L’Irish Republican Prisoners Welfare Association (IRPWA) lance une campagne nationale pour obtenir la libération immédiate de Niall Sheerin, prisonnier républicain irlandais à Maghaberry Gaol. Bien qu’il ait purgé tous les jours de sa peine imposée par un tribunal britannique, il reste détenu, ce que l’IRPWA qualifie d’internement politique.
Le 15 mars 2025, à 14h place du Luxembourg à Ixelles, une marche est organisée pour la Journée internationale contre les violences et répressions policières. L’action, portée par le collectif Action Police Justice, appelle à la fin des pratiques dangereuses comme les courses-poursuites, le plaquage ventral et les fouilles à nu, ainsi qu’à l’automatisation des enquêtes et mises en instruction lors de décès impliquant des policiers. Les manifestants demandent également le retrait du Code pénal des infractions d’outrage et de rébellion, un récépissé obligatoire pour chaque contrôle d’identité, la réduction de la présence policière et l’interdiction des armes à létalité réduite et dispositifs de surveillance algorithmique, tout en renforçant le droit de filmer les interventions policières. La régularisation des personnes sans papiers fait aussi partie des revendications. L’événement vise à mobiliser largement pour dénoncer l’impunité policière et le racisme d’Etat.
Entretien avec la sociologue, militante féministe et abolitionniste pénal Gwenola Ricordeau à l’occasion de la sortie de son dernier livre « Tant qu’il y aura des prisons » (Le passager clandestin) à propos de l’abolitionnisme pénal et des perspectives révolutionnaires.
Le comité de soutien aux inculpé·es du 15 juin 2021 organise une soirée d’information et de solidarité le 2 mars à La Chapelle, à Toulouse. Cette affaire concerne une série d’arrestations liées à l’incendie de huit véhicules d’ENEDIS et de deux antennes-relais de téléphonie et télévision (voir notre article), et les prévenus seront jugés pour « destruction ou dégradation de biens par moyens dangereux » et « association de malfaiteurs ». La soirée inclut une présentation de l’affaire et de ses enjeux, un repas chaud à prix libre à 20h et une chorale révolutionnaire à 20h30.
À Verden, le premier procès de Daniela Klette, lié à des activités de collecte de fonds, touche à sa fin, tandis qu’un second procès plus lourd est prévu cette année, portant sur les attaques de la RAF (Fraction Armée Rouge) contre l’ambassade états-unienne à Bonn en 1991 et la prison de Weiterstadt en 1993. Le mouvement de solidarité autour de Daniele Klette reste mobilisé malgré la pression des autorités : près de 50 convocations et environ cinq interdictions de visite ont été enregistrées à ce jour, visant à limiter le soutien de ses proches et des militants (voir notre article). Plusieurs audiences sont programmées à Verden début mars et mi-mars, et un rassemblement aura lieu à Vechta le 21 mars à l’occasion de la Journée des prisonniers politiques.
Le Secours Rouge organise une soirée « Faisons Front #7 » se tiendra le mercredi 11 mars à 19h autour d’une rencontre avec Camille Sofer, co-coordinatrice de l’ouvrage Justice partout : Outils féministes pour répondre par nous-mêmes aux violences (Le Passager clandestin). L’événement abordera la justice transformatrice, une approche féministe née dans les années 1990 au sein de communautés noires états-uniennes, qui vise à répondre aux violences en se centrant sur les besoins des victimes et en transformant les conditions qui les rendent possibles, plutôt qu’en s’appuyant sur le système pénal. À travers des témoignages et textes militants, les autrices proposent des outils concrets pour construire une justice féministe, antiraciste et abolitionniste, en rupture avec les logiques punitives et carcérales.
À Londres fin février, Jamie (à droite sur la photo), militant du Parti Communiste Révolutionnaire (PCR) à l’University College, a été interpellé par une trentaine de policiers alors qu’il dénonçait les partenariats de son université avec des entreprises liées au génocide à Gaza. Placé en détention pendant douze heures sur demande de la présidence, qui l’a accusé d’antisémitisme, il a ensuite été exclu de l’établissement et privé de sa bourse, sa principale source de revenus. L’administration affirme avoir agi au nom de son « devoir de diligence » et de la liberté d’expression, tandis que ses soutiens dénoncent une répression des voix pro-palestiniennes.
Alexander Kononovich, militant antifasciste et prisonnier politique, a été brièvement enlevé par des agents du centre territorial de recrutement de Kiev avant une audience visant à prolonger son assignation à résidence et le port d’un bracelet GPS. Selon son frère Mikhail, l’objectif apparent était de le faire accuser d’absence injustifiée au tribunal pour transformer sa mesure de restriction en détention. Kononovich a été emmené devant une prétendue commission médicale destinée à le déclarer « apte au service militaire », mais a finalement été libéré en fin de journée. Ses proches dénoncent un acte de provocation et de harcèlement politique de la part des autorités ukrainiennes visant les opposants et prisonniers politiques.
La tenue d’un « Forum des métiers de défense et sécurité » le mardi 24 février sur le campus de Niort a suscité une vive contestation. L’événement, qui réunissait la police, la gendarmerie et les armées, est dénoncé pour sa mise en avant de dispositifs répressifs, tels qu’un stand de tir, et pour la promotion de métiers liés au maintien de l’ordre et à la guerre.
Le ministère de l’Intérieur a refusé d’accorder à Manuel Jesús García Caparrós, jeune syndicaliste tué par la police lors d’une manifestation pour l’autonomie andalouse le 4 décembre 1977, le statut de victime du terrorisme d’État, estimant que la loi de 2011 sur les victimes du terrorisme ne couvre pas ce type de faits. Bien que l’administration reconnaisse qu’un membre de la police armée a tiré mortellement, elle invoque l’absence de condamnation judiciaire pour rejeter toute indemnisation, privant ainsi la famille d’aides et de réparations. Cette décision, contestée par les proches du militant, ravive le débat sur la reconnaissance des quelque 200 victimes de violences policières recensées durant la transition dite démocratique.
Le ministère de l’Intérieur a refusé d’accorder à Manuel Jesús García Caparrós, jeune syndicaliste tué par la police lors d’une manifestation pour l’autonomie andalouse le 4 décembre 1977, le statut de victime du terrorisme d’État, estimant que la loi de 2011 sur les victimes du terrorisme ne couvre pas ce type de faits. Bien que l’administration reconnaisse qu’un membre de la police armée a tiré mortellement, elle invoque l’absence de condamnation judiciaire pour rejeter toute indemnisation, privant ainsi la famille d’aides et de réparations. Cette décision, contestée par les proches du militant, ravive le débat sur la reconnaissance des quelque 200 victimes de violences policières recensées durant la transition dite démocratique.