Seul un inspecteur engagé à temps partiel dans la brigade anti-terroriste de la police fédérale travaille dans l’ « Internet Intelligence Support Unit », la cellule chargée de ‘screener’ le net à la recherche des propos ‘extrêmistes’ et ‘radicaux’. Les autres inspecteurs qui y travaillaient ont quitté l’unité dans le courant de l’année 2014. Dix inspecteurs supplémentaires le rejoindront le 1er janvier 2016, leurs tâches seront élargies puisqu’ils ne devront pas seulement rechercher le ‘radicalisme’ mais aussi pour ‘débusquer tout phénomène’.

Ceci ne concerne que la cellule anti-terroriste de la police fédérale. La Sûreté de l’Etat surveille également le net.

Police Fédérale

Police Fédérale

Les menaces et les agressions contre des militants progressistes par les escadrons de la mort ukrainiens se poursuivent loin derrière la ligne de front. Dernier incident en date: dans la nuit du 18 au 19 octobre, une roquette antichar RPG a été tirée dans l’appartement d’une militant communiste bien connu à Mariupol, Alexei Krivun. Alexei Krivun est un de seuls communistes de la ville qui n’était ni en prison, ni en exil, ni dans la clandestinité. Par pure chance, personne n’a été tué (la roquette a dévasté la partie avant de l’appartement, et causé des dégâts aux appartements voisins).

L'immeuble peu après l'attaque

L’immeuble peu après l’attaque

Dossier(s): Archives Europe Tags:

Le service flamand pour l’Emploi, VDAB, va installer comme ses homologues wallon et bruxellois un bouton d’alerte dans ses locaux où ont lieu les entretiens avec les chômeurs, afin de protéger ses employés des chômeurs mécontents. Ce bouton d’alerte a été installé dans les antennes du Forem en Wallonie depuis l’an dernier et il est en cours d’installation chez Actiris à Bruxelles. Les antennes des services régionaux de l’emploi forment leur personnel aux « situations de crise » et en engagent des vigiles.

En 2014, le VDAB, en Flandre, a enregistré 77 cas de violence (physique ou verbale, menaces…) dans ses bureaux. A Bruxelles, Actiris parle de près de 30 incidents depuis le début de l’année 2015. Au Forem, 65 incidents ont été répertoriés en 2014. Et même l’ONEM n’y échappe pas : 42 incidents en 2014. Et cela ne risque pas d’aller en s’arrangeant: à partir du 1er janvier 2016, les services régionaux pour l’emploi et la formation seront en effet chargés de réprimander les demandeurs d’emploi qui ne font pas à leurs yeux « suffisamment d’effort » pour trouver un job. Jusqu’à la dernière réforme de l’état, cette tâche était assurée par l’ONEM.

VDAB

VDAB

Dossier(s): Archives Belgique Tags:

Lors de l’inauguration du nouvel Hôtel de Police de la zone Mons-Quévy, une délégation de la gendarmerie française s’est déplacée spécialement pour présenter une arme utilisée par les forces de l’ordre françaises depuis 10 ans maintenant, le taser. Le Ministre de l’Intérieur Jan Jambon ne s’oppose pas et serait même enthousiaste à la demande des policiers montois de faire de leur région une zone de test pour l’engin, ces derniers arguant qu’il pourrait être utilisé dans les cas de rébellion contre la police.

Le taser est un pistolet à impulsions électriques. Présenté comme non-létal il avait pourtant causé la mort de 500 personnes aux États-Unis lors du dernier comptage en 2012. En France, 3 personnes étaient officiellement décédées après avoir été tasées, au dernier comptage en 2014.

Jan Jambon positif à l'idée du taser.

Jan Jambon positif à l’idée du taser.

Aujourd’hui lundi, l’écrivain italien Erri De Luca a été relaxé par le tribunal correctionnel de Turin. Le procureur de la République italienne avait demandé huit mois de prison ferme à son encontre pour « incitation au sabotage » (voir notre précédent article) du projet TAV de TGV Lyon-Turin, qui depuis dix ans dresse contre lui les écologistes et les habitants des vallées montagnardes, surtout ceux du Val de Suse.

Erri de Luca au tribunal

Erri de Luca au tribunal

Dossier(s): Archives Italie Tags:

La Région wallonne va introduire une plainte pour dégradation du domaine public, indique lundi le ministre des Travaux publics Maxime Prévot dans un communiqué. Dans le cadre de la grève générale organisée par la FGTB en province de Liège lundi, 200 manifestants ont bloqué l’autoroute E40 à Herstal et allumé des feux sur la chaussée. « Des dégradations ont été constatées et des feux ont été allumés, notamment sur le pont de Cheratte (E40) à hauteur d’un chantier mené actuellement », affirme le communiqué. Les auteurs des dégâts ont été identifiés par la police et un procès-verbal dressé. Le ministre a commandé un rapport sur les dégâts (revêtements, joints de dilatation des ponts, panneaux de signalisation…) et le budget des réparations, avançant une première estimation de plusieurs dizaines de milliers d’euros », précise le communiqué. Le plainte qui sera déposée a pour but de poursuivre les auteurs des dégâts afin de récupérer les montants des travaux de réparation.

