Les associations professionnelles et de défense des droits de l’Homme, actives en matière de justice pénale et pénitentiaire, dressent le bilan de l’action du gouvernement Di Rupo et de la ministre Annemie Turtelboom. A l’unanimité, elles parlent de bilan désastreux. Le taux de détenus en attente de procès est trop élevé, et l’accès à la libération conditionnelle a été rendu bien trop difficile. La seule réponse donnée par le gouvernement est la construction de nouvelles prisons: la multiplicité de masterplans uniquement centrés sur ces nouveaux établissements en partenariat avec le privé pour la construction et la maintenance de plusieurs prisons qui seront louées à l’Etat à un prix exorbitant. Les indemnités annuelles par an et par prison vont de 12 à 15 millions d’euros.

Les droits des détenus en matière de soins de santé ne sont pas rencontrés. Un appel au prochain gouvernement est d’ailleurs lancé pour le transfert des compétences en soins de santé des détenus de la Justice vers la Santé publique. Les décisions prises en matière d’accès à la justice et de droit de la défense, sont aussi dénoncées, ainsi que le recours « frénétique » à la surveillance électronique.

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L’inauguration du complexe pénitentiaire ultramoderne de Leuze est prévue le 20 mai. Le chef de zone de police est inquiet: de toutes les zones de police qui ont vu s’édifier une prison sur leur territoire, celle de Leuze-Beloeil est la plus petite avec 56 agents. À titre de comparaison, les effectifs policiers à Marche-en-Famenne sont de 180 pour une prison (inaugurée en octobre 2013) similaire à celle de Leuze (312 détenus – 360 avec le taux actuel de surpopulation carcérale). Le commissaire divisionnaire, qui estime déjà la zone en sous-effectif, annonce qu’elle ne pourra faire face au surcroit de travail faute d’un renfort d’au moins 15 policiers.

En outre la problématique liée à la couverture Astrid n’est toujours pas réglée de telle sorte qu’à l’heure actuelle, le réseau de communication des services d’urgence ne fonctionne pas, ou alors très faiblement, à l’intérieur de la future prison.

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Le mouvement avait duré 12 jours il y a un mois en vain: les grévistes de Nutribio, une coopérative laitière montalbanaise, filiale de Sodiaal, avaient repris le chemin de l’usine sans avoir obtenu le gain salarial escompté. Ces salariés avaient également bloqué les accès du site et en avaient été délogés par les CRS. Hier matin, la direction a mandaté un huissier chargé de signifier à sept salariés, une convocation à un entretien préalable (prévu le 20 mai) en vue d’un licenciement pour faute grave. Pour l’heure, ces salariés sont suspendus à titre conservatoire.

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Depuis octobre 2013 a commencé le démantèlement du réacteur nucléaire militaire expérimental du CISAM (Centro Interforze Studi Applicazioni Militari, soit Centre Interarmée de recherches en applications militaires), démantèlement qui inclut le rejet de déchets radioactifs dans le canal Navicelli (entre Pise et Livourne), qui débouche sur la Mer Méditerranée.

Le 3 mai s’est déroulée une manifestation à Pise après des mois d’agitation. Le 8 pages distribué avant la manifestation faisait aussi référence à Marco Camenisch et aux anarchistes qui ont jambisé un responsable de l’industrie nucléaire italienne en mai 2012 (ils ont été condamnés à 10 ans et 9 ans fermes en novembre dernier). Lors de la manifestation, des dizaines de distributeurs de billets (et aussi l’école d’ingénieurs Sant’Anna) qui ont reçu des ampoules de peinture, des câbles de caméras de vidéosurveillance ont été sectionnés, et des tags effectués. Le matin du 7 mai, la Digos a perquisitionné plusieurs domiciles et le lieu « Garage anarchico » de Pise (déjà perquisitionné en février et en mars!) et mettant cinq anarchistes en examen pour dégradations aggravées et tags.

La manifestation du 3 mai à Pise

La manifestation du 3 mai à Pise

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Une manifestation, lancée à l’appel du collectif « Simu di stu paese », a rassemblé samedi 10 mai plusieurs milliers de personnes, pour inciter l’État français à prendre sérieusement en compte plusieurs mesures votées par l’assemblée de Corse, telles que le statut instaurant une période de cinq ans de résidence avant de pouvoir accéder à la propriété – afin de lutter contre la spéculation -, la coofficialité de la langue corse, une réforme institutionnelle, et une inscription de la Corse au sein de la Constitution française.

