La justice iranienne a condamné la militante des droits des femmes Mutehere Güneyi à 12 mois de prison pour « propagande contre l’État et insulte au chef religieux de l’Iran ». Elle a été arrêtée sans décision de justice le 1er juin, pendant l’agression israélo-américaine, puis incarcérée à la prison d’Evin. Cependant, suite à l’attaque israélienne contre la prison d’Evin, elle a été transférée à la prison de Kertch avec d’autres détenus et libéré provisoirement 24 jours plus tard.

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Lundi 25 août, les organisations de défense des prisonniers palestiniens ont annoncé la mort du prisonnier Musab Al-Ayadeh. Âgé de 20 ans, il avait été arrêté et blessé par balles lors d’un raid de l’armée israélienne à Hebron 4 jours plus tôt. Présenté devant un tribunal militaire le 24 août, il a été placé en détention en dépit de ses blessures puis finalement déclaré mort le lendemain dans un hôpital de Jérusalem. C’est le 77e prisonnier palestinien qui meurt en détention depuis octobre 2023.

Trois prisonniers politiques kurdes condamnés à mort ont été transférés de la prison d’Urmia vers un autre établissement, ce qui fait craindre qu’ils pourraient être exécutés à tout moment. Pejman Sultani (30 ans), Eli Soran Qasimi (28 ans) et Rojgar Begzade (42 ans) ont été arrêtés par les forces de sécurité lors du soulèvement « Jin, Jiyan, Azadî » (« Femme, Vie, Liberté ») qui a balayé l’Iran en 2022.

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Né en 1977 à Naplouse, Nader Sadqa Assamari fait partie de la communauté samaritaine, une des plus petites communautés religieuses au monde et une des branches les plus anciennes du judaïsme. Il s’engage très jeune au sein du FPLP, en particulier sa branche étudiante. Il est arrêté en août 2004 et condamné à 6 peines de prison à perpétuité pour son engagement comme cadre des Brigades Abu Ali Mustapha (l’aile militaire du FPLP) à Naplouse durant la Seconde Intifada. Aujourd’hui, il entre dans sa 22ᵉ année de détention et reste un cadre important du mouvement des prisonniers palestiniens, en participant à de nombreuses grèves de la faim et initiatives politiques.

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Le communiste marocain Aziz Menebhi est décédé dans la soirée du 23 août à l’âge de 75 ans des suites d’une longue maladie. Co-fondateur du mouvement marxiste-léniniste Ila Al-Amam (En avant) et président de l’Union Nationale des Étudiants du Maroc lors de son 15ᵉ congrès en 1972, il était un pionnier des contestations étudiantes et de la construction du mouvement communiste marocain au début des années 1970. Il est arrêté et emprisonné à plusieurs reprises par le régime réactionnaire marocain où il sera torturé. Il est par ailleurs le frère de la martyre Saïda Menebhi, communiste et poétesse morte à l’âge de 25 ans des suites d’une grève de la faim dans les prisons d’Hassan II en 1977. Exilé politique en France, il demeurera jusqu’à son dernier souffle un militant implacable pour la libération des prisonniers politiques au Maroc, notamment en président l’association Solidarité avec le Peuple Marocain à Nantes, et un fervent défenseur de la cause palestinienne et de Georges Abdallah. Un dernier hommage lui sera rendu jeudi 28 août 2025, à 10 heures, en la salle de cérémonie du Château de la Classerie (116 rue de la Classerie à Rezé en France) suivie de l’inhumation au cimetière de la Classerie.

En Iran, au moins 800 personnes ont été exécutées depuis le début de l’année 2025, ce qui représente une moyenne de 100 exécutions par mois. Parmi les personnes exécutées au cours des huit derniers mois figuraient au moins 30 prisonniers politiques. Durant la même période, au moins 22 femmes et un mineur ont été mis à mort dans les prisons iraniennes. Les minorités ethniques et nationales ont également été touchées de manière disproportionnée. Parmi les personnes exécutées, 116 étaient kurdes, 107 lor, 92 baloutches et 82 turcs. De plus, au moins 46 Afghans ont été exécutés durant cette période.

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Les forces pénitentiaires israéliennes ont mené quatre assauts violents contre les cellules des prisonnières politiques palestiniennes à la prison de Damon les 4, 8, 10 et 14 août. Les détenues ont été menottées, traînées, humiliées et battues, et des gaz lacrymogènes et des chiens policiers ont été utilisés. Selon plusieurs organisations palestiniennes de soutien, les détenues souffrent également de la faim, d’infections cutanées et d’un déni des conditions d’hygiène élémentaires, notamment en matière de santé menstruelle et reproductive. Il y a actuellement 48 femmes détenues, dont deux mineures et deux femmes enceintes. La majorité des détenues sont incarcérées pour des accusations d’« incitation » sur les réseaux sociaux, en vertu des lois militaires israéliennes.

Arrêtée le 5 décembre 2023, détenue au secret, soumise à des actes de torture et à des aveux forcés, accusée de « propagande contre l’État », requalifiée en « rébellion armée », la syndicaliste kurde Sharife Mohammadi avait été condamnée à mort le 4 juillet 2024 (voir notre article). La Cour suprême avait annulé ce verdict le 12 octobre 2024, invoquant des vices de procédure et renvoyant l’affaire pour un nouveau procès. Suite à ce nouveau procès, la peine de mort a été confirmée en février 2024 (voir nos aricle ici et ici). Ce 16 juillet, la Cour suprême iranienne a confirmé la condamnation à mort. L’exécution pourrait se produire à tout moment.

Le dirigeant palestinien Marwan Barghouti est apparu dans une vidéo pour la première fois depuis de nombreuses années alors que le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir le menaçait dans sa cellule. La vidéo non datée montre le dirigeant d’extrême droite entrant dans la cellule d’une prison israélienne, confronté à Barghouti visiblement dans un état de santé fragile, vêtu d’un simple t-shirt blanc. Entouré de gardes et de caméras, Ben Gvir a déclaré : « Vous ne nous vaincrez pas. Quiconque cible le peuple d’Israël et tue nos fils et nos femmes sera anéanti. Sachez-le. » La famille du prisonnier et dirigeant du Fatah ont dénoncé ces menaces et ont appelé à la mobilisation pour préserver la vie de Barghouti.

Cinq personnes ont été tuées sous la torture par les services de sécurité de la nouvelle administration syrienne au cours des deux dernières semaines : Abdulrahman Jaaloul à Alep, Youssef al-Ali et Ghassan al-Naaman à Homs, Ahmed Kaddour et Youssef al-Labbad à Tartous. Au total, 17 personnes sont mortes sous la torture durant le premier semestre 2025 d’après plusieurs rapports d’ONG.

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