La grève des travailleurs du transport à Cali débouche sur des incidents de plus en plus nombreux et violents. 500 travailleurs se sont affrontés aux policiers anti-émeutes del’ESMAD qui ont blessé six manifestants. Par ailleurs, cinq personnes ont été blessées alors qu’un cocktail Molotov ait été lancé contre un bus conduit par un jaune.

Le dialogue de paix en Colombie entre le gouvernement et les FARC débutera le 15 octobre prochain à Oslo. Le début des négociations destinées à jeter les bases à un éventuel accord de paix, était en principe prévu le 8 octobre. Les négociations se poursuivront ensuite à La Havane, Cuba étant avec la Norvège l’un des pays garants du processus de paix.

De nouveaux affrontements ont opposés les étudiants chiliens aux policiers, appuyés par des arroseuses, dans le cadre des mobilisations pour une augmentation du budget l’éducation 2013. Un policier a dû être hospitalisé. Les affrontements ont eu lieu dans les rues et dans le domaine universitaires. Des barricades ont été érigées dans le secteur central de Santiago.

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Il y a eu des affrontements entre la police anti-émeute de la police (ESMAD) et des étudiants de l’Universidad Industrial de Santander défendant le recteur de l’université mis à pied par la Cour supérieure de Bucaramanga. Les étudiants ont usé de petites grenades artisanales (« papás-bomba ») tandis que les policiers usaient de gaz et de grenades incapacitantes.

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Alberto Patishtán Gómez est un activiste indigène tzotzil, membre de “l’autre Campagne” de l’EZLN qui se trouve en prison depuis près de 12 ans. Il a été condamné à 60 ans de prison suite à une embuscade contre des forces de police en 1998, alors que différents témoins attestent qu’il n’était pas présent sur les lieux lors de l’attaque. Alberto Patishtán Gómez participait activement à la vie politique de sa municipalité, dénonçant la corruption de la mairie, et sollicitant la destitution du Président Municipal et la création d’un conseil municipal. En prison, il n’a pas cessé de chercher à organiser les prisonniers, pour exiger de meilleures conditions d’emprisonnement et fut ainsi fondateur de la voz del amate. Il est devenu le porte parole des prisonniers du Chiapas, surtout après à la grève de la faim de 2007.

Le Centre des Droits de l’Homme Frayba (Chiapas) a signalé vendredi qu’Alberto Patishtán Gómez a déjà perdu, suite à un diagnostic erroné (glaucome) et faute de soin adéquat, 90% de sa vue. Depuis le 6 septembre, Alberto a progressivement du renoncer à ses activités quotidiennes dans la prison, comme lire, écrire, marcher avec assurance, entre autres.

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Mercredi, des mineurs travaillant pour l’entreprise canadienne Barrick Gold dans la mine de Pierina ont manifesté en bloquant une route reliant la mine à la ville de Huaraz. Les mineurs, pour la plupart membres de la communauté voisine de Mareniyoc, accusent la société d’avoir occasionné une pénurie d’eau suite au développement de ses activités et exigent de celle-ci qu’elle organise un approvisionnement en eau potable pour les habitants de la région. Comme c’est devenu la norme depuis plusieurs mois au Pérou, les forces de l’ordre sont violemment intervenues pour disperser la foule. Une fois encore, elles ont fait usage de leurs armes à feu, tuant un mineur. Au moins quatre autres manifestants ont également été blessés. Depuis juillet 2011, 19 personnes sont décédées sous les balles de la police au cours de conflits portant sur les ressources naturelles du pays.

Un membre des Farc, soupçonné d’être impliqué dans une tentative d’attentat visant un commissariat de police en mai à Bogota, a été mortellement blessé au Vénézuela par la police. Luis Freddy Rojas Rincon vivait dans un hôtel situé dans l’Etat de Zulia, à la frontière avec la Colombie, et a été blessé lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre vénézuéliennes. Il a reçu des soins médicaux mais il est mort quelques heures plus tard.

L’armée et la police péruvienne avait annoncé avoir sauvé des enfants destinés à devenirs enfants-soldats du PCP-SL, et capturé leur mère qui était membre de la guérilla. Depuis, le scandale prend de l’ampleur au Pérou. Non seulement la mère n’était pas membre du PCP-SL, non seulement les enfants n’étaient pas embrigadés (ils étaient normalement scolarisés dans leur village, ce que les autorités locales ont confirmé), mais en plus, un autre enfant de la même famille, un fillette de 8 ans, a été tuée dans la prétendue opération de « sauvetage ».

Suite à la polémique, le ministre de l’Intérieur a déclaré mercredi que le gouvernement n’a jamais dit que les enfants avaient été recrutés par le Sentier lumineux. Cependant, le journal officiel, les communiqués de presse du ministère de la Défense et des forces armées l’ont bel et bien affirmé. Même le président de la république avait fait référence à ces enfants « sauvés » lors de sa première rencontre avec la presse étrangère.

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