Ce 10 décembre, des Russes, des anarchistes et des autonomes résidant à Paris se sont rassemblés devant divers symboles russes en soutien au mouvement anti-kremlin qui secoue la Russie actuellement. Si le mouvement qui entoure les élections russes est extrêmement large, des initiatives de la part de mouvements révolutionnaires ont également eu lieu, notamment le 3 décembre -veille du début des élections- où une trentaine d’anarchistes ont fait éclaté fumigènes et feu d’artifice devant la commission éléctorale de Moscou avant d’être violemment poursuivi par la police.

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Anarchistes anti-kremlin

Anarchistes anti-kremlin

Jusqu’à aujourd’hui, pour consulter les données bancaires d’un citoyen, la Sûreté de l’Etat doit obtenir l’aval d’une commission indépendante composée de trois magistrats. Leur consultation est une ‘méthode exceptionnelle’. Alors que depuis septembre 2010, les services de renseignements ont vu le nombre de leurs compétences augmenter (perquisitions, écoutes téléphoniques,…). Mais Alain Winants, l’administrateur général de la Sûreté à annoncé qu’il voudrait que ces techniques d’identification et de consultation soient assimilées à une ‘méthode habituelle’. Il a par ailleurs dénoncer les tarifs selon lui beaucoup trop élevés des erateurs téléphoniques pour tracer les appels.

Dans un décret adopté en juillet dernier, le ministère de l’intérieur français à ajouté une arme à l’arsenal des forces de l’ordre. Son nom: le Ultimat Ratio. Rien à voir avec les Taser, grenades lacrymogènes et autres balles en caoutchouc, ce fusil est une arme de guerre. En effet, il s’agit d’un fusil à répétitions de précision calibre 7.61 x 51mm destiné aux tireurs d’elite. C’est un fusil de guerre, qui tire des munitions réelles qui a donc été ajouté à la liste des armes susceptibles d’être utilisées pour le maintien de l’ordre public.

Faisant partie des commémorations anti-répression, à travers la Grèce et dans d’autres endroits dans le monde, pour les trois ans de l’assassinat de Alexis Grigoropoulos et l’insurrection de décembre 2008, un rassemblement a eu lieu le 6 décembre 2011, dans la banlieue nord de Halandri, organisée principalement par des lycéens. Les jeunes ont attaqué le poste de police en lançant des pierres, atteignant l’entrée et forçant les policiers de garde et à se cacher dans le bâtiment. Les policiers ont lancé des grenades de désencerclement pour disperser les émeutiers. La manifestation a poursuivit son chemin sans qu’aucune arrestation ne soit rapportée.

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Après plus de trois ans d’enquête, six militants devant le tribunal correctionnel antiterroriste suite à l’arrestation avec un fumigène et des clous tordus en 2008 (avant une manifestation au centre fermé de Vincennes); une tentative d’incendie d’une dépanneuse de la police en 2007 au moment de l’élection de Sarkozy ; une tentative d’incendie d’une armoire électrique de la SNCF en 2006, au moment de la lutte contre le CPE.

Ivan, Bruno, Damien, Frank (Farid), Inès (Isa), Javier (Juan) ont déjà fait de cinq à treize mois de détention provisoire et sont sous contrôle judiciaire depuis leur sortie de prison. Ils sont accusés de « Participation à un groupement formé en vue de la préparation d’actes de terrorisme » (pour les six) ; « Fabrication d’engins explosif ou incendiaire » (pour trois) ; « Tentative (ou complicité de tentative) de dégradation ou de destruction d’un bien appartenant à autrui » (pour trois) ; « Détention et transport de produits incendiaires ou explosifs » (pour quatre) ; « Refus de se soumettre au prélèvement ADN » (pour trois) ; « Refus de soumettre aux prises d’empreintes digitales » (pour trois). Les cinq derniers délits sont tous « en lien avec une entreprise terroriste ».

La date définitive du procès sera fixée le 13 février prochain, mais des dates ont déjà été réservées, il devrait probablement se dérouler les 14, 15, 16, 21 et 22 mai 2012 devant la 10e chambre du Tribunal correctionnel de Paris.

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Une manifestation de 5000 personnes commémorant le troisième anniversaire de la mort d’Alexis Grigoropoulos a tourné à l’affrontement avec les forces de sécurité et la police à Athènes. Des groupes de manifestants vêtus de noir ont brisé les escaliers en marbre d’un hôtel de luxe avant d’en utiliser les débris comme projectiles contre les lignes anti-émeutes. Des jets de cocktail molotov ont suivi et des graffitis « le peuple en armes » et « insurrection » ont été taggés sur la place Syntagma. La police a répliqué par des tirs de gazs lacrymogènes et des grenades assourdissantes. Les affrontements ont durés tard dans la nuit à travers Athènes et devant le gouvernement grec. La police a procédé à 11 arrestations tandis qu’une vingtaine de blessés – dont 12 policiers- ont été signalés. D’autres manifestations avaient eu lieu dans d’autres grandes villes grecques, notemment à Salonique où 400 étudiants avaient défilés.

Alexis avait été tué par la police grecque le 6 décembre 2008, déclenchant une vague d’émeutes et de manifestations antipolicières, les violences inégalées depuis la chute de la dictature avaient ébranlées l’appareil répressif grec et ont été les précurseurs du mouvement contre la dette.

Emeutes à Athènes

Emeutes à Athènes

Une forces policières mobilisant une quarantaine de véhicules et un hélicoptère a mené une opération jeudi 1er, dans le secteur du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Six militants anti-aéroport ont été interpellés puis placés en garde à vue. Ils sont accusés d’avoir participé au raid contre siège de Vinci Construction, à Couëron, le 20 octobre. Du fumier et de la peinture avaient été déversés sur la façade du bâtiment, ainsi que dans le hall d’entrée. Cinq des six opposants interpellés sont convoqués devant le tribunal correctionnel en février. Ils sont poursuivis pour dégradation en réunion et refus de se soumettre à un prélèvement d’ADN.

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Le 1er décembre, deux militants anarchistes ont bénéficié d’un non-lieu suite aux accusations de détention et transport en public de matériel explosif (en fait, des allumes-barbecue), suite auxquelles ils avaient été incarcérés le 15 juin dernier à Milan. A l’audience du 28 novembre, la procureur avait réclamé deux années de prison ferme.

Par ailleurs, c’est à la date du 12 décembre qu’a été fixée, à Bologne, le procès contre les anarchistes arrêtés le 6 avril (dans le cadre d’une grande rafle avec 27 interpellations, 60 perquisitions et finalement 5 incarcérations et 7 assignations à résidence) et inculpés d’ « association de malfaiteurs à finalité subversive ». L’enquête porte sur des actions remontant à 2009-2010 et visant le centre fermé de Bologne, la banque Unicredit, la multinationale italienne du pétrole ENI, etc.

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