d’échanger des pistes sur les manière de continuer le soutien.

Solidarité avec Erdal Gokoglu

Solidarité avec Erdal Gokoglu

Serge Bourgin, militant et secrétaire de la Fédération des activités postales et des télécommunications de Solidaires en Ille-et-Vilaine, passera en jugement le 13 février 2018 à 14h à Rennes. Il est poursuivi suite à une plainte pour diffamation par le chef opérationnel de la section d’intervention de la police départementale.

Le 16 novembre 2017, SUD-Solidaires, la CGT et FO organisaient une manifestation à Rennes contre les ordonnances Macron. Alors que le cortège suivait le parcours déposé et était arrêté à l’entrée du boulevard de la Liberté, la section d’intervention (SIR) armée de boucliers, casques et matraques, a remonté la manifestation pour charger la tête du cortège. Serge Bourgin a alors pris un mégaphone et a fait une intervention spontanée déclarant que « la SIR et son chef opérationnel avaient tiré au LDB 40 sur la manifestation étudiante le 28 avril 2016 éborgnant un étudiant ». Dans la même intervention, au mégaphone, le responsable de syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine indiquait que la section d’intervention était coutumière de provocations lors des manifestations contre la loi travail. Ce sont ces propos, plusieurs fois confirmés par les faits, qui valent à Serge Bourgin de passer au tribunal.

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Aux abords du château Saint-Ange, à quelques centaines de mètres du Vatican, des manifestants kurdes sont venus dénoncer l’invasion turque du canton d’Afrin par l’armée turque et ses alliés jihadistes. Au même moment Erdogan était reçu par le pape François à Rome. Il y a eu des incidents: au moins deux manifestants ont été arrêtés par la police.

Face à face à Rome

Face à face à Rome

Le samedi 3 février, 5000 personnes ont participé de manière non-violente à la manifestation autorisée « lutte contre la dictature en Turquie ». La police n’a autorisé que peut de temps avant la manifestation avec comme point de ralliement le Claramatte (lieu proche de Claraplatz, point de ralliement officiel) à 13h, et non à 14h. Ce qui a permis de considérer tout rassemblement sur le Claraplatz comme illégal. Toutes les personnes qui s’y rendaient étaient soumises à des contrôles et devaient se laisser prendre en photo. Deux personnes ont été arrêtées sur place. Cet harcèlement policier visait surtout les soutiens solidaires non-kurdes. Tou-te-s celles et ceux qui, aux yeux de la police, n’avaient pas « l’air d’être kurdes » encouraient le risque d’être poursuivi-e-s et arrêté-e-s. Plusieurs manifestant-e-s ont rapporté que des policer-e-s leur ont dit que cette manif n’était « pas pour les « suisses » et que seul-e-s les « kurdes » avaient l’autorisation d’y participer.

Avant même que la manifestation n’ait lieu, des unités de police cagoulées sont entrées dans un appartement du Revolutionärer Aufbau Basel, sans mandat de perquisition. Trois personnes en train de préparer la manifestation ont été provisoirement arrêtées et un calicot a été confisqué. Selon un témoin, la police aurait menacé les personnes présentes que ceux qui participeraient à la manifestation seraient arrêtés. Dès le début de a manifestation, des policier-es- cagoulé-e-s armé-e-s de fusils à balles en caoutchouc se sont dirigé-e-s vers la partie de la manifestation regroupant le plus de « non-kurdes » et ont tenté d’arracher un calicot aux manifestant-e-s. La police s’est heurtée à une résistance unie et s’est finalement retirée. Au final au moins 15 participant-e-s ont été arrêté-e-s. Tou-te-s ont été relâché-e-s depuis.

Manifestation pour Afrin à Bâle

Manifestation pour Afrin à Bâle