Devant la préfecture de Bastia, des dizaines de jeunes manifestants cagoulés et gantés, et disséminées en petits groupes, ont lancé pierres, cocktails Molotov et bombes agricoles contre les forces de l’ordre qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Les affrontements ont fait au total une trentaine de blessés légers parmi les forces de l’ordre. Des manifestants ont également dégradé un bureau de Poste, incendié des containers et plusieurs devantures de magasins ont été brisées. Les forces de l’ordre ont saisi des cocktails Molotov et un homme tirant en l’air depuis sa fenêtre a été arrêté, unique interpellation de la soirée. Vers 22H00, le calme était revenu.

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À Bayonne, l’association de défense des prisonniers basques organisait une chaîne humaine ce samedi 10 mai matin pour réclamer la suspension de peine d’un prisonniers de l’ETA, Ibon Fernandez Irady, dit « Susper ». Ibon Fernandez Irady est atteint d’une sclérose en plaques, pathologie très grave qui nécessite des soins adaptés. Ces soins ne peuvent être pratiqués dans un contexte – celui de la prison – qui rend toute évolution positive illusoire. Agé de 43 ans, il est détenu à la prison de Lannemezan où il purge une peine de 30 ans, pour tentative d’assassinat sur un gendarme. Son cas doit être examiné lundi par le tribunal d’application des peines à Toulouse.

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Trois personnes soupçonnés d’avoir tagué de nombreuses rames de métro en région parisienne pendant des mois, ont été arrêtés lundi. Placés en garde à vue dans les locaux de la sûreté régionale des transports de la police d’agglomération parisienne. L’affaire a débuté lorsque la RATP a porté plainte en décembre 2013: une vidéo postée sous le pseudonyme de Jacques Mesrine sur YouTube baptisée « The Harlem Shake Paris Metro » montre les taggeurs dansant devant des rames du métro parisien en arborant un drapeau antifa. La police a déclaré que les trois personnes arrêtées (deux apparaissant de manière récurrente sur diverses vidéos et celle qui aurait posté la vidéo) appartiendraient à une « organisation anarchiste ». Lors des perquisitions, les enquêteurs ont découvert 400 bombes de peinture, du matériel vidéo et des plans des lieux.

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Le conseil communal de Comines-Warneton de lundi soir a débuté par un conseil de la zone de police qui a décidé d’acquérir un système de caméras ANPR (Automatic Number Plate Recognition Camera, qui permet la reconnaissance automatique de plaques d’immatriculation) pour un montant estimé à 25.000€ HTVA. Le système, constitué de trois caméras et d’une console technique, sera embarqué sur un véhicule de police. Il est capable de se connecter via le réseau 3G à des bases de données gérées au niveau fédéral grâce au logiciel Infotarget.

Ce dernier est une plateforme à partir de laquelle on peut sélectionner le type de véhicules recherchés: signalés volés en Belgique ou dans l’espace Schengen, en défaut d’assurances, retrait de permis du conducteur, etc. L’appareil a été testé localement durant une semaine et 12.000 véhicules ont été contrôlés. Le conseil décidé d’augmenter les effectifs de la police.

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Le 6 mai 2012, jour du retour de Vladimir Poutine à la présidence de la Russie, des débordements ont éclaté sur la place Bolotnaïa à Moscou. Le Comité d’enquête fédéral a ouvert plusieurs enquêtes contre des militants et des opposants. Un vaste mouvement de solidarité avec les « prisonniers du 6 mai » s’est crée en Russie, notamment à travers les réseaux sociaux. Sous la pression, plusieurs de ces prisonniers politiques ont été libérés à la fin de l’année 2013. Sept « prisonniers du 6 mai » ont été condamnés à de lourdes peines de prison ferme allant jusqu’à quatre ans, ils sont toujours détenus. Parmi eux des activites pro-occidentaux, mais aussi des membres de la gauche révolutionnaire comme Alexis Gascarov, antifasciste connu, défenseur des forets de Khimki et de Tsagov, élu Conseil de Coordination de l’opposition.

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