Le mouvement GenZ212 dénonce l’arrestation de la militante Zineb Kharroubi, survenue le jeudi 12 février 2026 à son arrivée à l’aéroport Marrakech-Ménara en provenance de France. Actuellement détenue au siège de la préfecture de police de Marrakech, sa situation est dénoncée comme une arrestation arbitraire par le mouvement, qui appelle à sa libération immédiate. En réaction, un rassemblement est organisé le 13 février à 18h30, Place de la République à Paris.

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Après 59 jours de prison à Oued-Ghir à la suite de son arrestation le 14 décembre 2025 pour un post Facebook (voir notre article), le militant Lyes Touati, figure du mouvement social et membre du groupe trotskyste PST suspendu en 2022, a été acquitté et libéré. Accusé initialement de liens avec une organisation qualifiée de terroriste (accusation finalement abandonnée), il restait poursuivi pour des délits avant son acquittement final.

Du 9 au 13 février, les travailleurs de Mecachrome en Tunisie organisent une grève et se mobilisent pour défendre leurs droits et dénoncer la criminalisation de l’action syndicale par la direction. En effet, cette mobilisation s’inscrit dans un contexte de répression croissante depuis mi-janvier : refus de reconnaître la section syndicale créée le 1er novembre, licenciement de 12 travailleurs début 2026 et convocations policières de syndicalistes. Malgré ces pressions, les travailleurs ont maintenu leur mobilisation et préparé une grève début janvier, tandis que la solidarité s’est étendue au-delà des frontières, avec le soutien de la CGT Mecachrome Toulouse et différentes organisations (dont le Secours Rouge Toulouse).

Le 9 février 2026 à Ramallah, les forces israéliennes ont arrêté Wafaa Abu Ghalmeh après avoir perquisitionné son domicile à l’aube. Elle est l’épouse d’Ahed Abu Ghalmeh, membre du bureau politique du Front Populaire de Libération de la Palestine et responsable de sa branche pénitentiaire. Cette arrestation s’inscrit dans le cadre des mesures prises contre les prisonniers et leurs familles, en particulier les dirigeants politiques palestiniens, qui sont la cible de traitements particulièrement inhumains.

Les Brigades du martyr Abu Ali Mustafa, branche armée du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), ont annoncé samedi 7 février 2026 la mort du combattant Hazem Rabhi Hammad Abu Hudaid, alias Abu al-Nimr, lors d’une attaque israélienne dans la zone d’Asda au sud de Khan Younis. Membre de l’unité des commandos, il avait participé à plusieurs batailles et opérations. Né le 4 avril 1986 à Khan Younis, Abu al-Nimr avait rejoint le FPLP en 2012 puis son aile militaire en 2014.

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Détenus dans les prisons marocaines, deux prisonniers politiques sahraouis viennent de retrouver la liberté : Aziz El Ouahidi (à droite sur la photo), après dix ans d’incarcération, et l’étudiant Aymen El Yathribi, après plus de deux ans à la prison de Loudaya à Marrakech. Selon le Front Polisario, il y aurait environ 70 prisonniers politiques sahraouis dans les geôles marocaines.

Le vendredi 6 février, les autorités israéliennes ont expulsé Camille (22 ans, de Chambéry) et Momo, deux membres de l’organisation International Solidarity Movement (ISM), après le rejet de leur appel. Arrêtés le dimanche précédent en Cisjordanie (voir notre article), ils étaient détenus pour leur présence dans une « zone militaire fermée ». Le comité de soutien de Camille dénonce un « simulacre de justice » et une décision politique visant à écarter les témoins internationaux pour faciliter l’expansion des colonies et l’éviction des populations bédouines, notamment dans le secteur d’Al-Mughayyer.

