Un milliers de pompiers ont forcés de matin le barrage policier qui protégeait le 16 Rue de la Loi, le barrage n’a pas tenu bien longtemps malgré les coups de mattraques que donnaient les policiers. Ces derniers ont rapidement été débordés, les pompiers manifestent donc actuellement -chose rare- réellement devant le 16 Rue de la Loi.

Herrira, un groupe de soutien aux prisonniers politiques basques a lancé un vaste appel au rassemblement ce samedi 14 décembre devant la prison de Lannemezan. C’est là qu’est actuellement, entre autre, détenu Iban Fernandez Iradi, qui purge de multiples peines pour ‘appartenance à un groupe terroriste’, l’ETA. Atteint d’une sclérose en plaque, il a introduit une demande de suspension de peine pour raison de santé qui est en cours d’examen. L’occasion pour Herrira de lancer un mot d’ordre pour exiger la libération des prisonniers malades et de ceux ayant droit à une liberté conditionnelle. L’organisation réclame également le rapprochement et le regroupement des prisonniers basques.

Le rendez-vous est fixé ce samedi 14 décembre à midi devant la prison de Lannemezan.

Ibon Fernandez Iradi

Ibon Fernandez Iradi

Aujourd’hui à Rome, le président Giorgio Napolitano et son Premier ministre Enrico Letta étaient attendus pour assister à une conférence sur l’économie verte. Des centaines d’étudiants s’étaient rassemblés pour leur rappeler les priorités, celles-ci n’étant pas l’économie verte selon eux, et montrer leur désaccord quant à la politique gouvernementale et aux mesures d’austérité. La police anti-émeute avait dressé un important cordon de sécurité, ce qui n’a pas empêché certains étudiants de lancer des oeufs et des pétards contre la façade du bâtiment. Les policiers se sont ensuite mis en branle pour disperser la foule. Des témoins parlent de jeeps et de camionnettes pourchassant les manifestants à grande vitesse. Au moins deux manifestants ont été interpellés et le bilan des blessés n’a pas encore été communiqué, mais ils sont nombreux.

Police vs étudiants à Rome

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La Cour Suprême a rendu ce jeudi ses conclusions quant au procès en première instance des membres du groupe Pussy Riot. Celles-ci ont été condamnée en 2012 à deux ans de prison pour avoir chanté une ‘prière punk’ anti-Poutine dans une cathédrale de Moscou. Mais ce verdict va devoir être réexaminé sur ordre de la Cour Suprême qui estime, entre autre, que les motifs du délit n’ont pas été prouvés. Selon la Cour, le tribunal de première instance n’a pas fourni la preuve que les chanteuses avaient été mues par ‘la haine contre un groupe social’. En outre, d’autres éléments n’ont pas été pris en compte lors du jugement: le jeune âge des accusées, le caractère non-violent de leur action, leurs situations familiales (elles ont toutes un enfant très jeune),… L’affaire a été renvoyée au tribunal municipal de Moscou, mais en attendant, Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina restent incarcérées (Ekaterina Samoutsevitch a été libérée en appel après que sa peine ait été commuée en sursis).

Pussy Riot

Pussy Riot

Des centaines de rassemblements, blocages et autres occupations ont eu lieu lundi à travers toute l’Italie. Le mouvement des ‘forconis’ (à l’origine, mouvement réunissant des fermiers siciliens contre l’augmentation des taxes et impôts) dénonce la politique gouvernementale et l’alourdissement de la fiscalité. Des milliers de manifestants ont distribué des tracts aux péages autoroutiers, ont bloqué la circulation des trains en marchant sur les voies, ont ralenti la circulation en organisant des ‘opérations escargots’,… A Turin, après avoir bloqué les gares principales, les manifestants se sont rendus devant le siège du centre de recouvrement des impôts. Là, ils ont été accueillis par des tirs de gaz lacrymogène, entrainant de violents heurts. Le mouvement des ‘forconis’ se poursuit depuis le début de la semaine, avec plus ou moins d’intensité.

