Notre Secours Rouge a eu les honneurs du rapport 2008 de la Sûreté de l’Etat (nous sommes classés entre ‘extrême gauche institutionnelle’ et ‘anarchisme’…). Voici ce qu’on y peut lire:

APAPC/Sr

L’APAPC/Sr est un comité de soutien aux détenus ‘révolutionnaires’ en Europe. Il fait partie du Secours rouge international (SrI), qui le chapeaute. Dans les pays abritant les activités des différentes branches du SrI, l’APAPC/Sr soutient en priorité les campagnes de solidarité en faveur de ce qu’il appelle les prisonniers ‘politiques’, c’est-à-dire les détenus anticapitalistes, anti-impérialistes, antifascistes et anarchistes. Les chefs de file de cette organisation sont les deux anciens leaders du groupe terroriste d’extrême gauche ‘Cellules communistes combattantes’ (CCC), Bertrand Sassoye et Pierre Carette. Ce dernier s’investit toutefois davantage au sein du Comité solidarité liberté (CSL). (en fait, Pierre Carette n’est plus membres de notre SR depuis 2007) Compte tenu de leur passé terroriste et de leur foi persistante en la nécessité d’une lutte armée pour mener à bien la révolution communiste, les activités politiques des intéressés font l’objet d’un suivi attentif de la Sûreté de l’Etat. Il ressort des diverses interviews que Pierre Carette et Vincent Sassoye ont accordé à la presse que tous deux conservent les prises de position idéologiques qu’ils avaient avant leur arrestation en 1985.

L’arrestation, le 5 juin 2008, de quatre membres de l’APAPC/Sr, soupçonnés par le parquet fédéral d’avoir des liens avec le groupe terroriste italien de gauche Partito Comunista Politico-Militare (PCPM), constitue l’élément le plus marquant de cette année. Des perquisitions menées au domicile italien de membres du PCPM ont permis de mettre la main sur des photos d’identité de ces quatre personnes, ce qui accrédite la thèse d’un soutien logistique.

Dans les faits, l’APAPC/Sr s’est surtout impliqué, en 2008, dans des actions de soutien à Georges Ibrahim Abdallah, un militant du groupe terroriste libanais Fractions armées révolutionnaires libanaises (FArL), emprisonné en France. Il apporte de même son soutien et se montre solidaire des membres de l’organisation terroriste ‘Action directe’ qui sont également détenus dans ce pays.

L’APAPC/Sr fait par ailleurs régulièrement parler de lui par le biais de communiqués, de publications et de manifestations en faveur de ses propres membres emprisonnés ou encore de membres du PCPM et du DhkPC. Plus généralement, il s’oppose à la législation antiterroriste tant au niveau belge qu’européen car celle-ci s’apparente, selon l’APAPC/Sr et le SrI, à une tentative de musellement des mouvements de contestation politique et sociale (de gauche).

Lire le rapport – format pdf

Ce vendredi 29 janvier 2010 à 14h, la section belge du Comité des libertés a organisé un rassemblement devant l’Ambassade d’Allemagne à Bruxelles en solidarité avec Nurhan, Cengiz et Ahmet, trois membres de la Fédération anatolienne incarcérés injustement en Allemagne depuis 15 mois pour avoir prétendument participé au financement de la lutte armée menée en Turquie par le DHKP-C. La presse allemande a annoncé avant-hier que le procès des trois militants communistes commencerait le 11 mars prochain à Düsseldorf et s’achèverait à la fin du mois d’août.

Ce vendredi s’est achevé le cycle d’activités organisées par notre Secours Rouge autour de la question des prisonniers antifascistes en Espagne. Ces activités ont été précédées de la publication d’un nouveau numéro des Cahiers du Secours Rouge consacré à cette question. La projection du film ‘Mourir à Madrid’ a rassemblé trente-cinq personne et a été suivie d’un long débat. Une gerbe a été déposée au monument des volontaires belges des Brigades Internationales (première photo). Une conférence de la camarade du Secours Rouge d’Espagne (seconde photo) a clôturé ce cycle d’activité.

Jaquette du cahier 6

Jaquette du cahier 6

Sur le monument pour les brigadistes

Sur le monument pour les brigadistes

Conférence sur les prisonniers politiques espagnols

Conférence sur les prisonniers politiques espagnols

Plus de trente prisonniers politiques sont incarcérés, assignés à résidence, sous contrôle judiciaire sans compter tous ceux qui sont victimes de la répression politique depuis des années. Pierre Thomas Fili vient s’ajouter à la trop longue liste des prisonniers politiques. Il a été incarcéré à la maison d’arrêt de Fresnes.