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Dans son rapport annuel 2026, Human Rights Watch alerte sur un durcissement des politiques répressives au Maroc en 2025, visant militants, journalistes et défenseurs des droits humains à travers des poursuites judiciaires pour diffamation, atteinte à la sécurité de l’État ou à la monarchie. L’organisation pointe également la répression violente des manifestations du mouvement « GenZ 212 », qui aurait causé plusieurs morts et des centaines d’arrestations, dont des mineurs, avec de nombreuses personnes encore détenues. Le rapport critique aussi une loi controversée sur le droit de grève validée par la Cour constitutionnelle, ainsi que des lacunes persistantes en matière de droits des femmes, notamment sur la tutelle des enfants, le mariage précoce et l’absence de criminalisation du viol conjugal.

Concernant le Sahara occidental, territoire occupé par le Maroc depuis 1975, la situation reste tendue. Le régime marocain refuse toujours d’organiser un référendum d’autodétermination malgré le cessez-le-feu de 1991 négocié avec le Front Polisario, qui a repris les hostilités armées en 2020. Les tentatives de solution, incluant la proposition de « plan d’autonomie » de 2007 soutenu par plusieurs pays, ne sont pas reconnues par le Front Polisario ni par l’Union africaine. Les droits humains y sont également préoccupants : 19 militants du groupe « Aïd El Aâdikim » restent emprisonnés après des procès jugés inéquitables en 2013 et 2017. Par ailleurs, la Cour de justice européenne a annulé en 2024 des accords commerciaux incluant le Sahara occidental, estimant que l’exploitation des ressources sans consentement des populations locales viole leur droit à l’autodétermination.

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Après une progression rapide dans les zones arabes, les forces gouvernementales ont subi de lourdes pertes face aux Forces démocratiques syriennes en tentant de progresser vers Kobané et Hassaka (photo : quelques combattants et combattantes des FDS et des YPJ tué·es ces derniers jours). La ligne de front s’est stabilisée et des cessez-le-feu, plus ou moins bien respectés, se sont succédé jusqu’à ce qu’un accord général soit signé le 30 janvier. Selon cet accord, l’armée gouvernementale et les FDS se maintiendront dans leurs propres zones, séparées par une distance de sécurité. Les FDS s’intégreront à l’armée en formant trois brigades autonomes stationnées à Hassaka et une brigade à Kobané. Il s’agira de brigades régionales à recrutement local, qui conserveront leurs commandements issus des FDS ainsi que leur propre mode de formation politico-militaire. Les YPJ (Forces de défense des femmes) resteront une force constituée au sein des FDS. Les forces de sécurité gouvernementales seront déployées à Hassaka, mais les forces de sécurité du Rojava, les Asayish, continueront d’assurer la sécurité des habitant·es de la région.

L’enseignement dans la langue maternelle sera officiellement accepté. Les lycées et les universités du Rojava seront officiellement reconnus. Les diplômes délivrés par l’Administration autonome le seront également. Le gouverneur de Hassaka sera désigné par l’Administration autonome et les institutions feront l’objet d’une intégration. La sécurité des frontières sera assurée par la région. Le poste-frontière de Semalka (vers le Kurdistan irakien) sera ouvert. Des discussions sont en cours afin que des représentant·es de l’Administration autonome puissent travailler au sein des ministères de l’État syrien. Des élections pourraient également avoir lieu à l’avenir. Les négociateurs du Rojava ont pris des initiatives pour permettre aux habitant·es de Sheikh Maqsoud, d’Ashrafiyah et de Shehba de rentrer chez eux. Des efforts sont également déployés concernant Serêkaniyê, toujours sous contrôle turc. Afrin est également toujours aux mains de la Turquie, mais elle devrait aussi être évacuée.

Après la répression de janvier 2026, qui a fait plusieurs milliers de morts sans que le chiffre définitif ne soit établi, de nombreux Iraniens restent sans nouvelles de proches arrêtés ou disparus, dans un contexte de recours massif aux disparitions forcées par les autorités. Cette pratique est utilisée pour terroriser les familles, empêcher le deuil et faire taire toute contestation, avec des risques de détention secrète, de torture, voire d’exécutions et d’enterrements anonymes. Parallèlement, le président états-unien Donald Trump a multiplié les menaces contre Téhéran, évoquant de possibles frappes militaires et un durcissement des sanctions, accentuant les ingérences et pressions occidentales.

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