Gaz lacrymogène contre le mouvement des 'forconis'

Gaz lacrymogène contre le mouvement des ‘forconis’

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Des peines allant de six mois à trois ans de prison, dont deux ans avec sursis, ont été prononcées mardi à l’encontre de 10 Kurdes de nationalité turque dans une affaire de financement du PKK par l’intermédiaire de la Maison du peuple kurde (MPK) de Marseille. La 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris a également condamné la MPK à 20.000 euros d’amende et prononcé la dissolution de l’association. Un homme considéré comme le président de fait de la MPK a écopé de la condamnation la plus lourde. Certains des prévenus ont été relaxés pour une partie des chefs de prévention et les peines prononcées sont inférieures aux réquisitions du parquet, qui avait demandé jusqu’à quatre ans de prison ferme. Selon l’accusation, sous couvert d’activités culturelles, de soirées, de concerts, la MPK servait en fait pour la “kampanya“, la collecte de l’impôt révolutionnaire auprès de la diaspora kurde, et aurait fait office de siège financier du PKK dans le sud de la France.

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Mercredi, des dizaines d’étudiants ont occupé le quartier général du University of London Senate House. La police et la sécurité privée sont immédiatement intervenus pour disperser les manifestants. Selon plusieurs témoins, les forces de l’ordre ont fait un usage sans précédent de la violence. Dans une vidéo, on peut apercevoir un policier frappant un jeune homme cagoulé, tandis que certains de ses collègues ont plus tard tenté de matraquer les étudiants qui essayaient d’avancer. Cinq personnes ont été interpellées en marge des affrontements. Le lendemain, plus de 200 personnes ont défilé pour dénoncer les violences policières à l’égard des étudiants ces dernières semaines, violences qui d’après le président du syndicat des étudiants, ne visent qu’à réprimer le mouvement estudiantin et à décourager les étudiants dans leur lutte. Il a ajout que le niveau de la force policière était totalement disproportionné et que les interventions étaient toujours planifiées avec un usage systématique de la force. A l’arrivée du cortège devant le Senate House, des échauffourées ont à nouveau éclaté entre manifestants et forces de l’ordre qui avaient été déployées en nombre et munies de leur arsenal anti-émeute. 36 personnes ont été interpellées.

Jon Iurrebaso, membre du Collectif des exilés politiques basques (EIPK) a été arrêté lundi soir à Hendaye (Pyrénées-Atlantiques). Arrêté en 2007 en possession d’une liste de numéros de téléphone de hauts fonctionnaires de police français et espagnols, il avait été accusé d’être un interlocuteur de l’ETA. Libéré sous condition en 2010, il avait été condamné un an plus tard à cinq ans de prison pour ‘appartenance à l’ETA’ sans être incarcéré en raison de son état de santé. Les raisons de son arrestation lundi n’ont toujours pas été communiquées par les autorités, mais Jon Iurrebaso aurait été incarcéré à la prison de Seysses après avoir été emmené au commissariat de Saint-Jean-de-Luz par trois policiers en civil qui, selon l’homme qui se trouvait avec lui à ce moment , ont eu une attitude violente à leur égard.

Jon Iurrebaso

Jon Iurrebaso

Pour un montant total de 147000 euros, les autorités carolos viennent d’acheter quatre caméras dotées de haut-parleurs. Le système est des plus basique: une caméra, une console de commande au commissariat et un haut-parleur fixé à la caméra. Dans la salle de vision, un policier qui observe et dispose d’un micro… Ces quatre ‘caméras parlantes’ viennent s’ajouter aux 206 caméras déjà disposées à Charleroi.

A Genève, en marge de la conférence Global Energy 2013, sponsorisée principalement par Gazprom, des militants de Greenpeace ont mené diverses actions entrainant l’arrestation de huit d’entre eux. Ils ont d’abord déployé une banderole sur la façade de l’hôtel de luxe qui accueille le meeting avant d’étaler un tas de neige artificielle qu’ils avaient pollué avec du fuel provenant de tonneaux portant le logo Gazprom devant l’entrée. Un groupe de militants est ensuite entré dans le bâtiment, tous déguisés en serveurs pour distribuer un cocktail baptisé ‘Black Swan’ (terme industriel pour désigner une marée noire) aux participants. Une militante a tenté de prendre la parole mais a immédiatement été embarquée. Le porte-parole de la police de Genève a déclaré qu’il ne savait pas combien de temps ils seraient détenus.

Action de Greenpeace à Genève

Action de Greenpeace à Genève

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