La journaliste et révolutionnaire turque Zehra Kurtay faisait face à une menace d’extradition de la France vers la Turquie depuis plusieurs semaines. Contre cette attaque, Zehra Kurtay et ses supporters ont mené une campagne juridique et politique pour dénoncer la coopération des autorités françaises avec le régime fasciste turc. Jeudi 26 juin, la militante a remporté une première victoire suite à la décision du tribunal de ne pas l’expulser en Turquie et de lever les mesures de son contrôle judiciaire (voir notre article). Cependant, la justice française a lancé une nouvelle attaque : la Cour a jugé que Zehra Kurtay ne pouvait pas rester en France et veut l’exiler dans un autre pays. Face à cette situation, ses soutiens appellent à poursuivre la mobilisation pour qu’elle puisse rester vivre en France.

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Le colloque marxiste Historical Materialism se tient du 26 au 28 juin 2026 à l’université Dauphine (26-28 juin 2026). Après une campagne de l’extrême droite, la direction de Paris-Dauphine a décidé de censurer la présence de membres des Soulèvements de la Terre, de l’Action Antifasciste Paris Banlieue ainsi que la militante décoloniale Houria Bouteldja. Face à cette situation, les organisateurs ont donc décidé de délocaliser une partie du programme à la Bourse du travail de Paris. Celle-ci a accepté d’accueillir les séances avec les antifascistes et les écologistes, mais pas celle avec Houria Bouteldja. En réaction, plusieurs participants aux colloques se sont retirés pour dénoncer cette déprogrammation.

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La journée d’action nationale contre les diverses réformes (chômage, pension, flexibilisation du temps de travail…) portées par le gouvernement Arizona a débuté mercredi aux petites heures, par des collectes de déchets perturbées et des transports en commun au ralenti. En point d’orgue, 35.000 personnes ont manifesté dans les rues de Bruxelles lors d’une grande manifestation à l’appel du front commun syndical. À l’issue de celle-ci, des policiers en civil ont suivi des manifestants jusque dans la gare du midi où ils ont procédés à deux arrestations, protégés par un cordon de policiers en uniforme. Les arrestations seraient motivées par « dégradations sur les biens publics ».

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Maja est une militante antifasciste non-binaire. Actuellement détenue en Hongrie, elle est en grève de la faim depuis le 5 juin pour demander à être renvoyée en Allemagne. Alors que son régime carcéral a été alléger en raison de sa lutte, l’assignation à résidence à Budapest lui a été refusée (voir notre article). Face à cette situation, des journées internationales d’action ont été organisées du 20 au 22 juin. À cette occasion, des initiatives solidaires ont été organisées dans une trentaine de villes allemandes. C’est ainsi qu’à Dusseldorf une banderole a été accrochée au consulat de Hongrie (voir ici), que l’hôtel de ville de Fribourg a été tagué (voir ici) ou que des bureaux de partis ont été caillassés à Wuppertal (voir ici). D’autres initiatives ont également eu lieu en Suisse, Autriche, Italie, Croatie, Albanie, Belgique, Danemark, Roumanie, Bulgarie, Slovénie, Finlande et Grèce. Plusieurs organisations membres du Secours Rouge International y ont participé, comme à Zurich, Bruxelles (avec l’AFA) ou encore Toulouse.

Des personnes solidaires organisent un concert de soutien à Nikos Maziotis, prisonnier politique en Grèce et militant anarchiste de Lutte Révolutionnaire, suite au rejet de sa demande de libération et à la prolongation de sa détention. Pour la sixième fois, la justice a refusé sa demande de libération conditionnelle (voir notre article), bien qu’il ait dépassé les 3/5 de sa peine depuis 2022, comme le prévoit les « lois » pour tous les détenus·es. En Grèce, il est le seul prisonnier politique avec une peine fusionnée de 20 ans — donc pas à perpétuité — à vivre cette situation, simplement parce qu’il n’a pas montré de « repentir » ni de « réforme morale ». Ancienne prisonnière politique et cofondatrice de Lutte Révolutionnaire, Pola Roupa interviendra par téléphone lors de cette soirée.

