A l’initiative du Comité de Soutien aux inculpés de Tarnac Monday, une rencontre avec le philosophe Alain Brossat aura lieu ce 28 janvier à l’ULB (campus du Solbosch, salle AW1-105) autour du thème: ‘Quelle praxis politique sous un état d’exception? L’exemple de Tarnac‘. Le 20 janvier, Alain Brossat avait participé à Paris, sur Radio Libertaire, à une émission ayant pour sujet: ‘L’anti-terrorisme comme mode de gouvernement’ (avec David De Pass et Laurent Bonelli sur Radio Libertaire).

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Rassemblées dans le XVIIIe arrondissement de Paris pour manifester leur soutien à de s détenus dans le cadre des lois anti-terroristes, une centaine de personnes ont été arrêtées. La manifestation se déroulait dans le cadre de la semaine ‘Sabotons l’anti-terrorisme’. Ce samedi après-midi, les participants à la manifestation ont réclamé la libération d’Isa, Juan et Damien, tous trois incarcérés après la tentative d’incendie d’une voiture de police à Paris pendant l’élection présidentielle de 2007. Selon la police, l’ADN d’Isa correspondrait à des traces prélevées sur des engins incendiaires. Arrêtée il y a un an, son procès n’a toujours pas été fixé. La semaine dernière, une manifestation de soutien à la jeune femme, devant la prison de Versailles, s’était déroulée dans le calme. Arrivés à Barbès vers 15h30, les manifestants ont été rapidement encerclés par la police. Un important dispositif de sécurité a été déployé. Une personne a filmé avec son appareil photo l’opération policière.

Elle rapporte avoir comptabilisé pas moins de huit fourgonnettes et deux bus de police: ‘Il y avait surtout des jeunes, entre 18 et 25 ans, ils ont été très vite embarqués par la police. Je n’avais jamais vu ça. Toute la rue était bloquée. J’ai parlé à quelques manifestants. Ils étaient assez agressifs.’

Cette manifestation des ‘militants contestataires’ n’était pas déclarée, on a tenté de la disperser mais les manifestants n’ont pas réagi. On a interpellé une centaine de personnes, soit autant d’interpellations que de manifestants’, explique la préfecture de police. Pour disperser la manifestation, la police a utilisé des gaz lacrymogènes. Un témoin présent à Barbès ce samedi après-midi, rapporte ‘s’être pris une bouffée de gaz lacrymogènes quand [sa] rame de métro s’est ouverte à la station, sans comprendre pourquoi.’ Plusieurs passagers du métro ont du s’enfuir, selon le Nouvel Observateur.

Dans la nuit du 22 au 23 janvier, le commissariat de police de Muide Meulestede (Gand) a été attaqué en solidarité avec les manifestants brutalisés la veille par la police à la gare de Nossegem. Des bombes de peinture ont été jetées, les vitres brisées. Le mot VENGEANCE a été laissé sur place.

Samedi 24: ‘Les failles du système’

-11h: Exposé-discussion autour de ‘l’Insurrection qui vient’.
-(Pause sandwiches)
-14h: Débat: Comment transformer les fissures qui lézardent l’ordre dominant aujourd’hui en des lignes de fracture persistantes et habitables. Que veut dire concrètement saboter l’anti-terrorisme? Précédé de la projection du film ‘Et la guerre est à peine commencée’.
-16h30: Atelier pratique: ‘bloquons les flux’, au centre ville.
-19h: Apéro-débriefing.
-20h: Repas en commun.
-21h: Concerts: La marmite + Aidan + ‘La cigarette sans cravattes’

Dimanche 25: ‘S’organiser, perspectives de luttes’

-11h: Discussion-brunch.
-Les lois anti-terroristes en Belgique: situation actuelle, témoignages de personnes impliquées dans l’affaire du DHKP-C et des inculpés du Secours Rouge. Il existe plusieurs stratégies pour répondre à la montée en puissance des techniques de gouvernement ‘anti-terroristes’, basées sur la généralisation de l’exception. Sur la base des enseignements tirés la veille, cette matinée sera consacrée à l’élaboration d’un savoir stratégique qui s’inscrit depuis différentes luttes. Comment peuvent-elle se renforcer dans l’horizon qu’elles dessinent et non plus s’épuiser sur le terrain de l’ennemi?

