La zone de police Montgomery (Etterbeek, Woluwe-Saint-Lambert et Woluwe-Saint-Pierre) vient d’acquérir une toute nouvelle caméra mobile. Cette caméra se présente sous la forme d’une remorque de 750 kilos tractable par n’importe quel petit véhicule. Une fois sur les lieux à surveiller, le bras de la caméra mobile se déploie durant une petite minute. Alimentée par batterie, guidée à distance à l’aide d’un iPad, la caméra dôme qui trône à 6 m de hauteur capture des images à 360°. Fixée juste à côté, une petite caméra fixe orientée vers le sol permet de surveiller le dispositif.


Bruxelles: la police Montgomery présente sa… par dh_be

Parmi les milliers de documents mis à la disposition du public par un hacker et dérobé à la firme d’espionnage ‘Hacking Team’, deux documents situés dans un dossier « Polizia Belga », semblent commander une formation et du matériel d’infection informatique pour la police belge. Les deux documents sont marqués de l’entête CGSU/NTSU.

La NTSU (National Technical Support Unit), est l’unité chargée -entre autres- du suivi des innovations technologiques et de leur intégration dans les missions de la CGSU (Commissariat Général Special Units). La CGSU est la descendante de la DSU (Direction of Special Units), qui dirige les unités d’intervention de la police belge, elle-même lointaine descendante de la brigade Diane, fondée par la gendarmerie suite aux événements des Jeux Olympiques de Munich en 1972.

Il s’agit de deux bons de commande complétés par le CEO de Hacking Team, David Vincenzetti. Ils proposent deux séances, de 5 jours pour 5 personnes, d’entrainement à l’espionnage informatique. La première séance devait avoir lieu à Bruxelles. Jour 1: Installation de RCS, Jour 2: Entrainement pour administrateur système, Jour 3: Entrainement pour opérateur technique, Jour 4: Entrainement pour visualiseur et Jour 5: Système de ticket de support. Une seconde formation, dite ‘avancée’, devait avoir lieu à Milan et enseigner les compétences suivantes: introduction au piratage et aux techniques d’exploits (terme anglais qui signifie ‘utiliser une faille informatique pour prendre le contrôle d’un système’), simulation d’attaque faite depuis internet, attaque faite à l’intérieur d’un réseau, sécurité de l’application, technologies avancées pour le sondage et le fingerprinting. Ainsi que plusieurs types d’infections à distance: injection proxy, exploits coté-client, site au contenu malveillant, et pièces-jointes.

Dans le second document, une série de produits sont censé être livrés dans les 45 jours calendrier. Ces produits sont : rootkit (un type de virus qui résiste aux réinstallations d’un ordinateur), serveur, injecteur proxy, faille 0Day (‘faille qui n’a pas été découverte par les développeurs’), ainsi que des pièces de rechange, des mises à niveau, la formation définie par le premier document. Enfin, il est précisé que la formation doit durer 10 jours.

Enfin, les métadonnées des document indiquent que ces deux bons de commande ont été rédigés en septembre-octobre 2011, ils ont donc du être honorés depuis.

Voir nos précédents articles sur Hacking Team

Italie/Internet : Une entreprise d’espionnage privée massivement piratée (6 juillet)

Internet : Plus d’info sur le piratage de ’Hacking Team’, les espions couverts de ridicules

La police belge, cliente de Hacking Team ?

La police belge, cliente de Hacking Team ?

Le 29 juin, les militants anarchistes Sergio Maria Stefani, Alessandro Settepani, Stefano del Moro, Alfredo Cospito et Anna Beniamino ont été condamnés à la cour d’appel de Pérouse. Sergio Maria Stefani a été condamné à 4 ans pour attentat à l’explosif et Alessandro Settepani à un an et demi pour tentative de sabotage sur la voie ferrée Orte-Ancône (en mars 2008). Stefano del Moro, Alfredo Cospito et Anna Beniamino ont été condamnés à 3 ans pour la publication du journal anarchiste révolutionnaire KNO3.

Il y a un changement par rapport à la condamnation en première instance: l’article 302 (incitation à commettre des délits avec intention contre le caractère international et national de l’État) a été commué en article 414 (incitation à commettre un crime). En première instance, ils avaient tous été acquittés de l’accusation d’association subversive avec intention de terrorisme (article 270bis) et Sergio avait été condamné à 3 ans et 3 mois pour vol de voiture.

Alessandro Settepani (à gauche) et Sergio Maria Stefani  (à droite) et le tribunal de Pérouse

Alessandro Settepani (à gauche) et Sergio Maria Stefani (à droite) et le tribunal de Pérouse

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Samedi 4 juillet à l’aube, le Réseau des Cellules révolutionnaires (SRB) a incendié une voiture de police à l’extérieur du poste de police de Praha-Bubny. Le communiqué explique que cette action est une réponse à la répression contre les anarchistes. Depuis le 28 avril, quatre anarchistes sont détenus en Tchéquie suite à l’opération ‘Fenix’.

Une patrouilleuse incendiée en Tchéquie.

Une patrouilleuse incendiée en Tchéquie.

