Basak Sahin Duman est une militante turque qui réside en Allemagne, pays dans lequel elle a obtenu un permis de séjour, depuis 2006. Lorsqu’elle vivait en Turquie, elle a activement milité pour la création ‘d’universités démocratiques’, contre les cellules d’isolement en prison de type F et contre la violence faite aux femmes. Aujourd’hui, l’état turc l’accuse et la poursuit pour avoir pris part à une manifestation pour revendiquer l’Université Démocratique ainsi que d’avoir participé à des activités dénonçant les politiques de torture, d’isolement et de répression dans les prisons turques. C’est pour échapper à son incarcération arbitraire que Basak Sahin Duman vit en Allemagne alors que l’Etat turc a émis à son encontre un mandat d’arrêt international. C’est en vertu de celui-ci que les autorités croates l’ont interpellée le 31 mai dernier l’aéroport de Zagreb avant de la placer en garde à vue puis en détention en vue de son extradition vers la Turquie. Si cela devait s’avérer et que Basak Sahin Duman était extradée, elle serait immédiatement incarcérée.

Pour la libération de Basak Sahin Duman

Pour la libération de Basak Sahin Duman

Ce matin, plusieurs dizaines de personnes s’étaient rassemblées devant la Douma, chambre basse du Parlement, où, dans le courant de la journée, devait être examiné en deuxième lecture un projet de loi qu’elles dénoncent. Le texte prévoit des amendes considérables pour les participants et les organisateurs de rassemblements non autorisés ou en cas de troubles de l’ordre public lors de manifestations. Les opposants réunis ce matin dénoncent une violation de la constitution dans la mesure où son article 31 prévoit que ‘les citoyens ont le droit de se réunir librement, pacifiquement, sans armes, pour des manifestations’. Environ vingt personnes (cinquante selon les manifestants) ont été interpellées pour avoir organisé une action non autorisée devant la Douma et tenté d’en bloquer l’accès à l’aide de chaînes de vélos. Certaines d’entre elles ont été remises en liberté.

Interpellation à Moscou

Interpellation à Moscou

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Ce mardi 5 juin, deux rassemblements ont eu lieux avec des anarchistes grecs réprimés. Le premier à 10h, en soutien avec un des inculpés de l’occupation de la radio Flash, qui avaient diffusés des textes solidaires de Lutte Révolutionnaire. Il s’agit du seul mineur inculpé, ses 19 co-inculpés comparaîtront en octobre. Sa prochaine audience aura lieu le 1 juillet. Une vingtaine de personnes étaient présentes pour le soutenir. À midi, 70-80 personnes se sont rassemblées devant le ministère de la justice en solidarité avec la prisonnière des Cellules de Feu en isolement depuis un mois à la prison de Thessalonique. La délégation du SR belge présente pour le festival de solidarité avec Lutte Révolutionnaire qui se tiendra les 7 et 8 juin était présente.

Mardi et mercredi, deux jeunes ont été arrêtés et placés en détention préventive suite aux désordres survenus lors de la grève générale à Barcelone le 29 mars dernier. Ils sont accusés, entre autre, de ‘désordres publics continus’, de ‘participation aggravée à des désordres’, de ‘dégradations’, et de ‘délit contre les droits fondamentaux et les libertés publiques’. En fin de semaine dernière, et en moins de 24 heures, trois locaux du CDC (Convergencia Democratica de Catalunya), parti au pouvoir en Catalogne, ont été la cible d’attaques solidaires à Andreu et à Ruben. Celui de Sabadell a subi un impact explosif, celui de Mataro a été caillassé et les vitres de celui de Premia ont été brisées. Des slogans pour la libération des deux jeunes ont été taggés sur les trois façades.

Attaque contre le siège du CDC

Attaque contre le siège du CDC

De violents affrontements ont éclaté en Allemagne entre les nazis, antifas et policiers. Les deux manifestations avaient été autorisées samedi par les autorités de la ville qui avaient déployés plus de 1.000 policiers et un hélicoptère pour essayer de contrôler les groupes et éviter les affrontements. 10.000 antifascistes ont manifesté pacifiquement près de l’Hôtel de Ville mais de nombreux autres se sont rendus dans le quartier de Wandsbek pour bloquer la marche fasciste.

