La direction de BASF France a porté plainte contre des grévistes accusés d’avoir pénétré la nuit de mercredi à jeudi sur le site de Huningue pour « saboter la production » et « exercer des pressions psychologiques et des menaces physiques sur des non grévistes ». Un huissier de justice est venu ce matin sur le site de Huningue pour constater le blocage de la production et du bâtiment de la direction.

Les grévistes, en lutte contre 140 licenciements, dont le mouvement dure depuis lundi après-midi, réfutent ces accusations. La police qui s’est rendue sur place dans la matinée après avoir été appelée par la direction, aucun fait de nature à être poursuivi pénalement n’a été constaté. Ce midi, à 13h, lors de l’assemblée générale quotidienne, la reconduction de la grève a été votée à l’unanimité.

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On sait que la lutte contre le « terrorisme islamiste » ouvre la porte à une série de lois et de pratiques répressives qui se généralisent dans un second temps. C’est la possibilité de fermer des sites pour un contenu politique sans décision de justice qui est maintenant envisagée. Lundi 23 juin, le ministère de l’intérieur français a fait parvenir à la Commission européenne l’article 6 du projet de loi, qui vise à permettre le blocage administratif, sans passage par un juge, des sites djihadistes.

Le texte prévoit la possibilité pour « l’autorité administrative » de demander aux fournisseurs d’accès à Internet de bloquer « sans délai » l’accès à des sites incitant au terrorisme. Un juge interviendra a posteriori et indirectement dans la procédure : un magistrat désigné par la chancellerie contrôlera « les modalités d’établissement, de mise à jour et de communication » de la liste des sites bloqués. Cette intervention du juge sera précisée par décret. Les fournisseurs d’accès à Internet devront également proposer à leurs abonnés un moyen simple de signaler les sites incitant au terrorisme, et devront les dénoncer aux autorités, comme ils doivent déjà le faire pour certaines activités illégales (pédopornographie). L’examen en Conseil des ministres est prévu au début du mois de juillet. L’examen du projet de loi est prévu au Parlement lors de sa session extraordinaire de juillet.

Depuis le 17 juin, le prisonnier anarchiste Gabriel Pombo Da Silva se trouve en isolement total dans la prison de A Lama pour avoir refusé d’être placé dans un module de « máximo respeto »et d’accepter les contraintes qui en découlent, ainsi que pour avoir refusé d’être mis en cellule avec un autre prisonnier, ce qu’ils ont déjà essayé de lui imposer à plusieurs reprises. Des recours juridiques ont été faits contre cette situation, ainsi qu’une campagne de fax, d’appels téléphoniques et de courriers postaux aux institutions pénitentiaires.

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Gabriel Pombo Da Silva
C.P A Lama
Monte Racelo s/n
36830 A Lama (Pontevedra)
Espagne

Une vingtaine de participants à la Marche pour la Liberté venu d’Allemagne et revendiquant la libre circulation ont été interpellés ce mercredi matin par la police alors qu’ils s’étaient introduits dans les locaux de l’ambassade d’Allemagne, rue de Lalaing. Ils demandaient à être reçus par les responsables de l’ambassade pour évoquer le cas de l’école Gerhardt-Hauptman, à Berlin, un bâtiment désaffecté occupé par des demandeurs d’asile, qui est en cours d’évacuation. Ils ont rapidement été délogés du bâtiments de l’ambassade, interpellés et colsonnés par les forces de l’ordre.

Plus de 900 policiers avaient été déployés hier à Berlin pour expulser une école occupée par des réfugiés. Une manifestation avait été appelée à 20h à Kreuzberg en solidarité. Cette dernière a directement été attaquée par les centaines de policiers présents dans le quartier, on ne sait pas à l’heure actuelle si il a des arrestations tant la situation est confuse. Vers 21.25 la police a pratiqué un kessel autour de la manifestation à Kotbusser Tor alors qu’à un autre endroit des manifestants tentant de bloquer un bus qui embarquait des sans-papiers étaient dispersés. Des affrontements sont sont suivis durant la nuit, la police utilisant des lumières éblouissantes contre les manifestants. Ce matin, certains réfugiés occupent encore le toit de l’école et tiendront une conférence de presse sous peu.

A Bruxelles, l’ambassade allemande a été taguée en solidarité.

L'ambassade d'Allemagne taguée à Bruxelles

L’ambassade d’Allemagne taguée à Bruxelles

Près de 3900 prisonniers ont suivi la grève de la faim au premier jour d’une mobilisation de masse contre les nouvelles mesures pénitentiaires. La première mesure visée sont les ‘prisons de type C’, des prisons spéciales pour les prisonniers politiques et rebelles.

Dans la seule prison d’Athènes (Koridallos), 1300 prisonniers ont refusés le repas. Dans les autres prisons : Patras 550, Grevena 400, Larissa 300, les trois prisons de Alikarnassos, Chania et Crete: 280, Domokos 240, Amfissa 200, Corfu 120, Trikala 120, Malandrino 120, Avlonas 100, Nigrita et Serres 80, Nafplion 50.

Tous les prisonniers (politiques, sociaux, migrants et prisons pour jeunes) participent à la grève. D’autres rejoindront probablement l’action dans les prochains jours.

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Une militante de de l’organisation communiste Borotba, Maria Matyushenko, qui anime le site de l’organisation, a été enlevée aujourd’hui à son domicile de Dniepropetrovsk. Ses parents ont trouvé son appartement fouillé et dévasté, sans qu’on sache si les responsables sont les services de sécurité ukrainiens ou paramilitaires fascistes. Cette attaque est la dernière d’une série de répression contre Borotba (nous avions déjà parlé de la tentative d’enlèvement de Denis Levin).
Dnipropetrovsk est le centre militaire de l’opération
« anti-terroriste » contre les fédéralistes de l’Est de l’Ukraine.

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Le 4 décembre 2013, les pompiers de Liège entamaient une grève d’une semaine pour protester contre une mauvaise gestion de l’IILE et la volonté de la direction de modifier le système d’allocations de primes liées à leurs équipements. Ils avaient incendié une carcasse de voiture et des pneus devant leur caserne rue Ransonnet.

Une trentaine de dossiers ont été ouverts à l’encontre de pompiers qui auraient participé à ces faits. Un agent, accusé d’avoir fait brûler le toit d’un véhicule de désincarcération, a écopé d’une suspension de deux mois sans salaire. Deux autres, à qui l’on reprochait d’avoir tracté cette carcasse, ont été suspendus un mois et demi et un mois. Le quatrième, qui aurait fait brûler une caisse en carton, a été écarté quinze jours sans salaire. Les syndicats parlent de « vendetta » et de peines disproportionnées. La CGSP annonce des recours auprès du conseil d’Etat.

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Un dispositif d’espionnage par micro-caméras a été débusqué dans les ruelles autour de la Maison occupée située vico superiore di Pellicceria, à Gênes. Trois micro-caméras (Elkron TC700C/COL- 12vDC, Microcamera colore, Risoluzione 380 TVL – Ottica pinhole 4.3mm, Alim. DC 12v – 120mA max) pointaient sur les différentes entrées de l’occupation.

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