À Seraing, alors que les métallos bloquaient les quais et le pont enjambant la Meuse, Une BMW est arrivée en trombe et a foncé sur un groupe de grévistes. Les trois occupants sont alors sortis de la voiture avec des lames et une barre à béton pour agresser les grévistes. Un syndicaliste a ramassé un coup de barre de fer sur la tête et a été emmené à l’hôpital de l’Espérance tandis qu’un des agresseurs a été blessé.

Barrage syndical sur la E40

Barrage syndical sur la E40

Dossier(s): Archives Belgique Tags: ,

Les sans-papiers qui manifestaient cette après-midi -comme tous les lundis- à l’appel de la Coordination des Sans-Papiers ont subit une charge de la police tout en étant aspergés de gaz lacrymogènes. Vers 16h, ils étaient encerclés par la police. Un sans-papier a été arrêté et un autre blessé. Malgré la récurrence du rassemblement, la police parlait sur Twitter d’un rassemblement ‘spontané’.

Sur Twitter, la police annonce une manifestation spontanée.

Sur Twitter, la police annonce une manifestation spontanée.

La tête de la manifestation de ce lundi

La tête de la manifestation de ce lundi

Ce 15 octobre, alors que plusieurs manifestations avaient lieu à Bruxelles contre le Traité TTIP, une équipe de journalistes de la web TV indépendante ZinTV était arrêtée parmi une soixantaine d’autres personnes à la Rue de Spa vers 14h30. Les manifestants ont été emmenés au casernes d’Etterbeek puis ont été relâchés vers 19h30 à la Porte de Hal.

L’un des journalistes, une fois descendu du bus de la police a voulu filmer la descente des militants du véhicule, un policier a alors demandé à ce que la séquence soit supprimée, ce qui fut aussitôt fait. Le policier a remarqué que quelques séquences avaient été filmées dans le bus et a voulu les supprimer également, il a finalement pûrement et simplement détruit toutes les images qui figuraient sur la caméra, se défendant derrière le niveau d’alerte anti-terroriste.

ZinTV a communiqué par rapport à cette destruction de données, rappelant qu’il est autorisé de filmer la police, quelque soit le ‘niveau d’alerte’. La police démontrant en outre son mépris des médias indépendants et du secret professionnel. Les images supprimées contenaient entre autres des scènes où les policiers insultaient les manifestants et du Commissaire Vandersmissen au sommet de sa forme « Vous êtes dans cette situation parce que je l’ai décidé », la bombonne de gaz à la main.

Le kessel rue du Trône

Le kessel rue du Trône

Ce 19 octobre, un nouveau procès commencera à l’Audience Nationale de Madrid contre les 5 militants d’Askapena arrêtés en 2010. Askapena fait partie des nombreux mouvements basques considérés comme des satellites de l’ETA pour faire application de la législation antiterroriste. Le tribunal compte demander 6 ans d’emprisonnement contre les 5 ainsi que la dissolution d’Askapena, de l’association des fêtes de Bilbao, de l’association Herriak Aske et de la société de commerce équitable Elkar-Truke.

Voir notre précédent article, plus complet.

Le symbole d'Askapena

Le symbole d’Askapena

Dossier(s): Archives Pays basque Tags:

Plus de 10.000 personnes ont défilé samedi à Saint-Sébastien pour réclamer la libération d’Arnaldo Otegi, dirigeant de Sortu, le parti de la gauche indépendantiste, emprisonné pour appartenance à l’ETA, et d’autres prisonniers politiques. Ils ont défilé derrière une grande bannière sur laquelle on pouvait lire, en basque: « libérez Arnaldo (Otegi) et Rafa (Diez) », dirigeant du syndicat basque LAB. Ils ont scandé « independenzia ». Parmi les manifestants se trouvaient des dirigeants de la gauche abertzale (indépendantiste), du parti de gauche radicale Podemos et d’ERC (Esquerra Republicana de Catalunya, gauche indépendantiste en Catalogne). Arnaldo Otegi, 57 ans, ex-membre de l’ETA condamné notamment pour l’enlèvement du directeur d’une usine Michelin dans les années 1970, est l’ancien porte-parole de Herri Batasuna, puis Batasuna. Il a été une nouvelle fois interpellé en 2009 et condamné un an plus tard pour « appartenance à l’ETA », dans le cadre de la doctrine Garzon (« tout est ETA »). Otegi, qui devrait sortir de prison en avril 2016, reste cependant le secrétaire général du principal parti indépendantiste basque, Sortu.

La tête de la manifestation

La tête de la manifestation