Ce mercredi midi, une cinquantaine de personnes était rassemblée dans le dépôt de bus des Courriers Ile-de-France (CIF, filiale de Keolis, elle-même filiale de la SNCF) de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis). Parmi eux, des représentants syndicaux de plusieurs entreprises de transport sont venus témoigner leur soutien à une vingtaine de conducteurs, en grève en mai dernier et aujourd’hui convoqués pour des entretiens disciplinaires.

Aucun protocole de fin de conflit n’a été signé entre la direction et les conducteurs des CIF-Kéolis depuis la fin de la grève, en mai dernier durant laquelle des dépôts de Seine-et-Marne, du Val-d’Oise et de Seine-Saint-Denis avaient été bloqués. Le mouvement de protestation, qui avait duré trois semaines, a pris fin lorsque, sur décision de justice, les blocus des dépôts avaient été levés. Les ex-grévistes réclament une amnistie complète et la rémunération totale ou partielle de la période de grève, des conditions refusées par la direction.

Au dépot des bus CIF de Tremblay-en-France

Au dépot des bus CIF de Tremblay-en-France

Deux membres présumés d’ETA, recherchés par les autorités judiciaires espagnoles, ont été interpellés mardi 7 juillet au soir. L’un des deux etarras présumés est Iñaki Reta de Frutos, considéré comme l’un des responsables de la logistique de l’organisation. L’autre est Xabier Goienetxea, un ancien membre de l’organisation de la jeunesse basque Segi. L’opération policière a été menée dans une maison d’Ossès, à une quarantaine de kilomètres de Bayonne, par la DIPJ de Bordeaux, la DGSI et le RAID, soutenus par la garde civile espagnole. Au cours de la perquisition, qui a duré une partie de la nuit, des documents en lien avec ETA ont été saisis, mais pas d’armes ni d’explosifs. A la fin de mai, la police avait découvert des armes et des composants pouvant servir à la confection d’explosifs dans une villa de Biarritz (voir notre article).

La perquisition à Ossès

La perquisition à Ossès

Dans la soirée, près de 150 personnes se sont rassemblées devant la résidence des interpellés. Deux personnes ont été blessées lors d’échauffourées qui ont éclaté dans la nuit entre les forces de l’ordre et des personnes protestant contre ces interpellations.

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Le juge de l’Audienca Nacional, a mis en liberté provisoire les deux Espagnols membres de « Recontruction Communiste » et accusés d’avoir combattu l’Etat islamique pendant six mois au Rojava dans les rangs du bataillon international des YPG. Ils restent inculpés de terrorisme. Le juge a imposé des pointages de contrôle hebdomadaires, le retrait du passeport et l’interdiction de quitter le territoire. Les deux militants auraient reconnus avoir combattu dans les rang des YPG.

Deux Espagnols accusés d'avoir combattu aux cotés des YPG

Deux Espagnols accusés d’avoir combattu aux cotés des YPG

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La commission la Justice de la Chambre a adopté mardi une série de mesures envisagées par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre le radicalisme et le terrorisme dont l’extension des possibilités de retrait de la nationalité belge. Les modifications législatives font partie des douze mesures annoncées après l’opération anti-terrorisme à Verviers en janvier dernier. Le texte élargit la liste des infractions terroristes permettant des écoutes téléphoniques et rend punissable le fait de se rendre à l’étranger à des fins d’action terroriste. La future loi fait par ailleurs sauter le verrou qui empêchait au détenteur de la double nationalité de perdre sa nationalité belge durant les dix premières années de son acquisition, en cas de condamnation à des infractions terroristes.

Ce lundi matin, les forces de police espagnoles ont arrêté à Madrid deux militants communistes qui auraient combattu l’Etat islamique au Rojava dans les rangs de la Brigade Internationale (International Freedom Battalion). Leurs domiciles ont été perquisitionnés par les enquêteurs de la Brigade provinciale de renseignement de la direction de la police madrilène. Il s’agirait de deux militants du Partido Marxista-Leninista (Reconstrucción Comunista) qui seraient (selon l’accusation policière) apparu dans la vidéo ci-dessous. Selon la police, les deux militants sont revenus de Syrie via la Turquie et l’Allemagne. Ils sont accusés d’avoir participé à un conflit armé hors de l’Espagne sans l’autorisation de l’Etat, d’avoir collaboré avec une organisation terroriste (c’est probablement le PKK qui est ici visé), d’usage d’armes militaires et d’engins explosifs, et d’avoir compromis gravement les intérêts nationaux espagnols. Reconstruction Communiste est une organisation composée de membres des Jeunesses Communistes qui ont rompus avec le PCE. Ses membres ont dans un premier milité dans le Parti Communiste des Peuples d’Espagne avant de fonder leur propre organisation, proche du MLKP, en 2009.

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Nouvelle unité d’Europol, l’EU IRU (European Union Internet Referral Unit) veut construire des relations avec les principaux fournisseurs de services pour faire retirer le contenu via les conditions d’utilisation de ces services. Plutôt que de faire interdire des contenus dans chaque pays, l’EU IRU veut rendre les conditions d’utilisation des réseaux sociaux et autres hébergeurs de contenus, plus agressives (et plus appliquées) concernant les “contenus extrémistes” et la “propagande terroriste”. Ceci a pour avantage -pour les autorités- de ne pas devoir passer par les 28 législations nationales européennes pour faire supprimer un contenu.

Visuel de l'EU-IRU

Visuel de l’EU-IRU