La police de Hambourg a arrêté plus de 700 personnes après que des centaines d’antifas masqués aient érigé des barricades de poubelles en feu afin de bloquer la marche des nazis et lancés des feux d’artifices, des bouteilles et des pierres sur les nazis et les policiers qui leur ouvraient la voie. Une voiture de police a été incendiée, quelques 38 policiers ont été blessés et il a été signalé que les affrontements ont entraîné 1,5 millions d’euros de dégâts.

Le déménagement en cours d’une partie des services de la police fédérale est prévu de longue date. Les services de la police fédérale actuellement situés à Ixelles déménageront d’ici un peu plus d’un an et demi vers un autre site rénové rue Royale. Ce déménagement coûte des dizaines de millions d’euros. Chaque année, la Régie des bâtiments devra payer un loyer de 13,2 millions d’euros pour les nouveaux locaux du centre. Ce montant sera quelque peu compensé par la résiliation de baux pour d’autres sites, notamment la tour IBM où se trouve entre autres la police judiciaire fédérale. Mais les coûts d’installation – pour adapter les lieux aux besoins de la police fédérale – de 30 millions d’euros font l’objet de critiques. La police interviendra à hauteur de 13 millions d’euros et la Régie des bâtiments complétera avec 17 millions.

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Le collectif des prisonniers et prisonnières basques (EPPK) fait connaître samedi son respect et son soutien à la décision prise par l’ETA qui implique la fin de la phase d’activité armée comme instrument de lutte pour parvenir à ses fins, ont annoncé deux porte-parole de l’EPPK au cours d’une conférence de presse à Guernica. Nous sommes pleinement conscients de la douleur entraînée par le conflit, ont également déclaré les prisonniers, selon leurs porte-parole qui ont lu une déclaration en huit points, fruit de discussions internes intervenues à la suite de l’annonce en octobre 2011 par l’ETA de son abandon de la lutte armée.

Le sort des quelque 650 prisonniers basques incarcérés en Espagne et des 150 reclus en France pour des affaires de l’ETA est l’un des enjeux d’éventuelles discussions visant à mettre fin au conflit au Pays basque. La Commission internationale de vérification (CIV), créée pour vérifier l’application des engagements de cessez-le-feu de l’ETA, a quant à elle annoncé le 4 mai avoir reçu un message de l’organisation indiquant que l’ETA est prête à dialoguer sur une série d’éléments pratiques afin de consolider le processus. L’EPPK, dénonçant le blocage de Madrid et Paris, a aussi lancé un appel aux gouvernements français et espagnol pour qu’ils profitent de cette opportunité de résolution du conflit.

7 militants ont été convoqués le mardi 29 mai au tribunal d’Alençon pour « un rappel à la loi ou avertissement » en raison d’une action de boycott au magasin Carrefour d’Alençon. Ils se sont présentés un par un devant le procureur et on refusé de signer les accusations de discrimination et d’incitation à la haine raciale qui leur étaient signifiées. Ils ont fait savoir qu’ils estimaient leur action de boycott des produits de l’occupant israélien légitime, et qu’ils comptaient bien continuer à s’engager dans la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre Israël jusqu’à ce que cessent l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens.

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Ce jeudi, plus de 10000 mineurs ont défilé dans la capitale espagnole. Depuis quatre jours, les ouvriers mènent une grève pour dénoncer les coupes dans les subventions au secteur minier, et la menace qu’elles font peser sur plus de 25000 emplois directs ou indirects de l’industrie minière espagnole. Le cortège des manifestants a traversé la ville avant de se rassembler devant le ministère de l’industrie, où la police les attendait en force. De violents affrontements ont éclaté. Les pétards des manifestants ont répondu aux matraques et aux balles en caoutchouc des forces de l’ordre. Au moins 14 personnes ont été blessées, et deux personnes arrêtées.