Secours Rouge

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Des journées de bombardement d’artillerie par des forces iraniennes poursuivant des guérilleros du Parti pour une Vie Libre au Kurdistan (PJAK) ont provoquées un exode de réfugiés. D’autre part, des sources militaires turques ont annoncé que quatre guérilleros PKK ont été tués le 20 mai lors des bombardements de l’aviation militaire turque dans le nord de l’Irak.

Le procès d’une jeune Israélienne accusée d'”espionnage aggravé” pour avoir divulgué aux médias des informations militaires classées secrètes, s’est ouvert lundi à huis clos devant le tribunal de district de Tel-Aviv. Anat Kam, 23 ans, risque une peine de prison à perpétuité pour “divulgation de documents secrets avec l’intention de porter atteinte à la sécurité de l’Etat” durant son service militaire obligatoire entre 2005 et 2007.

Mlle Kam est accusée d’avoir profité de ses fonctions de secrétaire du général commandant la région militaire centrale -qui couvre la Cisjordanie occupée- pour s’emparer de documents secrets qu’elle a transmis à un journaliste. Grâce à ces documents, le journaliste avait publié une série d’articles relatifs à des détails opérationnels et des méthodes controversées de l’armée, et notamment sur des exécutions extra-judiciaires contre des activistes palestiniens, alors qu’il aurait été possible de les arrêter, en contradiction avec un arrêt de la Cour suprême.Elle reconnaît avoir agi pour des motifs idéologiques. Elle voulait porter à la connaissance du public les méthodes de l’armée.

Quatre membres du PKK ont été tués par des attaques aériennes turques dans le nord de l’Irak ce jeudi. Cinq autres militants ont été blessés. Environ vingt avions de combat ont été mobilisés pour cette opération qui visait diverses positions du PKK dans la région d’Hukurk-Zap dans le nord de l’Irak. Il s’agirait de la deuxième opération de ce genre ce mois-ci. Il semblerait que cinquante cibles aient été touchées dans cette mission d’une journée menée essentiellement grâce à des renseignements fournis par les Etats-Unis. Ces attaques font suite à celle du 7 mai dernier durant laquelle l’aviation turque avaient bombardé et détruit des bases du PKK à la frontière irakienne. La présidence régionale du Kurdistan Irakien a condamné ces attaques aériennes, les accusant de violer la souveraineté irakienne.

Ahmad Sa’adat, secrétaire général du Front Populaire pour la Libération de la Palestine actuellement en prison, a dénoncé toutes les négociations avec l’occupation israélienne, affirmant que ‘la solution à ce conflit historique critique au Moyen-Orient ne pourra être que la création, sur la totalité du sol palestinien, d’un seul Etat, depuis le fleuve [le Jourdain] jusqu’à la mer, avec l’égalité totale pour tous’.

Dans un interview du 5 mai dernier, faite avec des réponses écrites obtenues grâce à son avocat, Sa’adat a insisté sur le fait qu’aucune négociation ne pourra atteindre les objectifs du peuple palestinien et qu’elles ne feront qu’approfondir les divisions internes. Sa’adat a dit que l’établissement d’un Etat palestinien sur base des frontières de 1967 et le droit de retour sont considérés comme une étape vers la résolution du conflit historique. Cependant, il a souligné que les négociations indirectes poussées par les Etats-Unis ne sont qu’une couverture pour la ‘poursuite d’une politique israélienne construite sur la continuation de l’occupation’.

Sa’adat a condamné toute participation palestinienne à ces négociations indirectes, soutenant qu’elles font échouer toute tentative pour rétablir l’unité nationale. Sa’adat a dit ‘Les négociations proposées par les Etats-Unis pour relancer le ‘processus de paix’ en cours depuis vingt ans ne fait que montrer clairement l’échec de Barack Obama, président américain, à remplir les engagements pris vis à vis du monde islamique pour ‘un nouveau départ’. Sa’adat a affirmé qu’accepter de telles négociations signifie l’abandon total des exigences du leadership palestinien, en ce y compris l’arrêt complet de la mise en place de colonie. Il a dit que les forces dominantes de l’OLP devraient au moins être tenues de respecter leurs propres conditions.

Ahmad Sa'adat

Ahmad Sa’adat

Cinq guérilleros kurdes, parmi lesquels deux femmes, appartenant au Parti de la Vie Libre du Kurdistan (PJAK) ont été tués par des ‘gardiens de révolution’ dans la province de Kermanshah de l’Iran mercredi. Le
PJAK, très lié au PKK est fréquemment engagé dans des heurts armés avec des forces de sécurité iraniennes le long des frontières occidentales du pays avec l’Irak.

