Ce matin, les flics ont très violement (contrairement à ce que rapportent les médias, répétant la version lénifiante du bourgmestre) expulsés les sans-papiers retranchés dans l’immeuble d’Elctrabel chaussée d’Ixelles. Environ 300 manifestants s’étaient regroupés autour de l’immeuble pour soutenir les sans-papiers et empêcher l’expulsion. La police a déployé les grands moyens (et en avait prévus de plus grands encore, puisque les auto-pompes et la cavalerie étaient présentes, prêtes à intervenir). Les visages de plusieurs expulsés portent les traces des violences policières. La députée Céline Delforge qui se trouvait prisonnière de la police avec les derniers occupants (dont un d’à peine 15 ans) a témoigné de ces exactions ainsi que de nombreux occupants qui ont montré les traces de coups au visage devant les caméras de la télévision flamande et de RTL. En outre, une femme enceinte de 8 mois a été malmenée à l’intérieur de l’occupation alors qu’elle demandait à un policier de pouvoir emmener ses affaires. Elle a pu être évacuée en ambulance avec une autre personne inconsciente grâce à l’intervention de P. van Muylder, président de la FGTB qui a convaincu la police de leur accorder des soins. 19 personnes ont été arrêtées ‘administrativement’.

500 hommes, femmes, enfants se sont donc dirigés vers les bâtiments de l’INSAS (rue Jules Bouillon) qu’ils occupent depuis 15h30. Leur intention n’est pas de demeurer dans cet endroit éternellement et de gêner l’école. Ils souhaitent passer la nuit à l’abri en attendant d’obtenir une négociation avec le bourgmestre. Celui-ci continue son sale jeu. Le bourgmestre PS Decourty aurait demandé à l’Office des Etrangers de venir contrôler les papiers des délogés et que le PS aurait fait pression sur le C.A. d’Electrabel (qui jusqu’alors était resté muet) pour qu’Electrabel reprenne la main comme propriétaire et fasse la demande d’expulsion en justice.

Expulsion des sans-papiers

Expulsion des sans-papiers

Expulsion des sans-papiers

Expulsion des sans-papiers

Expulsion des sans-papiers

Expulsion des sans-papiers

Sans-papier victime de l'expulsion

Sans-papier victime de l’expulsion

Sans-papier victime de l’expulsion

Sans-papier victime de l’expulsion

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Ce sont au final entre 400 et 500 personnes qui ont répondu à l’appel du comité de soutien à Gael, Kristian et Paskal samedi à Rennes à deux jours de leurs procès en appel. La manifestation était particulièrement jeune, dynamique et colorée. Après avoir parcouru avec force slogans bilingues les quais de la Vilaine, le cortège s’est rendu devant le commissariat de Rennes qui a été enchaîné afin de symboliser l’exigence de l’abolition des lois anti-terroristes.

Manifestation pour les bretons

Manifestation pour les bretons

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En Iraq, Abir, une fille de 15 ans, était violée et puis brûlée vive par des soldats américains. Amineh était lapidée en Afghanistan par les seigneurs de la guerre. En Iran, Kheirieh suppliait d’être pendue en lieu d’être lapidée…

Samedi 22 novembre, de 13h à 17h, se tiendra à l’ULB un séminaire sur le thème: ‘La violence contre les femmes se passe partout dans le monde‘. Les organisateurs en sont: le Mouvement pour une Alternative Socialiste (MAS), la Fédération des Associations Kurdes de Belgique, (FEK-BEL), le Collectif des Opprimés Immigrés (EGK-COI), 8 mars Organisation de Femmes, les Etudiants de Gauche Actif. Université Libre de Bruxelles, Campus du Solbosch / Auditoire H2215, Avenue Franklin D. Roosevelt 50, B – 1050 Bruxelles.

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Neuf membres présumés de la ‘cellule invisible’ anarcho-autonome, accusés de sabotages contre les lignes TGV de la SNCF, ont été mis en examen et écroués samedi dans la soirée pour ‘direction d’une structure à vocation terroriste‘, un crime passible de vingt ans de réclusion criminelle. Julien C., 34 ans, est également poursuivi pour ‘association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste‘ et ‘dégradations en réunion en relation avec une entreprise terroriste‘. Cinq personnes (dont Julien C.) qui auraient été aperçues près de lignes SNCF sabotées ont notamment été mises en examen pour ‘association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste‘. Le parquet avait requis contre elles des poursuites pour ‘dégradations en réunion en relation avec une entreprise terroriste‘. Seules trois d’entre elles (dont Julien C.) sont poursuivies de ce délit par le juge d’instruction Thierry Fragnoli qui n’a pas suivi le raisonnement du parquet selon lequel les cinq avaient pris part aux actes de dégradation. Le parquet a requis un mandat de dépôt à leur encontre. Quatre personnes devaient être également présentées dans la nuit à un juge des libertés et de la détention. Deux d’entre elles, Gabrielle H et Yldun L, sont poursuivies pour ‘destructions en réunion‘ et ‘association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste‘, les deux autres pour le seul dernier chef.

Le 16 juin 2008, la Cour de Cassation a rejeté le pourvoi contre le verdict rendu le 20 décembre 2007 par la Cour d’Appel de Paris, qui avait elle-même été saisie d’appel contre la sentence rendue le 6 avril 2007 par le Tribunal de Grande Instance de Paris. En bref: les membres du (n)PCI restent donc condamnés par la Justice de la bourgeoisie française: G. Maj et G. Czeppel à 5 ans d’emprisonnement dont 42 mois assortis de sursis simple pour détention et fabrication de faux papiers et A. d’Arcangeli à 3 ans d’emprisonnement dont 26 mois assortis de sursis simple pour complicité. Les camarades sont maintenant hors de prison.