‘Les quais’, Quai du Hainaut, 25, à Molenbeek, métro ‘comte de flandres’

Affiche du we de débat pour Tarnac

Affiche du we de débat pour Tarnac

Le Conseil d’Etat a décidé hier d’interdire le rassemblement contre le Forum économique de Davos prévu à Genève le 31 janvier. Une décision ‘saluée par la majorité des partis’. Les opposants au World Economic Forum (WEF) sont désormais fixés: ils ne seront pas autorisés à manifester à Genève le 31 janvier. Le ministre Laurent Moutinot, à la tête des Institutions, a annoncé hier qu’il s’était résolu, avec l’appui du Conseil d’Etat, à suivre le préavis négatif de la police, ‘en raison du risque avéré de trouble à l’ordre public’. Et à mettre sur pied un dispositif policier équivalant à ce qui aurait été prévu en cas d’autorisation.

Le ministre a égrené les raisons qui expliquent le veto gouvernemental: ‘La personne qui a signé la demande pour la manifestation ne nous paraît pas en mesure de garantir le respect d’un itinéraire et la tenue d’un service d’ordre. Nous avons aussi entendu d’autres personnes qui nous ont dit: ‘Nos affiches illustrent l’apologie d’une certaine violence, car c’est une façon de nous exprimer’. Nous ne sommes donc pas face à un mouvement populaire qui veut se faire entendre, mais face à des gens qui veulent casser.‘ Les manifestations anti-WEF sont un rendez-vous militant de première importance pour la gauche révolutionnaire en Suisse.

Manif anti-WEF

Manif anti-WEF

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Hier une action a été menée au 127bis. L’objectif des manifestants était de signifier leur solidarité avec les détenus en grève de la faim depuis la semaine dernière. Une petite trentaine de personnes étaient venues avec quelques fumigènes et fusées colorées pour crier quelques slogans pendant 15 minutes – avant de reprendre le train ensemble. Si la police arrivait, les manifestants avaient convenu de refuser de montrer leur cartes d’identité. Ce qu’ils ont fait.

Deux voitures de police sont arrivées alors que les manifestants étaient déjà en route pour la gare sans avoir commis aucun grabuge. Quatre policiers sont sortis de leur voiture pour prendre les identités, les manifestants ont refusé. Les policiers ont tenté d’attraper en force certains des manifestants mais ils n’ont pas réussi. Le temps d’arriver à la gare il y avait quatre ou cinq combis, une trentaine de policiers pour bloquer l’accès au quai, matraque à la main. Leurs matraques et leurs flingues ne leur ont pas suffi. Un policier d’un mètre nonante environ a attrapé une jeune fille du groupe qui était au premier rang. Il l’a passée au-dessus de son épaule et l’a fait atterrir sur le dos derrière lui. Les manifestants ont appelé une ambulance, elle ne bougeait plus et criait de douleur… Les ambulanciers l’ont emmenée sur une civière. Les manifestants interpellés ont dû passer environ deux heures sur le tarmac à genou face à un mur et pour certains avec des menottes. Les policiers étaient à ce moment là plus ou moins quatre-vingt avec un hélicoptère! Les manifestants ont été fouillés une première fois, embarqués en car, refouillés au poste pour ensuite être emmené par petits groupes et relâché dans les campagnes un par un, parfois à deux. Il était 22h quand une militante et sa mère ont été jetées à cinq km de la gare de Leuven.