Les militants pour les droits de l’homme incarcérés au Maroc pour “trahison” depuis octobre 2009, après s’être rendus en visite dans les camps de réfugiés sahraouis, ont interrompu leur grève de la faim au terme de 41 jours. Les conditions de santé du groupe étaient parvenues à un stade critique. La grève suspendue contre l’engagement des autorités marocaines à résoudre le dossier des détenus politiques.

Arrêtés en octobre 2009 à l’aéroport de Casablanca, les sept militants avaient entrepris une grève de la faim (à l’exception de Dejga Lachgar, en liberté surveillée depuis janvier dernier pour raisons de santé) en faveur de leur libération ou tout au moins de leur droit à un procès. La grève visait aussi à manifester leur soutien aux dizaines de prisonniers politiques sahraouis détenus dans des prisons du Maroc. La question de la souveraineté du Sahara Occidental, ex-colonie espagnole occupée par le Maroc depuis 1975, contraint depuis près de 30 ans des milliers de personnes à vivre dans des camps de réfugiés dans des conditions précaires.

Les prisonniers politiques sahraouis incarcérés dans la prison de Salé, au Maroc, ont été arrêtés en octobre 2009 à leur retour d’une visite à leur famille dans les campements de réfugiés Sahraouis et pour cette raison. Certains parmi eux sont des défenseurs des droits de l’homme internationalement reconnus. Détenus sans raison, maltraités, torturés, sans procès ni jugement, à l’encontre de toutes conventions internationales, ils ont commencé la grève de la faim de protestation le 18 mars. Des dizaines d’autres prisonniers politiques sahraouis dans la prison de El Aaiun au Sahara Occidental et dans les prisons Taroudant, Tiznit, Ben Sliman, Kénitra et Marakech au Maroc, sont ensuite entrés en grève de la faim illimitée en solidarité, et pour protester contre les mêmes traitements inhumains. Leurs états de santé après 37 jours de grève de la faim sont des plus alarmants et leurs souffrances à la mesure de leur opiniâtreté et leur certitude de la justesse de leur revendication. Les organisations saharouies de solidarité et de défense des droits de l’homme ont appelé les prisonniers à suspendre leur grève et à préserver leur vie.

Les manifestations sont organisées pour protester contre la décision arbitraire prise par Israël d’instaurer une zone tampon de 300 mètres interdite aux Palestiniens, où la politique de ‘tirer pour tuer’ est mise en œuvre. L’armée israélienne tire régulièrement sur tout ce qui bouge jusqu’à 2 kilomètres de la frontière.

Environ 200 manifestants, hommes et femmes, dont 6 activistes internationaux, étaient partis vers 11h du matin de Maghazi en direction de la clôture israélienne qui boucle la bande de Gaza. Après s’être retrouvés sous des tirs à balles réelles alors qu’ils escaladaient une colline, certains manifestants ont continué à avancer. Ce groupe comprenait 6 femmes, 20 hommes et 2 internationaux.

Les 20 hommes sont arrivés près de la clôture frontalière. Bianca Zimmit (28 ans), originaire de Malte, filmait la manifestation lorsqu’elle a été touchée par balle dans la cuisse gauche alors qu’elle filmait la manifestation depuis une position située entre la crête et la clôture, à une distance d’environ 80-100 mètres. Hind Al Akra (22 ans), qui se trouvait entre la crête et la clôture, a reçu une balle dans la poitrine et Nidal Al Naji (18 ans) a reçu une balle dans la cuisse droite alors qu’il se trouvait près de la clôture.

Les détenus politiques du Groupe de Zahra Boudkour entament une grève de la faim d’alerte de 72 heures. Ces détenus ont été condamnés à des peines de deux à quatre ans de prison. Ils ont été dispersés dans différentes prisons: Mourad, Otman Chouini et Alae Eddarbali vers la prison locale de Souira le 5 avril, Mohamed El Arbi Jeddi, Khalid Miftah et Youssef Machdoufi vers la prison locale de Klaat Sraghna le 7 avril, Abdellah Errachdi et Youssef El Alaoui vers la prison d’agriculture d’Azilal le même jour, tandis que Jalal Lkotbi et Zahra Boudkour étaient amenés à la prison local de Bengruir. Zahra Boudkour va être détenue dans la section des femmes de cette même prison dans laquelle il n y a qu’une seul femme (c’est-à-dire une autre forme d’isolement). Les détenus ont été accueillis par des menaces.

Les prisonniers se sont donc engagés dans une grève de la faim d’avertissement pendant 72 heures à partir du mercredi 14 avril pour dénoncer le procès, les transferts visant à la dispersion de leur groupe, le régime de détention restrictif, et leur détention elle-même.