Après plusieurs années de mobilisation, l’issue juridique de cette affaire (le volet français des poursuites contre le (n)PCI) a amené le Comité d’Aide aux Prisonniers du (nouveau) Parti Communiste Italien à annoncer que le CPA(n)PCI lui-même a décidé de cesser son activité.

Le site du Comité avec les archives de l’affaire

Les gardes à vue des dix militants arrêtés mardi dans l’enquête sur des actes de sabotage contre le réseau SNCF ont été prolongées. Il semblerait que, contrairement à ce qu’a affirmé la presse, les policiers du renseignement intérieur et de la sous-direction anti-terroriste, en charge de l’enquête, ne disposent pas de preuves: ni plan des voies SNCF, ni dispositif de sabotage. Les interrogatoires, qui se déroulent pour neuf des suspects à Paris, peuvent se prolonger jusqu’à samedi. Les suspects devront être ensuite, soit présentés à un magistrat anti-terroriste, soit remises en liberté

L’affaire vise quatre sabotages constatés samedi dernier sur des caténaires de l’Oise, de la Seine-et-Marne et de l’Yonne et sur un autre commis le 26 octobre en Moselle. La technique employée a été à chaque fois identique, un fer à béton a été placé avec un système de verrouillage sur une ligne à haute tension, ce qui a amené une mise hors-tension et hors-service des réseaux au passage des trains (cf. photo ci-dessous).

Sabotage de ligne de chemin de fer

Sabotage de ligne de chemin de fer

Un anarchiste belge (vivant en France depuis son enfance) figure parmi les personnes placées en garde à vue pour le sabotage commis contre les lignes TGV. Mardi 11 à l’aube, environ 150 policiers (60 de la Sous-direction anti-terroriste, 50 de la Direction centrale du renseignement intérieur et 40 enquêteurs locaux de police judiciaire), avaient arrêté 20 personnes à Paris, Rouen, dans la Meuse et en Corèze. La moitié d’entre elles ont été remises en liberté et les dix autres personnes, âgées de 23 à 33 ans, dont trois femmes, sont placées en garde à vue. Un militant suisse figure également parmi les arrêtés. Le militant belgo-français, Benjamin R., qui a eu un passé politique dans l’aile gauche de l’écologie ‘officielle’, habitait à Tarnac (Corrèze), dans une communauté libertaire animant un restaurant, organisant des concerts, des festivals BD etc. La police a arrêté au total à Tarnac cinq personnes. Selon l’AFP (à prendre avec des pincettes donc), les flics auraient notamment trouvé quatre cartes d’identité falsifiées. Neuf personnes sont en garde à vue dans les locaux de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), à Levallois (Hauts-de-Seine), une dixième à Nancy. Leur garde à vue peut durer jusqu’à 96 heures s’agissant d’un dossier de ‘terrorisme’.

Enquête à Tarnac

Enquête à Tarnac

Alors que la loi sur la rétention de sûreté a été votée en février 2008 et que depuis, de nombreux prisonniers condamnés à perpétuité sont passés au Centre National d’Observation de Fresnes pour y subir des expertises psychiatriques, cela commence à bouger dans les instances médicales qui lancent une pétition contre ‘la perpétuité sur ordonnance’. Pour Georges Ibrahim Abdallah, Georges Cipriani et Régis Schleicher, prisonniers politiques enfermés en France depuis plus de 24, 21 et 25 ans, il s’est quand même trouvé des psychiatres complices de la politique sécuritaire actuelle pour ‘expertiser leur dangerosité’ et pour tenter de psychiatriser des actes politiques, jusqu’à de manière informelle questionner un des prisonniers sur le regret et la repentance, notions religieuses ou morales qui n’ont rien à voir avec la justice.

Voici quelques passages de la pétition contre ‘la perpétuité sur ordonnance’:

La loi du 25 février 2008 relative à la rétention de sûreté fait rupture dans notre tradition juridique. Elle permet l’incarcération dans des établissements spéciaux de personnes condamnées qui, bien qu’ayant purgé leur peine, seront privées de liberté du fait de leur ‘particulière dangerosité‘ (…) pour la première fois dans notre droit, des individus pourront être enfermés sur décision judiciaire non pour sanctionner des actes délictueux ou criminels, mais pour anticiper des actes qu’ils n’ont pas commis! (…) la médecine se trouve ici instrumentalisée dans une logique de surveillance et de séquestration. (…) La psychiatrie est familière de ces dérives: faut-il rappeler qu’il y eut des internements pour motifs politiques? (…) En assimilant le crime et la maladie – ce qui est une idéologie, et non pas un fait – on déplace progressivement la gestion de la peine vers la médecine, réalisant progressivement une société de sûreté médicale.

Lire le texte complet de la pétition

La police allemande a (pour la énième fois) procédé à des perquistions dans des associations classées par la ‘Verfassungsschutz’ (Organisation de protection de la Constitution) comme proches du DHKP-C. Les trois associations visées sont la Maison culturelle anatolienne de Cologne, le Centre culturel anatolien de Dortmund, et le Centre culturel et éducatif anatolien de Duisburg. Selon un bilan provisoire, trois personnes ont été arrêtées.

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