Une milice royaliste vient de voir le jour au Maroc. Cette milice au nom du « 9 mars » est formé par des agents du ministère de l’intérieur ainsi que de certains mercenaires, en fait se sont des policiers en civil et des criminels du coin. La formation idéologique et organisationnelle des miliciens se fait à l’intérieur des préfectures. Bien sûr ces agents disent qu’ils sont apolitiques et ne sont que des citoyens ordinaires. Leur première cible est l’Association Marocaine des Droits Humains qu’ils qualifient de traître à la solde de l’étranger… etc.

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Au moins 150 prisonniers auraient été tués ou blessés après les affrontements sanglants qui ont eu lieu à la prison Ghezel Hesar de Karaj dans la nuit du 15 mars. Des milliers de prisonniers des unités 2 et 3 ont lancé une protestation après avoir entendu la nouvelle de l’exécution prévue d’une dizaine de co-détenus.

Lors de la protestation, environ 3.000 prisonniers ont tenté de détruire les portes de leurs cellules en scandant : « Il faut arrêter les exécutions ». Les forces de sécurité ont attaqué les cellules de la prison ce qui a provoqué des affrontements sanglants et le transfert de certains détenus. Les rapports indiquent que les gardes de la prison ont tiré à balles réelles. En conséquence, près de 80 prisonniers ont été grièvement blessés ou tués, mais le nombre de personnes touchées par les balles est de 150 ou plus. Une poignée de gardiens et le sous-directeur de la prison, ont été blessés lors des affrontements. Les prisonniers qui ont protesté n’avaient ni lourdes peines ni menaces d’exécution imminente.

Le Comité pour la Défense des Prisonniers Politiques a rapporté le 16 mars que des gens ont attaqué la prison de l’extérieur pour tenter de libérer certains prisonniers. Selon ces rapports, quelques prisonniers se sont enfuis. La nouvelle de ces évasions n’a pas été confirmée par d’autres sources. Les dernières nouvelles indiquent que la prison Ghezel Hesar est verouillée après l’arrivée des forces de police anti-émeutes. Les permission de téléphoner ont été suspendues pour les prisonniers jusqu’à nouvel avis.

Mercredi, quelques 500 chômeurs s’étaient rassemblés à Hassi Messaoud (800 kilomètres au sud d’Alger) pour protester contre un bureau d’embauche accusé de corruption. Ils avaient érigé des barricades sur une route pour bloquer l’accès à la ville durant tout l’après-midi. Vers minuit, après avoir obtenu un accord avec le chef de la sous-préfecture, et déblayé la route, les manifestants se sont séparés pour rentrer chez eux. Mais une cinquantaine d’entre eux ont été encerclés par plus de cent éléments des forces anti-émeutes de la Gendarmerie Nationale. Selon un manifestant, ‘Ils nous ont empêché de regagner nos quartiers. Et pourtant, on leur a dit que tout est réglé puisque nous avons conclu un accord. Mais les gendarmes n’ont rien voulu comprendre. Ils nous ont dit qu’on va payer très cher le fait de les avoir mobilisé jusqu’au bout de la nuit’. Un des représentants des chômeurs raconte, ‘Ils nous ont battu de tous les côtés. Beaucoup d’entre nous se sont retrouvés avec une jambe ou un bras cassé. D’autres ont été blessés à la tête’. Une quinzaine de jeunes chômeurs ont été grièvement blessés et au moins deux autres demeurent en état d’arrestation.

Le sit-in des manifestants yéménites devant l’université de Sanaa, qui dure depuis le 21 février, a une nouvelle fois été la cible des forces de l’ordre ce vendredi matin. Les manifestants brandissaient des cartons jaunes à l’initiative d’un groupe de jeunes qui avait qualifié cette journée de ‘vendredi de l’avertissement’. Selon des témoins, des hommes positionnés sur les toits des immeubles entourant la place ont tiré à balles réelles sur la foule. Trente personnes ont été tuées et plus de cent autres blessées, dont plusieurs dizaines se trouvent dans un état critique. La police a également lancé des grenades lacrymogènes sur les manifestants.

La police a ouvert le feu et lancé des grenades lacrymogènes sur les protestataires rassemblés à Hodeïda, ville portuaire de la mer Rouge, alors que des partisans du régime les attaquaient à coups de bâtons et de pierres. De nombreuses personnes ont été blessées par balles et certaines ont été intoxiquées par les gaz lacrymogènes. Une quarantaine de personnes ont été tuées dans les troubles au Yémen depuis le début fin janvier du mouvement de contestation appelant au départ du président Ali Abdallah Saleh.

Les forces de l’ordre syriennes ont dispersé mercredi 16 mars des dizaines de parents de prisonniers politiques manifestant dans le centre de Damas. Les manifestants, encadrés par un grand nombre de policiers et d’agents des forces de sécurité en civil, se sont rassemblés sur la place Marjé, jouxtant le ministère de l’Intérieur avant d’être dispersés par les forces de l’ordre. Au moins quatre manifestants ont été arrêtés puis conduits à bord d’un véhicule.

Des centaines de policiers de la force anti-émeutes, à bord de blindés, de véhicules de transport de troupes et de bus, ont pris le contrôle de la place sur la place de La Perle, à Manama. Les policiers ont tiré des grenades lacrymogènes et au fusil de chasse sur les manifestants qui campaient pour réclamer des réformes depuis près d’un mois..

Des unités saoudiennes et des policiers des Emirats arabes unis ont envoyé à Bahreïn au secours de la monarchie. L’opposition bahreïnie (dominée par les chiites) et la centrale syndicale du pays a réclamé une protection internationale et appelé la population à «la résistance pacifique».

Hier en début d’après-midi, quelques 350 personnes ont tenté de bloquer l’accès au district financier de Manama en formant une chaîne humaine pour réclamer des réformes gouvernementales. Les forces de l’ordre les ont immédiatement délogés à coups de gaz lacrymogènes. Elles ont également démantelé les tentes dressées par les protestataires, qui se sont ensuite retrouvés sur la place de la Perle, dans le centre de la capitale. Là aussi, des grenades lacrymogènes ont été lancées par la police. De nombreuses personnes ont été intoxiquées et hospitalisées. Vendredi déjà, un cortège de manifestants qui tentaient de marcher sur un palais royal à Manama en avaient été violemment empêchés par les forces de l’ordre. De source médicale, 207 personnes ont été blessées durant le week-end, et certaines d’entres elles sont dans un état critique. Les autorités ont quant à elles, déclaré que 14 policiers ont été blessés dans des affrontements avec les manifestants.

Manifestation à Manama

Manifestation à Manama

Dimanche après-midi, des centaines de personnes s’étaient rassemblées à Casablanca pour réclamer des réformes politiques. Les forces de l’ordre ont violemment disperser la foule, et plusieurs dizaines de manifestants se sont réfugiés dans le bâtiment du siège d’un parti d’opposition. La police a immédiatement donné l’assaut, mais n’y est pas parvenue face à la résistance des manifestants. Selon des témoins présents sur place, des dizaines de personnes ont été blessées, certaines très grièvement, par des policiers lors de la dispersion du rassemblement.