On ne sait pas encore si tout le monde a été relâché mais la camarade qui est à l’hôpital a deux vertèbres fracturées. A 16h, une militante était toujours au commissariat et refusait toujours de donner son identité.

Lors de la manifestation au rond-point Schuman d’hier, ce sont plus de 200 personnes qui ont été contrôlées et/ou refoulées. Les journalistes présents, caméramans, preneurs de son ont été dissuadés d’interviewer et de filmer. Les personnes arrêtées l’ont été, pour leur majorité, sur base du ‘délit de faciès’, les autres ‘bien connus des services de police’. Les ‘colsons’ étaient également serrés plus ou moins fort, à la tête du client et en fonction des motivations des policiers.

La ministre israélienne des affaires étrangères Livni était attendue aujourd’hui à dîner par ses pairs eurocrates. Au rond Point Schuman et aux alentours du Conseil Européen, dès 18h, il y avait une très forte présence policière, avec fermeture des accès de métro et barrages. Avant même le rassemblement, des manifestants venus crier l’horreur des crimes sionistes, une quinzaine d’entre eux sont embarqués manu militari, les mains liées derrière le dos avec des bracelets de plastique. La police fait l’impossible pour faire disparaître toute trace de manifestation, plusieurs dizaines de manifestants se regroupent du côté Cinquantenaire, d’autres ont été dispersés vers le Charlemagne ou vers la Place Jourdan.

Selon un camarade: ‘La rapidité et la minutie des opérations d’identification (photographie des c.i. de personnes contrôlées, mais non arrêtées), photographie des c.i. des arrêtés groupées dans un dossier, indiquent que PolBru agissait au service des services de sécurité de l’Etat sioniste.

Manif anti-sioniste à Bruxelles

Manif anti-sioniste à Bruxelles

Répression policière à la manif anti-sioniste

Répression policière à la manif anti-sioniste

Répression policière à la manif anti-sioniste

Répression policière à la manif anti-sioniste

En Allemagne, le ministère de la justice vient d’approuver un projet de loi ‘anti-terroriste’. Ce projet prévoit des peines de prison de trois mois jusqu’à dix ans qui seront appliquées pour:

-avoir l’intention de participer ou à préparer un camp d’entrainement terroriste;
-faire l’apologie du ‘terrorisme’;
-faire circuler l’information sur la fabrication des explosifs etc.

C’est une transposition à l’échelle allemande de la direction-cadre européenne portant sur les mêmes sujets.

Le Secours Rouge exclut du bénéfice de son soutien les prisonniers politiques luttant pour des objectifs réactionnaires (chauvins, religieux, racistes, etc.). Ce n’est pas une raison de ne pas s’informer de leur situation car, bien souvent, les islamistes essuient les plâtres de mesures, de lois, de techniques et de méthodes répressives qui sont ensuite appliquées aux forces progressistes. C’est ainsi que la première application de la loi anti-terroriste (qui a ensuite été utilisée contre le DHKC et le Secours Rouge) l’a été contre la prétendue ‘filière kamikaze’.

Nizar Trabelsi a été condamné en 2004 à la peine maximale de 10 ans de réclusion pour avoir préparé un attentat contre la base américaine de Kleine Brogel. Il est écroué à la prison de Bruges dans une aile spéciale pour les évadés potentiels. Après huit années de détention, Trabelsi pourrait prétendre à une libération normale. Mais les USA demandent son extradition. Trabelsi aurait déjà été interrogé cinq fois à ce propos par le FBI et par un représentant du département d’Etat. Les faits pour lesquels les Etats-Unis demandent son extradition (et qui vaudrait à Trabelsi la prison à vie) concernent surtout la préparation de l’attentat contre Kleine Brogel, pour laquelle il a déjà été jugé et condamné à une peine presque entièrement purgée! La chambre des mises en accusation de Bruxelles devait examiner hier la demande d’extradition. Les avocats ont obtenu le report de l’examen au 10 février.