Voir le site d’Associu Sulidarità

Dossier(s): Archives France Tags: ,

Le leader indépendantiste basque Arnaldo Otegi, emprisonné et jugé depuis mercredi à Madrid pour apologie du terrorisme, est en grève de la faim dans le cadre d’un mouvement de protestation collectif des détenus basques. Arnaldo Otegi, ex-porte-parole de Batasuna, a comparu mercredi pour avoir participé en 2005 à un hommage rendu à un membre de l’ETA en prison, José Maria Sagarduy. Il est poursuivi dans ce dossier avec trois autres indépendantistes, dont deux n’ont pas comparu mercredi. Un mandat d’arrêt a été émis contre ceux-ci.

L’organisation regroupant les détenus basques (EPPK) a annoncé lundi le début d’un mouvement collectif de grève de la faim pour protester contre la politique d’éloignement des détenus du Pays-Basque suivie en Espagne, et pour réclamer l’autodétermination pour le Pays Basque. Otegi, qui est en prison depuis octobre, a refusé de répondre à une question de la présidente du tribunal, Angela Murillo, sur la violence de l’ETA. ‘Condamnez-vous la violence de l’ETA?’ a demandé la magistrate. ‘Je ne vais pas répondre’, a rétorqué l’accusé.

Le leader indépendantiste risque une peine de 18 mois de prison pour avoir participé à cet hommage pour le membre d’un groupe armé considéré comme terroriste par l’Union européenne. Parallèlement, Otegi sera jugé, à une date encore non fixée, pour avoir tenté de reconstituer la direction de Batasuna, alors que ce parti est interdit par la justice espagnole depuis 2003.

A l’occasion de la visite à Bruxelles de la déléguée du Secours Rouge d’Espagne, la camarade Betta, qui a passé 14 années dans les prisons d’Argentine et d’Espagne.

Le Secours Rouge vous invite:

Le jeudi 28 janvier à partir de 19h, à une soirée ‘mémoire’ consacrée à la guerre civile espagnole dans la salle de cinéma du Pianofabriek, avec projection à 19h30 du film ‘Mourir à Madrid’ de Frédéric Rossif (1963) retraçant l’histoire de la guerre d’Espagne. La projection sera suivie d’une discussion et du verre de l’amitié. Un stand de livres sur la guerre d’Espagne sera tenu par la librairie Aden.

Affiche du film 'Mourir à Madrid'

Affiche du film ‘Mourir à Madrid’

Le vendredi 29 janvier à 11h, au cimetière de Saint-Gilles, au dépôt d’une gerbe de fleur au monument des antifascistes belges morts en Espagne dans les rangs des Brigades Internationales. Rendez-vous pour le départ de Saint-Gilles brasserie Verschueren (parvis St-Gilles) à 10h. Rendez-vous sur place, à Uccle, au café Le Silence, face à l’entrée du cimetière, 70 rue du Silence (tram 51 direction ‘silence’, avant-dernier arrêt ‘crematorium’).

Affiche pour les prisonniers espagnols

Affiche pour les prisonniers espagnols

Le vendredi 29 janvier à 19h30, à une soirée d’information sur la situation actuelle des prisonniers politiques communistes et antifascistes détenus par l’Etat espagnol. Cette activité aura lieu dans la salle de réunion du Pianofabriek, et sera suivie d’une discussion sur les possibilités de faire converger en Belgique les solidarités avec les différents groupes de prisonniers antifascistes détenus par l’Etat espagnol (gauche nationaliste basque, anarchistes, etc.).

Toutes ces activités sont ‘entrée libre’. Le Pianofabriek se situe au 35 rue du Fort, métro Parvis de Saint-Gilles.

La police britannique est en train de développer avec le fabricant d’armes BAE Systems un projet de drone pour les contrôles de routine de la circulation, des manifestants,… pour une expansion de la surveillance clandestine de l’état. Les drones devraient être opérationnels pour les JO de 2012. Il a également été discuté de la possibilité de vendre les données de surveillance à des compagnies privées. Un prototype de drone, équipé de caméras très puissantes et des capteurs, devrait être prêt pour faire des vols d’essai dans le courant de l’année. Les autorités de l’aviation civile (CAA), qui contrôlent l’espace aérien britannique, ont été informées par BAE et la police que ces drones civils ‘étendraient grandement’ la capacité de surveillance du gouvernement et ‘révolutionneraient les services de police’. Actuellement, le CAA rechigne à autoriser les drones dans l’espace aérien normal à cause des risques de collision avec les autres appareils, mais des systèmes adéquats ‘d’intelligence et d’évitement’ our les drones ne sont plus très loin.

Six forces de police ont signé pour ce projet. Les drones de BAE sont programmés pour décoller et atterrir d’eux-mêmes, voler durant plus de 15 heures et atteindre une altitude de 20.000 pieds, ce qui les rend invisibles depuis le sol. Beaucoup plus sophistiqués que les robots à rotor télécommandés qui s’élèvent à 50 mètres du sol – que la police utilise déjà – les UAV de BAE sont programmés pour assumer des opérations spécifiques. Ils peuvent par exemple, dévier de leur plan de vol s’ils rencontrent une activité suspecte sur terre ou entreprendre plusieurs missions de reconnaissance simultanément. Les données de surveillance recueillies sont transmises aux salles de contrôle grâce à des équipements tels que des caméras haute-définition, des dispositifs radars et des détecteurs infrarouges.