Rendez-vous le samedi 28 juin dès 20H30 au bar Les Clameurs (23 Rue d’Aguesseau, 69007 Lyon)

Le 18 juin 2025, 15e jour du procès de Daniela Klette, le tribunal régional de Verden a donné une suite favorable à une requête des avocats de Daniela datant du 3 juin, visant à l’obligation qui lui était faite de porter lors des déplacements un gilet pare-balles. Depuis l’ouverture du procès, le 25 mars, Daniela est tenue de porter un gilet pare-balles pesant 12 kilos sur ordre de la maison d’arrêt de Vechta pendant des heures lors des transports aller-retour entre la prison. Daniela est âgée de 66 ans et de corpulence mince, ce port lui était d’autant plus douloureux qu’immobilisée, poignets menottés et les jambes entravées, elle ne pouvait faire aucun mouvement pouvant réduire la tension causée par le gilet. Toutes les parties au procès ont enfilé pendant un bref instant le gilet en question. Toutes l’ont trouvé lourd et pénible. Seul le procureur l’a trouvé léger…

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Un rapport de la Défenseure des droits publié hier mardi 24 juin révèle une hausse des contrôles d’identité en France entre 2016 et 2024, et qui touche principalement les jeunes hommes perçus comme Noirs, Arabes ou Maghrébins.  En huit ans, les contrôles d’identité se sont multipliés en France, et cela, pour l’ensemble de la population (+81% chez les cadres, +148% chez les 55-64 ans, +79% chez les personnes perçues comme blanches). Le rapport avance quelques hypothèses : les Jeux olympiques en France en 2024, et plus largement les mouvements sociaux qui ont massivement mobilisé le pays : la révolte des gilets jaunes, les manifestations contre la réforme des retraites ou encore l’assassinat de Nahel, tué par un policier à Nanterre il y a deux ans.

Autre analyse : un changement de politique interne à la police, avec l’adoption en 2017 de la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, ou encore les nombreuses opérations contre le trafic de drogue, qui place le contrôle d’identité au cœur du dispositif de sécurité. Les jeunes hommes perçus comme Noirs, Arabes ou Maghrébins ont quatre fois plus de risque d’être contrôlés et douze fois plus de risque de subir un contrôle « poussé », c’est-à-dire des fouilles, des palpations, des conduites au poste de police ou des injonctions à quitter les lieux. Certaines populations sont également plus exposées à une interaction avec les forces de sécurité qui est non conforme à la déontologie : tutoiement, provocations, insultes ou des gestes brutaux – dirigés en général vers les plus vulnérables. Il s’agit principalement de jeunes hommes perçus comme Noirs ou Arabes, de personnes qui se déclarent non-hétérosexuelles, souffrant d’un handicap, étant au chômage ou résidant dans des quartiers pauvres.

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En mai dernier, Toulouse et 14 communes adjacentes ont publié un appel d’offres, d’une valeur estimée à 16,4 millions d’euros, visant à moderniser leur système de vidéosurveillance. Il est ainsi question d’augmenter le nombre de « caméras haute définition […] de dernière génération » et de « capteurs intelligents à la pointe de la technologie […] intégrant des fonctions d’analyse vidéo (détection de mouvement, reconnaissance de plaques, suivi automatique) ». En particulier, selon le média Next, il est question d’investir dans la vidéosurveillance algorithmique qui est un système utilisant l’intelligence artificielle, alors que ce dispositif est pour le moment interdit en France.

La surpopulation carcérale en Belgique franchit un nouveau record. Selon les chiffres de l’administration pénitentiaire, il y avait, lundi, 13.118 détenus incarcérés dans les prisons belges pour 11.040 places, 320 prisonniers dorment sur un matelas posé à même le sol. La Belgique a pourtant précédemment été condamnée par la CEDH pour des faits similaires (voir ici). La surpopulation oblige certains détenus à dormir à même le sol, dans des cellules conçues pour une seule personne et désormais occupées par quatre. Des matelas sont placés au sol dans des cellules vétustes de 9 m², entre un lit superposé, une étroite table, deux chaises et un W-C séparé par un petit muret, empêchant les détenus de bouger alors qu’ils sont enfermés 23 heures/24. 

Vue de la prison de Saint-Gilles

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Lors de l’audience du 20 juin du procès de Maja, au tribunal de Budapest, le juge a rejeté la demande d’assignation à résidence, en raison d’un supposé risque de fuite. Cette assignation aurait signifié une amélioration considérable de la situation de Maja et aurait pu ainsi mettre fin à sa grève de la faim. Étant donné qu’il n’est plus question d’une assignation à résidence en Hongrie, la seule solution envisageable est la satisfaction de la requête avec laquelle Maja a commencé sa grève de la faim – son renvoi en Allemagne.

Le rejet de la demande d’assignation à résidence montre aussi qu’il n’y a pas eu de pression diplomatique sur la Hongrie de la part de l’Allemagne ou qu’elle n’a pas été suffisante. Cela nous montre, à son tour, que la pression du mouvement de solidarité sur le gouvernement allemand doit être considérablement accrue. Aujourd’hui lundi, Maja est en grève de la faim depuis 23 jours.

collage à Bruxelles