La préfecture de Paris a lancé une procédure d’interdiction de deux manifestations prévues pour le samedi 14 septembre, après la mort de Clément Méric, militant antifa assassiné en juin à Paris. Un premier rassemblement était prévu par les fascistes en soutien à Esteban Morillo, principal suspect dans la mort du jeune étudiant, toujours en détention préventive. Un appel à une contre-manifestation anti-fasciste avait été lancé, et cette contre-manifestation pourrait également être interdite, , la Préfecture craignant des « troubles à l’ordre public ».

Entre 30 et 40 écoles primaires belges se sont récemment fait livrer des systèmes de scanners d’empreintes digitales. Ces écoles enregistrent les empreintes des enfant afin de ‘faciliter’ le travail administratif. Le scanner est utiliser afin de consigner les présences des enfants, mais il permet également l’enregistrement de multiples autres informations telles que, par exemple, l’achat de boissons. Toutes ces informations sont automatiquement importées dans les dossiers personnels des élèves, permettant ainsi de compiler les présences/absences, mais aussi d’établir les factures à envoyer aux parents.

Scanner digital

Scanner digital

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Le 14 septembre 2011, Sonja et son ami Christian ont été extradés par la France (où ils étaient réfugié depuis 1978) et emprisonnés. Christian a été libéré depuis mais Sonja reste emprisonnée au quartier de haute sécurité de la prison de Francfort. Depuis un an, elle subit un procès basé sur deux témoignages : l’un (contradictoires et truffés d’invraissemblances) obtenu d’un repenti contre une diminution de peine, l’autre délivré en 1978 par un homme soupçonné d’appartenir aux Cellules Révolutionnaires (RZ): Hermann F.

En 1978, après l’explosion accidentelle d’une bombe, Hermann a été interrogé dès la sortie d’une opération d’amputation de ses deux jambes et d’énucléation de ses deux yeux. La douleur, le traumatisme, les médicaments, l’isolement, la confusion, la désorientation ont été exploités par les flics pour lui faire remplir 1300 pages de déclarations. Détenu illégalement dans un commissariat, sans avocat, sans assistance, soudainement aveugle et lourdement handicapé, ce qu’il a subi n’a qu’un nom : la torture. Le 13 août 2013, le tribunal de Francfort a fait procéder à la lecture de ces comptes-rendus d’interrogatoires. Sonja, à 80 ans, plus de 35 ans après les faits qui lui sont reprochés, risque d’être condamnée sur la base de ces déclarations dont l’utilisation est une légitimation par la justice des pratiques de torture. Sonja est soupçonnée d’avoir participé à trous actions des RZ en 1977 et 1978: contre l’entreprise MAN qui collaborait à la construction d’armement atomique pour l’Afrique du Sud (au temps de l’Apartheid), contre l’entreprise KSB qui construisait des pompes pour les centrales nucléaires ; et contre le château d’Heidelberg. Elle est également soupçonnée d’avoir participé à la préparation logistique de l’attaque contre l’OPEP à Vienne en 1975.

Les groupes soutenant Sonja lancent un appel à une journée internationale de mobilisation et de solidatié de 14 septembre

Le site de la campagne de solidarité

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Le gouvernement roumain a récemment approuvé une loi autorisant l’exploitation d’une mine d’or par la compagnie privée Rosia Montana Gold Corporation. Si celle-ci est également approuvée par le Parlement, le travail pourrait débuter au début du mois de novembre. Tous les soirs depuis dimanche, des milliers de personnes se rassemblent dans le centre-ville de Bucarest pour dénoncer le projet. Cela fait d’ailleurs plusieurs années que ce projet minier, poussé principalement par la société canadienne Gabriel Resources, est en stand-by en raison de conflits portant notamment sur des questions environnementales. Mercredi, les forces anti-émeutes sont intervenues pour la première fois avec violence pour disperser les quelques 2000 personnes rassemblées. Elles ont fait usage de gaz lacrymogène mais aucun manifestant n’aurait été sérieusement blessé.

Rassemblement contre un projet minier à Bucarest

Rassemblement contre un projet minier à Bucarest

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La Ligue des droits de l’Homme, le Syndicat des avocats pour la démocratie, la FGTB et la CNE ont introduit auprès de la Cour Constitutionnelle un recours en annulation contre une disposition de la loi anti-terroriste du 18 février 2013. La Ligue des droits de l’Homme avait appelé en février dernier le Sénat à postposer l’examen du projet de loi, estimant que la nouvelle loi fera peser d’importantes menaces sur l’exercice de la liberté d’expression de certains mouvements sociaux.

