Un Torontois a comparu en cour, mercredi, pour faire face à des accusations, dont l’une pour possession d’explosifs. Cet homme de 37 ans fait en outre face à des accusations pour possession d’armes dangereuses, intimidation à l’égard d’une personne associée au système judiciaire et méfait. Il comparaîtra de nouveau samedi pour son enquête sur remise en liberté dans une salle d’audience consacrée spécifiquement aux causes liées au Sommet du G-20. La police a indiqué qu’elle ne dévoilerait pas d’informations additionnelles relativement à cette affaire, à l’exception du fait que l’enquête est reliée à la sécurité entourant le Sommet du G-20.

Une deuxième personne a été arrêtée mercredi lors d’une opération policière en lien avec la sécurité du sommet du G20. Il s’agit de Kristen Peterson, 37 ans. Elle est accusée de possession d’un engin explosif et de possession d’armes dangereuses. Elle a été arrêtée après des perquisitions menées dans des résidences de la municipalité Tiny, siutée à 150 kilomètres au nord de Toronto, et de Lake of Bays, près du parc Algonquin. Mme Peterson est la conjointe de Byron Sonne, arrêté mardi.

Moins d’une semaine avant les sommets du G8 et du G20, la police d’Ottawa annonce qu’elle a réalisé des arrestations liées à l’attaque explosive contre la Royal Bank du Canada en mai (cf. la vidéo de l’action). Trois hommes habitant la région d’Ottawa ont été arrêtés lors d’opérations menées vendredi. Les noms des suspects n’ont pas été révélés, car ils ne sont pas encore inculpés. L’action avait été revendiquée par un groupe anarchiste.

Le comité de soutien de ceux que l’on appelle les ‘5 Cubains’, prisonniers depuis douze ans aux Etats-Unis a publié ce samedi un communiqué dans lequel il annonce qu’il va demander au Procureur Général de procéder à leur libération. La semaine dernière, des preuves ont été avancées, démontrant que l’administration avait payé secrètement des dizaines de milliers de dollars à des journalistes de Miami (où s’est tenu le procès) pour créer une atmosphère de propagande portant préjudice aux cinq inculpés. Ces preuves ont été rassemblées après une enquête longe de 18 mois menée par le comité, qui a rendu public le nom des reporters rétribués durant la période de rétention et le procès des ‘5 Cubains’ ainsi que les sommes perçues (74400 dollars). Cette requête, basée sur des faits concrets des opérations secrètes qui ont privé les cinq hommes de leur droit à un procès juste exige que le Secrétaire de la Justice s’occupe d’apporter remède et de réparer la situation par la libération des prisonniers. Dans cette initiative, le comité de soutien aura l’appui de diverses organisations civiles pacifistes.

Suite au rapport de l’organisation Physician for Human Rights (PHR) établissant que les médecins qui assistaient aux interrogatoires de suspects aux USA pratiquaient des expérimentations médicales sur les prisonniers, huit organismes viennent de déposer plainte devant l’organisme fédéral américain chargé d’évaluer le respect des règles éthiques dans les recherches médicales. Elles affirment que des preuves existent que les médecins de la CIA récupéraient des données à mesure des interrogatoires afin d’affiner ces techniques ou de les tester simultanément. Grâce à l’apport de ces médecins, des techniques telles que la privation de sommeil, le ligotage dans des positions inconfortables, l’exposition à des températures extrêmes et la simulation de noyade ont été ‘améliorées’. Les huit organisations qui ont déposé plainte exigent que soit menée une enquête rigoureuse sur les expérimentations pratiquées par la CIA sur les détenus.

L’organisation Physician for Human Rights (PHR) a exigé ce lundi qu’une enquête soit ouverte sur certaines techniques d’interrogatoires de la CIA et le rôle joué par les médecins qui les encadraient. Sur base de documents publics, elle affirme que des médecins travaillant sous les ordres de l’agence de renseignements ont pratiqué des expérimentations sur des prisonniers qui étaient interrogés après le 11 septembre. Ne se contentant pas de ‘surveiller’ les interrogatoires musclés, ils ‘en tiraient des connaissances générales afin d’affiner les méthodes, notamment celle de la simulation de noyade’. On sait que les Etats-Unis ont établi une liste de techniques d’interrogatoires améliorées qui ont été justifiées au plan légal par le ministère de la justice. Dans son rapport publié aujourd’hui, PHR affirme que les médecins qui participaient à ce programme récupéraient des informations médicales sur les effets produits par les techniques améliorées qui étaient ensuite utilisées pour concevoir, développer et déployer de nouvelles procédures de simulation de noyade.

Torture par simulation de noyade

A la fin du mois de juin se tiendront le G8 à Huntsville (25-26) et le G20 à Toronto (26-27). En mars, le gouvernement fédéral avait alloué 179 millions de dollars (137 millions d’euros) au budget de la sécurité. Mais selon les nouvelles estimations, le coût global des mesures de sécurité pour encadrer ces deux sommets s’élèvera à 833 millions de dollars (643 millions d’euros). Et selon le Ministre de la Sécurité Publique, ce budget pourrait encore être augmenté de 100 millions de dollars (76 millions d’euros). Les 654 millions de dollars supplémentaires seront répartis entre différents départements (Police Montée Royale Canadienne, Sécurité Publique, Protection Civile, Défense Nationale,…) et seront utilisés:

– pour concevoir, planifier, coordonner et appliquer les opérations de sécurité durant les sommets
– pour fournir à la Police Montée et et à ses partenaires des hébergements durant le sommet
– pour procurer du matériel de technologie de l’information et de communication portable
– pour travailler avec les partenaires fédéraux, provinciaux et municipaux responsables de la sécurité des sommets
– pour assurer la bonne garde des personnes assistant aux sommets.

