Un militant basque s’est gravement blessé vendredi en chutant de l’Arc de Triomphe, à Paris, alors qu’il tentait de descendre en rappel de l’édifice. Il faisait partie d’un groupe qui a déployé une banderole sur le monument sur laquelle on pouvait lire ‘PSOE-UMP, qu’avez-vous fait de Jon Anza?’, le militant d’ETA disparu en avril 2009 et dont le corps a été retrouvé en mars à Toulouse.
Les neuf militants ont été mis en garde à vue notamment pour violation de sépulture et violence volontaire, après avoir malmené une employée du site qui tentait de les empêcher de mener leur action. Le militant basque espagnol qui est tombé de l’Arc de Triomphe, âgé de 29 ans, souffre de multiples fractures mais son pronostic vital n’est pas engagé. Trois personnes se sont arrimées à la façade de l’édifice pour descendre en rappel à l’aide de cordes. L’un des militants a été coincé dans un échafaudage, un autre a été arrêté et le troisième a chuté, ajoute-t-on. Le comité de défense des prisonniers basques Askatasuna a accusé la police d’être responsable de la chute du militant.
Banderolle pour Jon Anza sur l’Arc de Triomphe
Le nouveau bâtiment (caserne Pasquier) du GIGN a été inauguré le 8 mars à Satory. Il a coûté 23 millions d’euros pour une surface de près de 13.000 m², et sa mise en service marque l’achèvement de la réforme du GIGN, entreprise en 2007. Il s’agissait de regrouper des moyens (GIGN, EPIGN, GSPR) au sein d’une même unité pour faire face aux nouvelles menaces que sont, par exemple, les prises d’otages multiples ou massives, comme celles de Bombay ou de Russie. Le GIGN, commandé par le général Denis Favier dispose désormais d’une capacité d’engager jusqu’à 220 hommes sur une opération. Les différentes forces (Intervention, Securité/protection, Observation/recherche, Appui opérationnel, Formation) qui compose le nouveau GIGN sont donc maintenant regroupées dans un même bâtiment, après l’avoir été sur le plan de l’organisation.
Bâtiment du GIGN
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Le 6 novembre dernier, la militante turque du DHKP-C Güler Zere était libérée après 14 années de détention pour raison de santé. Atteinte d’un cancer en phase terminale, c’est suite à quatre mois de combats face aux autorités turques ainsi que grâce à une grosse mobilisation internationale qu’elle est sortie de prison. Dans les premières semaines, son état de santé s’était progressivement amélioré, mais aujourd’hui, nous apprenons qu’elle a été transportée à l’hôpital d’Istanbul dans un état critique. Il semblerait que son cancer de la gorge se soit aggravé au point qu’elle ne puisse plus manger, et selon son avocat, elle vivrait ses derniers instants. ‘Elle est restée trop longtemps en prison. Ils ne l’ont laissée sortir qu’après que son cancer se soit répandu dans tout son corps. La seule chose qui peut être faite maintenant, c’est de tenter de soulager sa douleur’.
Une opération policière a conduit mercredi à l’interpellation d’une dizaine de personnes au Pays basque espagnol. Ces personnes, parmi lesquelles quatre avocats, ont été interpellées par la garde civile sur ordre du juge anti-terroriste espagnol Fernando Grande-Marlaska pour ‘appartenance à ou collaboration’ présumées avec ETA.
Les quatre avocats interpellés qui ont pour habitude de défendre des membres de l’ETA, sont soupçonnés d’avoir agi en tant ‘qu’agents de liaison’ entre des militants incarcérés et les responsables de l’organisation clandestine. Arantza Zulueta (photo), une des avocates les plus connues de la gauche indépendantiste et qui a défendu à de nombreuses reprises des membres de l’ETA, figure parmi les personnes interpellées. Au moins cinq autres personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette opération conduite simultanément à Bilbao, Saint-Sébastien et Hernani.
Arantxa Zulueta
Des jeunes militants solidaires du peuple palestinien ont réussi aujourd’hui à fortement perturber les festivités officielles de l’inauguration de la promenade Ben Gourion. Malgré un dispositif policier important, un groupe embarqué sur un bateau-mouche a atteint le lieu de la cérémonie qui se déroulait ce jeudi à 10h45 en présence du Maire de Paris Bertrand Delanoë, de Rachida Dati, Maire du 7ème, et de Shimon Pérès, le président israélien. Plus de 40 militants, munis de drapeaux palestiniens, de fumigènes et de cornes de brume, ont déroulé une banderole ‘Ben Gourion, Pérès, criminels, Delanoë collabo’. Semant le trouble parmi le gratin de la collaboration avec Israël, leur protestation non-violente faisait écho aux centaines de manifestants rassemblés au Pont de l’Alma. Au même moment, l’Arc de Triomphe a été recouvert d’un drapeau palestinien géant.
Les militants de ces deux actions ont été interpellés par les forces de l’ordre. Cinq d’entre eux ont été placés en garde à vue suite aux accusations fallacieuses de la responsable du bateau.
Les détenus politiques du Groupe de Zahra Boudkour entament une grève de la faim d’alerte de 72 heures. Ces détenus ont été condamnés à des peines de deux à quatre ans de prison. Ils ont été dispersés dans différentes prisons: Mourad, Otman Chouini et Alae Eddarbali vers la prison locale de Souira le 5 avril, Mohamed El Arbi Jeddi, Khalid Miftah et Youssef Machdoufi vers la prison locale de Klaat Sraghna le 7 avril, Abdellah Errachdi et Youssef El Alaoui vers la prison d’agriculture d’Azilal le même jour, tandis que Jalal Lkotbi et Zahra Boudkour étaient amenés à la prison local de Bengruir. Zahra Boudkour va être détenue dans la section des femmes de cette même prison dans laquelle il n y a qu’une seul femme (c’est-à-dire une autre forme d’isolement). Les détenus ont été accueillis par des menaces.
Les prisonniers se sont donc engagés dans une grève de la faim d’avertissement pendant 72 heures à partir du mercredi 14 avril pour dénoncer le procès, les transferts visant à la dispersion de leur groupe, le régime de détention restrictif, et leur détention elle-même.
Les opérations des forces armées honduriennes dans la région de l’Aguan pour déloger les paysans qui y ont récupéré leurs terres illégalement occupées par les propriétaires terriens continuent. Le 8 avril, elles avaient attaqué la coopérative paysanne ‘La Confianza’, assassinant un de ses membres. Ce 13 avril, elles ont fait irruption avant le lever du soleil dans celle appelée ‘El Despertar’, qui comme ‘La Confianza’, fait partie du Mouvement Unifié des Paysans de l’Aguan. Des militaires et des policiers armés jusqu’aux dents se sont introduits dans les maisons pour en déloger les habitants (hommes, femmes, enfants et vieillards) de manière extrêmement brutale. Plusieurs personnes ont été emmenées, traînées par les cheveux, sans avoir même pu s’habiller. Elles ont été séquestrées pendant plusieurs heures, et relâchées après que les militaires leurs aient dit qu’ils les avaient identifiées. Toutes les maisons ont été fouillées de fond en comble et les villageois ont été terrorisés. Le gouvernement putschiste de Profirio Lobo poursuit sa politique de répression envers les communautés paysannes par les agressions armées, les enlèvements et les assassinats dans le but de déplacer tous ces habitants.