La loi du 18 février 2013 est une transposition en droit belge de la décision-cadre européenne du 28 novembre 2008 en matière de lutte contre le terrorisme. Ce texte prévoit notamment l’introduction d’une disposition dans le Code pénal, l’article 140bis, rendant punissable l’incitation (même non suivie d’effet) à commettre un acte terroriste. C’est cette disposition de la loi qui est visée par le recours. Selon la LDH « cette loi peut porter atteinte à la liberté d’expression de tous, et en particulier de celles et ceux qui sont à l’origine de mouvements sociaux et dont la mission est, entre autres, de dénoncer l’injustice sous toutes ses formes ». La LDH invite le Parlement à reprendre l’évaluation de la législation anti-terroriste initiée fin 2008.

Quelques informations complémentaires sur l’opération policières qui avait conduits six arrestations en Allemagne. Six militants sont inculpés et accusés de deux actions anti-militaristes: le maculage de la façade de la société ICL le 14 septembre 2012 (qui a contribué au CIC, le centre d’entraînement au combat de l’armée allemande dans l’ Altmark) et, le 19 août 2012, celui du CIC lui-même. C’est au CIC, dans la ville reconstitutée de Schnöggersburg que les militaires allemands s’entraine à la lutte contre-insurrectionnelle. Cinq sont accusés de dégradation et tentative de « sabotage des moyens militaires », le sixième, pour avoir conduit le véhicule transportant les autres.

Entrainement de la Bundeswher à Schnöggersburg

Entrainement de la Bundeswher à Schnöggersburg

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Le SPF Justice va tester un régime de détention préventive à domicile qui pourrait être étendu à tout le pays à partir du 1er janvier 2014 afin de réduire la surpopulation carcérale (40% des personnes incarcérées sont en détention préventive, soit quelque 4.000 personnes sur base quotidienne). Dès la mi-septembre, une dizaine de juges d’instruction auront la possibilité de placer ces personnes sous surveillance électronique avec GPS, plutôt qu’ordonner leur incarcération.

Les personnes mises sous surveillance GPS ne pourront pas quitter leur domicile, sauf pour les déplacements nécessaires à l’instruction judiciaire et éventuellement se voir imposer des restrictions supplémentaires, comme l’interdiction de rencontrer ou contacter certaines personnes. Dans une première phase, 150 bracelets avec GPS seront mis à disposition. Ce nombre passera dans une seconde phase à 350 unités. Ce nouveau régime de détention préventive à domicile devrait permettre de diminuer la population carcérale de l’ordre de 200 à 400 personnes sur base quotidienne, soit l’équivalent d’une prison moyenne.

La direction nationale de la police norvégienne a choisit le système Coesys eBorder de GEMALTO, le leader mondial de la sécurité numérique (une société française immatriculée aux Pays-Bas), un système de contrôle des frontières à partir des documents de voyage à sécurité électronique pour l’aéroport d’Oslo. La technologie repose sur une vérification automatique des passeports et de reconnaissance faciale.

L’eGate offre un processus de vérification hautement sécurisée en deux étapes. Lors de la première étape, le passeport est authentifié et, s’il est approuvé, le voyageur est autorisé à passer à la deuxième porte pour une reconnaissance faciale automatique. Ce projet de contrôle des frontières en libre-service est une étape majeure vers l’initiative ‘Smart Borders’ (frontières intelligentes) de l’UE.

logo gemalto

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Jurdan Martitegi, considéré comme un ancien haut dirigeant de l’appareil militaire d’ETA, a été condamné lundi à sept ans de prison par le tribunal correctionnel de Paris. Entré dans la clandestinité en 2007, Jurdan Martitegi devait selon les services de sécurité espagnols prendre la tête de l’appareil militaire de l’ETA après l’arrestation le 8 décembre 2008 en France d’Aitzol Iriondo.

Jurdan Martitegui avait été interpellé le 18 avril 2009 à Montauriol (Pyrénées-Orientales), près de Perpignan, en compagnie de deux autres etarras, qui ont quant à eux été condamnés à quatre et cinq ans de prison. Ils écopent également tous trois d’une interdiction définitive du territoire français. Après son interpellation, avaient été retrouvés dans un box à Grenoble de nombreux produits explosifs permettant de fabriquer au moins trois engins puissants. Martitegui avait également été trouvé en possession de nombreux faux papiers d’identité.

Jurdan Martitegi

Jurdan Martitegi

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Le Canard Enchaîné révélé dans son édition du 28 août que depuis des mois, tout un chacun pouvait télécharger, sur le site web de la Plate-forme des Achats de l’Etat, plusieurs plans détaillés de l’un des bâtiments de la caserne Mortier, un des sièges de la DGSE, et notamment de son système « anti-intrusion ». On y trouvait également un « plan de cheminement des réseaux » de télécommunications et du système anti-intrusion, de chauffage, de climatisation et d’eau, le câblage VDI (pour voix, données, images) du réseau de communication (téléphone, TV et Internet)

plan siège dgse

plan siège dgse

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