15.000 personnes ont manifesté samedi à Bayonne à l’appel du mouvement Herrira en faveur des droits des prisonniers basques, 10 jours après l’arrestation et la remise aux autorités espagnoles de la Française Aurore Martin, ancienne responsable du mouvement basque Batasuna. La cheffe du groupe de la gauche indépendantiste basque Euskal herri Bildu au sein de la Communauté autonome basque, Laura Mintegi, a annoncé peu avant le départ du cortège « sa solidarité avec tous les prisonniers et particulièrement Aurore Martin ». « Nous demandons la libération des prisonniers malades » mais aussi « d’en finir avec la dispersion » des prisonniers basques, a ajouté la représentante de Bildu, rappelant les principales revendications des manifestants. Elle a également souhaité « que les Etats français et espagnol se mettent au service de la feuille de route d’Aiete », conférence internationale qui s’est déroulée en octobre 2011 à Saint Sebastien, et proposant une « résolution du conflit basque ».

Des familles de prisonniers basques ouvraient le cortège en brandissant des photos des quelque 605 prisonniers basques retenus dans les prisons françaises et espagnoles. Des « Joaldun », personnages de la mythologie basque, précédaient cependant la manifestation en arborant des portraits d’Aurore Martin, dont l’arrestation et l’extradition le 1er novembre alimentaient les slogans et les discussions pendant la manifestation. Actuellement, 136 militants basques sont en détention en France et 469 en Espagne, la plupart à plusieurs centaines de kilomètres de leurs foyers.

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Le 6 mai dernier, de violents affrontements avaient opposé des manifestants anti-Poutine aux forces de l’ordre à Moscou. Le rassemblement avait dégénéré quand la police avait bloqué le défilé puis tenté de disperser la foule. Une trentaine de policiers et des dizaines de manifestants avaient été blessés. En outre, plus de 400 militants de l’opposition avaient été interpellés. Suite à ces événements, 18 personnes (dont treize ont été placées en détention préventive) sont poursuivies, accusées de ‘violences à l’encontre de représentants du pouvoir’. Le premier accusé, Maxime Louzianine, a été condamné ce vendredi à une peine de quatre ans et demi de camp, peine réduite par rapport à celle de six ans et demi réclamée par le parquet. Jusqu’à présent, les manifestants arrêtés pour ce genre de faits étaient généralement condamnés à un maximum de quinze jours de prison.

Des violents incidents entre manifestants et policiers ont eu lieu à Turin lorsque la police en entrepris d’évacuer l’immeuble universitaire de la Via Verdi occupé depuis janvier. Une manifestation sauvage de plusieurs centaines de personnes est partie du centre social occupé Askatasuna et a parcouru le centre-ville. Des moments de tension ont été enregistrés à proximité du Palais de la Région Piémont et sous le siège de la municipalité de Turin, que des manifestants ont tenté d’investir. Des bouteilles, des pétards et des fumigènes ont été lancés sur la police. Quatre policiers ont été blessés: un officier et un commissaire et deux membres de l’unité mobile. Plusieurs manifestants ont été blessés, l’un d’eux ayant dû être hospitalisé.

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Une soirée bénéfit pour la lutte contre le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes (Nantes) aura lieu demain au « Passe-Partout », à Liège. Les bénéficies de la soirée, organisée pour faire connaître la situation à Notre-Dame de Landes, serviront directement à la lutte contre l’aéroport.
Repas – bar – projection – info – tombola – concert

Alors que la libération de tous les ouvriers et syndicalistes de Ford Genk interpellés hier sur le site de Cologne avait été annoncée dans la soirée, un syndicaliste a tout de même passé la nuit en prison. Accusé d’être le principal instigateur des incidents, il doit comparaître en procédure accélérée ce jeudi devant la justice allemande. Le juge doit décider si le délégué peut être libéré ou non.

70.000 manifestants ont passé la journée d’hier devant le Parlement grec où les autorités devaient voter un nouveau train de rigueur. Des échauffourées se sont déclenchées entre les forces de l’ordre présentes en nombre et des groupes de manifestants. Des renforts de forces anti-émeutes ont été envoyées sur la place, place qu’elles ont noyée sous les gaz lacrymogènes pour repousser la foule, qui a répliqué par des tirs de cocktails molotovs.

Gaz lacrymogènes à Athènes

Gaz lacrymogènes à Athènes

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Depuis le 9 octobre dernier, les forces de l’ordre travaillent à l’expulsion de tous les opposants au projet de transfert de l’aéroport de Nantes qui occupent des fermes désaffectées et des cabanes qu’ils ont construit dans la zone du projet. Hier, 140 gendarmes sont intervenus pour rétablir la circulation sur une route départementale passant sur le site et barrée par plusieurs barrages érigés par les opposants. De violents affrontements ont émaillé leur intervention et 70 gendarmes supplémentaires ont été envoyés en renfort. Ils ont fait usage de grenades assourdissantes, les opposants ont lancé des bouteilles incendiaires, des frondes et des objets métalliques. Six gendarmes ont été légèrement blessés, et trois opposants ont été interpellés.

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Le 28 octobre a eu lieu la première audience du procès à Grenade, de l’Audiencia Nacional (tribunal spécial anti-terroriste) devant statuer sur la demande d’extradition de de Piotr Silajev par la Russie. Piot Silajev, qui a déjà obtenu l’asile politique en Finlande, risque une peine de prison allant de 7 à 13 ans pour son engagement dans la campagne pour sauver la forêt de Khimki menacée par la construction d’une autoroute. En 2010 une manifestation militante a attaqué la mairie de Khimky (voir ici la vidéo), à la suite de laquelle Piotr est poursuivi par la justice russe. Un appel à des actions de solidarité du 19 au 21 novembre avec Piotr est lancé. Les compte-trendus d’actions peuvent être envoyés à babushka@riseup.net

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Ce matin, quelques 250 ouvriers et syndicalistes de chez Ford Genk se sont rendus sur le site de l’usine Ford à Cologne où se tiendra le conseil d’entreprise européen de Ford jeudi pour protester contre la fermeture de leur usine. La police est rapidement intervenue pour les empêcher d’accéder au site et a chargé à plusieurs reprises en direction des manifestants, lesquels ont lancé des pétards. Les policiers ont répliqué à coups de matraque avant de parvenir à encercler la délégation belge. Tous les travailleurs font l’objet d’une procédure d’arrestation administrative.

Manifestation des travailleurs de Ford Genk à Cologne

Manifestation des travailleurs de Ford Genk à Cologne