Auparavant, la police avait affirmé que le projet de drone était mené en vue d’une utilisation au-dessus de la Manche pour contrôler le transport maritime et détecter les migrants venant de France. Cependant, les documents dont ‘The Guardian’ a eu connaissance suggèrent que le focus maritime était, au moins en partie, une stratégie de relation publique, mise en place pour minimiser les questions de libertés civiles. Il y est affirmé ‘qu’il y a un potentiel pour que ces utilisations maritimes soient présentées comme une bonne nouvelle au public plutôt que comme un Big Brother’.

Alessandro Della Malva avait été arrêté suite à la constitution à Massa d’une Patrouille populaire antifasciste et antiraciste en riposte à la constitution de patrouilles néo-fascistes. Il est sorti de prison hier et a été placé en résidence surveillée après trois mois de détention, et en attendant le procès. Deux jours avant, une manifestation avait eu lieu pour sa libération à Pistoia (photo). Le procès aura lieu les 27 et 29 janvier. Tous à Pistoia pour le procès contre Alessandro Della Malva, Juri Bartolozzi, Vittorio Colombo, Selvaggio Casella, Alessandro Orfano, Elisabetta Cipolli et Marco Tonarelli.

Manifestation à Pistoia

Manifestation à Pistoia

Fin août 2009, le juge d’instruction antiterroriste Brunaud, qui s’occupe de l’affaire de tentative de sabotage de matériel SNCF pendant le mouvement anti-CPE de janvier 2008, décide de commencer à clore cette enquête. S’ensuit alors, comme habituellement, une période de quelques mois pendant laquelle les différentes parties (inculpés et procureur) peuvent faire des observations et demander de nouveaux actes d’enquête. Cette période est censée durer trois mois mais, lorsque personne n’est en prison, les juges ne respectent pas les délais.

Le 10 décembre 2009, le procureur a demandé à ce que soient effectués de nouveaux actes d’enquête, dont le contenu vient d’être connu. En septembre 2009, un rapport indique que l’ADN de Juan (inculpé pour l’histoire de la tentative d’incendie d’une dépanneuse de police) aurait été prélevé sur une paire de gants en latex qui aurait été trouvée non loin des lieux d’une tentative d’incendie contre la SNCF, datant du 12 avril 2006, à Paris 19ème. Le procureur relève contre Juan, et contre ‘tous autres’, des ‘présomptions graves’ de détention et transport d’éléments incendiaires, de tentative de dégradation, de dégradation et d’association de malfaiteurs; le tout en relation avec une entreprise terroriste. Cette enquête sur le 12 avril s’inscrit dans le cadre d’une enquête plus large concernant des incendies sur des installations électriques gérant le trafic des trains. L’enquête comprend différents faits, tous s’inscrivant dans le mouvement anti-CPE:

-le 29 mars 2006 à Alfortville, Orly, Villemoison sur Orge et Champlan
-le 6 avril 2006 à Wissous, Sarcelles, Epinay sous Sénart et Bobigny
-le 12 avril 2006 à Paris

L’enquête qui regroupe tous ces faits était ouverte depuis 2006. Fin novembre 2009, elle bascule en antiterrorisme, et est donc aujourd’hui gérée par un juge antiterroriste à Paris. Mettant en avant ces arguments, le procureur demande au juge de:

-faire de nouvelles analyses téléphoniques
-comparer les modes opératoires utilisés en mars avril 2006 et celui du 2 mai 2007 (affaire de la dépanneuse de police)
-comparer ces modes de fabrication à ceux décrits dans les livres saisis dans la voiture lors de l’arrestation d’Isa en janvier 2008
-effectuer des comparaisons ADN concernant Juan, procéder à des expertises psychiatriques sur Isa, Juan et Damien (les 3 personnes déjà accusées pour l’histoire de la dépanneuse).

Dossier(s): Archives France Tags: ,

Raymond Gauthiérot (photo), ex-secrétaire général de l’UGTG et très actif sur le terrain pendant les 44 jours de lutte, vient d’être condamné en appel à trois mois de prison ferme. On lui reproche, à l’occasion d’un conflit social avec l’AFPA (un centre de formation) de St Claude, en 2007, d’avoir menacé la directrice de cette institution et d’avoir détérioré sa voiture. Au procès, l’avocat général a commencé par déclarer ‘qu’il en avait assez de ces individus qui sous couvert de syndicalisme ne respectent pas les institutions et s’en prennent aux représentants de l’ordre’. Raymond Gauthiérot, lui, tout en niant les faits qui lui sont reprochés, a déclaré au tribunal qu’il était prêt à faire de la prison pour ses idées si nécessaire. En attendant, il va se pourvoir en cassation, ses avocats ayant soulevé des exceptions de nullité.

Raymond Gauthiérot

Raymond Gauthiérot

Dossier(s): Archives France Tags: , ,