Pour le gouvernement canadien, la sécurité autour du G8 et du G20 est la préoccupation majeure entourant ces deux rencontres, raison pour laquelle il a décidé d’y mettre le prix.

A la fin du mois de juin doit se tenir le sommet du G8 (club informel réunissant les pays les plus industrialisés de la planète) à Muskoka, à côté de Toronto. Il sera suivi par celui du G-20, à Toronto. Ce vendredi avait lieu une réunion préparatoire à ces deux meetings, organisée dans un hôtel de Vancouver. L’occasion pour les opposants de se faire entendre en tenant à l’entrée du bâtiment un ‘sommet du peuple des rues’ au cours duquel six personnes, qui tentaient de pénétrer dans l’hôtel, ont été interpellées. Environ 80 manifestants ont ensuite tenté de bloquer une rue de le but de coincer les participants à la réunion à l’intérieur et de les empêcher de monter dans leur bus. La police a alors appelé des renforts et les affrontements qui s’en sont suivis n’ont pas fait de blessés, mais quelques dégâts matériels. Un autre groupe de manifestants s’est rendu devant la maison d’arrêt de Vancouver pour protester contre les interpellations.

Dennis Blair, directeur du renseignement américain, a donné sa démission vendredi 21 mai, pour incompatibilité d’humeur avec la Maison Blanche et à cause aussi de plusieurs ratés dont la fusillade de Fort Hood, les deux tentatives d’attentats à bord d’un avion à Noël, et plus récemment, avec une voiture piégée à Time Square. Des incidents que les services qu’il supervisait n’avaient pas réussi à anticiper.

Mais un autre facteur a contribué a la disgrâce de Dennis Blair : son désir de coopérer plus étroitement avec la France. Dennis Blair souhaitait entretenir des rapports plus étroits entre le renseignement américain et français. Dennis Blair, toutefois, avait estimé que Nicolas Sarkozy était un allié fiable avec lequel il pouvait conclure un accord identique avec celui qui existe entre Washington et Londres, pacte par lequel les deux pays s’engageraient à ne plus s’espionner l’un l’autre. La Maison Blanche a décidé de couler le projet, sans en avertir l’Elysée qui ne l’a appris qu’après coup. Cela a créé des tensions entre les deux gouvernements à un moment où ils essayaient de montrer un front uni pour démanteler le programme nucléaire iranien. Blair a été blamé pour cette mauvaise communication.

À l’approche du 1er mai, célébré depuis plus d’un siècle comme le symbole du pouvoir des ouvriers, cette journée semble être devenue le symbole même de sa déchéance. Alors que le système économique a traversé des chocs et bien des secousses, les richesses sociales ont été asséchées au profit des intérêts des banques et des entreprises. Cela explique les aides financières accordées aux millionnaires tandis que les travailleuses et les travailleurs avaient à subir dans le meilleur des cas les tourments causés par des baisses de salaires, dans le pire des licenciements en masse. Parallèlement, l’économie se réorganise
dans un sens toujours plus hostile au travail.

Marx et Engels ont très justement affirmé que l’Etat moderne n’est rien d’autre que le comité exécutif de la bourgeoisie. Sinon, pourquoi les puissances financières mondiales verseraient-elles sans la moindre contrepartie des centaines de milliards dans les caisses des entreprises, quand celles-ci distribuent l’aumône aux travailleurs et à leurs familles comme on jette une pièce dans l’obole d’un clochard ?
Le 1er Mai débuta au Etats-Unis au 19ème siècle au cours des évènements décisifs de la révolte de Haymarket Square : la lutte des ouvriers pour la semaine de 40h et pour l’abolition du travail des enfants.

En Amérique, en Europe, en Afrique comme en Asie, le 1er Mai reste symbolique de la lutte des travailleuses et travailleurs contre l’oppression étatique et capitaliste. Le capitalisme se trouve fondamentalement dans une grave crise. Les guerres absurdes,
comme l’ascension bien réelle de l’économie des copains, n’en sont que le reflet. Si les travailleurs veulent vraiment changer le monde, ils doivent se tendre la main par-dessus les fausses barrières afin de construire un monde meilleur où la vie et la liberté seront autrement
plus précieuses que le profit. Cela n’est pas seulement possible, c’est nécessaire !

Merci. Ona Move !
Camarade Mumia

L’administration Obama a autorisé l’assassinat ciblé d’un citoyen américain, Anwar al-Awlaki, un islamiste qui était soupçonné par les services de renseignement et de l’antiterrorisme d’être un agent d’Al Qaeda dans la Péninsule Arabique. Il est très rare, pour ne pas dire sans précédent, qu’un américain soit désigné ainsi pour un assassinat. Un ancien haut-officiel de l’administration Bush a dit qu’il ne connaissait aucun cas sous l’ancienne administration d’un Américain désigné pour assassinat. Aucune accusation. Aucun procès. Aucune preuve à présenter, ni de possibilité offerte à l’accusé pour se défendre de ces accusations (qu’il a fermement rejetées par l’intermédiaire de sa famille). Rien de tout ça. Dans l’Amérique de Barack Obama, la culpabilité des citoyens américains est décidée – et la peine de mort prononcée – par l’exécutif.